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Grandin : « J’ai dû utiliser une voiture de police pour aller jusqu’à la gare »

Redescendu de l’adrénaline causée par son match à Niort, Elliot Grandin a profité de sa fin de soirée parisienne pour débriefer le succès de la JS Saint-Pierroise en 32es de finale de la Coupe de France. L’occasion de prendre des nouvelles de l’ancien Marseillais, en fin de contrat avec son club et détenteur d’une dérogation de la FFF pour participer à l’historique épopée des Cigognes.

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Salut Elliot ! À l’heure qu’il est, pourquoi n’es-tu pas parti faire la fête sur Niort après votre victoire de cet après-midi ?
Depuis la fin d’après-midi, j’ai pris un train de Niort jusqu’à Paris pour passer la soirée depuis la capitale. Avant, j’ai pu faire la fête au stade avec les supporters, car ils étaient venus en nombre. Les Réunionnais sont très festifs, ils aiment profiter de la vie et tout le monde se connaît, c’est une ambiance très familiale. À la fin du match, nos supporters jouaient du tambour, chantaient et dansaient comme ils le font à La Réunion. Dans le vestiaire, c’était aussi très chaleureux. Mais je ne me fais pas de souci pour mes gars qui sont restés à l’hôtel de Niort, ils vont trouver une adresse pour s’amuser et boire un petit verre pour décompresser... Là-dessus, j’ai une entière confiance en eux ! (Rires.)

Raconte-nous un peu cette expérience à la JS Saint-Pierroise...
Je suis arrivé il y a un peu moins d’un an dans ce club, car la saison est inversée là-bas : la reprise est à la fin janvier, le championnat commence en mars et nous finissons fin décembre. J’avais envie de découvrir quelque chose. Au départ, j’étais basé à Cannes et je me suis mis à signer dans un club de la région, mais l’expérience n’était pas très plaisante. C’est à partir de là que j’ai souhaité changer. J’avais des offres pour retourner à Chypre, mais c’était compliqué. De son côté, la JS Saint-Pierroise m’avait approché et je trouvais le challenge intéressant. J’ai tout de suite trouvé les Réunionnais très accueillants et gentils, je me suis intégré rapidement avec ma femme et j’ai vu naître ma fille là-bas. C’est une vie différente de la métropole, c’est tranquille, famille, soleil ! Concernant la culture, c’est cosmopolite : je ne vois aucun souci lié au racisme ou à la religion, tout le monde vit bien ensemble. Sur l’aspect sportif, j’ai vraiment été surpris par l’équipe et les infrastructures. En ce moment, les gens sont en train de découvrir notre niveau grâce au parcours du club, mais il faut savoir que la JS Saint-Pierroise est une équipe à fort potentiel.

Avant d’aller dormir, qu’est-ce que tu retiens de votre match contre Niort ?
C’était un bon challenge pour nous, ça permettait de se jauger. Deux tours auparavant, on s’était déplacé pour jouer contre Jura Sud (N2, N.D.L.R.), et ensuite nous avions battu une N3 chez nous (Thaon, N.D.L.R.). Là, c’était l’occasion de vraiment savoir si nous étions capables de réaliser une grosse performance ensemble. À partir des trente-deuxièmes de finale, nous sommes obligés de nous déplacer à chaque fois...
« Quand tu observes les échelons du football français, ce club n’est pas à sa juste place, car c’est une réelle institution à La Réunion. À Saint-Pierre, nous avons du potentiel et des moyens. En début de saison, nous formions une triplette offensive avec Florent Sinama-Pongolle et Lynel Kitambala... »
Mais cette victoire fait du bien pour le club, pour l’île. C’était une bonne vitrine pour les jeunes issus du club, cela leur permet de s’exprimer afin d’être aperçus en France. Cela permet aussi à nos fidèles supporters de suivre chacun de nos déplacements, ils étaient déjà là dans le Jura. Le président avait dû aller les voir pour leur demander d’arrêter les fumigènes, les pétards... C’était chaud, mais ce sont de vrais supporters !


