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Ils veulent dire quoi, au juste, les gestes de Cristiano Ronaldo ?

On le sait, du haut de ses 603 pions en pro, plutôt bavard avec ses pieds. Preuve supplémentaire ce samedi face au Hellas Vérone. Ce dont on se rend davantage compte avec le temps, c'est que Cristiano Ronaldo l'est tout autant avec ses mains. Célébrations de but, embrouilles ou occases manquées : tout, pour le Portugais, est prétexte à s'exprimer à travers les gestes. Qu'essaie donc de nous dire CR7 ? Tentative de réponse avec Stephen Bunard, spécialiste de la communication non verbale.

Une accélération pour échapper à quatre défenseurs et pénétrer dans la surface, deux passements de jambes et un crochet extérieur pour mettre un cinquième vis-à-vis dans le vent, et puis ce tir rasant, qui échappe à Jan Oblak, mais fuit de peu le cadre. On joue la 94e minute de cet Atlético-Juve, à deux doigts de basculer en faveur des Turinois sur un éclair de Cristiano Ronaldo. Las, CR7 restera muet ce mercredi 18 septembre. Face au but, seulement : percevant sans doute le soulagement parcourant les travées du Wanda Metropolitano, le Portugais, regard tourné vers le public, joint le bout de ses doigts vers le haut et secoue légèrement la main, tout en haussant les sourcils. Une façon pour lui de s’amuser de la crainte soudaine éprouvée par les fans de l’Atlético. Amusé, Ronaldo, de ne pas avoir planté et d’avoir croqué la balle de match ? Uniquement en apparence.

Le diktat de l’émotion


Car dans les faits, Ronaldo a le seum. Même s’il ne prononce pas le moindre mot, c’est sa bouche qui le dit, explique Stephen Bunard, spécialiste de la communication non verbale. « Ce qui est plus intéressant à regarder, sur ces images, c’est la bouche de Ronaldo, parce qu’elle montre son agacement, développe celui qui est aussi l’auteur de l’ouvrage Vos gestes disent tout haut ce que vous pensez tout bas. Le coin de la bouche qui remonte, ça révèle qu’il est surtout en train d’essayer de reprendre une contenance, parce qu’il est super agacé. Il ne veut pas se permettre d’émotions négatives, alors il se montre taquin, pour masquer sa déception et son agacement, et pour attirer l’attention sur l’émotion du public. C’est une façon pour lui de compenser, en montrant que "Moi Ronaldo, j’ai les moyens de décider du sort du match, de vous faire peur, de contrôler vos émotions, votre joie, votre tristesse". »


C’est peu dire qu’en dix-sept ans de service, plus de 800 matchs et 603 buts en pro, le quintuple Ballon d’or a eu le temps d’en vivre et d’en faire vivre, des émotions. Et parfois même de les imposer aux spectateurs, si l’on en croit sa célébration spéciale Camp Nou, à travers laquelle il intimait, durant ses années Real, aux supporters du Barça de se détendre.

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« Quand il invite les gens à se calmer, décrypte le synergologue, on voit le sourcil droit qui se lève, ce qui se produit quand on met l’autre à distance. Sarkozy a la même chose dans l’épisode du "Casse-toi pauv’ con". C’est là, peut-être, qu’on retrouve son côté commandant : c’est lui qui doit décider quand les gens sont joyeux. Il a un besoin de contrôle sur lui-même, qui tend aussi parfois à déborder sur les autres ou sur les situations. Ici, les autres doivent être à distance de lui, il y a un sentiment de domination des autres. Ce n’est pas seulement appeler au calme, c’est assigner aux autres l’ordre de se taire. C’est pour moi l’expression du débordement du contrôle qu’il s’applique à lui-même. »

Commandant, cojones et langue de vipère


C’est cette volonté de tout contrôler, sans doute, qui avait inspiré fin 2013 à Sepp Blatter cette imitation grotesque du Portugais, face aux étudiants d’Oxford, et ce surnom de « commandant extraordinaire » qu’évoque Stephen Bunard. Le futur Ballon d’or avait alors répliqué sur Facebook, pointant la supposée impartialité de la FIFA. Et surtout sur le terrain, claquant un triplé en Ligue des champions face au Borussia Dortmund, et célébrant le premier de ses trois buts en effectuant un salut militaire. Sans que ses traits et expressions ne trahissent la moindre émotion. C’est là toute la difficulté, pour le synergologue, d’analyser la gestuelle de CR7 : celle-ci est surtout « consciente » , et donc préparée, contrôlée.



