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Il y a vingt ans, Calais broyait le champion de France bordelais

Jamais, dans l’histoire de la Coupe de France, une formation de quatrième division n’avait atteint la finale. Jusqu’à ce 12 avril 2000, où Calais éparpilla façon puzzle les Girondins d’Élie Baup dans un Bollaert porté à ébullition au cours d’une prolongation à voir et revoir. Deux décennies sont passées, depuis. Mais de Lilian Laslandes à Ladislas Lozano, les images (en VHS) et les souvenirs sont inaltérés.

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12 avril 2000. 23h29. Stade Félix-Bollaert, à Lens. Pascal Garibian siffle la fin des hostilités et envoie au paradis toute une ville, une région, le football amateur dans sa globalité. Calais, pensionnaire de CFA (ex-quatrième échelon), vient de taper en demi-finales de Coupe de France Bordeaux, champion de France en titre. Et avec un panache mêlé de flegme et de talent non feint, s'il vous plaît. C’est l’an 2000 certes, mais Nostradamus lui-même aurait pu s’étouffer de n’avoir su prédire pareille déferlante. Au micro de Gaëtan Huard, sur Canal Plus, Élie Baup est proche de ne faire qu’une bouchée de sa casquette.



« C’est la Coupe, mais tout de même... Ce qui vient de se passer est très dur pour nous, nous avons raté trop d’occasions. Derrière, c’est la porte ouverte à ce résultat. Bravo à Calais » , bouillonne le technicien girondin. Comment un tel scénario a pu s’écrire ? Comment Bordeaux, accompagné d’un escadron d’internationaux français (Micoud, Ramé, Dugarry, Laslandes), a-t-il pu s’écrouler durant la prolongation ? Vingt ans plus tard, ceux qui ont marqué au fer rouge se souviennent encore de cette demi-finale de Coupe « entrée dans la légende du football » dixit Denis Balbir, en fusion niveau envolées lyriques en ce soir de printemps.

Laslandes prévenu, Dugarry furax


Pour de nombreux joueurs du CRUFC (le Calais Racing Union Football Club, disparu en 2017), l’élimination de Bordeaux constitue le summum de cette épopée. Ladislas Lozano, druide calaisien de l’époque et admirateur invétéré d’Aimé Jacquet, est de concert : « Pour ce match, en matière de maturité, les joueurs avaient compris qu’ils avaient en eux des possibilités. L’équipe est entrée sur le terrain avec toutes ses capacités physiques et mentales. » Et avec un goût du travail bien fini, à l’image d’un sillon creusé à la force des pieds et des têtes jusqu’à ce dernier carré. D’abord en mettant sur le bas-côté de la route ses compagnons de batailles régionales (Marly au sixième tour, Béthune au septième et Dunkerque au huitième), puis en gobant tour à tour des écuries pros. Lille, leader de D2, finit K.O debout dans le pittoresque stade Julien-Denis en 32es (1-1, 7 t.a.b. à 6). Cannes, également en D2, s’écroule aussi aux tirs au but en huitièmes (1-1, 4 t.a.b. à 1). Le Strasbourg d’Olivier Echouafni et d’Habib Beye, alors en D1, repart quant à lui la queue entre les jambes de Bollaert en quarts (2-1). Même un aveugle aurait vu le danger poindre pour Bordeaux.



« Nous étions prévenus, c’est évident, resitue, deux décennies plus tard, Lilian Laslandes. Évidemment, on se disait aussi que c’était mieux pour nous d’affronter Calais que Monaco ou Nantes, les autres demi-finalistes. » Échaudé par les déclarations d’avant-match des Nordistes, Christophe Dugarry - qui formait la doublette avec Laslandes - l’avait déjà mauvaise quelques jours avant le match. « Les Calaisiens considéraient que Monaco était imbattable, lâchait-il dans le quotidien du coin Nord Littoral le 6 avril 2000, que Nantes était trop rapide, mais qu’en revanche, ça pourrait aller avec Bordeaux. Autant ils ont raison de ne pas nous surestimer, autant ils devraient également se méfier de ne pas nous sous-estimer. » « On ne les a pas pris à la légère, recadre Christophe Hogard, homme à tout-faire du milieu de terrain calaisien et récupérateur première classe. Nous nous sommes mis à leur hauteur. »

« Il fallait se mettre le cul par terre »


