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Gagner le derby peut-il vraiment sauver une saison ?

Ce soir Manchester United reçoit sur la pelouse son voisin honni, Manchester City. Pour les hommes de David Moyes, un succès dans le derby semble être la seule option pour adoucir une saison déjà ratée. À défaut de la sauver...

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«  Ce n'est pas un match différent des autres, mais il vaut beaucoup plus pour les supporters. On fera tout ce qu'il est possible de faire. » Comme à son habitude, David Moyes ne s'est pas montré particulièrement offensif en conférence de presse, estimant que Manchester United « se devait de gagner tous les matchs, et pas seulement le derby, même si évidemment cela représente beaucoup pour la ville » . Une prudence de bon aloi quand on sait que les Red Devils ont pris la fessée lors du match aller, face à leurs voisins détestés. Un score final de 4-1 dont se souvient bien Manuel Pellegrini, le coach des Citizens : « C'est toujours important pour un manager qui effectue sa première saison ici de s'imposer dans le derby. Si vous ne gagnez pas à la maison contre United, les supporters ne sont pas contents, c'est quelque chose de très spécial pour eux. » Pourtant, avant ce premier match, le Chilien avait lui aussi relativisé l'importance de cet affrontement fratricide : « Peut-être que nous pouvons gagner à Manchester United et perdre ensuite contre Southampton, et le titre s'envolera aussi. Tous les matchs ont la même importance. »

Des pancartes sur l'A47

Il est bien loin le temps où les derbys comptaient double dans le cœur des joueurs et des entraîneurs. Si les oppositions locales gardent un charme particulier, inhérent à l'engouement populaire qui les encadre, la rigueur comptable s'est progressivement imposée comme le nerf de la guerre. Un constat récemment symbolisé par la saillie de Christophe Galtier, l'entraîneur des Verts, au sortir de la victoire à Sochaux : « Le derby n'est pas encore dans mon esprit. Tous les matchs sont importants et le derby contre Lyon aura trois points comme enjeu. Le plus important est l'écart creusé sur le sixième et nos concurrents direct. » Si l'argument mathématique n'est pas à discuter, il ferait presque regretter le temps ancien des oppositions plus passionnelles et passionnées. « C'est vrai que la passion s'affaisse dans les derbys, aujourd'hui il y a moins de ferveur » , explique José Saez, l'ancienne idole de Valenciennes : « Dans les tribunes, les supporters ont d'autres soucis à combler et dans le monde du foot, on parle beaucoup d'argent, il y a moins de joueurs du terroir qu'il y a encore 10 ans, donc ça enlève un peu le côté authentique. » Aujourd'hui à Caen, José se souvient pourtant de matchs mémorables pour la suprématie régionale : « Une fois, on a fait 0-0 contre Lille, l'arbitre refuse un but valable à Adil Rami et moi, derrière, je prends un carton rouge. C'était assez chaud, explique-t-il en rigolant, mais ça reste plus convivial que certains Lille/Lens de la belle époque. »

« Au fil du temps, ça s'effrite parce que les joueurs ont peut-être moins l'amour du club - ils vont et ils viennent - et n'ont pas assez le temps de s'imprégner de l'importance que peut avoir ce genre de matchs pour les supporters » , relance Philippe Violeau, qui a passé six saisons à l'OL, une période suffisante pour bien comprendre la rivalité avec Saint-Étienne, qui fait figure de plus grand derby hexagonal. « Tous les matchs sont importants, mais disons que le derby garde une saveur particulière. Que tu gagnes ou que tu perdes, il y a toujours des conséquences qui sortent de l'ordinaire » , explique le milieu de terrain retraité, qui se souvient en particulier des trajets en bus le long des 70 kilomètres qui séparent les deux villes : « À l'époque, on faisait la mise au vert à Lyon pour éviter les problèmes, et quand on partait, on voyait toutes les pancartes des supporters lyonnais le long de la route, pour nous encourager. Et plus on approchait de Saint-Étienne, plus les pancartes et leurs messages s'inversaient (rires), c'était assez représentatif. »

