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  1. // Angleterre – Premier League – 14e journée – Arsenal/Hull City

Hull City, c'est quoi ce drôle de pataquès ?

Un président sans tact qui décide du jour au lendemain de bouleverser l’identité d’un club qu’il a sauvé de la faillite, des supporters entêtés qui protestent contre ce changement brutal pris sans concertation, des invectives qui viennent gâcher d’inespérées performances sportives… Bienvenue à Hull City, futur Hull Tigers, où se joue en ce moment même un combat hautement symbolique entre tradition et modernité.

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Depuis le mois d’août dernier en Angleterre, mais pas seulement, Hull City est sous le feu des projecteurs médiatiques. Ce club n’a pourtant pas grand-chose de sexy ni de rock’n’roll. Il fêtera ses 110 ans d’existence l’an prochain et son palmarès reste pour l’instant désespérément vierge. Sans grand intérêt au-delà des frontières du Yorkshire, il était néanmoins parvenu à se faire remarquer une première fois dans sa longue histoire en 2008, lorsque l’équipe alors emmenée par l’entraîneur Phil Brown était parvenue à obtenir une montée historique en Premier League. Le maintien en élite durera péniblement deux saisons, avec notamment un certain Bernard Mendy dans l’effectif. Au printemps 2010, c’est l’inévitable relégation en Championship. Et avec elle, des soucis financiers qui durent quelques mois, jusqu’à ce qu’un généreux bienfaiteur vienne injecter de la fraîche dans la comptabilité et de l’espoir dans le cœur des supporters. D’autant plus que le gazier est connu dans le coin : il s’agit d’Assem Allam, un Égyptien septuagénaire arrivé dans le Yorkshire pour les études et qui n’en est jamais reparti, faisant fortune dans l’industrie manufacturière. Après deux saisons relativement décevantes qui se terminent dans le ventre mou de la D2 anglaise, Hull City décroche la remontée en Premier League, la troisième, au printemps dernier, sous les ordres du nouvel entraîneur Steve Bruce (ex-Wigan et Sunderland).

Les supporters « peuvent mourir quand ils veulent »

On en est donc là cet été à Kingston-upon-Hull, tout à la joie de fêter ce retour parmi les grands, quand le boss déclare publiquement en août vouloir changer le nom du club. Il souhaite passer de « Hull City Association Football Club » – appellation existant depuis les débuts en 1904 – à « Hull City Tigers » d’abord, puis à « Hull Tigers » par la suite. Littéralement, les Tigres de Hull. Un terme qui sonne plus sports ricains que football, mais qu’il justifie par une stratégie visionnaire et ambitieuse. « Le terme Tigers donne une image de puissance et sera utilisé sur les marchés internationaux pour attirer intérêt et attention » , explique-t-il alors. D’après lui, l’ancien nom est trop commun, trop fade. D’ailleurs, toujours selon lui, ces changements devraient se généraliser dans les années à venir. Assem Allam va même jusqu’à suggérer aux dirigeants de Manchester City de renommer le club en « Manchester Hunter » – le chasseur de Manchester… La déclaration choque, même si le changement de nom ne doit intervenir qu’à l’issue de l’actuelle saison. Elle choque d’abord et surtout car elle a été prise sans aucune concertation ni consultation. Personne ne doit venir interférer dans les décisions du boss, il gère son business comme il l’entend et il se moque complètement des protestations d’une partie des supporters, réunis autour du slogan « City till we die » (City jusqu’à ce que nous mourrions). Dimanche, lors de la victoire à domicile face à Liverpool (3-1), une partie des tribunes a chanté ce même slogan, qui apparaissait aussi sur une banderole, provoquant la furie d’Assem Allam. « Ils peuvent mourir quand ils veulent, du moment qu’ils quittent le club et laissent la majorité du public profiter du bon football que nous leur proposons » , a-t-il réagi, traitant les protestataires de « hooligans » , bien que la démarche ait jusqu’ici toujours été pacifique.

À quand les Lionceaux de Sochaux ?


L’attitude de l’homme d’affaires égyptien manque clairement de tact. Pourquoi agit-il avec autant de mépris vis-à-vis des propres supporters du club ? Pourquoi refuse-t-il d’admettre que ce changement de nom vient bousculer la tradition et l’identité même du club ? Par méconnaissance, certainement, a répondu lundi Steve Bruce en conférence de presse. Un peu gêné par la situation actuelle, l’entraîneur s’est engagé à discuter avec son supérieur pour essayer de lui faire comprendre qu’on ne bouscule pas comme ça plus de 100 ans d’histoire. C’est vrai que c’est dommage d’avoir à ce point froissé les fans par cette absence totale d’écoute et de compréhension, alors qu’il n’y a pas non plus de drame immense à vouloir appuyer sur le côté « Tigers » , étant donné que c’est le surnom de l’équipe depuis plusieurs décennies déjà, rapport aux couleurs orange et noire du maillot. En gros, c’est un peu comme si Loïc Féry voulait renommer son club les Merlus de Lorient, Michel Seydoux les Dogues de Lille ou Laurent Pernet les Lionceaux de Sochaux. Un choix pas très heureux, mais pas non plus totalement hors-sujet. Et puis c’est aussi dommage qu’Hull City fasse actuellement surtout l’actu pour ce pataquès, alors que les joueurs se démènent pour obtenir d’inespérés bons résultats en Premier League. Annoncée parmi les favoris à la descente en fin de saison, la bande à Steve Bruce – composée pour majorité d’anonymes d’où émergent quand même l’ex-Spurs Tom Huddlestone et l’ex-ETG Yannick Sagbo – occupe actuellement une belle 10e place, avec 7 points d’avance sur la zone rouge. Victorieuse de Liverpool dimanche à la maison, elle aimerait profiter ce soir de ce match face au leader Arsenal pour essayer de créer un nouvel exploit. Ce serait autant l’occasion de continuer à gratter des points qu’une manière d’oublier un peu la polémique actuelle.

Par Régis Delanoë
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