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  1. // Gay Games

Gay Games : mais qui es-tu, le foot LGBT ?

Les dixièmes Gay Games ont commencé samedi à Paris. Ce grand rassemblement du sport LGBT est devenu une grosse machine qui va attirer cette année plus de 10 000 participants venus du monde entier. Parmi toutes les disciplines qui parsèment ces jeux arc-en-ciel, le football occupe forcément une place à part. Notamment parce qu'il a jusqu'à présent concentré toutes les critiques sur l'homophobie. Alors, existe-t-il vraiment un foot LGBT, ou plutôt une spécificité LGBT dans le foot ?

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Pour voir le tournoi de foot des Gay Games, il faut se déplacer au Parc du Tremblay, du coté de Champigny-sur-Marne. Le symbole géographique est fort. Quand la plupart des épreuves se déroulent dans les installations que la ville de Paris a mises à disposition du comité d'organisation, il faut franchir le périphérique pour taquiner le cuir. Ce tournoi, qui est également le 22e championnat du monde IGLFA (International Gay & Lesbian Football Association), est construit autour de trois tournois : deux catégories garçons (foot à onze et à sept) et une catégorie féminin (foot à sept). En tout, plus de 800 footballeurs et footballeuses issus de 18 nations vont s'y croiser cette semaine. Il existe donc bien un foot LGBT et une passion des personnes LGBT pour le foot.


« Souvent, nuance Veronica Noseda des Dégommeuses (association qui lutte contre le sexisme, les LGBT-phobies et autres discriminations dans le sport et par le sport), on pense que le foot est incompatible avec la culture gay parce qu'il incarne une forme de virilité hétéronormée exacerbée. Mais il y a bien des hommes gays qui adorent le foot même si le foot ne les aime pas trop. Par ailleurs, les lesbiennes vouent un véritable culte au foot, sport collectif populaire dont les femmes ont été de fait exclues pendant plusieurs décennies... Pour rappel, le foot féminin a été mis au ban sous Vichy. » De son coté, Melanie Pieters (du FC Paris Football Arc-en-ciel, plus vieux club de foot LGBT qui a fêté ses vingt ans, et en charge de la gestion du tournoi) détaille l'importance de l'événement Gay Games pour le foot LGBT : « Nous avons 869 inscrits venant de 18 pays. Toutefois, avec la présence de réfugiés LGBT dans certaines teams, nous avons beaucoup plus de nationalités présentes qu'annoncées. Le tournoi est ouvert à tous quelque soit le niveau, et chacun est libre de participer dans le genre où il se sent le plus à l'aise. Pour nous, c'est un grand moment de réunion de la famille du foot LGBT. »

Aller sur le terrain de « l'ennemi »


En raison de son dynamisme, le foot LGBT est désormais confronté au même problème que l'ensemble du mouvement sportif gai et lesbien. Né de la volonté de pouvoir pratiquer sa discipline sans se cacher dans un cadre communautaire rassurant face à un univers sportif qui a mis du temps et tarde encore à faire le boulot sur la question de l'homophobie, les combats pour la reconnaissance des droits LGBT dans la société affectent en retour son existence en raison de l'intolérance parfois généralisée. D'ailleurs, le développement d'un foot LGBT avait aussi pour vocation militante d'aller sur le terrain de « l'ennemi » .


« Il faut un foot LGBT pour qu'il y ait plus de LGBT dans le foot, explique Veronica des Dégommeuses. Les gays, les lesbiennes, les trans développent des pratiques sportives séparées parce qu'ils veulent retrouver des lieux où on ne se sent pas discriminé, mais aussi tout simplement parce que on a parfois besoin de formes de socialisation spécifique qui permettent d'échanger et de se renforcer, y compris physiquement, à partir d'expériences communes. Mais on peut imaginer que si le foot, un jour sera, plus accueillant envers les LGBT, cette nécessité changera d'intensité et de modalités. Pour le moment, on en est bien loin. »

Je marque et je suis fier


Cela dit, si le foot LGBT existe par souci de porter haut ses couleurs, il reste sur le fond concentré sur le foot. « Je ne vois pas en quoi le foot LGBT serait à part. Même si pour être sûre, il faudrait une étude comparée des différents sports dans le cadre des Gay Games. Après, en dehors des Gay Games, il existe à l'occasion de rassemblements comme les Eurogames ou le tournoi international de Paris. Il se caractérise comme les autres sports par la participation de joueurs, qui pour certains d'entre eux, sont aussi inscrits dans des clubs fédéraux de football. »



Et de continuer : « Il n'y a pas un championnat organisé par la FSGL (Fédération Sportive Gaie et Lesbienne) avec des équipes de différentes villes ou de quartier. Pourquoi ne pas créer des équipes communautaires, comme, par exemple, l'association des Arméniens Gays de Valence ? L'association des Portugais gays ? Le Gay Gazelec d'Ajaccio ? Finalement, ce qu'il faut comprendre, c'est que le foot gay et lesbien n'est pas exclusif d'un autre engagement fédéral. »

Encore du chemin


Aujourd'hui, le foot LGBT doit se demander comment trouver son chemin. Et surtout avec qui. De la sorte, de nombreuses asso LGBT possèdent effectivement plusieurs affiliations : une en FSGL et une autre, généralement pour les compétitions courantes, en fédé classique ou affinitaire. Toutefois, le foot pose une problématique bien particulière : il est devenu la tête de gondole de la lutte contre l'homophobie dans le sport. Le cas médiatisé du Paris Foot Gay, aujourd'hui disparu suite à des crises internes, ou le combat de Yoann Lemaire, joueur amateur FFF qui a produit un documentaire sur le sujet, ont démontré la persistante quadrature du cercle du coming-out dans les clubs locaux.


Chez les pros, la situation n'est guère plus réjouissante. Et pour le moment, tout le monde continue de de vivre au rythme du « don't ask don't tell  » (le principe longtemps adopté par l'armée américaine qui consistait à refuser l'homosexualité en s'interdisant de poser la question aux militaires). Le parrainage de Lilian Thuram pour ces Gay Games, la prise de parole d'Antoine Griezmann ou l'engagement pionnier de Vikash Dhorasoo par le passé démontrent que les lignes bougent un peu. Il faudra cependant attendre un bout de temps avant qu'un titulaire des Bleus vienne donner le coup d'envoi d'une rencontre des Gay Games avec son mari dans les tribunes.

Par Nicolas Kssis-Martov
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