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Giroud-Guivarc’h, comparaison bidon

Assimilé au fil des tours à l'attaquant à zéro but de la Coupe du monde 1998, Olivier Giroud n'a pourtant aucun point commun avec lui, si ce n'est un bilan comptable. Demandez donc à Stéphane Guivarc'h : lui-même ne voit pas le rapport.

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On ne sait pas où, mais Stéphane Guivarc’h est en vacances. Il le répète à longueur d’appels aux journalistes qui tentent de le contacter, parce que « là, il ne peut pas parler » , et que « demain 10h, c’est mieux. Ça vous va ? » Avec un peu de chance, on peut même entendre derrière lui le brouhaha d’un porte-voix, comme de ceux qui sont trimbalés en bord de piscine par les animateurs de Club Med à l'heure des jeux et de l'apéro. Mais ça, ce n’est qu’une supposition. Si Stéphane Guivarc’h est en vacances, il n’a jamais passé de congés aussi agités. Une Coupe du monde au programme, voilà déjà de quoi vous bousculer un quotidien de farniente, d’autant plus si l’équipe de France est en finale de la compétition et que son buteur principal est toujours coincé à zéro but à deux jours du dénouement.


Comme Guivarc’h il y a vingt ans. Au jeu des similitudes, il faut dire que la coïncidence s’ajoute à une liste déjà longue comme une période d’inefficacité de Benzema en sélection. Un match contre le Danemark en poule ? Comme en 1998. Trois défenseurs qui marquent dans le jeu ? Comme en 1998. La Croatie en match éliminatoire ? Pareil. Sauf qu’au jeu des comparaisons, tout ne se vaut pas. Celle qui voudrait, par exemple, qu’Olivier Giroud soit le nouveau Guivarc’h, est à balancer tout de suite à la poubelle.

« La seule similitude, c’est qu’il est à la pointe du combat »


Parce qu’il faut bien profiter un jour du fait d’avoir été champion du monde, et surtout parce que Stéphane Guivarc’h est un type sympa, il répond donc, inlassablement. « Je comprends qu’on puisse faire le rapprochement, glisse-t-il dans un rauquement. Mais combien de temps il a joué, Giroud, sur cette Coupe du monde ? Et moi, j’ai joué combien de temps ? Vous regarderez, mais je pense qu’il me bat largement. » Effectivement. Près de deux fois plus de temps de jeu pour le Blue. En 1998, l’attaquant d’Auxerre avait disputé 239 minutes dans la compétition, soit la moitié de Giroud en Russie cette année et ses 465 minutes de jeu. D’un point de vue strictement comptable, si l’on ne retient que le zéro pointé du premier, c’est aussi parce qu’il avait loupé les deux dernières rencontres de poule face à l’Arabie saoudite et le Danemark après s’être blessé contre l’Afrique du Sud. Qu’il était complètement « cramé » , aussi, en conclusion d’une saison dantesque à 52 matchs et 45 buts. Contrairement au buteur de Chelsea, qui s’est avancé au Mondial avec près de 2500 minutes de moins dans les jambes que son homologue de l’époque (2157 contre 4740).


En conséquence, Guivarc’h n’a jamais joué un match entier, étant remplacé contre l’Italie, la Croatie, puis le Brésil peu après l’heure de jeu (65e, 69e, 66e). Leurs profils, aussi, sont complètement différents. Lui était à l’époque un attaquant complet et rapide, profil « bomber » comme on dit. Pied gauche (sauf face à Taffarel), pied droit, tête... Alors que Giroud est un pivot sur lequel il convient de s’appuyer. Guivarc’h fatiguait les défenses de par ses courses et son pressing, l’Olive grâce à sa puissance physique. Son repos forcé contre l'Australie excepté, ce dernier a d'ailleurs disputé toutes les minutes du Mondial, seulement remplacé à la 85e contre la Belgique. « La seule similitude que je vois vraiment entre nous, c’est qu’il est à la pointe du combat comme je l’étais. On fait des efforts pas possibles, on attaque, on défend... donc forcément, on manque de lucidité à un moment. On est jugés sur l’efficacité, qu’est-ce que tu veux y faire ? »

Joueurs de couloir d'un côté, milieux offensifs centraux de l'autre


Là où le planteur de 2018 dispose de joueurs de couloir chargés d’occuper les côtés – Matuidi et Mbappé n’étant du reste pas réellement qualifiables d’ailiers centreurs –, Guivarc’h, lui, insiste sur les présences combinées de « Youri (Djorkaeff) et Zizou » derrière lui, la France évoluant à l’époque plus en sapin de Noël que dans un réel 4-3-3 élargi. Contrairement à Auxerre, où il avait Diomède à gauche, Marlet à droite. « Giroud, il a toujours deux grands gaillards sur son dos, et c’est les autres qui en profitent derrière, ajoute-t-il. Par la force des choses, les occasions se créent autre part que dans l’axe. Pour Grizou aujourd’hui, ou Youri à l’époque. Il ne faut pas voir que l’aspect négatif du "Il a marqué, il n'a pas marqué." » En finale contre le Brésil, Zidane évoluait par ailleurs assez haut, à gauche, Djorkaeff étant quasiment en position d’attaquant de soutien pour bloquer les relances de Dunga.


Le profil est donc différent, tout comme l’entourage et l’état de forme physique. Que reste-t-il alors ? Un bilan comptable, et c’est tout. Et encore, l'un compte trois passes décisives en Russie, l'autre est désespérément resté bloqué, là aussi, à zéro. Guivarc’h : « C’est dur, il doit cogiter. J’espère vraiment de tout cœur pour Giroud qu’il marquera en finale. Et puis que ça va le soulager, parce qu’il essuie pas mal de critiques. Comme j’ai pu en essuyer. » Lui était un artificier en chef, Giroud n’a jamais été un buteur dont le rôle se résumait à marquer. Conclusion : au risque de mélanger les torchons et les serviettes, la comparaison n'a pas lieu d'être. Ce qui fera une raison de moins de déranger les vacances d'été 2038 d'Olivier Giroud.

Par Théo Denmat Propos de Stéphane Guivarc'h recueillis par TD
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