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Hinteregger, l'anti-langue de bois

Martin Hinteregger n’est pas du genre à garder sa langue dans sa poche. Son franc-parler a déjà forcé plusieurs de ses transferts. Le dernier date de cet hiver, lorsqu'il quitte Augsbourg pour l’Eintracht Francfort, avec lequel il s’éclate en Ligue Europa.

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Avec ses 51 matchs européens au compteur, Martin Hinteregger est le joueur francfortois qui a la plus grosse expérience continentale. Du haut de ses 26 ans, le défenseur central autrichien est en train de kiffer une saison un peu particulière : l’hiver dernier, il se battait contre la relégation avec Augsbourg et depuis le mois de février, il participe à l’épopée européenne de l’Eintracht. Une belle revanche pour cette grande gueule à la tignasse blonde. Car sur les bords du Main, le franc-parler qui a fait sa réputation ne semble pas lui porter préjudice. En tout cas, pour l’instant.

Partir pour mieux rebondir


Pour comprendre ce retournement de situation pas forcément désagréable, il faut remonter au 26 janvier dernier. Ce jour-là, Augsbourg se fait sécher 2-0 par Mönchengladbach et Martin Hinteregger se lâche dans la foulée au micro du Bayerischer Rundfunk : « Je ne vois pas vraiment d’amélioration, depuis un an, la progression va vers le bas. [...] Je ne peux rien dire de positif ni de négatif [sur l’entraîneur]. Je ne suis même pas sûr de savoir quelle est notre tactique. » La sanction ne se fait pas attendre : Hinteregger, dont le contrat avec Augsbourg court jusqu’en juin 2021, est prêté dans la foulée à Francfort contre la coquette somme de 800 000 euros. Son avenir sous la houlette de Manuel Baum, le technicien augsbourgeois, semble compromis, pour ne pas dire complètement barré. L’Eintracht a-t-il hérité d’un (coûteux) cadeau empoisonné ? Pas vraiment, à en croire son entraîneur Adi Hütter : « On remarque qu’il est soulagé et de nouveau libre dans sa tête. Ce qui permet de voir quel super joueur il est. » De quoi lui prêter l’assurance d’un avenir chez les Adler ? « Ce sera une question de clause libératoire. Augsburg ne nous l’offrira pas » , reprend Hütter.


Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois que ce scénario mouvementé se produit pour Martin Hinteregger. Dans son pays natal, l’international autrichien a servi sous les couleurs du RB Salzbourg pendant dix ans, des U15 jusqu’en équipe première. C’est à cette époque qu’il commet sa première sortie, l’intéressé s’en rappelle bien : « C’était en 2012. On était sur une bonne série, mais l’Austria Vienne était sur nos talons. J’ai alors dit : "Ils vont finir par se chier dessus." C’est là que j’ai remarqué pour la première fois la réaction qui suit ce genre de déclaration. Même si tout le monde pensait exactement la même chose. » Le voilà fiché. Trois ans plus tard, il devient tricard, lorsque, après une énième élimination en barrage de Ligue des champions, il compare la tactique de son entraîneur de l’époque Peter Zeidler au « niveau d’un championnat scolaire. » Puis, lorsqu'il refuse un transfert vers le club-filiale de Leipzig, par fidélité pour Salzbourg et son public. Là encore, les mots sont durs : « La manière dont Leipzig détruit Salzbourg n’est pas belle à regarder. » Prêté malgré tout en Allemagne – mais à Mönchengladbach – pour une demi-saison, Hinteregger découvre un nouveau monde, plus libre, plus relevé, dans lequel il peut pleinement poursuivre sa progression. C’est à Augsbourg qu’il s’épanouira le plus, avant l’incartade de janvier qui l’a poussé vers la sortie.

Fan des années 1980


Et le pire dans toute cette histoire, c’est que Hinteregger s’en fout. Mieux encore, il parvient toujours à passer entre les mailles du filet, à une époque où l’aseptisation des propos domine le discours de ses coreligionnaires. Une situation qu’il tient pour acquise et décrit avec l’air fataliste : « Si chaque footballeur disait ce qu’il pense après un match au lieu des phrases convenues, ce serait marrant. Et sûrement plus intéressant. Mais on en est à un stade où ça n’arrivera plus. » Lui qui, au début de sa carrière, était « jeune et con » – comprenez, capable de passer un contrôle de sécurité à l’aéroport avec un sac de chasse sur le dos contenant des cartouches vides – se plaît à entretenir cet aspect de joueur en marge de la meute. Inutile de chercher ses stories sur Instagram, il a troqué ce smartphone qui lui bouffait trop de temps contre un bon vieux téléphone à clapet. Et n’a dû faire marche arrière que sous la contrainte, parce que toutes les infos du groupe s’échangeaient sur Whatsapp. Mais ça, c’était à Augsbourg. Depuis, le portable à l’ancienne est de retour au fond de sa poche.


« Je ne suis pas le footballeur professionnel qui parade. Il faut aussi qu’il y ait des joueurs qui ne soient ni parfaits ni ponctuels. Cela fait partie d’une équipe » , résume-t-il. Quand on lui demande à quelle époque il aurait été le plus heureux, il répond sans hésiter : dans les années 1980. « Les joueurs avaient encore une sphère privée en ce temps-là. On pouvait se déchaîner sans que ce ne soit photographié ou que l’on en fasse toute une histoire. C’est bien dommage que tout cela ne soit plus possible aujourd’hui. Tu ne peux plus être normal. Cela fait longtemps que l’on ne regarde plus ce qui compte vraiment : le terrain et le football. Ce qui compte de plus en plus, c’est l’argent. » Et quand on lui fait remarquer qu’il aurait nettement moins gagné il y a quarante ans, la réponse est toute trouvée : « L’argent n’aurait pas été un problème. [...] J’aurais volontiers mené une vie plus amusante et plus authentique. Et puis à l’époque les joueurs étaient loin de seulement gagner le minimum pour survivre. » Vous pensiez que l'adage against modern football était incompatible avec un footballeur moderne ? Vous aviez tort. Vraiment tort.

Par Julien Duez Propos recueillis par Sportbild, Kicker et tirés de conférences de presse.
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