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1971, Rochester-Dallas : le match le plus long de l'histoire

En septembre 1971, un match de play-off de NASL entre les Rochester Lancers et le Dallas Tornado allait entrer dans la légende. En effet, ce game 1 va tout simplement être le match le plus long de l'histoire.

Les Américains ont l'habitude des évènements sportifs à rallonge. Entre les matchs de baseball qui durent des plombes, ou les matchs de NBA dont le quatrième quart-temps dure parfois aussi longtemps que les trois premiers réunis, rien ne leur fait peur. Et pourtant, au début du mois de septembre 1971, il y a tout juste 50 ans, les nerfs des 8300 fans amassés dans les travées de l'Aquinas Memorial Stadium de Rochester (NY) ont été mis à rude épreuve.

Rendez-vous est pris à 20h, pour le début de la rencontre entre les Rochester Lancers et le Dallas Tornado. Les Lancers ont terminé en tête de la Northern Division de North American Soccer League (NASL), tandis que le Tornado a fini deuxième de la Southern. Les deux équipes doivent donc s'affronter en demi-finales des play-offs. Les règles sont claires : le premier qui remporte deux matchs se qualifie pour la finale (les fameuses Best-Of-3 series). En cas de match nul au terme des 90 minutes, prolongation. Et surtout, à la manière de la NHL, pas de tirs au but. On continue jusqu'à ce que l'une des deux équipes marque, façon but en or, et qu'il y ait donc un vainqueur.

La prolongation débute


À cette époque-là, Rochester est clairement la meilleure équipe américaine. Après avoir remporté l'American Soccer League en 1969, elle intègre la NASL et la remporte dès la première année. C'est donc en sa qualité de championne en titre que la franchise new-yorkaise commence les play-offs. En face, le Dallas Tornado dispute pour sa part ses premiers play-offs. Dans les gradins, les fans sont prêts, armés de vin et de pizza. Les Lancers rentrent parfaitement dans leur match, et ouvrent le score dès la 18e minute par leur buteur Manfred Seissler. Ils conservent cet avantage pendant pratiquement toute la partie, mais à la 84e minute, Tony McLoughlin égalise pour les Texans. Il ne le sait pas encore, mais l'ailier vient là de donner le coup d'envoi d'un nouveau match.



En effet, comme le veut la règle, ce score de parité emmène tout le monde en prolongation. Celle-ci débute aux alentours de 22h. Après 15 minutes, toujours 1-1. Une pause, on s'hydrate, et on recommence. Quinze nouvelles minutes s'écoulent. Rien de plus. Après 120 minutes de jeu, les jambes commencent à être lourdes, mais peu de possibilités de souffler : les règles de la NASL n'autorisent que deux changements. Les Lancers ont ainsi fait entrer le buteur haïtien Edner Breton à la 95e, pensant, naïvement, qu'il allait pouvoir débloquer la situation en l'espace de dix minutes. Breton ne s'imaginait pas qu'il allait disputer là l'équivalent d'un match entier.

Pizza, crampes et décision


Débute donc une troisième prolongation. Puis une quatrième. Puis une cinquième... Il est près de minuit. Les familles sont déjà rentrées à la maison pour coucher les enfants. Les valeureux qui sont restés en sont déjà à leur quatrième pizza. L'arbitre donne le coup d'envoi de la sixième prolongation. On a déjà joué 165 minutes. Certains joueurs ne courent plus. D'autres ont dû changer de chaussure. Un milieu de terrain des Lancers, victime de crampes, reste sur la pelouse pour faire le nombre, mais se contente de faire le piquet dans le rond central. Et les fans l'acclament à chaque fois que l'un de ses coéquipiers lui fait une passe. Les deux coachs, dépités, se tournent alors vers Phil Woosnam, le représentant de la Ligue, pour lui demander de prendre une décision et d'arrêter la rencontre. Sa réponse : « On va voir. »



On se dirige vers la fin de la 6e prolongation, quand, enfin, l'attaquant des Lancers, Carlos Metidieri, MVP la saison précédente, reprend victorieusement un centre venu de la droite. 176 minutes au chronomètre. 23h59 sur l'horloge. C'est fini. Enfin. Pratiquement l'équivalent de deux matchs entiers se sont disputés, pour ce qui reste à ce jour le match le plus long de l'histoire (on parle là de la rencontre avec le plus de temps de jeu effectif, pas d'un match interrompu puis repris). Ce qui est dingue, c'est qu'il n'existe aucune vidéo de ce match, nulle part. Seuls subsistent les récits dans la presse de l'époque, et ceux des fans présents ce jour-là. « C'est le match le plus incroyable auquel j'ai jamais assisté » , assura le coach des Lancers, Sal DeRosa.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Trois jours plus tard, les deux équipes se retrouvent à Dallas pour le game 2. Cette fois-ci, pas de prolongation. Le Dallas Tornado l'emporte 3-1 dans le temps réglementaire. Il faut donc un game 3, qui se dispute à nouveau à l'Aquinas Memorial Stadium. Le score au bout des 90 minutes ? 1-1, évidemment. Et c'est reparti... Une, deux, trois, quatre prolongations. Le match prend fin à la 148e minute, sur un but vainqueur de Tony McLoughlin. Au total, un marathon de 414 minutes pour décrocher son billet pour la finale. Une finale que Dallas remportera à nouveau en trois matchs (face à Atlanta), étant ainsi sacré champion de NASL après avoir disputé un total de 537 minutes en 13 jours. Après ça, bonne nuit à tous.

Vidéo


Par Éric Maggiori
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