Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. // Copa América 2015
  2. // Quarts de finale
  3. // Chili/Uruguay
  4. // Portrait

Isabelino Gradin, la course contre le racisme

Premier Pichichi de la Copa América en 1916, cet Uruguayen d'origine africaine a longtemps subi les foudres du racisme. Qu'importe, cette haine ne l'a jamais empêché de marquer et de courir. Car oui, Isabelino Gradin était également un formidable athlète et une source d'inspiration pour les poètes de son temps.

Modififié
Le mois de décembre 1944 avance, et le Club Atlético Peñarol s'apprête à disputer une nouvelle finale du championnat d'Uruguay. Hospitalisé depuis quelques mois, Isabelino Gradin ne peut bouger de son brancard. Qu'importe, il arrive à envoyer des messages aux joueurs des Manyas. Il leur explique, sans prétention aucune, ce que représente l'écusson de Peñarol. Le trophée enfin acquis, tous les joueurs se rendent à l'hôpital Pasteur de Montevideo. À son chevet, ils lui dédient ce titre de champion. Quatre jours plus tard, le 21, l'ancien international de la Céleste, alors âgé de 47 ans, lâche son dernier souffle. Né de parents esclaves, il meurt comme il a vécu : dans la pauvreté la plus totale. « Comme beaucoup de joueurs de son époque, il était amateur, il jouait sans être payé. Le football est devenu professionnel en Uruguay en 1932 » , se rappelle Alfredo Etchandy, journaliste uruguayen. Plus que cette misère, Isabelino Gradin reste dans les mémoires locales comme le premier Pichichi d'une Copa América. Mieux, il a fait fi du racisme qui l'entourait au point d'avoir influencé poètes et écrivains.

Eduardo Galeano : « Il est doux comme un agneau »


L'histoire d'Isabelino Gradin est indissociable de celle de la haine raciale qui a pollué une Amérique du Sud éventrée par des décennies de commerce triangulaire. Originaires du Lesotho, ses parents migrent à Montevideo où, en 1897, ils donnent vie à Isabelino. Dans le quartier de Palermo, il grandit au milieu d'autres descendants d'esclaves. Avec son ami Juan Delgado, ils deviennent les premiers noirs à défendre le maillot de la Céleste. C'était en 1916 lors de la première Copa América. Dès le match d'ouverture, l'Uruguay écrase le Chili 4-0 grâce à un doublé de sa pointe Gradin. Chafouins, les dirigeants de la Roja sud-américaine porte une réclamation que ne renierait pas le drapeau confédéré. « L'Uruguay a joué avec deux Africains » se révèle être l'argument avancé par la Fédération chilienne, comme l'écrit le célèbre écrivain Eduardo Galeano dans son livre Splendeurs et misères du football. Judicieusement, les organisateurs balaient d'un revers ce raisonnement saugrenu et laissent Isabelino terminer cette première édition en tant que vainqueur et Pichichi - seules trois banderilles lui suffisent à briguer cette distinction.

« Il avait une grosse frappe depuis l'extérieur de la surface et allait très vite » , définit Alfredo Etchandy. Des caractéristiques qui poussent « certains poètes à écrire sur le football pour la première fois » , poursuit ce journaliste-encyclopédie uruguayen. Ainsi, Eduardo Galeano dit de lui : « Les gens se lèvent de leurs sièges quand il est lancé à une vitesse incroyable. Il domine le ballon comme s'il marchait. Sans effort, il esquive les adversaires et reprend sa course. Il est doux comme un agneau et quand quelqu'un lui fait du mal, personne ne le croit. » Idem, le poète péruvien Juan Parra del Riego lui dédie une prose dans son recueil Polirritmo dinámico : « Agile, fin, ailé, électrique, soudain, délicat, explosif, je t'ai vu jouer lors d'un après-midi olympique. » De Jeux olympiques, Gradin n'en connaîtra pourtant aucun. En 1924, puis en 1928, il décline la sélection olympique pour se dédier aux matchs de son Peñarol. Alors en bisbille avec la Fédération, son club préfère se concentrer sur une tournée argentine pour y affronter le Racing et l'Independiente.

Entre football et athlétisme, « il n'a jamais su choisir »


La carrière sportive d'Isabelino Gradin ne se limite pas au rectangle vert. Autour des terrains, sur les pistes d'athlétisme, il truste les premières places et les records. « Comme Peñarol n'avait pas de section d'athlétisme, il représentait l'Olimpia, son second club, détaille Alfredo Etchandy. Son héritage dans l'athlétisme a été si grand que l'Uruguay a dû attendre presque 60 ans pour de nouveau remporter des médailles. » Dans les faits, il remporte entre 1918 et 1922 quatre médailles d'or aux championnats sud-américains sur 400 mètres. Sur 200 mètres, il empoche deux autres breloques dorées et une dernière de bronze. « Isabelino était un surdoué physique et il avait un amour profond pour le ballon et l'athlétisme. Il n'a jamais réussi à choisir entre l'un de ces deux sports. Quand il a arrêté le football, il a monté un club d'athlétisme » , explique Juan Ignacio Ruglio, dirigeant de Peñarol, au Pais. Un Peñarol qu'il a marqué de son empreinte : près d'un siècle après ses exploits, la plus jeune des peñas du club porte son nom. Quoi de plus normal pour celui que Pelé considérait comme « son idole de jeunesse » .

Par Robin Delorme
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



il y a 50 minutes La « main » bientôt réformée ? 23 il y a 1 heure Évra présente sa dinde à sa manière avant Thanksgiving 10
il y a 3 heures Gasset tire son chapeau à Génésio 17 il y a 4 heures Golden Boy 2018 : pas de Mbappé dans les cinq finalistes 89

Le Kiosque SO PRESS

il y a 5 heures Plus d’un fan sur deux a déjà été témoin d’un comportement raciste au stade 74 il y a 6 heures Les Dorados de Sinaola de Maradona intéressés par Bolt ? 22
Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Un autre t-shirt de foot est possible Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
il y a 8 heures Prolongation imminente pour Gignac avec les Tigres 27
À lire ensuite
Beausejour, orgueil mapuche