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La Botte et la Rose

Ce dimanche, l'Italie et l'Angleterre se disputent une bonne fois pour toutes les faveurs de la princesse Europe. Un dernier duel pour la gloire entre deux nations aux styles de jeu diamétralement opposés. Et pour qui une consécration continentale viendrait à point nommé, pour envisager l'avenir avec un optimisme régénéré.

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Il faut croire que c'était écrit. Du scandale du totonero à la victoire italienne au mondial 1982, de celui du calciopoli à la consécration azzurra de 2006, de la non-qualification de l'Italie au Mondial 2018 à sa présence en finale de l'Euro 2020, le football transalpin raconte toujours la même histoire : celle d'une résurrection. Les creux sont terribles, propices au désespoir, à la crainte de lendemains sans sourires, aux larmes amères qu'on essuie avec frustration d'un revers de main désabusé. Mais les sommets sont d'autant plus glorieux qu'ils ont nécessité une ascension épique, où il a fallu repartir de très bas, là où certains n'ont parfois pas la force ni le courage de revenir. Roberto Mancini n'a jamais été de ceux-là. Ce 11 juillet, son Italie s'avance en finale de l'Euro. Elle n'est sans doute pas la Nazionale la plus talentueuse de l'histoire, mais peut-être bien la plus joueuse, la plus flamboyante et c'est déjà une victoire pour son entraîneur, dont la sélection a conquis les cœurs au-delà de ses frontières. Cette Italie est ludique, presque sensuelle, et son incartade face à l'Espagne - où elle a choisi pour une fois d'attendre dans son camp - ne suffira pas à trahir ce trouble charnel qu'elle provoque quand elle joue son football, tissé par son trio de petits techniciens au milieu de terrain.



En face, c'est une tout autre émotion que convoque l'Angleterre, elle qui s'est hissée sur la dernière marche de l'Euro sans jamais se laisser enivrer par la passion de son jeu, qu'elle a délivré par touches précises et économes. Sur le pré, les Three Lions de Southgate intériorisent, contrôlent les matchs et ne se laissent griser par la magie de l'instant que lorsqu'ils envoient le cuir au fond des filets adverses. C'est une autre équipe qu'on découvre alors, soudée par une puissante alchimie collective, transmutée par la joie communicative de ses joueurs et de ses fans. Un ensemble aussi magnifié par des individualités - Sterling, Kane - dont les coups de génie vont toujours dans le sens des intérêts d'un groupe qu'ils ont choisi de servir.

Du pressing et des hommes


Comment lire tactiquement ce duel, qui voit s'affronter deux équipes que tout oppose ou presque ? D'abord, on peut supposer que la Nazionale ne s'en sortira que si elle parvient à s'exprimer collectivement, elle qui ne peut rivaliser individuellement avec la puissance de feu du onze britannique. À cet effet, son approche du match pourra peut-être se rapprocher de ce qu'elle a montré face à la Belgique en quarts de finale, où son entrejeu Barella-Jorginho-Verratti avait survolé la partie. Si son milieu n'est pas souverain, l'Italie peut sombrer, comme en atteste son match minimaliste face à l'Espagne au tour précédent. Les Anglais en seront bien conscients, et ils pourront tenter de couper la connexion défense-milieu de la Nazionale, en mordant intensément l'arrière-garde des Azzurri. Néanmoins, le pressing des gars de Southgate, ni aussi travaillé, ni aussi intense que celui de l'Espagne, devrait probablement laisser plus d'espace aux Italiens pour développer leur football habituel.



Défensivement, l'Angleterre, qui n'a encaissé qu'un but dans le tournoi, n'est en revanche pas la Belgique. Mancini et ses ragazzi vont dès lors se frotter à ce qu'il se fait de mieux en Europe derrière : outre la solidité de la charnière Maguire-Stones, les Three Lions sont protégés par leur double pivot en béton armé Phillips-Rice, qui réduit considérablement les espaces dans l'axe. Les Azzurri peuvent s'en retrouver impuissants dans les 30 derniers mètres - Immobile ne pesant pas grand-chose sur attaques placées face aux grands gabarits anglais - et s'exposer aux contres adverses. Une phase de jeu où Kane décroche volontiers pour lancer avec précision ses partenaires et où Sterling, souvent bien appuyé par Shaw, peut faire des dégâts considérables.

En attendant l'histoire


Quoi qu'il arrive, cette finale a des airs de tournant symbolique pour deux nations à qui une victoire à l'Euro ferait un bien fou. Incapable de remporter la moindre compétition de clubs depuis onze ans et économiquement largué par le quasi duopole Premier League-Liga, le football transalpin montre qu'il reste signifiant, puissant et influent à travers sa sélection. Notamment à travers l'audacieux projet de jeu de cette dernière. Il va sans dire qu'un succès au panache dans un pays qui n'a souvent juré que par et pour le résultat aurait des airs de victoire morale, pour ceux qui n'ont jamais cessé de professer qu’on pouvait aussi conjuguer bien jouer avec trophées. L'Angleterre fait face à un autre problème, celui d'une nation qui n'a plus remporté de tournoi majeur depuis 1966, ce qui est peu ou prou honteux pour une sélection qui a toujours débordé de talent. Reste désormais à voir si la Botte va piétiner la Rose, ou s'abîmer au contact de ses épines. L'histoire durera au moins 90 minutes et elle ne pourra sans doute qu'être belle, entre deux formations qui le sont, chacune à leur façon.

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    Par Adrien Candau
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