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Guivarc'h : « J'espère marquer ce soir »

Toujours muet depuis le début de la compétition, l'attaquant des Bleus a accepté de se confier à quelques heures de la finale de la Coupe du monde face au Brésil. Le malaise de Ronaldo, son état de fatigue, ses adversaires directs... L'attaquant d'Auxerre n'élude rien.

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Tout d’abord, merci d’accepter de répondre à quelques questions au matin du match le plus important de l’histoire de l’équipe de France de football. Dans quel état d’esprit êtes-vous ? Vous avez bien dormi cette nuit ?
Le sommeil a forcément été un peu plus difficile à trouver. Quand on a la possibilité de jouer une finale de Coupe du monde, d’arriver quasiment au bout, forcément on est un peu plus tendu... Après, il ne faut pas non plus disputer le match avant de l’avoir joué. Le réveil, le réveil... il était comme les autres. On a pris le petit-déjeuner collectivement, et là on va partir en balade sur Clairefontaine. Après, on aura certainement la séance vidéo préparée par Aimé Jacquet, pour peaufiner l’aspect tactique et surtout voir les défenseurs. Comment ils agissent, leur placement sur les coups de pied arrêtés... Il y a une bonne mise en place qui va être faite, puis on prendra le repas en commun ici, qui dure trois quarts d’heure en général. Après chacun fait ce qu’il veut, hein. Chacun dans sa chambre, il y en a qui dorment, d’autres qui regardent la télé, d’autres qui lisent... Non, je pense que l'on va vraiment entrer dans le vif du sujet sur les coups de 16h-17h quand le bus va venir nous chercher pour le Stade de France.

Vous serez normalement titulaire ce soir, comme en demies face à la Croatie. Aimé Jacquet vous a-t-il déjà fait part d’éventuelles faiblesses brésiliennes sur lesquelles vous appuyer ?
On a un petit peu suivi la défense du Brésil, forcément. Via la télévision, on s’informe. Moi, celui qui va me prendre au marquage, ce sera sûrement Júnior Baiano, c’est quand même un grand gabarit. Physiquement, il est robuste, costaud, dans les airs c’est très bon. Il va falloir que je me déplace sur le front de l’attaque comme je l’ai fait jusqu’ici et que j’essaye de trouver la brèche pour leur faire mal. Ou tout simplement pour permettre aux autres joueurs d’en profiter aussi.



« Sur les coups de pied arrêtés, je pense qu’on peut rivaliser aussi, avec des joueurs comme Laurent Blanc, Marcel Desailly, Zizou... »
On a pu remarquer qu’ils n’étaient pas très à l’aise sur les coups de pied arrêtés, notamment lors de la demi-finale contre les Pays-Bas où Kluivert s’est créé pas mal d’occasions.
Oui... Ça va être vu tout à l’heure. Sur les coups de onze heures, avant le repas. On va justement regarder tous ces aspects-là. Mais sur les coups de pied arrêtés, je pense qu’on peut rivaliser aussi, avec des joueurs comme Laurent Blanc (suspendu ce soir, il semble l'avoir oublié, N.D.L.R), Marcel Desailly, Zizou... On a de la taille, mais il faudra surtout mettre de l’envie et de la volonté sur nos courses pour essayer de leur faire mal sur ce point-là.


Ronaldo a été victime d’un malaise hier après-midi, ça sent l’intox, non ?
Oh, intox ou pas intox, nous on a notre match à jouer. Vous savez, on est partis de rien, donc maintenant que l’on est le jour de la finale, c’est à nous de nous concentrer sur notre équipe.

Vous ne voyez pas ça comme une entreprise de déstabilisation ?
Entre ce qu’il dit, ce qu’il ne dit pas, ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas... Il n’y a que les Brésiliens qui connaissent la vérité. Nous, c’est pas notre souci. Qu’il soit là ou qu’il ne le soit pas, on va se préparer de la même façon.

