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Gourcuff, rancœur de pierre

Pour la première fois depuis son deuxième rendez-vous manqué avec le Stade rennais, Christian Gourcuff va remettre les pieds au Roazhon Park, vendredi soir, à l'occasion d'un derby attendu entre Rennes et Nantes. De quoi raviver les mauvais souvenirs du technicien breton, dont la cicatrice est loin d'être refermée. Retour sur une histoire d'amour qui a laissé place à la haine.

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Les mauvais souvenirs n’ont pas fini de resurgir dans la tête de Christian Gourcuff cette semaine. Pour les quelques étourdis, le technicien breton s’est chargé de rappeler à sa manière, en conférence de presse jeudi, qu’il n’était pas du tout enchanté à l’idée de remettre les pieds à Rennes pour le derby contre Nantes, un peu plus de deux ans après s’être fait éjecter du banc rennais pour la seconde fois de sa carrière. Son passage devant les journalistes à la Jonelière aura duré moins de sept minutes, la faute à une question sur le match fou de son adversaire contre Angers en Coupe de France. « Je ne parlerai pas de Rennes » , a-t-il coupé, le visage fermé, avant de quitter la salle dans un silence pesant. Rien à voir avec l’envie d’enflammer un derby attendu entre le 3e et le 5e du championnat, mais plutôt une façon de rappeler que la cicatrice n’était toujours pas fermée. Et qu’elle ne le sera même probablement jamais.


« C'est pire qu'un regret, c'est de la haine ! »


Au moment de faire le bilan de sa carrière d’entraîneur, Gourcuff devra sans doute se rendre à l’évidence : s’il a incontestablement marqué de son empreinte le FC Lorient, il aura échoué lors de ses deux passages au Stade rennais. Il faut se balader entre les deux départements bretons pour saisir ce contraste saisissant, parfois même troublant. Dans le Morbihan, il est vu comme un druide, un bâtisseur, une pièce essentielle dans l’histoire récente des Merlus. Chez les Brétilliens, c’est différent. Souvent attendu comme un apôtre du beau jeu, et un Breton capable de mener à bien un projet régional et ambitieux, à Rennes, Gourcuff s’est toujours heurté à l’exigence des dirigeants - celle de la famille Pinault, surtout - et n’a jamais réussi à convaincre les habitués de la route de Lorient. Après le premier fiasco du début des années 2000, conclu par une 12e place et un licenciement brutal, l’ancien prof de maths avait cru pouvoir effacer ce rendez-vous manqué en répondant positivement à la demande de René Ruello pour un retour à l’été 2016. Et si Gourcuff aura eu le mérite d’impulser une nouvelle politique de recrutement (moins de quantité, plus de qualité) bénéfique au SRFC, il s’est encore une fois planté : un jeu loin d’être plaisant, une communication douteuse, une tendance à sous-estimer les coupes nationales, et une 8e place anecdotique en championnat, avant de subir une nouvelle fin violente à l’automne 2017.


Le passif est chargé, il est même douloureux, et il est probable que le Roazhon Park ne lui réserve pas un accueil chaleureux vendredi soir, sans forcément que le public rennais ne tienne rigueur à Gourcuff d’avoir désormais le blason du grand rival imprimé sur sa doudoune. Le coach breton n’aura tout simplement jamais réussi à apprivoiser les supporters des Rouge et Noir, ni accepté les critiques lors de son dernier passage, assimilant les utilisateurs des réseaux sociaux à « des gens qui ne travaillaient pas » . Avant de voir ses deux successeurs (Lamouchi et Stéphan) parvenir à raviver la flamme, Gourcuff avait volontairement provoqué son départ après quatre succès d'affilée au début du mois de novembre 2017, faisant clairement comprendre qu'il n'était pas très chaud pour bosser avec le nouveau président Olivier Létang, « un bon technicien en moins de 15 ans au Mans » et « un parachuté travaillant comme un agent » , incompatible avec le défunt projet du duo Ruello-Gourcuff.



Depuis, le coach nantais ne veut plus entendre parler du Stade rennais, même quand il s’agit de donner son avis sur la réussite de Julien Stéphan, qu’il a longtemps côtoyé, mais aussi inspiré lorsque le jeune entraîneur observait son boulot à Lorient ou à Rennes. Et si Gourcuff avait également préféré rester muet sur son ancien club avant l’aller (remporté 1-0 par Nantes), il est déjà revenu sur cette rancœur tenace. « Le problème, c’est le fils Pinault. Comme la première fois, je me suis fait virer par la holding et des mecs que je ne connaissais pas. Le football n'échappe pas aux logiques d'une certaine économie, où des mecs débarquent un jour, font ton chèque sans état d'âme et tu pars. C'est d'une violence, avait-il développé lors d'un entretien donné au Télégramme, en avril 2018. C'est pire qu'un regret, c'est de la haine ! Qu'on puisse faire ça... » Des mots forts qui ne l'ont pas empêché de replonger, sûrement pour la dernière expérience de sa carrière, en se posant sur le banc du voisin nantais.

Nantes, le dernier défi


Pourtant, c'est bien à Rennes que Gourcuff avait prévu de tirer sa révérence. Tout était planifié avec son grand copain Ruello : mettre en place un projet à l'identité bretonne, poser les bases pendant deux ou trois ans, puis laisser la place à son successeur, qui aurait pu (dû ?) être Julien Stéphan, alors entraîneur de la réserve. Un doux rêve, brisé par François-Henri Pinault, et un constat : depuis le départ de Gourcuff, le Stade rennais se porte bien. Mais cela n'intéresse plus le technicien de 64 ans, qui aura finalement mis « cinq minutes » pour accepter l'offre de Waldemar Kita, et se trouver un ultime défi dans la Maison jaune, où il a immédiatement revendiqué sa « filiation technique » avec les mythiques Coco Suaudeau et Raynald Denoueix.


Christian Gourcuff a des principes et une philosophie de jeu, il aime le répéter depuis toujours, mais ça ne l'a pas empêché de s'asseoir dessus pour retrouver une dernière fois ce qui l'anime : le football et les entraînements. Au fond, le président Kita incarne autant ce foot business honni par Gourcuff que Létang. Et le FC Nantes n'échappe pas non plus au pouvoir des agents, puisque tout le monde sait - à commencer par les supporters canaris, qui ont déployé une banderole contestataire à ce sujet récemment - que le sulfureux Mogi Bayat est omniprésent dans la politique de recrutement nantaise. Tout ce que déteste habituellement le coach du FCN, qui a su mettre quelques principes de côté dans un but bien précis : se concentrer sur le ballon, et mettre un point final à sa carrière d'entraîneur sur une note positive. Le seul remède, peut-être, pour effacer la cicatrice rennaise.




Par Clément Gavard
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