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Il faut profiter de Van Persie

Talent incontournable des années 2000, Robin van Persie a annoncé la semaine dernière qu'il disputait certainement la dernière saison de sa carrière de joueur professionnel. Ainsi, une question se pose : que retenir de son passage dans le circuit ?

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Puisqu’il a passé sa vie à poser des mystères sur sa route, Robin van Persie ne pouvait préparer sa sortie sans lâcher une dernière problématique : qu’est-ce que le plaisir d’un joueur pro ? Où se trace la frontière entre plaisir et travail ? Lui dit : « Je vais bientôt avoir 36 ans et je suis professionnel depuis que j’en ai 18. J’avais perdu l’envie de jouer, et je ne voulais pas finir comme ça. C’est pour ça que je suis revenu au Feyenoord. Et, finalement, j’ai retrouvé le plaisir. » Ainsi s’apprête à filer l’attaquant néerlandais au printemps prochain, après avoir réglé une vieille histoire : lorsque Van Persie quitta Rotterdam en 2004, il avait cru « mourir » après un match disputé avec les U21 du Feyenoord – une punition à l’époque – face aux jeunes de l’Ajax. Le 15 avril 2004, RVP avait alors égalisé en fin de match (1-1), moins de deux heures après avoir été accueilli par les supporters locaux par des insultes, de la pisse et de l’alcool balancé en pleine figure. Après la rencontre, celui qui était devenu un casse-tête impossible à résoudre pour le coach de l’équipe première du club, Bert van Marwijk, avait été roué de coups. Une plongée en enfer et un message définitif : pour décoller pour de bon, il fallait partir. Dans les tribunes ce jour-là, Steve Rowley, recruteur pour Arsenal, s’apprête à finaliser l’approche, et le lendemain, une offre des Gunners tombe sur le bureau des dirigeants du Feyenoord. Van Persie est bradé (4,5 millions d’euros), l’albatros s’envole.

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La pièce en l'air et le beau


Là réside toute la problématique Robin van Persie, type aux ailes difficilement mesurables dont le décollage aura été complexe, le vol court, et qui aura ensuite rapidement replongé. Faut-il le regretter ? Non, juste changer de curseur : si l’artiste néerlandais, fils d’un père sculpteur et d’une mère peintre, élevé dans la recherche du beau, donnait envie de venir au stade, il poussait également l’envie du spectateur à attraper un vieil appareil photo pour saisir le somptueux d’un instant. De la grâce extrême, le plus souvent du temps. Qui n’a jamais rêvé d’encadrer dans un tableau une photo de sa tête contre l’Espagne en 2014 ? Voir Van Persie annoncer sa retraite, c’est ainsi lancer dans sa tête une compilation YouTube : sa volée contre Aston Villa lors du match qui aura permis à Sir Alex Ferguson de partir avec une treizième couronne nationale sur la tête en 2013, une reprise contre Charlton avec Arsenal, un coup franc face à Wigan, un autre sur la pelouse de Manchester City avec United, un geste fou contre l’Inter à l’Emirates... De la magie. Mais au fond, que retiendra-t-on de tout ça ?



Des images, c’est une certitude, et des regrets, c’en est une autre. En arrivant à Manchester United en 2012, lassé de voir son talent entouré de joueurs comme Marouane Chamakh, Carl Jenkinson ou encore André Santos, Robin van Persie semblait enfin sauter la marche après une saison monstrueuse bouclée avec trente buts en Premier League. Comment pouvait-il en être autrement ? Marié à la victoire, United avait tout pour un type dopé aux chefs-d’œuvre : on n’en retiendra qu’une première saison extraordinaire à 26 pions. Puis, le retour à l’ordinaire et à ce qu’aura finalement été RVP tout au long de sa carrière : un coureur incapable de finir ses courses. C’est aussi ce que raconte son aventure à Arsenal : dans son registre, Adebayor aura plus apporté statistiquement que lui, point. Mais regarder Van Persie revenait à une autre démarche : accepter de lancer une pièce en l’air et espérer tomber du bon côté, pour voir le beau gicler d’un talent incroyable.

« Je voulais devenir Bergkamp »


Un talent fracassé par les blessures, aussi. C’est une évidence lorsqu'on aborde le cas RVP, comme la difficulté de certains à jongler avec son caractère : il ne faut pas oublier qu’on parle d’un mec capable de se cogner avec Pierre van Hooijdonk, référence absolue en matière de coup franc, pour un coup de pied arrêté alors qu’il n’avait encore rien prouvé. Robin van Persie avait alors dix-huit ans et se foutait pas mal de ce que les autres pouvaient penser de lui. Un jour, son ancien prof de biologie à la Thorbecke High School de Rotterdam avouera qu’ado, le bonhomme était « surtout fan de lui-même » . Il aura finalement surtout été une copie du footballeur néerlandais dans le rapport à sa propre personne avant de recevoir une première claque, à Arsenal. Posé un jour dans un jacuzzi du club, Van Persie tue le temps en regardant Dennis Bergkamp faire des passes avec des jeunes Gunners : « Il n’en ratait aucune. Et, à partir de ce jour, je me suis mis à faire les exercices à 100%. Quand je faisais une erreur, je m’énervais, car je voulais devenir Bergkamp. » Raté, Robin van Persie est resté Robin van Persie.

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Et c’est déjà pas mal, le Néerlandais ayant entre les hauts et les bas offert un pied gauche délicieux au foot à côté d’un droit « en chocolat » . Pas suffisant pourtant pour convaincre Louis van Gaal de le conserver à Manchester United il y a quelques années ou pour étoffer la case titres du CV : à la fin, RVP ne se consolera pas avec les médailles – une Premier League, une Coupe de l’UEFA (remportée en 2002 avec le Feyenoord), une FA Cup attrapée avec Arsenal en 2005 –, mais se satisfera d’avoir retrouvé Rotterdam, après trois ans passés à Istanbul, pour corriger le tir. Son cœur bat pour l’Excelsior, son premier club, mais Van Persie aimerait au moins soigner la fin d’un chapitre : le dernier, ce qu’il a commencé à faire en aidant le club à remporter la Coupe des Pays-Bas en avril. Il en a désormais l’occasion jusqu’au printemps, lui qui a déjà marqué six buts en dix journées cette saison en Eredivisie, dont un coup franc magnifique face au Vitesse Arnhem fin septembre avant d’être expulsé. L’albatros a repris un dernier envol et s’apprête à se reposer prochainement, pour de bon. Consigne est désormais donnée d’en profiter.



Par Maxime Brigand
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