Illustration ce soir de février 2019 où, en inscrivant trois buts, il avait permis à la Juve de renverser une situation plutôt compromise face à l’Atlético en huitièmes de finale de la C1 (défaite 2-0 à l’aller, victoire 3-0 au retour). Peu après le coup de sifflet final, le Portugais s’était notamment fendu d’un geste à la connotation sexuelle évidente, semblable à celui qu’avait effectué Diego Simeone, l’entraîneur des Colchoneros, après l’ouverture du score des siens à l’aller.

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Euphorie de la qualification ? « Prémédité » , répond Stephen Bunard : « Quelques secondes avant, il a les lèvres qui rentrent dans la bouche, comme un enfant qui vient de dire un gros mot. Sourcil froncé, lèvre rentrée, langue sortie : il y a de la préoccupation, un souci de contrôle. Il a ce qu’on appelle une langue de tension, ou langue de vipère, comme s’il cherchait quelqu’un pour l’engueuler. On retrouve ça à chaque fois qu’on se prépare à tacler quelqu’un ou qu’on vient de le faire. Dans sa tête, il y a déjà le truc de "Je vais répondre à la provocation". D’ailleurs, ses hugs avec ses partenaires avant le geste sont un peu exagérés, sa tête est un peu fausse, sa rage a un côté fake. Quand on n’est pas réellement dans l’émotion, on va la forcer, ce qui la rend factice aux yeux des autres. Il n’est pas complètement à sa joie, elle est un peu élimée par le fait qu’il ait une petite revanche à prendre, et c’est son corps qui l’exprime, de trois façons. Son geste, on sent qu’il vient de loin. Quand on l’embête, ça gamberge, on sent qu’il a besoin de sa petite revanche, on sent le côté infantile. »

Un gamin dans un corps d’athlète multi-millionnaire


Ce même côté infantile qui s’était exprimé, en mai dernier, face à un Florenzi furieux d’être méprisé par CR7 en raison de sa petite taille. « Que peut-on dire de ça, à part que ça va avec l’immaturité de l’ensemble ? questionne le conférencier. En faisant ça, je ne sais pas si ce n’est pas plutôt lui-même qu’il abaisse, plutôt que l’autre, sans mauvais jeu de mot. Quand on s’appelle Ronaldo, on ne doit pas céder à la facilité, c’est une preuve d’infantilité pour moi. Mais bon, j’imagine aussi que quand on est adulé et millionnaire, on s’en fout d’être infantile. C’est quelqu’un qui veut montrer le contrôle, que c’est le patron, et en même temps il a un côté un peu immature, à beaucoup être dans la réaction. On ne peut pas parler d’intelligence adaptative très forte. »

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Tout l’inverse, selon Stephen Bunard, d’un Kylian Mbappé ou d’un Paul Pogba. « Sans vouloir dire "cocorico", ils font preuve de maturité, observe-t-il. Ce sont des jeunes qui, quand ils s’expriment ou sont sur le terrain, au-delà de leurs compétences techniques, ont quand même la tête sur les épaules. C’est très important dans le domaine du sport comme professionnel. La partie relationnelle, comportementale fait toute la différence. Ce que ne comprennent pas les footballeurs, c’est que leurs comportements ne sont pas monétisables. » Sauf, peut-être, le dab de Paul Pogba : le voir repris par Emmanuel Macron, ça valait son pesant de cacahuètes.

Par Simon Butel Propos recueillis par SB.
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