Vous sortez d’une saison à 47 buts TTC avec Auxerre, et pourtant vous n’avez inscrit qu’un seul but pour les Bleus, c’était lors de votre première sélection contre l’Afrique du Sud. Aucun pour ce Mondial. Vous n’allez quand même pas finir champion du monde sans avoir marqué ! (Rires.)
Si vous regardez bien ma saison, c’est vrai que j’ai marqué quarante-sept fois, mais j’ai aussi joué soixante-douze matchs. C’est compliqué à gérer. Je me souviens du stage de Tignes avant le Mondial, il y a un mois et demi, on était simplement sortis faire une randonnée en raquettes et je me suis fait une contracture au mollet... Donc ça veut dire que l’organisme est déjà bien cramé. Puis, je me blesse lors du premier match contre l’Afrique du Sud. Derrière, il faut se re-préparer physiquement, moralement, mentalement. J’ai souffert toute la compétition et j’aurai forcément mal tout à l’heure, mais bon... On est en France, j’ai envie de la jouer. Je vais faire les efforts et puis j’espère marquer ce soir.



Vous pensez pouvoir tenir toute la finale ?
Je ne sais pas. De toute façon, mon rôle est défini : je joue une heure en moyenne depuis le début de la compétition, a priori ce sera la même chose contre le Brésil.

« Il y a des choix qui se font sur l’instant. Après soit on fait les bons, soit on fait les mauvais. »
Imaginons que vous avez un face-à-face avec Taffarel, disons sur une passe en profondeur de Lilian Thuram, par exemple. Vous avez pensé à ce que vous allez faire ?
Il y a des choix qui se font sur l’instant. Après soit on fait les bons, soit on fait les mauvais. Par exemple, si je suis sur mon pied gauche, j’aurai moins de puissance sur la frappe, c'est évident. C’est toujours compliqué parce que ça va très vite. En plus, avec le schéma dans lequel on évolue aujourd’hui en équipe de France, c’est surtout une grosse solidité défensive à la base. Étant à la pointe du combat, je n’ai pas d’hommes de couloir ou quelqu’un sur qui m’appuyer juste derrière moi. Donc il faut enchaîner vite.


L’important c’est de ne pas paniquer, prendre le temps de se décaler sur le pied droit, finalement.
Ouais. Idéalement, il faut avoir les infos le plus rapidement possible. Et puis me mettre le ballon sur le pied droit, c’est la base. C'est quand même mon pied fort. Ce serait plus facile et ça partirait beaucoup plus vite.

L’important sera aussi de garder ses nerfs, on le sait. Pas le moment de prendre un carton rouge.
Bien sûr. Mais je ne pense pas que les joueurs vont péter les plombs sur une finale comme ça. C’est aussi une question de respect du collectif, de ne pas se mettre en difficulté. Il faut être agressif, mais dans le bon sens du terme : être là au duel, être présent. Mais surtout ne pas prendre de carton inutile ou pire, de rouge qui pourrait pénaliser l’équipe, d’autant plus pour la charnière.



« Un pronostic ? Vu l’état de forme actuel, je dirais un 3-0. »
Ça porte malheur... mais si je devais vous demander un pronostic ?
Vu l’état de forme actuel, je dirais un 3-0.

3-0 ? C’est pas un peu optimiste ?
Non, je pense que ça reflèterait bien la compétition. En plus, on est chez nous, on sera portés par notre douzième homme. Ça a encore plus d’impact que si l’on était à l’étranger. Tout le monde a envie d’être à 100%, je pense qu’on va faire une belle finale.

Qui vous voyez marquer ?
Oh... je vois deux buts de Zizou et un but de Manu Petit.


Vous ne vous mettez pas dedans ?
(Rires.) Non je me mets pas dedans.

Vous êtes encore jeune, mais est-ce que vous avez déjà pensé à votre après-carrière ?
Je n’ai pas encore d’idée précise, mais j’ai envie de passer mes diplômes d’entraîneur. J’ai envie de rester dans le milieu et de vivre ma passion à fond.

Et puis faites attention à vos affaires, ça serait bête qu’on vous vole votre sac avec votre maillot dedans si jamais vous gagnez.
Ce serait dommage, ouais. (Rires.) Mais c’est peut-être pas ma journée non plus.

Propos recueillis par Théo Denmat Merci à Stéphane Guivarc'h d'avoir accepté le voyage spatio-temporel proposé.
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