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Gigliotti : « Suárez, c’est Mick Jagger en Uruguay »

Dimanche dernier, Montevideo s’est embrasé pour fêter l’émouvant retour de Luis Suárez à Nacional, le club de ses débuts. En guise de bienvenue, le buteur argentin Emmanuel Gigliotti a offert son numéro 9 à un Pistolero en larmes. Deux jours plus tard, ils partageaient ensemble quelques minutes sur le terrain lors de la défaite (0-1) face aux Brésiliens de Goianiense en quart de finale aller de Copa Sudamericana. Surnommé « el Puma » , l’ancien attaquant de Boca Juniors et Independiente raconte la folie qui s’est emparée de la capitale uruguayenne et analyse le football local censé préparer « Lucho » à son dernier Mondial.

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Tu as la chance d’avoir tout vécu de l’intérieur. C’était comment ce retour de Suárez à Montevideo ?
Ça a été une révolution. Les semaines précédentes, c’était déjà complètement dingue. Quand Luis a annoncé que Nacional ne l’avait pas contacté et que le président a dit qu’il allait l’appeler, notre équipe a commencé à être observée dans le monde entier. C’était inimaginable de voir un joueur de l’envergure de Luis venir à Nacional. En Amérique du Sud, si tu enlèves le Brésil avec son niveau de compétitivité et sa puissance économique capable d’attirer des garçons comme Vidal, David Luiz et Felipe Luis, c’est rare de voir des footballeurs de ce calibre en Argentine ou en Uruguay. Imaginez vous le délire dans un petit pays comme ça de voir revenir un attaquant qui a joué dans le meilleur Barça de l’histoire. On parle d’un gars qui est dans les trois ou cinq meilleurs numéros 9 des quinze dernières années.


"Je n’avais jamais vu un truc pareil. Ça doit être une première dans le foot mondial. Ils en parlaient tout le temps. Le pire, c’est que ça l’a convaincu de venir !"

Franchement… Tu y croyais, toi, à sa venue ?
Avec les autres joueurs de l’effectif, on avait de l’espoir mais on n’y croyait pas vraiment. Comme tout le monde en réalité. J’ai plein de potes qui n’arrêtaient de m’envoyer des messages pour avoir des infos. Une semaine avant, Luis avait dit non à River Plate, qui venait d’être éliminé de la Copa Libertadores. On parle d’un grand club du continent entraîné par un coach respecté comme Gallardo. On n’imaginait pas qu’il allait venir après ce refus. Mais quand on a commencé à voir la mobilisation hallucinante des supporters de Nacional sur les réseaux sociaux, on s’est mis à y croire. Je n’avais jamais vu un truc pareil. Ça doit être une première dans le foot mondial. Ils en parlaient tout le temps. Le pire, c’est que ça l’a convaincu de venir !

Quand le transfert a été officialisé, vous avez réagi comment entre vous ?
A part le gardien de but Sergio Rochet qui évolue avec Luis en sélection, aucun d’entre nous n’avait jamais été dans une équipe avec un joueur d’un tel niveau. On avait tous hâte. Il y avait beaucoup d’enthousiasme et d’émotion, surtout pour les gamins du club. Pour nous tous, partager un vestiaire ou être sur le terrain avec lui, c’est quelque chose d’incroyable. Tu le regardes tout le temps. Qu’est-ce qu’il fait ? Qu’est-ce qu’il ne fait pas ? Qu’est-ce qu’il dit ? Qu’est-ce qu’il ne dit pas ? Qu’est-ce qu’on va lui dire ?! Personne ne veut être ridicule face à Luis (rires). C’est très fort ce qu’on vit.

"Pour moi, c’est un honneur. Je lui ai donné le maillot à la présentation au stade devant 25 000 spectateurs. Je n’avais jamais parlé devant autant de personnes !"

Grand seigneur, tu lui as donné ton numéro 9… En vrai, tu as eu le choix ?
Personne ne m’avait rien demandé au club. Ça me semblait naturel de donner mon numéro à Luis. Quand on a su qu’il allait venir, je suis allé voir les intendants pour leur demander : « Les gars ! Y'a un autre numéro disponible pour moi ? Le 9 est pour Luis » . Le président m’a remercié. Pour moi, c’est un honneur. Je lui ai donné le maillot à la présentation au stade devant 25 000 spectateurs. Je n’avais rien préparé mais Sebastián « El Loco » Abreu, qui animait l'événement, m’a demandé de dire quelques mots. Je n’avais jamais parlé devant autant de personnes ! Les gens étaient très émus en tribunes. Pour eux, Luis, c’est comme s’ils voyaient Mick Jagger. Il arrive en plus à un moment où l’équipe joue bien. Même si on a perdu le quart de finale aller de Copa Sudamericana ce mardi, on peut se qualifier au retour la semaine prochaine. Ça fait plus de trente ans qu’un club uruguayen n’a pas gagné un trophée continental. On va tout faire pour y arriver. Avec Luis, on va gagner en qualité. J’espère qu’on va pouvoir en profiter.