Les quatre divisions d’écart qui vous séparaient des Chamois niortais ne vous ont pas effrayé en déplacement au stade René-Gaillard. Comment est-ce que vous êtes arrivé à garder la tête froide ?
Nous sommes conscients que nous avons une bonne équipe et de bonnes individualités. Même si nous jouons à un niveau régional, nous possédons d’anciens pros, des joueurs issus de Madagascar qui ont fait la CAN et de jeunes espoirs. En tant que footballeur d’expérience, j’ai un rôle à jouer dans le sens où je dois apprendre aux plus jeunes à croire en leurs capacités et ne pas avoir peur de l’adversaire, qu’il soit en Ligue 2 ou ailleurs. Nous avons un très bon groupe cette année, nous avons tout remporté sur le plan régional et nous réalisons un très bon parcours en Coupe de France. Et quand tu regardes le match contre Niort sur sa globalité, notre victoire est amplement méritée. De ce que j’ai vu cette année, la JS Saint-Pierroise possède le niveau pour jouer en National. Quand tu observes les échelons du football français, ce club n’est pas à sa juste place, car c’est une réelle institution à La Réunion. À Saint-Pierre, nous avons du potentiel et des moyens. En début de saison, nous formions une triplette offensive avec Florent Sinama-Pongolle et Lynel Kitambala... Finalement, Florent a fait les six premiers mois avant de passer comme consultant à Canal +. Il était au stade d’ailleurs, il a terminé avec nous dans le vestiaire ! (Rires.)


Explique-nous aussi les conditions dans lesquelles vous vous êtes préparés à ce match : votre entraîneur (Christian Dafreville, N.D.L.R.) avait expliqué qu’il voyait cette qualification comme peu probable parce qu’il n’avait eu à sa disposition qu’une partie de son effectif pendant la période des fêtes...
Après notre dernier match de la saison le 9 décembre, les joueurs qui vivaient en métropole ont obtenu l’autorisation d’aller passer les fêtes de fin d’année pour être plus proches de leurs familles. La condition, c’était de trouver un club voisin pour continuer à s’entraîner en vue du match à venir en Coupe de France. Je faisais partie des quatre joueurs concernés avec Kitambala, notre gardien Ibrahima Dabo et notre milieu défensif Thomas Souevamanien. En clair, ça faisait trois semaines qu’on était isolés et nous n’avons retrouvé l’équipe qu’en début de semaine, dès son arrivée en France. Mais malgré tout, nous avions toujours nos automatismes et nous sommes passés.
« Pour la première fois de ma carrière, je me retrouve de l’autre côté et j’assiste à une vraie aventure humaine. Quand j’observe la joie des supporters, de mes coéquipiers, du coach et du président, je me dis que c’est un moment particulier. En fait, j’étais limite plus content pour mes partenaires et le staff que pour moi-même. »
S’aligner avec les championnats français, ce serait trop compliqué en pratique, car il faudrait faire dix heures de vol pour chaque déplacement. Mais dans le même temps, tu te dis que si la Saint-Pierroise était basée en France métropolitaine, elle ne serait pas en R1...

Votre performance collective met en avant le potentiel de La Réunion en ce qui concerne l’éclosion des talents. Quelles chances donnes-tu à tes coéquipiers pour être approchés par des clubs de la métropole ?
J’imagine que certains jeunes de l’équipe vont être contactés et qu’ils bénéficieront d’une possibilité pour booster leur carrière ! Certains ont prouvé qu’ils avaient le niveau contre Niort et lors des tours précédents. Les seizièmes de finale vont arriver, les recruteurs vont encore plus s’intéresser à certains profils. Maintenant, il faudra aussi que ces jeunes sachent s’adapter au climat métropolitain et au monde pro pas toujours hyper chaleureux. Dans ce monde, il faut aussi savoir penser à sa gueule...


