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  1. // 25 ans de la retraite de Marco van Basten

Il y a 25 ans, Van Basten disait stop

C’était il y a un quart de siècle. Le 17 août 1995, à l'âge de 30 ans, Marco van Basten raccrochait les crampons pour de bon. Son dernier match disputé ? La fameuse finale de C1 1993, perdue contre Marseille (0-1). Entre-temps ? Deux années de souffrance, de faux espoirs, d'opérations et de combat avec une cheville en lambeaux qui l'entraînera dans sa descente aux enfers. Un crève-cœur qui incite à se demander ce que « San Marco » aurait pu accomplir avec un corps plus complaisant, mais qui ne doit pas faire oublier ce que Van Basten était malgré tous les vents contraires : l'un des attaquants les plus élégants du XXe siècle, sûrement son avant-centre le plus complet et l'un des meilleurs attaquants de l'histoire. Tout simplement.

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Ce 18 août 1995, le soleil enveloppe Milan d'une atmosphère réconfortante. C'est une belle soirée milanaise qui s'annonce, mais San Siro n'a pas envie de rire. La veille, Marco van Basten venait d’annoncer en conférence de presse qu'il prenait définitivement sa retraite. L'espoir, pourtant, flottait toujours du côté des Rossoneri. L'espoir qu'il porte de nouveau ce maillot de l'AC Milan, plus de deux ans après l'avoir arboré pour la dernière fois lors de la finale de C1 1993 contre l'OM. Mais la peine de Van Basten est trop forte, sa douleur trop intense, sa cheville trop bousillée après une demi-douzaine d'opérations en huit ans et des nuits sans dormir à hurler de souffrance ou à ramper pour aller aux toilettes.

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Le lendemain de la sale nouvelle, donc, Van Basten est présent à San Siro pour un dernier tour de piste à l'occasion d'un match amical sans grand intérêt contre la Juventus. Les adieux de San Siro à « San Marco » seront à la hauteur de ce que le virtuose néerlandais a apporté aux Rossoneri. Plus de 60 000 tifosi crient leur amour, leur vénération et aussi leur tristesse à leur désormais ex-attaquant de cœur – qui sera élu attaquant milanais du siècle, devant des légendes comme Gunnar Nordahl et José Altafini. L'entraîneur Fabio Capello mesure lui aussi la portée de l'événement, et ne peut retenir des larmes qui dégoulinent de ses joues.

Le chant du « Cygne »


Milan, Van Basten aura appris à l'apprivoiser à l'été 1987. Avant cela, le « Cygne d'Utrecht » aura tout connu du côté de l'Ajax où il se taille vite la part du lion. Deuxième plus jeune joueur à apparaître et marquer sous le maillot des Lanciers (dès ses 17 ans), il doit néanmoins patienter deux ans et le départ de Johan Cruijff à Feyenoord à l'été 1983 pour éclore complètement. Libéré, l'attaquant signe un acte fondateur et une passation de pouvoir éclatante en écrabouillant le Feyenoord de ce même Cruijjf (8-2) qui assiste pantois au triplé de son ancien coéquipier. Van Basten a alors 19 ans, et se saisit impudemment du titre de meilleur buteur d'Eredivisie à la fin de l'exercice. Performance qu'il rééditera lors des trois saisons suivantes, quand bien même son Ajax timoré ne décroche le titre national qu'à une occasion. L'envol pour Milan peut débuter, non sans avoir ramené les Rouge et Blanc sur des hauteurs européennes plus conformes à leur standing en décrochant la C2 en 1987 (unique buteur en finale, contre le Lokomotive Leipzig).



Grandiose à Milan, Marcel – de son vrai nom – n’a cependant pas attendu les beaux yeux de Silvio Berlusconi pour forger sa légende. Déjà à l’Ajax, l’Europe commence à avoir les yeux de Chimène pour ce grand échalas efflanqué (1,88 m) tout sauf dégingandé. Il y a toute la grâce du monde, dans ce corps. Toute l’élégance possible, dans cette haute silhouette. Toute la délicatesse imaginable, dans ces pieds immenses. Un don du ciel ? Un don forgé par la poutre, les rondades et les saltos, plutôt. « Mon premier rêve était de devenir gymnaste. Je pense que mes années de gymnastique m’ont aidé à devenir le footballeur que j’étais en développant mon agilité » , glissera-t-il, auprès du Telegraph. Sa reprise de volée irréelle en finale de l’Euro 1988 aurait pu l’ériger au rang de Nadia Comăneci masculin, ses stupéfiants retournés acrobatiques contre Den Bosch et Göteborg aussi. La contribution la plus éminente du grand Van Basten ? Avoir emmené le football sur des hauteurs qu’on lui pensait inatteignables, avoir désacralisé des gestes surnaturels que l’on pensait réservés à un monde fantasmé.

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Attaquant total


Mais réduire Van Basten à ses divins coups de pinceau ne serait pas rendre hommage à l’attaquant entier qu’il était. « Il y a des finisseurs, il y a des attaquants joueurs... Marco, lui, pouvait tout faire. C’était l’attaquant complet » , assurait Ruud Gullit, son compère du « trio doré néerlandais » de Milan, pour VI. Surenchère du côté de Diego Maradona, dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, pour qui Van Basten était « le meilleur de tous » , « un phénomène d’un autre monde, supérieur à n’importe quel attaquant » . Outre sa finition de toutes les zones de ses deux pieds et de sa tête, l'Utrechtois s’est posé en héraut de la modernité par sa participation omniprésente au jeu. Grâce à ses décrochages, on l’apercevait fréquemment au cœur du jeu où il aurait été dommage de se priver de son toucher de balle, son explosivité et ses dribbles virevoltants. Le pompon : il ajoutait à ce succulent méli-mélo une composante encore plus avant-gardiste, avec cette compréhension tactique et cet allant inédit dans le pressing haut inventé par son entraîneur Arrigo Sacchi. Ce dernier et Rinus Michels n’auraient pu imaginer meilleur attaquant, pour implémenter leur football révolutionnaire.



Reste une question : qu’aurait accompli Van Basten si ses chevilles ne l’avaient pas rogné dès 1986, avant de l’écarter quasi définitivement des terrains à seulement 28 ans ? Imaginez si le compteur était resté bloqué à 28 piges, pour un Zinédine Zidane ou un Cristiano Ronaldo... Dans la maigre parcelle de temps dont il a disposé, Van Basten a amassé trois Ballon d’or (1988, 1989 et 1992), deux C1 avec Milan (1989 et 1990) et deux titres de Capocannoniere au moment où la Serie A est inondée de gros poissons comme Roberto Baggio, Maradona, Gabriel Batistuta ou Jürgen Klinsmann. Et que dire de son Euro 1988, dont il termine meilleur joueur et meilleur buteur après l’avoir commencé sur le banc (car à peine remis de blessure) ? Sur les terres de l'Allemagne de l’Ouest, le voisin honni et irréductible, les Pays-Bas réussissent l’impensable et brisent plusieurs plafonds de verre (première victoire contre la RFA en compétition internationale, et premier trophée international) sous l’impulsion divine de MVB. Le fruit de son talent, mais surtout de son aura céleste qui poussera notamment Berlusconi à écarter Sacchi avec qui Van Basten était entré en désaccord. Décidément, il n’y avait vraiment qu'une foutue petite partie du corps pour terrasser la légende. Après le talon d'Achille, la cheville de Marco.



Par Douglas de Graaf
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