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Gutiérrez : « Il n'y avait pas de dépendance à Messi en 2010 »

Présent parmi les vingt-trois Argentins convoqués pour le mondial 2010, Jonás Gutiérrez a vécu l’évolution de Diego Maradona en tant qu’entraîneur de l’Albiceleste et la gifle reçue contre l’Allemagne. Dix ans plus tard, le milieu de terrain dresse l’autopsie d’une équipe pleine de talent, mais punie par son manque de rigueur.

Pour comprendre cette Coupe du monde 2010 de l’Argentine, il faut s’intéresser aux deux victoires déterminantes en quatre jours lors des éliminatoires contre le Pérou au Monumental (2-1) et l’Uruguay à Montevideo (1-0). Tu as vécu ces deux matchs dans la peau d’un titulaire. Qu’est-ce que tu peux nous dire sur ces deux matchs ?
C’était une situation difficile, car beaucoup d’équipes étaient dans un mouchoir de poche. Sans ces deux matchs-là, nous n’étions pas dans les équipes qualifiées au mondial. La vérité, c’est que nous attendions avec anxiété ce match face au Pérou, car on savait tous que ce match avait une importance capitale. Une fois que le match démarre, tu es embarqué dans ce tourbillon. Nous avons bien souffert pour faire la différence, car nous n’arrivons pas à mettre en danger notre adversaire. Higuaín marque en deuxième période, et là nous prenons tout de suite la pression adverse. Ils finissent par égaliser juste avant le temps additionnel... Le but de Palermo dans les dernières secondes est sorti de l’âme de l’Argentine, c’était un soulagement énorme. Cela nous a apaisés avant le match en Uruguay, car un match nul nous permettait d’au moins disputer le barrage. Il y avait une pression du résultat, mais elle était moins intense.




Après le match, Diego Maradona avait eu des mots très incisifs envers la presse argentine, avec son fameux « que la chupen » ( « sucez-la » , en VF). À quel point avez-vous ressenti cette pression locale ?
Il y a toujours des critiques en Argentine. Ici, nous sommes un pays qui donne une importance sociétale au football et parfois, les analyses peuvent aller au-delà du terrain sportif. Quand cela se passe et encore plus quand cela concerne Diego Maradona, il y a forcément un retour de bâton derrière. Diego souhaite toujours bien mettre les choses bien au clair plutôt que de laisser place au malaise, c’est une personne habituée à vivre de cette manière-là. Toute sa vie, il a dû répondre aux analyses parfois méchantes que les gens pouvaient avoir autour de sa personne. Sa signature, c’est de répondre par cette forme d’insolence et tout le monde s’en accommode. La sélection nationale était d’ailleurs la première à en bénéficier, car il nous protégeait de cette spirale médiatique parfois néfaste. Diego sait absorber toute cette pression pour laisser à ses joueurs leur liberté d’expression sur le terrain.



« Diego avait ses préférences, il a assumé ses choix. Parfois, tu peux faire des appréciations censées vues de l’extérieur, mais le ressenti peut être différent une fois que tu es à l’intérieur. »
Malgré des critiques parfois violentes, il faut reconnaître qu’il y avait quand même un gros problème pour imposer vos idées et votre domination à ce moment-là...
Oui, mais cela n’était pas dû à l’incompétence de tel joueur ou entraîneur. Durant ces éliminatoires, l’Argentine a connu un changement de sélectionneur national avec le départ d’Alfio Basile (en octobre 2008, N.D.L.R.) et l’arrivée de Diego dans la foulée. Être sélectionneur, c’est passer une semaine avec des convoqués à peu près tous les deux mois. En clair, il devient encore plus difficile de nouer des relations de manière rapide et sereine pour parvenir à développer un jeu attractif. Et je ne parle même pas des éventuelles blessures... Diriger une sélection nécessite un temps d’adaptation, tout ne peut pas se faire en quelques mois.

Les mois passent, et la liste de Maradona pour le mondial est dévoilée. À respectivement 36 ans et 35 ans, Martin Palermo ou Juan Sebastián Verón sont retenus tandis que des tauliers comme Javier Zanetti ou Esteban Cambiasso ne sont pas convoqués. De ton côté, tu étais assez serein d’apparaître dans la liste ?
Tu parles, j’étais dans l’attente ! Je pouvais m’imaginer être appelé, car je savais que j’avais fait mes preuves, mais je n’avais vraiment aucune certitude. Quand les noms sont sortis, j’étais très heureux, car cela représentait la récompense de beaucoup de travail. Intégrer l’équipe nationale avec autant de concurrence à ce niveau, c’est exceptionnel. L’entraîneur avait fait son choix, j’étais content de faire partie de l’équipe et je me suis dit que nous devions faire de notre mieux pour justifier la confiance que Diego avait placé en nous.

Mais ça ne te faisait pas bizarre d’être convoqué, alors que Javier Zanetti, champion d’Europe avec l’Inter, n’était pas dans les plans de Diego ?
Très franchement, je n’y faisais pas attention. J’ai joué dans le couloir en tant que milieu de terrain, puis je suis descendu en défenseur latéral, car Pablo Zabaleta ne pouvait pas assurer son poste. Ensuite, le choix des convocations est 100% assumé par l’entraîneur. Zanetti était un excellent footballeur, doté d’une riche expérience internationale et il n’avait plus rien à prouver sur son niveau. Diego avait ses préférences, il a assumé ses choix. Parfois, tu peux faire des appréciations censées vues de l’extérieur, mais le ressenti peut être différent une fois que tu es à l’intérieur.

