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Alfonso : « C’était prévisible que les Bleus nous battent »

Formé au Real Madrid, passé par le Barça et l’OM et idolâtré au Betis, Alfonso Pérez disputait avec l’Euro 2000 sa troisième et dernière grande compétition internationale. Le « héros de Bruges » revient sur le parcours de celle que l’on appelait encore la Furia, la dernière des générations maudites du football espagnol.

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Après l’échec du mondial 1998, l’Espagne se présente à l’Euro 2000 avec un nouveau sélectionneur, Camacho, et un groupe assez largement renouvelé. Quel était l’objectif en entrant dans la compétition ?
Le même qu’à chaque tournoi de cette envergure : tenter de le gagner, ou du moins d’aller le plus loin possible et de bien figurer. Les meilleurs joueurs du pays étaient là, nous avions comme d’habitude avec l’Espagne une équipe compétitive. Parmi nous, plusieurs joueurs venaient de gagner la Ligue des champions avec le Real Madrid (contre Valence, N.D.L.R.), donc ils arrivaient avec beaucoup d’espoir et de motivation, même si l’Euro est une tout autre compétition, dans laquelle il faut vite se plonger une fois la saison en club terminée. L’objectif était de former un bon groupe entre nous tous, en laissant derrière les bons ou mauvais résultats de chacun avec son club. Moi, par exemple, je venais d’être relégué avec le Betis.

« Encore aujourd’hui, beaucoup de gens dans la rue me reparlent du match contre la Yougoslavie, qui a rendu heureux des milliers de supporters espagnols. »
Comment se répartissait le leadership dans le groupe, entre Fernando Hierro, Michel Salgado, Guardiola, Raúl, Mendieta ?
C’étaient tous des cadres dans leurs clubs respectifs, et des cadres en sélection. Il y avait une bonne ambiance, malgré les rivalités et les tensions qui pouvaient exister sur le terrain lors des grands chocs, comme Real-Barça. Au moment de se retrouver en sélection et de disputer un Euro, tous les joueurs laissaient ça de côté et se battaient pour l’Espagne.

Toi, justement, tu t’apprêtais à rejoindre le Barça, après avoir été formé et avoir commencé ta carrière au Real.
Oui, mais je sortais de cinq saisons au Betis, je ne suis pas passé directement d’un club à l’autre, contrairement à Figo cet été-là par exemple. J’étais en sélection depuis plusieurs années déjà, je connaissais tous les joueurs, dont ceux du Barça, comme Luis Enrique, avec qui j’avais joué au Real. Les seuls joueurs du Barça que je ne connaissais pas encore, c’étaient tous les Hollandais, Rivaldo, Simão ou Petit. Mais avec les Espagnols, il n’y avait rien de nouveau pour moi. Dans le lot, Guardiola était évidemment un cas particulier. C’était le capitaine, formé au club, où il évoluait depuis dix ans. Il apportait cette faim de gagner en sélection.



Tu commences la compétition sur le banc, et l’Espagne tombe d’entrée contre la Norvège. Les vieux démons de 1998 commençaient-ils à resurgir ?
On ne pensait pas aux tournois précédents, on était focalisés sur le moment présent. Camacho était un coach très motivant, plein de garra. C’était un peu ça, notre style, à l’époque : on avait une bonne équipe, avec des joueurs de qualité, mais on voulait aussi et surtout faire valoir cette garra, cette combativité, cette agressivité que nous demandait d’avoir l’entraîneur. C’était un football très différent de celui d’aujourd’hui. Il était plus physique, plus axé sur le duel, les actions brusques étaient davantage permises, il n’y avait pas de VAR, de technologie et de revisionnage des actions. C’est après qu’on a vu se développer ce football de toque, de possession, que l’on connaît aujourd’hui, notamment en Espagne.

Camacho fait plusieurs changements dans son onze après cette défaite inaugurale. Cañizares prend la place de Molina dans les buts, et tu accompagnes Raúl en attaque. Après la victoire difficile contre la Slovénie vient la finale du groupe contre la Yougoslavie, un des matchs les plus fous de ces dernières années pour l’Espagne.
C’est un match très spécial de ma carrière, pour son scénario, ses émotions, le résultat (4-3) et la qualification au bout. Remonter trois fois au score et mettre le but de la victoire dans les arrêts de jeu, c’est une joie immense. Encore aujourd’hui, beaucoup de gens dans la rue me reparlent de ce match, qui a rendu heureux des milliers de supporters espagnols. L’autre rencontre du groupe (Slovénie-Norvège, N.D.L.R.) se jouait à la même heure, donc on ne savait pas si un nul nous suffisait pour passer ou pas. Après l’égalisation à la dernière minute de Mendieta sur penalty, il y avait beaucoup d’incertitudes, sur le banc on nous faisait des signes pour nous dire qu’il fallait en mettre encore un.

Vous vous retrouvez en quarts contre la France. Comment avez-vous préparé ce match ? Y avait-il un plan anti-Zidane ?
Non, il n’y avait rien de spécial mis en place contre lui. Ils avaient une équipe très forte physiquement, ils étaient champions du monde en titre, donc c’était prévisible qu’ils nous battent, mais je crois qu’on leur a tenu tête, et que ce penalty manqué par Raúl dans les dernières minutes aurait pu changer beaucoup de choses. On aurait pu prendre l’avantage, mieux gérer la suite du match. C’est le football, il faut aussi avoir un peu de chance dans ce genre de compétition, or l’Espagne n’en a pas eu beaucoup tout au long de l’histoire, jusqu’à ce que la dynamique change avec quelques actions ponctuelles, comme la parade de Casillas face à Robben, ou les séances de tirs au but contre l’Italie à l’Euro 2008 et le Portugal à l’Euro 2012. Pour notre génération et les précédentes, lorsque la balance devait pencher d’un côté ou de l’autre, ça tombait toujours du mauvais côté. Heureusement, ça a fini par changer.




Ce n’est qu’une question de réussite ?
Historiquement, l’Espagne a eu plein de très bons joueurs et de très belles sélections, mais comme je te disais, on a toujours été éliminés sur des coups du sort. Dans un Euro comme l'Euro 2000, ou une Coupe du monde, tu as beau avoir une super équipe, n’importe quelle petite erreur peut te coûter la qualification. La génération qui a suivi la nôtre, en plus d’être très talentueuse, avec une base solide et des joueurs petits et techniques comme Iniesta, Xavi, David Villa ou David Silva, a eu un meilleur alignement des planètes. Nous tous qui avons joué pour l’Espagne avant eux avons beaucoup profité de tous ces titres qui arrivaient enfin.

Vingt ans après, as-tu une anecdote personnelle à nous livrer sur cet Euro ?
Lors de ce fameux match contre la Yougoslavie, un supporter yougoslave est entré sur le terrain, visiblement avec l’intention de s’en prendre à l’arbitre. J’étais sur sa trajectoire, et j’ai été obligé de l’arrêter. C’est anecdotique, mais pour cette action, j’ai reçu un prix de fair-play de la part des infantes Elena et Cristina (les filles du roi Juan Carlos, N.D.L.R.).

Propos recueillis par Léo Ruiz
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