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Iago Aspas, le retour du druide

Dans une période sombre en championnat jusqu’à la fin de semaine dernière, le Celta de Vigo renaît de ses cendres grâce à un homme : Iago Aspas. Auteur d’un doublé fondamental contre Villarreal pour encore croire au maintien en Liga du club de son cœur, le capitaine apparaît aujourd’hui comme le guide spirituel du Celta.

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C’est l’histoire d’un garçon qui fait une promesse à son grand frère lors d’un repas de famille. « Tu verras, un jour, je serai aussi au Celta de Vigo et je ferai une meilleure carrière que toi ! » Ces paroles, Iago Aspas y croit dur comme fer au moment de s’adresser à l’aîné Jonathan, membre de la grande équipe du Celta composée de Savo Milošević, Alexander Mostovoï, Peter Luccin ou Sylvinho lors de la saison 2003-2004. À cette époque, le petit Iago a 15 ans et malgré ses six années de moins que le frangin, son assurance dans le verbe donne déjà le ton. Ado, ce fils de pêcheurs a très vite fait étalage d’un fort caractère. Têtu comme une mule, il est même parfois proche de la vanité, comme le montrent son goût pour les voitures coûteuses et l’art de flamber de manière générale.

Seize années plus tard, la promesse est accomplie. Le numéro 10 galicien s'est mué en héros, notamment à la suite de ces deux buts capitaux dans la course au maintien contre Villarreal, un adversaire direct (3-2). Auteur d’un tir topé sur le penalty vainqueur en fin de match, le capitaine embrasse l’écusson du club, sort sous les applaudissements de Balaídos et évite de lancer des fleurs trop tôt à ses coéquipiers. « Nous ne méritons pas ce public avec le spectacle que nous produisons. »

Recadrage celte et salé


Dur devant les journalistes, le joueur l'a également été dans les vestiaires, à la pause, alors que le Celta était mené 2-0. « Les murs du vestiaire ont tremblé, confie Pascual, un proche du club. Iago a poussé un coup de gueule, s’est mis à viser plusieurs joueurs de l’équipe, car c’était une situation d’urgence qui nécessitait de mettre certaines choses au clair. » Une mise au point visiblement essentielle, puisque le Celta revient avec un état d’esprit beaucoup plus conquérant en deuxième période et s’apprête à offrir une remontada inespérée à un public qui imaginait déjà l’équipe condamnée malgré des encouragements incessants.


Un miracle ? Non, juste la renaissance du guide pour le Celta de Vigo, orphelin de son maître à jouer depuis trois mois et demi, à cause d'une gêne au mollet. Malgré une condition physique pas encore au top, Iago Aspas ne souhaitait pas lâcher le Celta avant de le voir devant au tableau d’affichage. Résultat ? L’international espagnol plante deux pions vitaux, sort dans les arrêts de jeu sous une magnifique ovation... et se met à éclater en sanglots sur le banc de touche, avant d’aller féliciter le public local pour son soutien sans faille.

Une chapelle pour Iago Aspas


Un ouf de soulagement. Récemment, les Célticos broyaient du noir, avec un bilan de neuf défaites sur les onze derniers matchs de Liga, et leur leader emblématique en tribunes. Le retour en forme d’Aspas redonne de l’espoir aux supporters, qui vouent un véritable culte à leur attaquant. « Depuis samedi, le club a décidé d’improviser dans son musée une chapelle pour Iago Aspas, confesse Pascual. Il y a donc le Saint Iago Aspas, en grandeur nature avec des bougies à ses pieds et des offrandes. » Des tasses à café, des écharpes ou encore un chat chinois : tout est bon pour donner à l’esprit d’Aspas une forme supplémentaire. D’ailleurs, les comparaisons locales vont bon train : beaucoup de fans parlent désormais du « Lionel Messi de Vigo » . Rien que ça.


Est-il possible de placer d’ores et déjà Iago Aspas au rang du plus grand joueur de l’histoire du Celta de Vigo ? Sans aucun doute. Son bilan ? 123 buts marqués pour les siens depuis ses débuts au Celta, et des ailes divines qui commencent à lui pousser dans le dos. Au cœur d’une bataille politico-sportive avec le maire de Vigo pour offrir au Celta un avenir pérenne, le président Carlos Mouriño peut compter sur son avant-centre avant d’affronter Huesca ce mercredi, autre adversaire direct dans la course au maintien. Les supporters, eux, lui ont carrément écrit un morceau de rap pour le booster encore un peu plus. Leo Messi peut-il en dire autant ?

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Par Antoine Donnarieix Propos de Pascual recueillis par AD.
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