Justement, est-ce qu’un nouveau challenge à l’échelle professionnelle te plairait ou tu te vois poursuivre à Saint-Pierre ?
Si un défi se présente, je suis rodé. J’ai roulé ma bosse à droite et à gauche, donc que la prochaine étape se présente à Saint-Pierroise ou dans un club professionnel, je sais ce que j’aurai à faire. Quoi qu’il arrive, j’irai dans ce nouveau projet avec grand plaisir.


Tu es passé par Caen, l’OM, Grenoble puis l’Angleterre... Est-ce que ce match contre Niort fait partie des plus belles émotions de ta carrière ?
Disons que l’émotion est différente. Pour la première fois de ma carrière, je me retrouve de l’autre côté et j’assiste à une vraie aventure humaine. Quand j’observe la joie des supporters, de mes coéquipiers, du coach et du président, je me dis que c’est un moment particulier. En fait, j’étais limite plus content pour mes partenaires et le staff que pour moi-même. Ça me faisait plaisir qu’ils puissent vivre des moments comme ceux-là, car de mon côté, j’avais déjà eu la chance de vivre ce type d’expérience. C’est là que je me rends compte que j’ai donné du bonheur, de l’énergie positive, de l’expérience et que tout cela est payant.
« Nous avions déjà du mal à sortir du stade, car les supporters nous bloquaient à la sortie. J’ai dû utiliser une voiture de police pour aller jusqu’à la gare, sinon je loupais mon train ! »
Cela me rend heureux, car les gens m’ont donné leur confiance et je peux leur rendre cela avec ce genre de performance. Je suis évidemment content de notre qualification, mais pour moi cela reste anecdotique. Pour Saint-Pierroise en revanche, c’est un peu comme si le club venait de gagner la Coupe de France.

Une équipe des DOM-TOM n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis 1989. Mieux encore : la JS Saint-Pierroise est la première équipe réunionnaise de l’histoire à atteindre les seizièmes de finale. Tu t’attends à quel type d’accueil au moment de rentrer sur Saint-Denis ?
J’espère revenir bientôt pour la reprise de l’entraînement, à part si le président ne veut plus de moi ! (Rires.) La pré-saison devrait démarrer fin janvier. D’ailleurs, je me souviens très bien de la préparation l’an passé : on m’avait dit qu’on allait partir en stage à l’étranger. Dans ma tête, je pensais à l’Autriche ou la Suisse, un truc classique quoi. Et là, direction les Seychelles ! On faisait les séances de physique sur la plage au bord de l’eau transparente, c’était vraiment atypique... Malgré tout, les supporters attendent beaucoup des joueurs, car nous représentons La Réunion et ils souhaitent des résultats comme celui obtenu face à Niort. L’accueil va sans doute être très chaleureux à Saint-Denis. Nous avions déjà du mal à sortir du stade, car les supporters nous bloquaient à la sortie. J’ai dû utiliser une voiture de police pour aller jusqu’à la gare, sinon je loupais mon train !

Et maintenant, la suite... Quel serait ton tirage favori ?
Je n’ai pas de préférence particulière. Je pense que mes coéquipiers souhaiteraient jouer une Ligue 1, mais je sais aussi que mon président aimerait bien continuer le plus longtemps possible dans la compétition... Si nous sommes parvenus à battre une L2, pourquoi ne pas battre une L1 ? Savoir que nous sommes là et avoir l’opportunité de montrer ce qu’on vaut, c’est déjà une superbe nouvelle. S’il fallait demander aux Saint-Pierrois, je pense qu’ils aimeraient jouer Marseille. Ils savent que j’ai joué là-bas, alors ils m’appellent « Le Marseillais » . Là-bas, ils sont ultras fans de l’OM : c’est le sud de l’île et ils s’identifient au sud de la France. Saint-Pierroise contre Marseille, ce serait le summum pour eux.



Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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