D’entrée de jeu, sans sourciller ni vriller émotionnellement dans un Bollaert dont les coutures sont prêtes à sauter (500 bus ont fait le déplacement depuis Calais), les peintres en bâtiment, étudiants, employés de cash and carry ou éducateurs rentrent dans le lard de Bordelais privés de Sylvain Wiltord (officiellement blessé, mais sur le départ) et de Michel Pavon, touché à l’échauffement. Pressing haut, harcèlement du porteur de balle, mise à profit des couloirs... La méthode Lozano (4-5-1) rivalise avec le 4-4-2 de Baup, lequel basculera sur un 4-3-3 après la pause. Johan Micoud tente de faire parler sa technique, Saveljić heurte la barre calaisienne (0-0, 53e), la volée de Legwinski est détournée par le portier Cédric Schille (62e), Laslandes se vautre sur un ultime face-à-face (89e)... Calais est secoué, surtout en deuxième période, se procure peu d’occasions... mais ne courbe pas l’échine.



Défenseur central – et responsable entre autres des migraines de Dugarry, ce soir-là –, Fabrice Baron se rappelle d’avoir été, à l’image de ses compères, « comme un chien sur tous les ballons. On ne voulait rien lâcher. Il fallait se mettre le cul par terre. Nous avons fait beaucoup de fautes, sans mauvais gestes. Bordeaux ne pouvait imposer son rythme. » Et là où arracher la prolongation a déjà tout de l’exploit, la suite est brodée d’une main de maître par les Calaisiens. Servi aux vingt mètres par Mickaël Gérard, Cédric Jandau décoche une mine sous la barre d’Ulrich Ramé (1-0, 99e). « Les frappes lointaines, ce n’était pourtant pas mon truc, rembobine le milieu de terrain. À l’instinct, après un effort violent depuis le rond central, je frappe. Ça finit dans la lucarne opposée. Pendant deux-trois secondes, je suis sur un nuage. C’est le but de ma vie. »

Garde ta prime, chef !


À la mi-temps de la prolongation, Claude Thiriot, manager du CRUFC, vient voir sur la pelouse le défenseur central Grégory Deswarte, pourtant perclus de crampes. Ce dernier raconte : « Il me dit : "Allez Greg, il y a une prime au bout !" Mais on n’en avait rien à foutre, à ce moment-là. Même pour zéro franc, on voulait aller au Stade de France. Et nous y sommes parvenus. » Lilian Laslandes, qui pensait « qu’à l’usure, ça le ferait » , en est encore groggy. Même en 2020 : « Nous n’avions pas pris Calais par-dessus la jambe, mais quand Jandau a ouvert le score, on a compris que rien ne pouvait arriver à cette équipe ce jour-là. » L’international français égalise huit minutes plus tard sur une remise astucieuse de la tête de Dugarry (1-1, 107e), mais le CRUFC est « sur un nuage, duquel personne ne pouvait le faire redescendre » . Joker de luxe, Mathieu Millien, qui passait ses examens de STAPS la veille de la demi-finale, exploite une bourde de Kodjo Afanou (2-1, 113e). Avant que « Magic Mickey » , Mickaël Gérard, n’ouvre définitivement les portes du paradis à Calais (3-1, 119e). Les larmes de joie ruissellent.



« C’est le match le plus abouti de cette incroyable aventure, insiste Mathieu Millien. Tout était réuni : un Bollaert en feu, une affiche énorme, un scénario à couper le souffle. » Le souffle des Bordelais, surtout, partis se terrer fissa dans les vestiaires artésiens. Lilian Laslandes n’a rien oublié de ce silence où « chacun comprend que c’est une faute professionnelle » , et que les Girondins deviennent immédiatement « la risée du pays. Nous n’avons pas respecté le football. Ça n’aurait jamais dû arriver, mais nous nous sommes fait manger » . À Calais, la nuit ne fait que débuter. À 3h du matin dans la cité des Six-Bourgeois, les images sont dignes de la libération de la ville en 1944. « C’était la folie » , achève Fabrice Baron. Passage au balcon de la mairie, parade en bus, le feu s’empare de la ville, le vin (bordelais) coule, le champagne aussi, les cravates valsent. « On a mis 1h30 pour faire 400 mètres jusqu'à la rue Royale, qui n’a jamais aussi bien porté son nom qu’après ce match. Comment oublier ça ? » Impossible, même à Bordeaux.

Par Florent Caffery Tous propos recueillis par FC, sauf mentions
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