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Gnabouyou : « La police me recherchait »

Tireur au but victorieux en 2010 contre le PSG lors du trophée des champions remporté par l’OM, Guy Gnabouyou a ensuite connu quelques galères. Passé par Orléans ou encore le Paris FC, c’est au FC Inter Turku que l’ancien Marseillais a posé ses valises. Un club finlandais, bien loin du soleil méditerranéen. Une façon de redéfinir ses priorités.

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Comment es-tu arrivé ici ?

J’étais en fin de contrat avec le Paris FC. Je ne voulais pas trop rester en National. Il me fallait un nouveau challenge. Il n’y avait pas trop de clubs qui étaient chauds pour me prendre, c’était un peu dur, j’avais quelques touches mais rien qui m’intéressait. En plus, je n’avais plus trop de nouvelles de mon agent Philippe Piola. Je devais faire un test à Almeria, mais je ne l’ai pas fait parce que le contact en Finlande était très concret. On m’a dit que j’avais l’occasion de jouer le tour préliminaire de la ligue Europa, j’ai aussi beaucoup parlé avec Alain Behi, une connaissance qui est dans le foot. C’est lui qui m’a trouvé les contacts ici.

Quel était le problème en France ? Qu’est-ce qu’il te manquait pour t’imposer?

Je m’étais fait opérer, je n’avais pas fait de préparation, je manquais de temps de jeu, de beaucoup de choses. Je n’avais pas la possibilité de me montrer, j’étais tout le temps cuit, je n’arrivais jamais à jouer. Et pourtant j’avais envie. Je n’ai jamais perdu la motivation. Peu importe comment, il fallait que je rejoue, même à un niveau inférieur. En France, c’est dur de trouver, on est jugé sur les statistiques. Moi, il fallait que je retrouve le rythme, que je reparte du bon pied.

L’adaptation ? Le climat ?

Franchement, au début, je m’attendais à pire. Mais en fait, il fait quoi, 10 degrés !? Ça va, c’est supportable, et puis je retourne en France pendant l’hiver donc je ne vais pas goûter au froid. Sinon, c’est comme en France, il y a tout ce qu’il faut, il y a même des Liddle. Nous, on va tous les jours au restaurant après les entrainements donc on mange vraiment comme d’habitude. Les gens son également plus simples, plus gentils, plus accueillants. C’est une autre mentalité, c’est plus agréable, je préfère.

Après avoir joué à l’OM, ce n’est pas une déception de se retrouver en Finlande ?

Bah c’est clair qu’au début, je te cache pas que j’étais déçu. Mais vu comment j’étais physiquement, il fallait trouver une solution. Je ne sais pas si c’est la bonne, mais c’est un bon championnat pour se relancer et retrouver de la confiance. Après voilà, l’OM, c’est un grand club, il faut que ça gagne, ils n’ont pas le temps…

Le niveau, il est comment ?

Franchement, il y a un bon niveau, de bonnes équipes qui jouent régulièrement le tour préliminaire de la Ligue des Champions. Au niveau des matchs, c’est plus physique qu’en Ligue 2 ou qu’en National, plus lent, un peu moins technique, mais on court beaucoup quand même. Et puis c’est sympa de disputer l’Europa League. Après, j’avais aussi eu des bon échos, des joueurs qui avaient trouvé des clubs après être passés ici donc voilà.

Tu gardes des contacts avec des gens en France ?

Bien sûr ! Je garde contact avec des potes du Paris FC, avec la famille. J’ai souvent ma mère au téléphone, ma sœur également. Bon avec les gens de l’OM c’est un peu plus dur mais globalement je ne suis pas tout seul, tout va bien. Je sais que la police me recherchait concernant l’affaire Brandao, je ne sais pas pourquoi. Je n’ai jamais rappelé, après il était trop tard.

Les sorties à Turku, c’est comment ? Tu fais la fête un peu ?

Ouais, on peut sortir, ça dépend de la fatigue et tout. Je ne suis pas assez sorti pour connaître tous les endroits sympa. J’aime bien « La Forte » , une boîte où l’on va avec le groupe de temps en temps. Mais tout le monde pourra vous le dire, je ne bois pas d’alcool, moi je reste au Coca ou des trucs dans le genre.


Ton endroit préféré à Turku ?

Le centre ville, j’aime bien. C’est l’endroit où je vais en général. C’est moderne, c’est jeune, il y a plein de boutiques, plein de choses à faire, mais franchement ça ne change pas trop de la France, on peut y faire les mêmes choses. Mais je ne suis pas là depuis assez longtemps, je n’ai pas eu le temps de tout visiter et découvrir.

Et maintenant, les filles. Ça se passe comment ? T’es un tombeur ?

(Rires) C’est vrai que les filles de l’est sont jolies (sic). Mais je suis célibataire, et plutôt timide. Je ne drague pas trop et bon, vu que je suis pas très connu en Finlande, les filles ne viennent pas non plus forcément. Disons que je m’en sors bof bof, que ne j’ai pas eu le temps de m’y consacrer pleinement.

La suite de ta carrière, c’est partir pour un meilleur club ?

Oui, on verra. Normalement, je devrais resigner. Ensuite… Le niveau ici est bon, il faut que je retrouve ma forme, que je marque le plus possible avant de trouver une équipe plus forte. Mais oui, ça reste l’objectif, peu importe l’endroit où j’irai, en Allemagne par exemple ou dans un club plus exotique, tant que je joue.

Propos recueillis par Samuel Paillet
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