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Gaizka Mendieta : « À Valence, on était tous les stars »

Il y a 20 ans, le Valence CF réalisait l’un des back-to-back les plus incroyables de l’histoire du football : perdre deux fois d’affilée en finale de la Ligue des champions. Symbole de cette équipe, Gaizka Mendieta, un capitaine si emblématique qu’il fut surnommé « El Murcielago » . Un joueur qui, sans un foutu timing, aurait pu être Galactique au Real, membre du grand Barça et de la génération dorée du foot espagnol. Entretien avec DJ Gaizka, bientôt Mister Mendieta.

Il y a 20 ans, tu étais élu meilleur milieu de terrain d’Europe...
Un moment de fierté énorme dans ma carrière. Il faut se souvenir que c’était une époque où il y avait beaucoup de grands joueurs à mon poste. Cette distinction signifiait être mis à la hauteur de garçons comme Zidane, Beckham, Figo, Redondo ou Rui Costa. Être considéré à ce niveau-là, c’est un souvenir que je garde dans mon cœur encore aujourd’hui. C’était surtout la reconnaissance de tout le travail que j’avais fait pour en arriver là. Un accomplissement de gamin.

« J’avais des capacités physiques importantes à une époque où on ne s’entraînait pas encore comme aujourd’hui. Maintenant, les footballeurs sont des athlètes. Avant, les footballeurs étaient surtout des footballeurs. »
Tu t’imaginais arriver si haut ?
Pour être honnête, je ne pensais pas réussir tant de choses. Quand j’avais 12 ou 13 ans, je pratiquais tous les sports : basket, football, athlétisme. J’ai d’abord arrêté le premier, et puis, très vite, je me suis dit que ce que je voulais avant tout, c’était faire de l’athlé. J’ai arrêté le foot. J’ai été spécialiste de fond et de demi-fond pendant deux ans et demi. J’avais quelques records dans ma catégorie (record régional sur 1000m et vice-champion national de la discipline, N.D.L.R.). Je ne sais pas si cela aurait suffi pour participer aux Jeux olympiques de Barcelone, mais j’avais franchement un bon niveau. Au bout d’un certain temps, j’ai eu très envie de refaire du foot, alors je me suis entièrement consacré à ça. Mais mon expérience de l’athlétisme m’a beaucoup servi ensuite. J’étais très discipliné dans ma préparation. J’avais des capacités physiques importantes à une époque où on ne s’entraînait pas encore comme aujourd’hui. Maintenant, les footballeurs sont des athlètes. Avant, les footballeurs étaient surtout des footballeurs.


Tu commences ta carrière à Castellón, mais c’est à Valence que tu exploses...
Mon père voulait que j’aille dans un club où j’allais apprendre et il était sûr que ce serait le cas à Valence. J’avais 17 ou 18 ans, et l’entraîneur à l’époque s’appelait Guus Hiddink. Avec lui, je me rappelle que je faisais double entraînement. Celui du matin était uniquement consacré à mon amélioration technique. C’est un coach qui faisait confiance aux jeunes. Il aimait avoir un effectif réduit donc, à chaque fois qu’il pouvait, il nous faisait jouer. Il a beaucoup compté pour moi comme Luis Aragonés qui m’a ensuite donné ma chance comme titulaire. Je ne suis plus sorti de l’équipe après cela. Ces coachs ont contribué à faire de moi celui que je suis devenu. En plus de ça, j’étais entouré de grands joueurs. Il y avait Romário et Ortega, mais aussi Mazinho, Mijatović, Penev. C’est un club qui a toujours eu des footballeurs et des entraîneurs de renom. C’est pour ça que j’ai signé là-bas.

« Notre chance, c’est que, pour la plupart, nous sommes arrivés à notre plus haut niveau dans la même équipe au même moment. La base des joueurs était formée par ceux qui étaient là depuis longtemps. »
Pourquoi ça a marché pour Valence dans les années qui ont suivi ?
Le club a bien bossé. Ils ont su recruter des joueurs qui s’adaptaient à notre philosophie et aux entraîneurs. Pour moi, tout a vraiment commencé avec Aragonés. L’idée a été de miser sur des jeunes. Beaucoup d’entre nous faisions partie des sélections de moins de 21 ans, d’Espagne, d’Argentine et d’autres pays. Petit à petit, on a tous progressé et grandi avec le club. On a vraiment explosé avec Claudio Ranieri et Héctor Cúper. Notre chance, c’est que, pour la plupart, nous sommes arrivés à notre plus haut niveau dans la même équipe au même moment. La base des joueurs était formée par ceux qui étaient là depuis longtemps. C’est pour ça que notre caractère et notre idée du club ont pu perdurer plusieurs années.

