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Hernanes, un départ qui en dit long

C’est peut-être le gros coup de ce mercato en Italie. Hernanes est désormais un nouveau joueur de l’Inter. Le Brésilien quitte la Lazio, et laisse derrière lui des tifosi dépités non seulement par son départ, mais aussi par tout ce que celui-ci signifie. Explications.

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Un transfert peut parfois signifier bien plus qu’une simple transaction entre deux clubs. Vendredi soir, Hernanes a dit oui à l’Inter. Les sites italiens ont repris en masse la photo de lui, souriant, avec l’écharpe de l’Inter. Le premier vrai grand coup d’Erick Thohir à la tête du club nerazzurro. Un coup qui se chiffrerait entre 16 et 18 millions d’euros. À regarder juste cette image du joueur avec sa nouvelle écharpe, on pourrait croire à un happy end. Ou plutôt, aux débuts heureux d’une nouvelle aventure. Il n’en est rien. Appuyons sur la touche Rewind. Jeudi, Hernanes est encore un joueur de la Lazio. Il se présente le matin à l’entraînement, mais certains supporters sont inquiets. L’un d’eux interpelle Onazi, le milieu de terrain nigérian, qui les rassure : « Il reste. » Faux espoir. Quelques heures s’écoulent, l’entraînement se termine, et Hernanes quitte le centre sportif de Formello à bord de sa voiture. Il s’arrête pour se prendre en photo avec des tifosi. Mais lorsque l’un d’eux lui lance : « Ne pars pas, Prophète » , le joueur fond en larmes. Des vraies larmes sincères, comme on n’a plus l’habitude d’en voir dans le football actuel. Et de fait : la vidéo du Prophète en larmes est visionnée plus d’un million de fois en une journée sur Internet. À Rome, les larmes du milieu de terrain brésilien provoquent une véritable révolte. Les supporters en sont convaincus : c’est le président du club, Claudio Lotito, qui a forcé Hernanes à partir à l’Inter, comme Cragnotti, il y a dix ans, avait forcé Nesta à partir au Milan AC pour sauver le club de la faillite. Ils tentent par tous les moyens d’empêcher ce transfert, en se rendant notamment en bas de chez Lotito pour lui hurler toute leur haine. En vain. Vendredi soir, Hernanes est officiellement transféré à l’Inter. Un coup de poignard.

« J’allais quitter les tifosi que j’aime »

Il pourrait s’agir d’un transfert parmi tant d’autres. Après tout, depuis le début de la saison, Hernanes est plutôt mauvais. Il a souvent été relégué sur le banc, et les supporters plaisantaient même en disant que « le vrai Hernanes était resté au Brésil cet été et que c’est son cousin qui est venu le remplacer » . Même si, lors des dernières semaines, le joueur avait montré des signes de réveil, avec notamment un but décisif sur la pelouse de l’Udinese à la dernière minute de jeu, et une prestation XXL lors du match nul contre la Juventus. Non, le vrai problème n’est pas là. Le vrai problème, c’est que les tifosi de la Lazio se sentent aujourd’hui floués. Pourquoi Hernanes a-t-il décidé de partir ? La réponse a été donnée par le Prophète lui-même, lors d’une toute dernière interview accordée à la radio de la Lazio. « Quand je suis arrivé à Rome, je voulais tout gagner. Je rêvais même de remporter le Scudetto. En mai dernier, nous avons gagné la Coupe d’Italie face à la Roma, un moment inoubliable, le plus beau de ma carrière. Mais j’ai compris que ce trophée était le maximum que je pouvais espérer ici » , détaille-t-il.

Un aveu dur à avaler pour les tifosi, si l’on considère qu’au fond, l’Inter n’est pas franchement mieux lotie que la Lazio, puisque le club nerazzurro ne compte actuellement que cinq points d’avance au classement. Et que la dernière confrontation entre les deux clubs, il y a trois semaines, s’est soldée par une victoire laziale. La vérité, donc, ce n’est pas que le président Lotito a forcé Hernanes à partir. Le joueur a décidé lui-même d’accepter un autre challenge, à cinq mois d’une Coupe du monde qu’il ne veut en aucun cas manquer. Alors, pourquoi des larmes au moment de partir ? Des larmes de crocodile ? Non, selon le joueur. « J’ai pleuré parce que la transaction entre les deux clubs étaient en train de se concrétiser, et j’ai compris que j’allais vous quitter. J’allais quitter Rome, l’endroit que j’aime, les tifosi que j’aime, le peuple que j’aime. » Les larmes de celui qui quitte sa campagne avec une boule au ventre, tout en sachant que c’est la meilleure décision pour son avenir. Et c’est bien là le plus dur à accepter pour ceux qui l’ont encouragé pendant trois ans et demi. Parce que ce départ, évidemment non remplacé par une arrivée digne de ce nom, semble marquer la fin définitive des ambitions laziales.

