Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 11 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // West Ham

Haller, un pas en arrière ?

Après deux ans passés dans la Hesse, Sébastien Haller (25 ans) a donc quitté l’Eintracht Francfort contre un chèque de 40 millions d’euros. Son futur s’écrit désormais sur les rives de la Tamise, à West Ham. Un transfert financièrement intéressant pour les Adler et sportivement savoureux pour les Hammers. Mais pour Haller lui-même ?

Modififié
En dehors d’une Supercoupe d’Italie glanée en 2018 avec la Lazio, le palmarès européen de Felipe Anderson se résumait au transfert le plus cher de l’histoire de West Ham : 38 millions d’euros, déboursés par les Hammers auprès du club romain pour s’attacher les services de l’attaquant brésilien. Ce mercredi, le record est officiellement tombé, la faute à un gamin de Ris-Orangis nommé Sébastien Haller. La nouvelle était connue depuis la veille, la visite médicale a officiellement scellé le deal : l’ancien Auxerrois est venu casser le record de Felipe Anderson, pour douze petits millions supplémentaires (50 millions). Et les premiers à s’en féliciter, en dehors du service compta de l’Eintracht Francfort, ce sont évidemment les supporters londoniens.

Au top pour remplacer un flop


Ces derniers ont en effet trouvé un remplaçant de choix à Marko Arnautović, parti en trombe pour la Chine après un bilan mitigé (22 buts et douze assists en 65 rencontres, toutes compétitions confondues) sous le maillot des Hammers, qu’il a porté durant deux saisons. Dans le même temps, Haller s’est révélé aux yeux de toute l’Europe en terminant deuxième meilleur buteur de son club (quinze réalisations, auxquelles il faut ajouter dix passes décisives), derrière un certain Luka Jović (dix-sept buts), parti lui aussi du nid des Adler, mais pour le Real Madrid, un club dont les posters tapissaient la chambre du Serbe lorsqu'il était enfant.


Sébastien Haller dormait-il sous des affiches de Marc Keller, Trevor Sinclair ou Eyal Berkovic lorsqu'il vivait encore chez ses parents à Ris-Orangis ? Pas sûr. N’empêche que l'Essonnien a déclaré que devenir le joueur le plus onéreux de l’histoire d’un club « signifiait beaucoup pour [lui]. » West Ham semble avoir voulu jouer la carte de la relation longue, puisque Haller a paraphé un contrat de cinq ans, plus un en option. « J’ai senti leur envie de m’avoir et je suis très heureux de signer. C’est un club ambitieux et sympathique. Londres est une belle ville et les fans sont très chouettes aussi. » Ambitieux, certainement. Sympathique, pourquoi pas. Mais européen, non.

Chercher à qui profite le crime


C’est justement là que le bât blesse. La saison dernière, West Ham a péniblement terminé dans le ventre mou de la Premier League, pendant qu’à quelques centaines de kilomètres, l’Eintracht s’éclatait en Ligue Europa et en Bundesliga, avant de se faire éliminer dans le dernier carré et de décrocher le dernier ticket pour la prochaine C3 au buzzer. Aujourd’hui, Ante Rebić est le dernier survivant d’une ligne d’attaque qui comptait parmi les plus séduisantes du Vieux Continent. Et encore, le nom du Croate serait toujours sur les tablettes de l’Atlético de Madrid et de l’Inter à l’heure actuelle. Difficile donc, de comprendre ce qui a pu motiver la direction francfortoise à liquider aussi rapidement son joyau. Hormis, évidemment, les 110 millions déboursés par le Real et West Ham pour s’acquitter les services de Jović et Haller. Sur le plan comptable, l’opération est excellente, puisque les deux n’ont coûté que sept millions d’euros chacun à leur arrivée. Sur le plan sportif en revanche, pas sûr que Gonçalo Paciência et Dejan Joveljić suffisent à pallier leur départ.


De là à parier sur une saison blanche à venir pour l’Eintracht, il n’y a qu’un pas. Idem pour le choix de la destination de Sébastien Haller. On serait tenté d’imaginer que ce dernier a été gentiment poussé vers la sortie afin de remplir les caisses de son désormais ex-club, le tout en échange d’un de ces gros salaires dont n’importe quel club anglais moyen s’est fait une spécialité. Néanmoins, difficile de ne pas parler de régression dans son cas. Passer du haut de tableau de la Bundesliga au ventre mou de la Premier League ne peut être considéré comme une progression sportive. Et rien n’indique que traverser la Manche soit la recette miracle pour se faire remarquer par Didier Deschamps et son staff. Pour cela, peut-être aurait-il mieux valu continuer de marquer le championnat allemand de son empreinte. Mais peut-être également que Sébastien Haller n’avait pas toutes les cartes en main pour écrire la suite de son histoire comme il l’entendait. Et c’est bien dommage.

Par Julien Duez
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article