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Irréel Madrid

Le 1-1 arraché, plus au courage qu'au talent, face à Barcelone est donc venu confirmer ce que tout le peuple madridiste ne voulait pas s'avouer. Le Real Madrid n'est plus. La maison blanche a renoncé à ses valeurs de toujours pour devenir une équipe de plus de José Mourinho. Avec Pepe en porte-étendard du fair play. Lol.

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Meilleur club de football du XXème siècle. Voilà le titre décerné par la Fifa au Real Madrid. Un club unique, qui avait offert à l'histoire de ce sport, Di Stefano, Puskas, Gento. Un club à la tradition offensive, une machine à faire rêver. C'était au siècle dernier. C'était il y a une éternité. Aujourd'hui, quand le Real Madrid fait péniblement match nul face à Barcelone, sur sa pelouse, en jouant avec trois milieux défensifs, les supporteurs font la fête. Ce qu'on reprochait à Domenech et à son équipe de France ennuyeuse, c'est ce qu'on célèbre désormais dans la capitale espagnole.

Au vrai, le supporter merengue ne sait plus trop quoi dire, plus trop quoi penser. Nationaliste par essence, il a passé son été à célébrer sa sélection (composée quasiment que de Barcelonais, ndlr). Lors de la finale, il a crié sa colère, sa honte de voir l'adversaire hollandais pourrir un match en la jouant défensive. Il a vomi les tacles de Van Bommel, hurlé aux attentats de De Jong. Aujourd'hui, il est obligé d'applaudir une équipe qui joue à 7 derrière et voit Pepe donner des leçons de fair-play à Messi. L'exemple du Brésilien naturalisé portugais est symptomatique. Détesté par les socios (62% des lecteurs de Marca n'en voulait plus en février dernier) pour son agressivité maladive, Pepe est devenu la référence du jeu à la Mourinho, lequel a obtenu qu'il soit prolongé avec une augmentation salariale complètement folle (4,5 millions par saison, ndlr). Alors oui, Pepe, c'est un peu De Jong, et oui De Jong est un salaud. Oui, les Pays-Bas ont trahi leur football pour essayer de gagner et oui, le Real Madrid fait la même chose. Rafael Nadal, madridiste de confession y est allé de son analyse: « Moi, ce qu'a proposé le Real Madrid, j'ai trouvé ça adéquate. C'est pas tout de bien jouer » . Faux Rafa, pour le Real, c'était justement tout.

Le symbole du Real Madrid, l'immense Alfredo Di Stefano n'est pas encore mort qu'il se retourne déjà dans sa tombe. Dans Marca, journal presque de propagande madrilène, il écrit: « Le football proposé par le Barça au Bernabeu était tout simplement brillant. La supériorité adverse était manifeste et prouvée au monde entier, un mélange de football et de danse. Le Real a joué acculé face à un rival qui a dominé le milieu de terrain durant tout le match. On aurait dit un lion face à une souris qui n'a jamais réussi à presser haut. C'est évident que Barcelone est supérieur au Real Madrid, et, essayer d'armer des contre-attaques, ce n'est pas la meilleure façon pour les surprendre. Le Real Madrid a été une équipe sans personnalité. La tactique du contre n'est clairement pas la bonne » . Et d'enterrer un bonne fois pour tout la comparaison entre Messi et Cristiano Ronaldo: « Messi, c'est le meilleur joueur du monde, c'est un exemple de professionnalisme. Il n'a aucun rival » .

Même l'attitude n'est plus digne de ce qu'elle a été. Club seigneur parmi les clubs seigneurs, le Real Madrid perd une à une ses valeurs. Au terme du Clasico, son capitaine Iker Casillas est entré dans une colère noire une fois la porte du vestiaire refermée. Au coup de sifflet final, il a expressément demandé à ce que ses coéquipiers l'accompagnent dans le rond central pour remercier et applaudir le public. Cinq joueurs seulement l'ont accompagné : Pepe, Adebayor, Carvalho, Sergio Ramos et Marcelo. Les autres n'étaient déjà plus là. Pas grand chose à foutre. Il y a deux ans, ce même Bernabeu sifflait Capello et son football défensif malgré un titre de champion. Aujourd'hui même configuration tactique, un Real pourtant à huit points et on applaudit José Mourinho à tout rompre. Allez comprendre. Le Real Madrid n'est plus un club, il est juste une équipe parmi les autres du coach portugais. D'ailleurs son surnom est simple et dit bien ce qu'il faut comprendre : la Mou Team.

Au 20ème siècle, le Real gagnait en jouant son football et perdait avec l'honneur. Aujourd'hui, quand la Maison Blanche perd, c'est toujours à cause de l'arbitrage, jamais à cause de sa propre frilosité offensive ou à cause de la valeur du rival. Dernière trouvaille mesquine de la part du Portugais : la pelouse. Avant d'affronter le Barça samedi soir, Mourinho a interdit que l'on coupe le gazon du Bernabeu, et que l'on l'arrose (pourtant une spécialité barcelonaise) afin que l'herbe soit haute et dure. Le but avoué: freiner au mieux le jeu barcelonais. On appelle ça avoir le sens du détail. À moins que ce ne soit l'une des seules choses auxquelles se rattracher quand finalement, on n'a pas tant confiance que ça en son jeu, en son équipe, en son club et en ses valeurs. Aujourd'hui, pour faire en sorte de ne pas perdre, le club madrilène ne coupe plus sa pelouse. Le Real Madrid était le plus grand club de football. C'était au siècle dernier. C'était il y a une éternité.


Par Alexandre Gonzalez

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