Finalement, ces fameux choix de Maradona résonnent aussi au moment de parler du cas Riquelme...
Je ne peux pas te dire ce que je ne sais pas. Si je me souviens bien, Riquelme avait décidé de renoncer au mondial (en 2009, il avait souligné des différences de codes avec Maradona avant d’expliquer qu’il ne pouvait pas travailler avec lui, N.D.L.R.). À partir de là, il semblait impossible de le voir intégrer la liste...

« Nous avions le plaisir d’organiser des asados en soirée pour conserver nos traditions. Notre cuisiner était un magicien, il nous régalait à chaque dîner. »
Ensemble, vous avez forgé les liens de l’équipe avant le tournoi dans la périphérie de Pretoria, la capitale d’Afrique du Sud. Quelles étaient vos activités ?
Le cadre était parfait. Nous nous entraînions l’après-midi, cela nous permettait de mieux nous préparer aux chaleurs intenses durant le tournoi. Je partageais ma chambre avec Martín Demichelis, nous avions l’habitude de nous mettre ensemble. Diego se sentait très à son aise, il participait régulièrement à nos séances d’entraînement collectif. L’ambiance était amicale entre nous, et nous avions le plaisir d’organiser des asados en soirée pour conserver nos traditions. Notre cuisiner était un magicien, il nous régalait à chaque dîner. À table, j’étais souvent entouré des anciens comme Verón, Mascherano et Demichelis, mais il y avait aussi Messi, Agüero et Tévez qui participaient régulièrement à nos discussions. On se marrait bien !

Tu commences le Mondial dans la peau d’un titulaire et vous obtenez deux victoires convaincantes contre le Nigeria (1-0), puis la Corée du Sud (4-1). Ça fait quoi de disputer un match de Coupe du monde avec l’Argentine ?

Je ne ressentais pas particulièrement de pression liée aux matchs, c’était la Coupe du monde et nous devions vraiment profiter de l’instant. Je sentais que la dynamique était en train de prendre forme, notre jeu était bien plus élaboré que lors des matchs éliminatoires et nous avions plus d’assurance sur le plan collectif. Nous terminons nos matchs de poule avec trois victoires en autant de rencontres, l’optimisme était présent.

Malgré tout, ta suspension pour le dernier match contre la Grèce te coûte une place de titulaire contre le Mexique en huitièmes, car l’équipe continue de gagner... Comment accueilles-tu ce choix et est-ce que vous en avez discuté ?
Nous n’en avons pas parlé, non. Je n’ai pas cherché à avoir des explications, et je crois qu’il s’est simplement dit qu’un autre joueur était capable de remplir mon rôle. C’est clair que j’aurais aimé jouer en tant que titulaire à chaque rencontre, mais je ne me mets pas trop à penser quand l’entraîneur fait ses choix. Il faut les respecter et privilégier l’objectif du collectif au-delà des cas individuels.

« L’Argentine devrait s’inspirer du modèle continu de l’Allemagne, de l’Uruguay ou plus récemment de l’Angleterre pour conquérir des titres continentaux. Mais là, nous rentrons dans une thématique plus politique où le football n’est plus vraiment acteur. »
En l’occurrence, le collectif se prend un mur contre l’Allemagne en quarts de finale (4-0). Comment expliques-tu cette lourde défaite ?
Nous avons complètement failli face à des joueurs en pleine réussite. C’était une équipe très complète avec un mélange de générations parfaitement bien encadrée sur le terrain. Nous avons souffert tout le match, il n’y avait pas de répit. C’était tout au vert de leur côté et tout en rouge du nôtre. Nous étions dans un jour sans. Après, je ne dirais pas qu’il y avait une différence de préparation entre les deux équipes. Ce jour-là, Diego avait voulu garder son plan de jeu qu’il pensait bon face à l’Allemagne. À la mi-temps, nous n’étions menés que d’un but et il nous imaginait capables d’inverser la tendance. S’il avait vu juste, il aurait récolté des éloges. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Vous êtes éliminés par une équipe dirigée depuis quatre ans par le même sélectionneur, et vous la rejouez en finale de la Coupe du monde suivante avec une nouvelle défaite à la clé. Est-ce que ces deux revers contre l’Allemagne ne sont pas symptomatiques du talon d’Achille de l’Argentine, à savoir la stabilité du staff et de son sélectionneur ?
(Il réfléchit.) Après notre élimination en 2010, Julio Grondona avait expliqué qu’il ne fallait pas se préoccuper de cette défaite, que nous allions nous relever et que nous aurions toujours son soutien. Le football est fait de beaucoup de changement, mais si tu ne possèdes pas de ligne directrice, il est clair que tu ne peux pas arriver à bon port. L’Argentine devrait s’inspirer du modèle continu de l’Allemagne, de l’Uruguay ou plus récemment de l’Angleterre pour conquérir des titres continentaux. Mais là, nous rentrons dans une thématique plus politique où le football n’est plus vraiment acteur.

Ballon d’or avec le FC Barcelone, Messi était perçu comme le guide spirituel de cette équipe... Finalement, il n’a marqué aucun but durant le tournoi sud-africain. Penses-tu que l’Argentine a trop demandé à Messi lors de ce mondial ?
D’une certaine manière, tu es obligé d’en attendre plus de la part des grands joueurs... Leo était bien entouré en attaque, il y avait une force offensive impressionnante. En cela, je ne crois pas que nous avions une sorte de dépendance à Messi durant le tournoi. Nous souhaitions qu’il soit bien à l’aise, et je crois que son mondial était convaincant dans ce qu’il amenait à l’équipe. Leo discutait régulièrement avec Maradona, il y avait une connexion, car Diego connaissait les responsabilités de Messi et voulait lui transférer son expérience.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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