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Iniesta, l’or lui sied si bien

Dans la course effrénée au Ballon d’or que se livre Léo et Cristiano, un petit homme au teint blafard pourrait leur jouer un mauvais tour. Avec Andrés Iniesta, la plus prestigieuse des récompenses individuelles pourrait faire l’éloge du talent, du romantisme et de la classe. Suffisant ?

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Tout ceci commence par un coup de tonnerre dans une nuit monégasque des plus paisibles. Non, il ne s’agit pas de cette petite Supercoupe qui ne fait qu’alourdir un calendrier déjà bien rempli. Encore moins de ce fameux groupe D de la mort ou de celui des Villes de Foires du PSG. En glanant, au nez et à la barbe des deux autistes des statistiques que sont Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, le trophée de meilleur joueur en Europe de l’UEFA, Andrés Iniesta a enfin vu son talent reconnu à sa juste valeur. Alors certes, cette décoration de pacotille ne lui rendra pas une Liga ou une Ligue des champions, mais elle remet au goût du jour une certaine idée du ballon pied. Celle d’un jeu où l’esthète est roi et le spectacle leitmotiv. En attendant la remise d’un Ballon d’Or-Fifa qu’il n’ose pas même espérer, l’enfant lune de Fuentealbilla continuera à offrir caviars sur caviars, délecter la populace de doubles, triples, voire quadruples contacts. Dans le concours du plus beau pourfendeur de rêves, Don Andrés est bel et bien hors catégorie. Un vrai joueur frisson.

L’éternel second, vraiment ?

Dès son plus jeune âge, le gamin de La Mancha excite son monde. Le Real Madrid comme Barcelone lui font les yeux doux. La faute à quelques prostituées situées non loin du centre de formation madrilène, et c’est à la Masia qu’Iniesta pose ses valises à l’automne 1996. Durant ses classes, il épate son monde. Lui, le fan de Pep Guardiola, éclabousse déjà de son talent une Masia pourtant habituée aux talents précoces. Après une Nike Premier Cup qu’il offre à la dernière minute au Barça, il se voit couvert d’éloges par son maître de toujours. « Tu m’enverras à la retraite, mais Andrés nous mangera tous les deux » , aurait d’ailleurs lâcher Pep au novice de l’époque, Xavi. Il n’en fallait pas plus pour que le 5 décembre 2001, Carles Rexach lui offre son premier frisson en équipe première. C’était face à Galatasaray. Pourtant, le coach catalan lui ordonne de parfaire son apprentissage senior avec l’Athétlic B. Pas grave, pendant ce temps-là, il trimballe son teint pâle avec la Rojita et remporte successivement les championnats d’Europe des moins de 16, puis moins de 19 ans en 2001 et 2002. Son armoire à breloque continue sa moisson.

Sa virginité, il ne la perd réellement qu'en 2002, sous les ordres du gourou Louis van Gaal. En Ligue des champions toujours, cette fois-ci face à Bruges. Dans une progression perpétuelle et rectiligne, Andrés ne grille pas les étapes : convocation, apparition, titularisation, il fait tout dans le bon ordre, histoire de ne pas se griller. C’est à partir du millésime 2006 qu’il écrit ses premières lettres de noblesse. Coïncidence ou pas, c’est le moment choisi par la bande à Rijkaard pour se pavoiser sur le toit du Vieux Continent. Cette vitrine européenne, Iniesta la fera sienne et ne la quittera plus. Alignant les prestations majuscules – avec un M des plus proéminents – le pendant de Xavi Hernandez squatte les équipes types de chacune des compétitions auxquelles il prend part, ou presque. Une nouvelle coupe aux grandes oreilles plus tard - qu’il marque d’une caresse extérieure lors de la demi-finale face à Chelsea - Don Andrés se concentre sur la Roja. Il offre au royaume de Carlos une Coupe du monde qu’il n’avait jamais connue. Après cette reprise d’anthologie, Iniesta est adopté par toute la péninsule ibérique – Portugal excepté, évidemment. Son mètre soixante-dix se voit reconnu de toute part.


Iniesta lèche des glaces

Entendons par là toute la populace. Car les juges de paix du Ballon d’or en décident autrement. Lors des quatre dernières cuvées, le joueur le plus populaire d’Espagne finit quatrième, deuxième, re-quatrième, re-second au sein de la course à la chique la plus dorée du globe. Une anomalie au vu de son talent et de son palmarès, soit le binôme primordial pour voir son nom gravé aux côtés de Beckenbauer, Cruyff et Zidane. Alors que manque-t-il à Andrés ? Le charisme ? N’en déplaise à Léo Messi, son caractère n’est pas des plus déments. Une ouverture médiatique ? Pourtant, le minot de Castilla-La Mancha fait des efforts et s’affiche dans toutes les bonnes glaceries hispaniques. Des statistiques stratosphériques ? À la limite, cela serait son seul manquement. Car, après un Euro MVP, Iniesta peut légitimement postuler le titre de meilleur joueur du monde. Et ce n’est pas son premier Clásico annuel qui viendra contrarier cette affirmation si banale. L’intéressé a beau clamer haut et fort « que gagner le Ballon d’or n’est pas primordial, j’ai juste envie d’apprécier ce que je fais  » , la dite récompense ne serait qu’un juste retour du bâton. Alors, quand ce pitre de Gerard Piqué félicite « le journaliste qui représente l’Espagne et qui n’a pas voté pour Andrés Iniesta » , derrière, se cache une question qui deviendrait presque existentielle dans ce monde footballistique : que manque-t-il à Andrés ?

Par Robin Delorme
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