Tu as partagé quelques minutes avec lui sur le terrain lors ce match aller contre l’Atlético Clube Goianiense (0-1). C’était court mais c’était comment ?
On perdait donc j’étais totalement pris par le match. Je n’ai pas tout de suite réalisé. Quand je suis rentré chez moi, j’ai reçu des tonnes de messages de potes : « Tu te rends compte que tu as joué avec Suárez ? » ou « Mec, t’as fait un une-deux avec Lucho ! » . Là, tu redescends sur terre et tu te dis : « Ok, c’est un truc de fou » . Nous, il faut qu’on profite et qu’on apprenne le plus possible à ses côtés. Que ce soit le gamin de vingt ans ou moi avec le même âge que Luis. Peu importe. On ne s’est entraînés ensemble qu’une seule fois pour le moment. Sur le terrain, on a déjà vu sur certaines touches de balle, certains mouvements que c’était un joueur différent. Maintenant c’est lui qui va devoir s’habituer au fait que nous on n’est pas des footballeurs avec qui il joue normalement ! (Rires).


"Dans ces conditions, des joueurs comme Valverde, Cavani, Suárez, Nuñez ont réussi à émerger. Qu’est-ce que ça va donner dans le futur quand il y aura de meilleures infrastructures ?"

Ça vaut quoi le championnat uruguayen ?
Ici, ça joue un peu comme il y a dix ans en Argentine. Je parle d’avant l’arrivée d’entraîneurs comme Ricardo Gareca ou Tata Martino qui nous ont convaincu qu’il était possible de jouer différemment et non pas seulement avec un jeu guerrier. Ici, ça reste un football où ça se frictionne beaucoup. Il y a énormément de pressing comme dans le foot argentin. Les terrains ne sont pas idéaux et je ne te parle pas des centres d’entraînement. Quand tu veux améliorer ta façon de jouer, c’est problématique. Mais quand tu vois la matière première qu’il y a ici, tu te dis que ce pays est très loin de donner tout ce qu’il pourrait. Dans ces conditions, des joueurs comme Valverde, Cavani, Suárez, Nuñez ont réussi à émerger. Qu’est-ce que ça va donner dans le futur quand il y aura de meilleures infrastructures ? Il y a beaucoup à faire. Ils ont 10% de la population argentine mais une quantité impressionnante de footballeurs talentueux.

Comment tu définirais le club de Nacional ?

Les supporters sont toujours à fond. Ils t’encouragent dès que tu les croises dans la rue. Quand tu vois ce qu’ils ont fait pour la venue de Luis, ça te donne une idée. C’est un grand club. Pour moi, c’est l’un des plus grands du continent. L’institution a été trois fois championne du monde dans son histoire. Il faut récupérer la gloire passée. Ça prend du temps mais je crois qu’on a des dirigeants qui peuvent accompagner cette progression.

Dans ta carrière, tu as joué de grands clásicos comme Boca Juniors – River Plate ou Independiente – Racing. La rivalité entre Nacional et Peñarol, tu la situes où ?
Le pays est très petit. Tout est si proche que la rivalité se vit à un niveau de folie comme tu peux avoir dans un clásico à Rosario en Argentine entre Central et Newell’s Old Boys. Pratiquement la moitié de l’Uruguay est de Peñarol et l’autre de Nacional. Les gens et surtout les joueurs restent fanatiques de leur club dans la durée. Quand le championnat commence, les deux institutions regardent avant tout la date du clásico. Le prochain est à la fin du mois. Quand tu croises des supporters dans la rue, ils ne te disent pas qu’ils veulent être champions. Ils te répètent : « Gagne le clásico ! » . C’est une belle folie.

"Ici, il est à la maison. Il se sent bien. Pour moi, l’émotionnel et toute la dimension psychologique, c’est le plus important. Le Mondial est dans quelques mois. S’il restait deux ans, ce serait différent."

On se demande quand même si Suárez va bien pouvoir préparer sa dernière Coupe du monde en jouant en Uruguay. Tu en penses quoi ?
Je pense que des joueurs de son calibre, après avoir disputé plusieurs Coupes du monde et joué dans de grands clubs, font la majeure partie de leur préparation aux entraînements. Ce sont des mecs qui ont une hygiène de vie impeccable en dehors des terrains. Luis a dû récemment soigner son genou. Il va progressivement retrouver toutes ses capacités. Ici, il est à la maison. Il se sent bien. Pour moi, l’émotionnel et toute la dimension psychologique, c’est le plus important. Le Mondial est dans quelques mois. S’il restait deux ans, ce serait différent.

Sinon… Est-il sympa, le Lucho ?
Je ne l’avais jamais vu de ma vie. Notre première fois restera pour toujours dans un stade avec un micro devant 25 000 personnes et le monde entier qui regarde. C’était atypique et incroyable. J’espère que la terre entière a vu à quel point j’ai assuré avec mon discours (rires). En vrai, Luis est super. J’espère que ça va donner des idées à d’autres grands joueurs sud-américains de revenir ici.

Propos recueillis par Georges Quirino Chaves
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