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Girondins de Bordeaux : les heures les plus longues

Ce samedi soir, les Girondins de Bordeaux jouaient peut-être, dans l’indifférence générale d’un huis clos pesant, le dernier match de leur longue et glorieuse histoire au sein de la sphère professionnelle du football français. La victoire 2-1 face au modeste Real Union Irun ne pouvait faire oublier la terrible actualité qui s’abat sur le club au scapulaire, suspendu à la décision du CNOSF sur son maintien ou non en Ligue 2, et qui inquiète vivement dans la ville du port de la Lune.

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Un samedi de juillet, il est 14 heures et la rue Sainte-Catherine, artère historique du Burdigala romain, est pleine à craquer en ce jour de grande braderie estivale. Dans la foule, on pourrait croire apercevoir les dizaines de tuniques marine, blanches ou encore rouges, toutes ornées du même scapulaire trônant fièrement sur les poitrines de supporters affichant une « union sacrée » en réaction à la catastrophe qui est en train de s’abattre sur le plus grand monument sportif de la ville. Pourtant, en réalité, les seules liquettes que l’on aperçoit sont celles des grandes écuries européennes, plus à même d’attirer une jeune génération qui n’a pas connu les grandes heures de gloire du FC Girondins de Bordeaux.

« Depuis la décision de la DNCG, je suis abattue. Je n’accepte pas l’idée de voir mon club s’éteindre à petits feux et d’être impuissante... »
Clarisse, étudiante désespérée

Catastrophe et grandes conséquences


Devant la boutique du club, les passants refusent pour la plupart de s'exprimer sur le sujet, souvent après de plates excuses en invoquant le manque de temps, mais toujours avec le même regard fuyant et ce visage de la peur. Frédéric, 40 ans et plutôt fan de l’UBB (le club de rugby local), s’arrête finalement : « C’est une catastrophe pour la ville. Les Girondins sont parties prenantes du patrimoine sportif local et national, et on espère qu’ils se maintiendront en Ligue 2. » Un discours sobre, partagé par de nombreux acteurs locaux, à commencer par le maire Pierre Hurmic (EELV), qui ont fait de ce dossier une affaire politique dans laquelle la ministre des Sports elle-même a dû communiquer.



Le constat se révèle pourtant être là : selon la décision du CNOSF attendue lundi ou mardi, aboutissement d’un processus de conciliation entre le club et la FFF, les Girondins pourraient se retrouver mis au ban du football professionnel français. Au grand dam de leurs supporters. « Depuis la décision de la DNCG, je suis abattue, confie Clarisse, étudiante de 20 ans et supportrice du club depuis toute petite. Je n’accepte pas l’idée de voir mon club s’éteindre à petits feux et d’être impuissante... Ce club, c’est absolument toute ma vie ! »


Il s’agit également de la vie de 300 salariés, et d’une équipe féminine qui « paie les déboires sportifs de son homologue masculine » , peste Thibaud, créateur de la page Twitter ScapGirondines. En effet, les Bordelaises, troisièmes de D1 l’an passé et à deux doigts de se qualifier pour leur première phase de groupes de Ligue des champions en septembre, ont terminé la saison dans le ventre mou du championnat, plombées par le désintérêt affiché pour elles par un Gérard Lopez qui, lorsqu'il était propriétaire du LOSC, avait déjà fait chuter les Dogues féminines en D2. « Depuis l’élimination en Ligue des champions, l’équipe a été démantelée, poursuit Thibaud. Beaucoup sont parties dans l’anonymat, alors qu’elles ont fait honneur au maillot marine et blanc... C’est une honte ! »

« On espère pouvoir jouer dès samedi prochain contre Valenciennes. » David Guion

Une inquiétude masquée au sein même du club


Mais au sein du club, l’heure n’est pas à ressasser ce qui a été bien fait ou non. Priorité est donnée au sauvetage du club. Après la victoire acquise ce samedi en amical, l’entraîneur, David Guion, a tenté d’afficher une forme de confiance : « Je suis comme vous, je n’en sais pas plus. On est optimistes et on espère que ça va aller devant la Fédération pour pouvoir jouer dès samedi prochain contre Valenciennes. » Une réponse qui contraste pourtant avec le masque aperçu sur le visage de certains salariés au moment de poser cette question. Inquiétude ou impuissance ? Il est difficile de trancher, mais toutefois, beaucoup préfèrent l’optimisme : « Au vu des éléments présentés, il n’y a plus aucune raison d’être inquiet. C’est au CNOSF d’être juste avec le club désormais » , pense Antho, un supporter de 32 ans. Une chose est sûre, le FC Girondins de Bordeaux, institution dont la section football a été créée en 1919, va vivre l’une des semaines les plus cruciales de son histoire. Au terme de celle-ci, il devra, quoi qu’il arrive, amorcer une reconstruction, plus ou moins longue, pour retrouver la place qui est la sienne dans le paysage footballistique français.

Par Emmanuel Hoarau, à Bordeaux Tous propos recueillis par EH
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