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Il était une fois Magdebourg

Les années 1970 en foot, c'était l'Ajax, le Bayern, Liverpool, Gladbach ou encore Nottingham Forest... Mais il faut se rappeler que 1974 aura été l'année du 1.FC Magdebourg, vainqueur surprise de la C2 en battant l'AC Milan en finale. Récit.

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Rotterdam, 8 mai 1974. Un an après son succès contre Leeds (1-0), l'AC Milan est de nouveau en finale de la Coupe des coupes. Une rencontre a priori formelle face à un 1.FC Magdebourg qui ne fait trembler personne du côté ouest du Rideau de fer. De plus, en demi-finales, les Italiens ont sorti le Borussia Mönchengladbach, l’autre favori de la compétition. Cette finale contre le représentant est-allemand avait tout pour être une rencontre à sens unique, d’où le peu d’entrain du public : en effet, seulement 5000 personnes sont venues assister à cette rencontre au Stadion Feijenoord (plus faible affluence jamais enregistrée pour une finale de Coupe d'Europe). 5000 personnes qui ont assisté à un véritable exploit ce soir-là. Un but contre son camp d’Enrico Lanzi juste avant la mi-temps, un autre de Wolfgang Seguin à un quart d’heure de la fin : l'AC Milan est à terre, défait 2-0 par une équipe de Magdebourg qui n’a jamais vraiment tremblé.


Certes, il ne s’agissait pas du meilleur AC Milan de l’histoire : en difficulté, le club milanais terminera à une triste septième place en Serie A. Il s’agissait toutefois d’une équipe qui comptait en son sein des joueurs de classe mondiale tels que Karl-Heinz Schnellinger, Romeo Benetti ou encore le maître à jouer Gianni Rivera. Des joueurs très forts, mais pas suffisamment pour effrayer Heinz Krügel, l’entraîneur est-allemand.

Krügel, le psychologue


Cette victoire du 1.FC Magdebourg, c’est avant tout la sienne. Le point d’orgue d’un processus qui durera une décennie. En 1966, Krügel arrive au chevet d’un 1.FC Magdebourg qui vient tout juste de descendre en DDR-Liga (deuxième division). Une saison plus tard, le club est de retour en Oberliga et se met à squatter les premières places de l’élite. Les premiers succès ne tardent pas à venir : ainsi, le FCM remporte le championnat en 1972 et soulève la FGDB-Pokal (Coupe d’ex-RDA) en 1973. Et, en 1974, Krügel emmène non seulement le club de Saxe-Anhalt jusqu’en finale de la C2 (en sortant notamment le Sporting CP du goleador Héctor Yazalde), mais surtout, remporte une nouvelle fois l’Oberliga avec une équipe qui a à peine 22 ans de moyenne d’âge !

Vidéo

« Krügel était beaucoup plus qu’un entraîneur pour nous, se rappelle Wolfgang Seguin. C’était un psychologue. Il nous connaissait par cœur, il savait ce qui nous intéressait. Il nous appelait par nos prénoms, mais il nous vouvoyait, pour nous montrer qu’on était importants. » Un entraîneur qui aimait vraiment ses joueurs, mais qui n’hésitait pas à se montrer intransigeant quand il le fallait. « Il était tout le temps sur Jürgen Pommerenke, rigole aujourd’hui Seguin. Il n’arrêtait pas de l’engueuler pour qu’il s’applique, parce qu’au fond, il savait ce dont il était capable. »

La Supercoupe d'Europe annulée


Jürgen Pommerenke, Wolfgang Seguin, le capitaine Manfred Zapf, le buteur Jürgen Sparwasser... Ce succès, c’est celui d’une bande de copains du même coin qui triomphe sur la scène européenne. Un peu comme les Lisbon Lions, cette équipe du Celtic qui a remporté la C1 en 1967 face à l’Inter. Sur les images d’archives, on peut lire toute la joie sur les visages de ces gamins qui déambulent en peignoir (pour les protéger de la pluie et du froid) dans De Kuip (la baignoire). Néanmoins, la joie n’est pas totale. Après tout, ce trophée européen (le seul de l’histoire de l’ex-RDA) a été conquis dans un stade vide. « C’est vraiment dommage, regrette légèrement Wolfgang Seguin. Les Néerlandais s’en foutaient, les Italiens ne voyaient pas l’intérêt de faire le déplacement, et les nôtres n’avaient pas le droit de venir. Seulement quelques centaines ont eu le privilège de faire le déplacement. Si tout le monde avait pu venir, on aurait débarqué à 50 000. » Il faut croire que le gouvernement d’ex-RDA avait quelques craintes. Notamment celle de voir certains de ses ressortissants fuir à l’Ouest.


Un gouvernement qui a vite pris les choses en main après la victoire : dans les vestiaires, il a été annoncé aux joueurs que leur prime de victoire reviendrait à la Fédération, pour améliorer les installations de l’équipe nationale. Par ailleurs, hors de question de faire la fête : tout se déroulerait à la maison, à Magdebourg, sauf pour les internationaux, qui devaient rejoindre leurs camarades en équipe nationale, pour la préparation au Mondial ouest-allemand. Une série de décisions qui n’a pas marqué tant que ça les joueurs de Magdebourg. Seule une les a vraiment chagrinés : l’annulation de la Supercoupe d'Europe face au FC Bayern Munich, le vainqueur de la C1. Officiellement, parce que les fédérations est et ouest-allemande n’ont pas trouvé de date pour cette rencontre. Officieusement, parce que le gouvernement de RDA ne voulait rien avoir à faire avec la RFA – et peut-être aussi pour éviter une potentielle humiliation de ses joueurs face à Maier, Beckenbauer, Müller et compagnie. « Ça, ça nous a vraiment rendus tristes, raconte Seguin. Mais on ne pouvait rien n’y faire. » Tant pis : les internationaux de Magdebourg se contenteront de la victoire 1-0 de la RDA face à la RFA en phase de poules de la Coupe du monde. Un but signé... Jürgen Sparwasser. Quand on pense aux années 1970, on fait référence aux succès de l’Ajax Amsterdam, du FC Bayern Munich, de Liverpool, voire ceux de Gladbach ou de Nottingham Forest. Il serait bien de se rappeler que 1974 a été l’année du 1.FC Magdebourg.

Par Ali Farhat
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