Le début de votre épopée, c’est la victoire en Coupe du Roi en 1999 où vous éliminez le Barça en quarts, le Real en demies avant de battre l’Atlético en finale. C’était quoi la force de ce groupe ?
Il y avait un bon équilibre entre jeunes et joueurs expérimentés. C’était une équipe compétitive et hyper impliquée. On était tous les stars. On se considérait tous importants dans nos schémas de jeu. Il n’y avait pas de grands ego qui auraient pu déstabiliser le vestiaire. Nous étions très unis entre les joueurs, mais aussi avec le staff technique. On faisait plein de bouffes et des tonnes d’activités ensemble. Je crois que tout cela s’est vu sur le terrain ensuite. La clé d’une équipe, c’est quand elle arrive à se connecter en dehors. Valence l’a fait à cette époque.

Vidéo

« Quand on perd contre le Real au Stade de France (3-0) en 2000, on a tous pensé que notre chance était passée et que plus jamais elle ne se représenterait. »
De là à imaginer atteindre la finale de la Ligue des champions à deux reprises...
On avait vraiment confiance dans le fait qu’on était une grande équipe. Mais jamais on n'aurait pu penser aller en finale dès notre première en Ligue des champions. On avait foi en nos possibilités et en nos armes. Il y avait énormément de talents dans ce groupe. On a réellement pris, comme on aime bien le dire, les matchs les uns les autres, et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés en finale ! Quand on perd contre le Real au Stade de France (3-0) en 2000, on a tous pensé que notre chance était passée et que plus jamais elle ne se représenterait. Surtout pas l’année suivante.

Comment on digère de perdre en back-to-back en finale ?
Les jours après les deux finales ont été très durs. Surtout après la deuxième. Contre le Bayern à Milan (1-1 après prolongation, défaite aux tirs au but 5-4, N.D.L.R.), on était tellement proches... Mais on n’y est pas arrivés. (Il marque un temps d’arrêt.) Mais je veux insister sur le fait que cette équipe avait un mental exceptionnel. C’était véritablement l’individu au service de l’équipe. Ceux qui sont restés ont su se relever pour gagner d’autres titres ensuite.



Il se dit que le Real Madrid s’intéressait à toi à ce moment-là. Tu aurais souhaité être un Galactique ?
Le Real avait signalé son intérêt, mais pour moi, il était évident que ce serait difficile - pour ne pas dire impossible - que Valence me vende à Madrid. Je n’ai à aucun moment pensé que ça pouvait se faire, donc je ne me suis jamais vraiment projeté là-bas. Cette année-là, on s’était mis d’accord avec le club pour écouter les meilleures offres. Le championnat italien était l’un des plus performants du moment. La Lazio était un défi que je voulais relever. C’était un choix sportif, mais aussi économique, surtout pour le club (son transfert pour 48 millions d’euros est toujours à ce jour la vente la plus importante jamais réalisée par Valence, N.D.L.R.). Je suis arrivé dans une équipe qui venait de gagner des titres, mais où il y avait beaucoup de changements. Des joueurs importants venaient de partir, beaucoup d’autres, cinq ou six, sont arrivés en plus d’un nouvel entraîneur (faux : Dino Zoff était arrivé sur le banc de la Lazio la saison précédente, N.D.L.R.). Ça n’a pas marché comme on voulait. Le coach a été viré. Un autre (Alberto Zaccheroni, N.D.L.R.) est arrivé. Il y a eu des problèmes avec le président. Une année très instable. Dans ces conditions, c’était difficile de s’installer et de véritablement tout donner.

« Van Gaal est un coach très chaleureux avec ses joueurs, même si ce n’est pas forcément l’image que les gens ont de lui depuis l’extérieur. »
Tu arrives en prêt au Barça. Mais c’est juste avant la période Rijkaard et Guardiola...
Un peu pareil qu’en Italie, c’était une époque de transition avec nouveaux président, entraîneur et joueurs. Mais c’est une saison dont je me souviens avec beaucoup d’affection. Van Gaal me voulait absolument. C’est un coach très chaleureux avec ses joueurs, même si ce n’est pas forcément l’image que les gens ont de lui depuis l’extérieur. Il est toujours là pour t’accompagner, pour aider tout le monde le plus possible. Niveau tactique et technique, c’est l’un des meilleurs entraîneurs que j’ai eus. J’aurais aimé rester au Barça. J’en avais parlé avec le club, mais les dirigeants voulaient tout changer l’année suivante, donc il n’y a pas eu de possibilité.

Pareil pour Riquelme ?
C’était un très grand joueur. Je pense que ce n’est pas à prouver. Ce fut une étape difficile pour lui. La façon de jouer au Barça ne s’adaptait peut-être pas à la sienne. Dans ce genre de système, il ne pouvait pas donner son maximum comme il a pu le faire ensuite à Villarreal et avec la sélection argentine. Mais avec lui cette année-là au Barça, on avait vraiment une « equipazo » .

