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Henrik Larsson, roi déchu d’Helsingborgs

Helsingborgs manque à l’appel de la nouvelle saison d’Allsvenskan qui débutait le week-end dernier, et l’image d’Henrik Larsson, ex-entraîneur du club et légende locale, en ressort sérieusement ternie.

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Catherine Ringer avait bougrement raison. En général, les histoires d’amour finissent mal, et celle entre Henrik Larsson et Helsingborgs ne déroge pas à la règle. Les images du divorce ont parcouru la toile en long en large et en travers. Alors qu’Halmstad vient d’expédier Helsingborgs en seconde division suédoise à la suite d'un barrage retour des plus homériques, une vingtaine d’excités cagoulés appartenant au Södra Stå, pourtant pas réputés parmi les fans les plus virulents du pays, descendent sur la pelouse ivres de colère. Face à eux se tient l’entraîneur, Henrik Larsson, seul, bien déterminé à s’initier sans filet au MMA avant que le nombre ne l’en dissuade. Le fiston, Jordan, buteur pendant la rencontre et ressorti des vestiaires aider le papa, se voit contraint de retirer son maillot par ces mêmes individus. Dans la foulée, père et fils quittent le club. Jordan file au Nec Nijmegen, Henrik en congé forcé.

Part-time buteur


L’idylle débute en 1992, quand les supporters découvrent avec les yeux de l’amour le jeune métis aux dreadlocks blondes. Après avoir brillamment alterné entre la conduite de l’attaque d’Högaborg – autre club de la ville végétant en troisième division – et des chariots élévateurs d’un entrepôt d’emballage de fruits, Larsson découvre l’antichambre de l’élite dans le club phare de la ville, qui plus est aux côtés de son idole Mats Magnusson, fraîchement revenu de cinq saisons au Benfica. « Je le connais depuis qu’il a cinq ou six ans, car nous venons tous deux d’Högaborg. Nous avons commencé à jouer ensemble en juillet 92 et le club est monté en novembre. Avec Henrik, nous restions travailler devant le but après l’entraînement. Je crois lui avoir beaucoup appris et il ne m’a jamais battu dans nos petits concours » , sourit-il. Les deux larrons marquent soixante-cinq buts, dont cinquante pour l’élève dans une Allsvenskan devenue trop petite pour lui.

Henke est un sentimental, et celui qui, entre-temps, est devenu le « Magnificient Seven » au Celtic revient à ses premières amours en 2006. Le canard local Helsingborgs Dagblad se rebaptise « Henkeborgs Dagblad » l’espace d’une journée, histoire de saluer le retour de l’être aimé. Si le meilleur attaquant suédois du XXIe siècle est prêté à Man U pendant l’intersaison en Suède, celui-ci refuse de prolonger son séjour dans le Lancashire afin d’honorer la promesse faite de rester à la maison. Trois saisons, plus de cinquante buts toutes compétitions confondues et une coupe de Suède plus tard, Henke raccroche les crampons et son numéro 17 est retiré des jeux de maillots du club.

Caractère de cochon et anathème


Larsson embrasse illico presto la carrière d’entraîneur en apprenant sur le tas. Après des débuts quelconques chez le rival Landskrona, il parvient à maintenir le rikiki Falkenberg en première division. Un exploit qui ne laisse pas insensibles ses anciens clubs, et notamment le Celtic à la suite du départ de Gordon Strachan. Mais c’est à Helsingborgs qu’Henke décide de revenir poser ses valoches, laissant les Bhoys en proie aux excentricités du Norvégien Ronny Deila. La présence de sa progéniture peaufinant sa formation n’est d'ailleurs sans doute pas étrangère à ce choix. La tâche s’annonce ardue, puisque Helsingborgs, champion en 2011, n’a pas retenu les leçons du passé et doit se séparer de ses meilleurs joueurs à la suite des dépenses inconsidérées d’après-titre. Enfilant à la fois les casquettes d’entraîneur, directeur sportif et manager général, Larsson doit composer avec les moyens du bord et termine la saison 2015 en milieu de tableau. De quoi accroître la pression sur l’inexpérimenté grand manitou. Une pression qui se ressent sur son comportement après un début de saison 2016 mitigé. «  Il est devenu très hostile envers les médias. Aussi, il défendait publiquement l’équipe, mais d’après ce que j’ai compris en discutant avec un ou deux joueurs, ce n’était pas le cas en privé. En Suède, nous sommes habitués à un management assez doux et Larsson est différent. Il n’y avait pas d’harmonie dans l’effectif et il en est responsable » , accuse Johan Flinck, journaliste suivant particulièrement Helsingborgs pour le quotidien Aftonbladet. Sans rancune, Tomer Chencinski, gardien canadien pourtant relégué au rang de doublure en cours de saison, se montre moins pourfendeur : « Peut-être qu’un ou deux joueurs étaient mécontents de ne pas jouer et cela s’est transformé en : "Tout le monde déteste Larsson." La vérité est que nous étions unis pour éviter la relégation, mais n’y sommes pas parvenus. »


« Quand tu joues mal, tu es atteint mentalement. Tu te procures des occasions et au lieu d’aller au fond, ça tape le poteau et ça sort. C’est étrange, Helsingborgs a été promu vingt-quatre ans et onze jours après être descendu, et relégué vingt-quatre ans et treize jours après notre remontée » , évoque, quant à lui, Mats Magnusson, pour qui la poisse n’a plus aucun secret depuis sa rencontre avec la malédiction de Béla Guttman du côté de Lisbonne. Cependant, les supporters n’ont que faire des explications, rationnelles ou non. Les iconoclastes ont brûlé les posters du roi Henrik et les plus superstitieux savent déjà qu’ils vont devoir s’armer de patience avant de voir leur club fétiche jouer à nouveau dans la même cour que Malmö ou AIK. Dans vingt-quatre ans selon la prophétie, avec Jordan Larsson aux commandes.



Par Grégory Sokol Tous propos recueillis par GS.
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