« Une affaire d'honneur et de suprématie »

Cette passion que les supporters entretiennent pour la suprématie locale dépasse parfois leurs ambitions hexagonales. Pour les plus assidus, une victoire dans le derby peut parfois suffire à sauver une saison déjà ratée, à défaut de tout faire oublier. « De manière générale, les matchs disputés contre des équipes géographiquement proches sont des moments attendus par les supporters parce que le sens du football, ce qui fonde sa popularité, tient à sa territorialité, explique le sociologue du sport Ludovic Lestrelin. La proximité attise la rivalité : le proche est celui qui nous ressemble et c’est aussi celui que l’on aime à détester. Construire une identité, cela passe aussi par la négation, le rejet, être contre. En France, les derbys sont une affaire d’honneur et de suprématie au niveau régional, car il n’y a pas de véritables derbys au sens premier du terme, opposant deux équipes d’une même ville. Les ultras sont particulièrement sensibles à ces rencontres, car ils construisent une cause qui est celle de défendre les couleurs de leur ville. De plus, en raison des courtes distances, les derbys sont l’assurance de mobiliser un nombre important de supporters pour effectuer le déplacement et envahir le territoire adverse. Cela génère donc une tension fondamentalement plaisante pour les supporters radicaux. »


Que ce soit pour le plus passionné des Boca Juniors/River Plate, le plus fou des Galatasaray/Fenerbahçe ou le plus engagé des Metz/Nancy, les derbys conservent ainsi une atmosphère particulière que le temps ne saurait altérer. C'est du moins ce qu'a compris Rudi Garcia en débarquant cet été dans une Roma en crise, après la défaite en finale de la Coupe d'Italie contre la Lazio : « La vérité, c'est que tu ne peux pas être romaniste tant que tu n'as pas joué le derby. Tu sens bien l'antagonisme entre les deux clubs, tu sais que tu as cinq supporters de l'AS Roma pour un de la Lazio, tu sais tout ce qui s'est passé avant, tu t'imprègnes, mais tant que tu n'as pas vécu le derby, tu n'y es pas encore à 100%. Le but de Balzaretti, les pleurs de De Rossi, la communion avec le public, j'ai tout découvert d'un coup. Il faut se rappeler que pour notre premier match à domicile, la Curva Sud était suspendue. Ce qui veut dire que mon premier match à l'AS Roma avec la Curva Sud, ça a été pour le derby… » (voir So Foot numéro 112). Ce match spécial, Rudi Garcia s'en est servi pour relancer une formation à l'agonie : « Quand le calendrier est sorti, avec Roma-Lazio dès la quatrième journée, tout le monde était inquiet, voire catastrophé. Selon eux, il aurait fallu que ce soit plus tard dans la saison, mais moi, j'ai vu ça comme l'opportunité de balayer tout le côté négatif qui collait à l'équipe depuis des mois. » Avec la suite que l'on connaît.

« Le classement final reste le plus important »

À l'image du Français, David Moyes serait donc bien inspiré de surfer sur l'importance du match de ce soir, qui représente une occasion unique d'adoucir le quotidien d'une saison pourrie. « Une victoire dans un derby, ça peut aider à se mettre en confiance et comprendre qu'on a les moyens de rivaliser par la suite » , estime José Saez, cependant pessimiste pour les Mancuniens. Selon lui, le mal est déjà fait : « C'est toujours génial de battre ton rival régional, c'est le match phare de la saison, mais honnêtement le classement final reste le plus important. » Même son de cloche chez Philippe Violeau, notre autre spécialiste : « Même si la victoire dans un derby a forcément un goût particulier, ça ne peut pas sauver une saison. Il se passe tellement de choses qu'on ne peut pas réduire 38 journées de championnat à seulement deux matchs dans l'année. » Tant pis pour Moyes et sa défense de bras cassés, qui pourront cependant méditer ce dernier conseil avisé du coach de la Roma : « Un derby ne se joue pas, il se gagne. » Tâche difficile s'il en est, quand on ne sait plus faire ni l'un ni l'autre.

Par Christophe Gleizes
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