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Graine de Stach

Si l’Allemagne a été décevante samedi en Italie (1-1), c’est peut-être parce qu’Anton Stach, convoqué par Hansi Flick, mais pas retenu dans les 23 pour ce match, était dans les tribunes. Le milieu de Mayence, à qui tout réussit depuis deux ans, pourrait faire du bien à la Mannschaft ce mardi contre l’Angleterre. Et pourtant, c'est dimanche dernier, porte d’Auteuil, que l’Allemand de 23 ans aurait pu briller.


Dimanche, au lendemain d’un piteux match nul obtenu à Bologne face à une Italie bien remaniée (1-1), Anton Stach était certainement sur un canapé, en train de regarder Rafael Nadal remporter son 14e Roland-Garros, le 22e titre du Grand-Chelem de son immense carrière. Et peut-être aussi qu’a pu fleurir dans son esprit un petit : « j’aurais pu y être » . Pas dans les travées du court Philippe-Chatrier, chapeau vissé sur le crâne. Non, Anton Stach aurait pu être sur la terre battue parisienne, à s’échanger des bastos avec l’Espagnol. « Il a commencé le tennis avec moi, quand il avait 5 ans à peu près » , se rappelle Mark Van Noy, coach américain du TC Seppensen–Nordheide, exilé en Allemagne depuis plus de 40 ans. « Il était très bon au tennis. Tellement que, comme on n’avait pas assez de bons joueurs de son âge au club pour jouer contre lui, il a dû aller dans un programme régional. Les seuls qui étaient assez forts avaient 18 ans, mais ils ne voulaient pas jouer contre lui, car c’était encore un enfant » , explique l’Américain.

« À cet âge-là, il jouait au tennis trois fois par semaine et au foot quatre fois. C’était assez inhabituel qu’il soit si bon au tennis. » Matthias Stach, son père

Une famille d'athlètes


Jusqu’à ses 14 ans, Anton Stach alterne entre le tennis et le foot. Faisant partie de la catégorie des personnes très fortes dans n’importe quel sport, il excellait dans les deux disciplines. Son père, Matthias Stach, journaliste sur Eurosport, qui commentait la finale de Roland-Garros pour la chaîne allemande, se souvient que c’est dans un tournoi international, à Wolfsburg, que le talent de son fils, alors âgé de onze ans, l'a le plus marqué. « Comme il n’avait pas un bon classement, il a dû jouer les qualifications. Et finalement, je crois qu’il a battu les numéros trois, cinq et sept allemands, le numéro un polonais et le numéro deux belge, pour remporter le tournoi. Là, j’ai vu ce qu’il pouvait atteindre. Surtout qu’à cet âge-là, il jouait au tennis trois fois par semaine et au foot quatre fois. C’était assez inhabituel qu’un footeux soit si bon au tennis » , se remémore le commentateur.


Le « numéro un polonais » , il l’a battu en finale, et se nomme Konrad Słowik. C’est d’ailleurs le seul qui a su arracher un set au jeune Stach de tout le tournoi. « Il a joué de manière très régulière, avec beaucoup d'effets et il bougeait beaucoup » , se souvient-il vaguement. Malgré son talent évident - « il aurait pu être un bon joueur professionnel. Il avait un vrai bon lift et beaucoup de puissance » , estime Mark Van Noy - l’Allemand doit se décider. Foot ou tennis ? « Je pense qu’il aimait plus les sports collectifs. Comme pour sa grande sœur, qui jouait au tennis, mais qui a préféré choisir le basket » , détaille le paternel. La grande sœur, Emma, est une joueuse de basket, régulièrement appelée avec l’équipe nationale. Tout comme la petite sœur, Lotta, basketteuse appelée chez les sélections de jeunes. Maman était handballeuse, et Matthias était semi-professionnel au tennis, se permettant même de faire le show face à Roger Federer. Bref, les bons gènes pour faire carrière dans le sport.

Une signature tardive en pro


« En allant au Werder Brême, il a dû quitter le tennis, explique le papa. C’était compliqué dans le football puisqu'il n’était pas très costaud. Il y a un coach, Florian Kohfeldt (qui coachait Wolfsburg cette saison, NDLR), qui a toujours vu son talent et qui voulait le garder. Mais le coach suivant l’a écarté de l’équipe. Donc c’était très dur quand il avait 16 ans. » Anton se met finalement à grandir, mais galère quand même puisqu'il choisit d’aller jouer en quatrième division pour gratter du temps de jeu. Ce n’est qu’à 21 ans, lorsqu'il s'engage à Greuther Fürth en 2. Bundesliga, qu’il signe son premier contrat professionnel. « Il y a deux ans encore, il jouait en quatrième division allemande, et maintenant, il est convoqué avec la Mannschaft. C’est une belle carrière ! » , commente Matthias Stach.




En parlant de commentaires, le père a eu la chance de commenter des matchs de son fils l’an dernier lorsque celui-ci remporta l’Euro U21, puis lors des Jeux olympiques. « J’ai essayé de ne pas être trop papa dans mes commentaires, d’être plus journaliste et je pense que j’ai réussi à faire la part des choses » , se remémore-t-il. Celui qui rappelait Björn Borg à son ancien entraîneur, et qui a fait dire à Alexander Waske, ancien 89e joueur mondial, qu’il n’avait jamais vu un tel revers pour un gamin de 11 ans, pourrait apporter sa combativité à une Mannschaft en manque d'idées. « Il avait une très bonne mentalité de guerrier, qu’il a gardée en jouant au foot » , assure son père. Anton Stach, qui a honoré sa première sélection avec les A en mars dernier face à Israël, n’a toujours pas gagné un match de tennis contre son père, mais compte bien devenir le numéro 1 du milieu allemand.

Par Léo Tourbe Tous propos recueillis par LT.
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