Tu prends ta retraite à 34 ans après quatre saisons passées à Middlesbrough qui se concluent entre blessures, conflit avec la direction et mise à l’écart du groupe. Est-ce que tu aurais aimé avoir une autre fin de carrière ?
Disons que ma dernière année en Angleterre ne s’est pas passée comme je l’espérais. Le club ne s’est pas bien comporté avec moi. Ce fut un moment difficile à vivre. Sportivement, les options qui se sont présentées pour poursuivre ma carrière ne me motivaient pas suffisamment. Alors, même si je pense que j’aurais pu continuer quelques années de plus, j’ai décidé d’arrêter.


« Mon ex-coéquipier Kily González a essayé de me provoquer plein de fois à l’époque où on était adversaires. Il n’a jamais réussi à me faire sortir de mon calme. Au contraire. C’est toujours lui qui finissait par prendre un carton. »
On se souvient beaucoup de toi pour ta réussite sur penalty (30 réussis sur 32 en carrière, soit une efficacité de 93,75%). Le meilleur spécialiste de l’exercice, c’est Gaizka Mendieta ou Sergio Ramos ?
J’ai envie de dire moi ! (Rires.) Je dois reconnaître que Sergio a pour lui d’avoir un répertoire de tirs très important. Moi, j’avais ma façon de tirer et je ne l’ai jamais changé. Je courais jusqu’au ballon en regardant le gardien en permanence. Il allait forcément faire un mouvement avant que je tire, donc je frappais de l’autre côté. Mon secret pour avoir ce sang-froid ? Je suis comme ça. Même quand mon cœur va à 100 000, j’ai toujours réussi à rester tranquille. Mon ex-coéquipier Kily González a essayé de me provoquer plein de fois à l’époque où on était adversaire. Il n’a jamais réussi à me faire sortir de mon calme. Au contraire. C’est toujours lui qui finissait par prendre un carton.


Tu t’es déjà dit : « Si seulement j’avais tiré le penalty à la place de Raúl contre la France en quarts de finale de l’Euro 2000 (2-1)  » ?
Non, parce que je ne suis pas le genre de gars qui, après coup, pense « et si ? » Raúl a tiré le penalty, et malheureusement pour lui et pour la sélection espagnole, nous avons été éliminés. Il était sur le terrain (Mendieta, auteur du seul but espagnol – sur penalty - avait été remplacé à la 57e minute par Urzaiz, N.D.L.R.). C’était le plus à même pour tirer. C’est comme ça. C’est le foot.

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À quoi ressemble la vie de Gaizka Mendieta aujourd’hui ?
Je fais plein de choses différentes. Ce qui m’occupe le plus depuis six ans, c’est mon rôle d’ambassadeur de la Liga. Je fais aussi ça pour le Barça et pour l’UEFA en vue du prochain Euro. Je travaille comme consultant pour plusieurs chaînes de télévision. J’ai investi dans plusieurs restaurants espagnols à Londres. Et puis, quand mon emploi du temps le permet, je suis DJ ! Quand le virus me le permettra, je veux retourner mixer ! C’est une passion que j’ai depuis toujours. J’ai pu m’y consacrer une fois ma carrière terminée. Je ne l’aurais jamais imaginé, mais l’opportunité s’est présentée, ça a plu, donc j’ai continué. Je me produis dans des festivals, des évènements privés ou des clubs. C’est quelque chose que j’aime beaucoup et que je vais poursuivre tant que je peux.



C’est quoi le style de DJ Gaizka ?
Rock soul ! C’est la musique que j’ai toujours écoutée. Quand j’étais à Valence, à Barcelone, en Angleterre ou en Italie, la musique m’a toujours accompagné. Dès que je pouvais, j’allais acheter des disques et voir des concerts. Là, pendant la quarantaine, je n’ai rien acheté parce que je n’aime pas acheter sur Internet. Moi, ce qui me plaît avant tout, c’est d’aller chez le disquaire.

« Personnellement ou sportivement, j’adore les nouveaux défis, comme lorsque je suis allé en Italie ou en Angleterre. J’en ai vraiment envie. Mais je veux le faire en étant sûr qu’il s’agisse de la bonne opportunité. »
Et le football ? Il paraît que tu aimerais bien entraîner...
J’aimerais apporter l’expérience que j’ai eu comme joueur. J’ai fini mon master avec l’UEFA. J’ai eu plusieurs possibilités, mais jusqu’à maintenant, aucune ne s’est concrétisée pour entraîner ou intégrer une fédération ou un club. J’espère que cette opportunité va se présenter ces prochaines années. J’ai envie de m’impliquer dans une organisation. Je veux prouver aux autres et à moi-même que je peux être à la hauteur. Personnellement ou sportivement, j’adore les nouveaux défis, comme lorsque je suis allé en Italie ou en Angleterre. J’en ai vraiment envie. Mais je veux le faire en étant sûr qu’il s’agisse de la bonne opportunité.

Propos recueillis par Georges Quirino Chaves
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