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Il y a vingt ans, Anelka signait son retour au PSG

Le 22 juillet 2000, un peu plus de trois ans après son exil précoce outre-Manche, Nicolas Anelka revient au PSG par la grande porte. Tête de gondole d'un recrutement ambitieux, l'attaquant tricolore ne fera pas long feu. La faute à une stratégie marketing plus que bancale de la part du club de la capitale.

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Lunettes de soleil sur le crâne, débardeur en laine de mouton sur les épaules, et pantalon retroussé jusqu’au genou, Nicolas Anelka ressemble à une véritable égérie de mode. Mais ce 22 juillet 2000, alors que le PSG reçoit les Corinthians au Parc des Princes, le gamin de Trappes n’est pas là pour monter sur un podium, mais pour signer un contrat de sept ans dans son club formateur. Présenté à la mi-temps du match par le président-délégué, Laurent Perpère, sous les yeux de son ami d’enfance Jamel Debbouze, Anelka est le symbole du nouveau virage entamé par le club de la capitale. Un PSG new look qui veut remporter la Division 1 et la Ligue des champions grâce à une nouvelle identité, celle d’une équipe de jeunes de la banlieue parisienne. Problème, rien ne va réellement se passer comme prévu.

Une borne d’arcade et Aimé Césaire


« Quand j’étais à Londres et à Madrid, je ne m’occupais pas trop après les entraînements. Là, j’espère que j’aurais des choses à faire après. » Interviewé par France 3 dans les couloirs du Parc, quelques minutes après avoir effectué son tour de stade telle une rock star, Anelka ne semble pas vouloir s’épancher sur sa signature. Normal, voilà déjà trois ans que l’attaquant français fait les choux gras de la presse française.
« Au PSG, il n’y a pas le temps. Soit tu gagnes tout de suite, soit on démonte tout. » Sylvain Distin
D’abord lors de son départ du PSG pour Arsenal en février 1997, puis celui de Londres vers Madrid en juillet 1999 pour 220 millions de francs, faisant de lui le deuxième transfert le plus élevé de l’histoire du foot, après Christian Vieri. Mais dans la capitale espagnole, tout ne se passe pas comme il l'aurait imaginé. « C’était un joueur lambda au Real. D’ailleurs, quand il arrive là-bas, dans le vestiaire, il n’a aucun placard, et il se sent aussitôt rejeté, se souvient Karim Nedjari, grand reporter au Parisien au début des années 2000. Il refuse de parler aux médias locaux, car évidemment, ils sont à la botte de Raúl et toute la bande. Un jour, il accepte de faire une photo pour Marca qui vient chez lui, et là il a une grosse borne d’arcade comme dans les cafés. Dessus, il joue à une sorte de FIFA, il marque un but, et le lendemain à la une, il y a écrit : "Anelka a enfin marqué un but." »


C’en est trop pour le jeune attaquant tricolore, qui s’arrange avec la direction madrilène pour partir plus vite que prévu. Finalement, à l’été 2000, avec une Ligue des champions et un championnat d’Europe en poche, il part se ressourcer en Martinique, rencontre Aimé Césaire et prépare son grand retour au PSG. Il s’engage donc avec son club formateur contre 219 millions de francs, et un salaire d'un million par mois, soit la moitié de ce qu’il touchait en Espagne. Au Camp des Loges, l’attaquant de 21 ans va retrouver certains de ses anciens coéquipiers du centre de formation, dont Sylvain Distin. « C’était un super projet que le PSG tentait de mettre en place, replace-t-il. Le club voulait recréer une identité au sein du club avec Didier Domi, Bernard Mendy, Pierre Ducrocq, Peter Luccin ou Stéphane Dalmat. Il y avait vraiment des jeunes prometteurs, et une super ambiance. Mais au PSG, il n’y a pas le temps. Soit tu gagnes tout de suite, soit on démonte tout. » Malheureusement, sous les ordres de Philippe Bergeroo, pas grand-chose ne va se passer comme prévu, et Anelka va alors se faire démonter. Par la presse, mais pas seulement.

Génération Y


Contrairement à ce qu’il annonçait timidement au micro de France 3 lors de sa présentation au Parc, que ce soit avant, pendant ou après ses matchs, Anelka va vite déchanter. « Il revient pour être à Trappes, entouré de ses copains et pour revivre l’adolescence qu’il n’a pas vécue quand il était à Clairefontaine, rembobine Karim Nedjari.
« Il était toujours pointé du doigt par les médias, alors qu’au demeurant, c’était quelqu’un de discret et qui ne parlait pas énormément. » Pierre Espanol
Il pense avoir la tranquillité de jouer avec ses potes du centre de formation comme Abriel et Distin, il pense qu’ils vont construire une super équipe là-dessus, mais il se rend compte qu’il est encore plus star que star, que les paparazzis le suivent toute la journée. Et quand il arrive à l'entraînement en Ferrari, on le traite de milliardaire arrogant. En fait, il se rend compte rapidement que son retour n’est pas du tout la bonne solution. » Vite vilipendé, Anelka fait pourtant tout pour esquiver les critiques, et se fait plus que discret, notamment dans le vestiaire parisien. « Il était toujours pointé du doigt par les médias, alors qu’au demeurant, c’était quelqu’un de discret et qui ne parlait pas énormément » , se souvient Pierre Espanol, l’un des adjoints de Philippe Bergeroo. Son image de sale gosse capricieux aurait-elle été montée de toutes pièces par la presse ? Pas uniquement, puisque le PSG de Pierre Lescure et Laurent Perpère a également sa part de responsabilité selon Karim Nedjari. « C’était le grand projet Canal+, articulé autour de la banlieue, du rap et de la culture urbaine. C’était un projet de marketing. Mais, lui, Nicolas n’a jamais voulu être l’incarnation de quoi que ce soit. »


Pourtant, Anelka va vite faire les frais de ce projet marketing bancal, peu ou pas aidé par Puma, son sponsor de l'époque qui joue à son tour la carte du côté banlieusard. Les attentes sont grandes, et son image de jeune mercenaire lui colle à la peau, à tel point qu'il en prend plein la gueule dès les premiers mois. « Quand le PSG se déplaçait, Anelka, c’était Neymar et Mbappé réunis. Toute la presse voulait une interview, mais lui était protégé pour éviter qu’il se disperse. Je me souviens que le lendemain d’un déplacement à Metz en début de saison, Le Républicain Lorrain avait écrit un article d’une violence et d’une méchanceté terrible qui disait : "Pauvre petit gosse riche, est-ce que tu cours plus vite avec les poches pleines d’argent ?" » Solide mentalement et quasi imperméable aux critiques, l’attaquant parisien trace sa route, et se concentre sur le terrain. Un choix qui porte ses fruits, puisque après douze journées, le PSG est leader de D1, et qualifié pour la deuxième phase de groupes de la Ligue des champions grâce, notamment, à une victoire à domicile contre le Bayern Munich. Mais début décembre, après sept matchs de championnat sans victoire, Philippe Bergeroo est démis de ses fonctions, et remplacé par Luis Fernandez, dont l'ombre planait déjà au-dessus du vestiaire parisien depuis plusieurs semaines. L'ancien coach de l'Athletic Bilbao ne va pas tarder à prendre en grippe Anelka, et précipitera son départ vers Liverpool en janvier 2002. « Luis, qui vient lui aussi de banlieue, pensait pouvoir lui parler. Mais en fait, ce n’était pas un problème de banlieue, c’était un problème de génération » , constate Nedjari. Allez, prends-toi en main, c'est ton destin.

Par Maxime Renaudet Tous propos recueillis par MR sauf mentions.
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