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Ils auraient pu être Totti et Buffon...

Dans un documentaire intitulé Zero a Zero, Paolo Geremei raconte l’histoire de trois anciennes jeunes promesses du foot italien, qui ont évolué aux côtés de Totti et Buffon, mais qui n’ont jamais atteint le niveau pro. Et pourtant, tout semblait prédire le contraire.

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La carrière et la réussite d’un footballeur ne tiennent parfois pas à grand-chose. Un choix. Une décision. Une blessure. Une intuition. Un feeling. Un détail. C’est en tout cas ce que peuvent aujourd’hui raconter trois jeunes hommes, dont les noms sont parfaitement inconnus du grand public. Ils s’appellent Daniele Rossi, Andrea Giuli Capponi et Marco Caterini. Tous les trois ont, un jour, rêvé de devenir footballeurs de haut niveau. Et ils étaient plutôt bien partis pour. Leur histoire est aujourd’hui racontée dans un documentaire réalisé par Paolo Geremei et intitulé Zero a zero. Mais pourquoi donc le réalisateur a-t-il décidé de s’intéresser à trois inconnus dont personne n’a jamais entendu parler ? Parce que leur histoire est aussi celle de millions de garçons qui rêvent de fouler les pelouses des grands stades du monde, et qui n’y parviennent jamais. Pas toujours à cause d’un manque de talent. Mais parce que la vie ne les a pas guidés au bon endroit. « Le public n’est pas toujours conscient que seulement 2% des licenciés arrivent un jour à disputer un match de Serie A » , explique le réalisateur. Daniele Rossi, Andrea Giuli Capponi et Marco Caterini ont, pour leur part, un point commun : ils ont tous joué chez les jeunes de la Roma en même temps qu’un certain Francesco Totti. L’un est devenu le Capitaine et le symbole de l’équipe giallorossa. Les trois autres ont sombré dans l’oubli avant même que leur carrière ne décolle. Et pourtant, à l’époque, bien peu auraient misé sur une telle suite des évènements.

Une blessure et un baiser volé

Retour en arrière. 27 juin 1993. Il y a un peu plus de vingt ans. À Città di Castello, bourgade située à quelques kilomètres de Perugia, les Allievi Nazionali de la Roma (équivalent des U17) remportent le Scudetto en battant en finale le Milan AC, 2-0. Dans cette équipe de jeunes promesses, il y a un certain Francesco Totti, alors âgé de 16 ans et demi. Pourtant, et malgré le fait que Vujadin Boškov lui avait offert ses premières minutes en Serie A quelques semaines auparavant (Brescia-Roma le 28 mars 1993), ce n’est pas le futur Capitano qui impressionne les observateurs, mais bien le dénommé Daniele Rossi. Rossi et Totti forment à l’époque le tandem d’attaque des Allievi de la Roma. Le jour de la finale face au Milan AC, c’est Rossi qui transcende les siens vers la victoire, en inscrivant le premier but et en étant élu homme du match. Tous voient en lui un futur crack, au même titre que Totti. Sauf que, manque de bol, «  crac » , c’est justement le bruit que va faire son genou quelques mois plus tard, alors qu’il est devenu l’un des leaders de la Roma Primavera. Orphelin de son coéquipier d’attaque, Totti devient la véritable star de l’équipe des jeunes et est convoqué régulièrement avec l’équipe première, jusqu’à l’explosion définitive lors de la saison 1994-95. Tout cela pendant que Daniele Rossi, lui aussi promis à un avenir radieux, se morfond devant la consécration de son ancien copain. « Bien sûr que j’étais heureux pour Francesco. On a tout fait ensemble, on allait même à l’école ensemble. Mais moi, de mon côté, je savais que je ne m’en remettrais pas. J’avais envie de me jeter par la fenêtre. Sauf que j’habitais au premier étage » , raconte-t-il avec le sourire dans le documentaire de Paolo Geremei.

La malchance pour les uns, un petit écart de conduite fatal pour les autres. C’est ce qui est arrivé à Andrea Giuli Capponi. Lui était gardien de but, comme Caterini, le troisième larron. Au début des années 90, Carlo Mazzone, entraîneur de la Roma, croit beaucoup en lui. Giuli Capponi est alors le gardien de la Primavera. Mazzone le convoque à plusieurs reprises en équipe première, en même temps que Totti, pour lui faire goûter au parfum du haut niveau. Consécration ultime : Mazzone le fait jouer dans les bois à Santiago Bernabéu pour un match de gala organisé pour la retraite de Butragueño. Giuli Capponi encaisse ce jour-là quatre buts, mais il s’en tape : il sait que le meilleur est à venir. Oui, mais ça, c’est ce qui se serait passé s’il n’avait pas merdé. À deux reprises, il arrive en retard à l’entraînement de l’équipe première, ce qui a tendance à sévèrement agacer Mazzone. La troisième fois, le coach comprend la nature du retard : il surprend le gardien de but devant l’hôtel avec une jeune fille, en train de se bécoter. Plutôt à cheval sur les principes, Mazzone renvoie Giuli Capponi en Primavera. Il ne reverra jamais la Serie A. Ni même la Serie B. Et même pas la Serie C. Tout ça pour un baiser volé. La lose.

Une offre en sixième division

Mais la trajectoire la plus folle des trois est peut-être celle de Marco Caterini. Il y a vingt ans, Caterini, gardien de but, est considéré comme le nouveau Walter Zenga. Les quotidiens italiens lui consacrent même des articles, en affirmant que « l’avenir des buts de la Squadra est assuré » . Dès son plus jeune âge, Caterini est convoqué dans les équipes de jeunes de la Nazionale. En 1993, il joue avec l’Italie U16 lors de l’Euro disputé en Turquie. Le gamin est titulaire dans les bois, et réalise une phase de groupes quasiment impeccable. Mais juste avant les quarts de finale, il prend un coup sur le genou lors d’un entraînement. Par précaution, le sélectionneur décide de le laisser au repos, et titularise le gardien remplaçant. Un certain Gianluigi Buffon. « Lors du match contre l’Espagne, Gigi a été un monstre. Il a arrêté deux pénaltys, et il en a même marqué un » , se remémore Caterini. Après ce match, impossible pour le sélectionneur de ne pas remettre le petit Buffon dans les buts. Caterini ne retrouvera jamais son poste.


Et le pire est à venir. Alors que, quelques mois auparavant, de nombreux clubs le convoitaient, après ce fameux été 1993, son agent (le même que Totti) se présente avec une seule offre. Celle du club de Guidonia, une équipe du championnat d’Eccellenza, l’équivalent de la sixième division. « J’y aurais gagné 300 000 lires par mois (150 euros, ndlr) » , raconte Caterini. Il tente de prendre rendez-vous avec Bruno Conti, de la Roma, pour lui demander de signer un contrat avec le maillot giallorosso. Mais à force d’attendre, il ne trouve jamais le courage de le rappeler. Il se retrouve sans club, seul. On retrouvera sa trace quelques années plus tard en Serie D, à Villacidrese puis à Terracina. Aujourd’hui, Marco Caterini est géomètre. Dans le documentaire de Paolo Geremei, il lâche une phrase qui ponctue le reportage, et qui peut faire réfléchir de nombreux apprentis footballeurs. Et pas seulement. « À 16 ans, tu es l’un des jeunes gardiens les plus forts d’Italie. Comment peux-tu imaginer ne serait-ce qu’une seule seconde que dans ta vie, tu ne seras jamais footballeur ? »



Eric Maggiori
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