Des départs, mais rarement des arrivées

Lorsqu’il débarque à Rome, en juillet 2010, Hernanes est accueilli comme un roi. Comme un prophète. La Lazio sort d’une saison où elle a frôlé la relégation, et il faut désormais écrire un nouveau chapitre. La Lazio a fait de gros efforts pour recruter le Brésilien, qui était convoité par d’autres grands clubs européens. C’est le signe que le club laziale peut encore séduire des grands joueurs. De fait, avec Hernanes, plus rien ne sera comme avant. Le Prophète prend l’équipe sur ses épaules et, avec Edy Reja aux manettes, l’emmène à la cinquième place de Serie A. L’année suivante, même ritournelle. La Lazio termine cette fois-ci quatrième, et Hernanes confirme ses excellentes prestations. Il est le phare d’une équipe dont le noyau dur est désormais composé de Klose, Mauri, Dias, Radu, Ledesma et Marchetti. L’an dernier, ce groupe, désormais entraîné par Petković, se surprend même à venir lutter pour les premières places du classement. Au mois de janvier, il y a tout juste un an, la Lazio se retrouve même à la deuxième place, à trois points, seulement, de la Juve. Il suffirait alors d’un petit effort sur le marché des transferts pour que l’équipe, encore en lice sur tous les tableaux, soit véritablement compétitive. Au final, rien. Seul l’inconnu Pereirinha et Louis Saha débarquent à Rome. Et encore, le Français est recruté uniquement parce que Klose se blesse début février.

En mai, la Lazio remporte donc la Coupe d’Italie. Un accomplissement pour Hernanes, qui dit alors « vouloir gagner encore plus avec la Lazio » . Suite à l’historique victoire face à la Roma, l’enthousiasme est à son apogée dans le camp laziale. Là encore, il suffirait de quelques recrues bien senties pour que les supporters se remettent enfin à croire en leur équipe. Résultat : Lotito et son acolyte Igli Tare font signer Biglia, Perea, Felipe Anderson, Vinicius, Elez et Novaretti, tandis que Kozák, Diakité, Rozzi et Zárate se barrent. Un renforcement ? Pas franchement. Et il suffit de voir le onze aligné par Reja (de retour sur le banc à la place de Petković) lors des dernières semaines pour s’en convaincre : parmi son équipe type, aucune nouvelle recrue, hormis peut-être Biglia. Mais une chose est sûre : chaque mercato est une nouvelle désillusion pour le peuple laziale qui, à chaque fois, espère que son équipe va se renforcer, et se retrouve lésé chaque 31 août et 31 janvier.

Or, depuis le début de la saison, l’équipe galère et tout le monde a bien compris qu’il y avait besoin de renforts. À commencer par Reja qui, dès son retour, promet : « Oui, des renforts vont arriver.  » On a annoncé Matri, Cannavaro, Quagliarella, Ranocchia. Finalement, les deux seules recrues se nomment Hélder Postiga et Kakuta, tandis que Floccari, Sculli et Hernanes ont mis les voiles. Le foutage de gueule de trop pour les tifosi. Vendre Hernanes si le joueur souhaitait partir est une chose. Mais derrière, il fallait réinvestir la somme pour recruter au moins un défenseur central ou un latéral (puisque Konko et Radu sont toujours blessés) et un vrai attaquant capable de remplacer Miro Klose. Encore une fois, comme pratiquement toujours depuis 2004 (date de l’arrivée de Lotito), rien n’a été fait. Et cette fois-ci, les supporters ont perdu patience.


La goutte d’eau

En effet, depuis son arrivée à Rome, Claudio Lotito ne s’est pas franchement fait des amis. Lui qui a sauvé le club d’une faillite certaine a prouvé, au fil des années, qu’il était un très bon gestionnaire (la Lazio avait 150 millions d’euros de dettes à son arrivée et est aujourd’hui en bilan positif) mais, à l’inverse, un très mauvais président. Un président qui ne sait pas faire rêver, un président qui a fait perdre son âme au club romain. Une bonne partie des supporters le déteste et souhaite son départ. L’autre partie continue de le défendre en affirmant qu’il a sauvé le club, et que, malgré tout il est le deuxième président à avoir le plus gagné dans l’histoire de la Lazio, derrière Sergio Cragnotti (deux Coupes d’Italie, une Supercoupe d’Italie et une qualif en C1 pour lui). Mais ce mercato hivernal 2014, et notamment le départ de Hernanes, semble avoir été la goutte d’eau même pour ces supporters fidèles. Nombre d’entre eux appellent tous les tifosi laziali à ne plus se rendre au stade tant que Lotito sera à la tête du club. Bonne ambiance.

Au beau milieu de tout ce marasme, donc, le championnat reprend cet après-midi. La Lazio, sans Hernanes, se déplace chez le Chievo. L’Inter, avec Hernanes (il ne pourra pas être aligné car son contrat a été déposé après 22h, mais il sera bien du déplacement avec l'équipe), se déplace à Turin pour y affronter la Juve. Peut-être encore des signes du destin. L’an dernier, c’est justement au cours du déplacement sur la pelouse du Chievo que Hernanes avait réalisé son meilleur match avec la Lazio. Il avait inscrit un doublé, dont une chevauchée folle ponctuée par un missile sous la barre. En revanche, et même s'il n'aura pas l'occasion de l'affronter cette fois-ci, la Juventus demeure la seule grande équipe italienne contre laquelle le Prophète n’a jamais marqué. Pour les deux clubs, et pour le joueur, c’est donc une nouvelle page qui s’écrit à partir d’aujourd’hui. Mais pour la Lazio, il sera difficile de trouver de l’inspiration pour la remplir.

Par Eric Maggiori
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