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  1. // Coupe du monde rugby / Tampon! / France-Italie

Italie bat France !

Un pack retrouvé, une ligne de 3/4 qui se dégage, deux mois de « prépa physique » , mais un projet de jeu inscrit en pointillé... Ce soir, la France, avec ses approximations, reste favorite. Mais c'est l'Italie sans Parisse qui gagnera. Anatomie d'un échec annoncé.

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Au coup d'envoi, l'Italie mène 0-0, preuve que la France est au plus mal. Gagner 19-16 en amical contre l'Écosse pour se rassurer, c'est perdre. 38% de victoires en quatre ans, c'est 62% de défaites. Le landernau du rugby français qui pousse un ouf de soulagement au moment de la nomination d'un Guy Novès déclinant au poste de sélectionneur pour l'après-Coupe du monde, c'est une nouvelle claque dans la gueule. La vérité, c'est que les Bleus puent la défaite depuis quatre ans. Quatre années de bavardages, d'yeux baissés, de questions grandes comme le monde - « pourquoi ça ne marche pas ? » -, de prises de positions courageuses - « Il faut se poser des questions » -, d'excuses redondantes scotchées à la langue de bois ambiante : le calendrier, la vie, la pelouse, le temps qui passe, la formation, les étrangers, le maillot, les JIFFS, le salaud en face, les médias, la réorganisation offensive pas assez rapide, le rugby, quoi. Avec toujours ce fond de croyance dans le bide : « On n'est pas si nuls, ça peut marcher. » « Les joueurs sont prêts » , répète à l'envi Philippe Saint-André.

Prêts à quoi ? Bonne question. Ok, on reformule, comment joue cette équipe qui joue le tournoi de sa vie ? Mystère. À y regarder de près, comme une équipe de rugby de base : avec une bonne conquête, une défense très correcte, on insiste un peu au centre du terrain, puis on met un peu de vitesse sur les extérieurs. Sauf qu'elle s'apprête à jouer une Coupe du monde, et que le playbook des Blacks et des Anglais est un peu plus sophistiqué. Lui reste le génie latin incandescent, valeur refuge de n'importe quelle équipe de France qui se respecte, mais cette troupe apathique donne l'impression de ne même pas y avoir droit. Autre question : qui sont les maîtres d'œuvre ? Michalak, Papé, Dusautoir et Picamoles. Trois joueurs qui vieillissent et le chef d'un pack à la baisse, celui du Stade toulousain. En fait, les Bleus ont la certitude d'un club qui monte en Top 14 sur un hold-up lors des barrages de Prod2 et arrivent gonflés à bloc parce qu'il n'y a que ça à faire. Attention, équipe de cow-boys en vue.

Angoisse de la feuille blanche


Mais à quoi joue donc Saint-André depuis quatre ans ? Réponse : il développe un instinct de survie. Quand on ne peut plus se parler à soi-même, qu'est-ce qu'il reste à faire ? Tirer à vue sur tout ce qui bouge. Brice Dulin était l'un de ses cadres les plus fiables, il l'a tué lors du premier test contre l'Angleterre cet été en le plaçant à l'aile contre Anthony Watson. Alexandre Menini a été l'un de ses chouchous, il a sauté avant le Mondial sans véritable explication. Vahaamahina pareil. Camille Lopez, ouvreur lors du dernier tournoi, dehors. Dommage, il excelle à Clermont en ce début de saison. Et Trinh Duc, Mermoz ? Mystère. À vrai dire, personne ne peut expliquer le groupe de Saint-André. Le duo Bru-Lagisquet non plus. À mi-mandat, il était venu se défendre sur le plateau des Spécialistes sur Canal + avec la peur de la feuille blanche et des explications hasardeuses : « Je te jure, sur le paperboard, notre animation offensive n'est pas si mal, mais on n'arrive pas à l'appliquer, sur nos renversements, le 12 est toujours en retard. » Soit. D'ailleurs, Saint-André aussi a eu parfois des moments de lucidité. Le dernier en date en mars 2015, après la quatrième défaite de rang contre le pays de Galle, en conférence de presse : « On arrive à rivaliser un petit peu au mois de novembre, le VI nations, c'est dur, et au mois de juin, on n'y arrive plus du tout. » Glauque. En face, l'Italie présente des qualités similaires : beaucoup d'envie, mais présente des vrais maux, elle : un réservoir limité, un championnat très faible et des vrais raisons d'en vouloir à la terre entière. À vrai dire, ils s'y voient autant que les Bleus. « Les raisons d'y croire, c'est que si on l'a déjà fait, on est capable de le refaire » , expliquait Jacques Brunel dans la semaine. La dernière victoire italienne contre la France remonte à février 2013, à Rome. Depuis Luciano Orquera a été remplacé par Tommy Allan, en concurrence avec Mathieu Bélie à l'USAP, en Prod2.


C'est lui qui donne le coup d'envoi, direct en touche. Mêlée. Ben Arous-Guirado-Slimani font sentir le soufre au trio Castrogiovanni-Ghiraldini-Agüero. Pénalité pour la France. Touche trouvée dans les 22. Essai de Bastareaud entre les poteaux sur un lancement de jeu simplet au centre du terrain. Ouais, Allan a des lacunes en défense... 7-0, Saint-André serre le poing. La France s'emballe. Michalak est génial. Elle est prête. Ça va bien se passer, c'est la Coupe du monde, bordel, c'est sûr. C'est gagné ! C'est génial. Mais non, la France se relâche. Michalak ne trouve plus les touches. Michalak cogite, Michalak devient moyen. Merde, ça coince. En plus il pleut. Speeding craque et retourne un type. Carton jaune. Les Italiens prennent confiance. Match moyen, un essai partout. La France s'impose finalement 15-10. Mais ça se voit sur tous les visages, la France a encore perdu. Saint-André se dirige vers la salle de presse et soupire. Il sait qu'il va devoir aller justifier un nouveau match à la con. L'Irlande s'annonce dans trois semaines. Après, ce sera les Blacks ou l'Argentine et peut-être la fin. Il était temps. Il allume son portable. Il a reçu un SMS du président du Lille Métropole Rugby, Jean-Paul Luciani, qui vient se renseigner parce qu'il cherche un manager, au cas où.

Par Antoine Mestres
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