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Gaetano Scirea : putain de camionnette

Il y a 26 ans jour pour jour disparaissait tragiquement l'un des plus grands défenseurs de l'histoire : Gaetano Scirea, champion du monde avec l'Italie, septuple vainqueur de la Serie A avec la Juve, l'un des très rares à avoir gagné trois coupes d'Europe différentes. Un maestro élégant sur le terrain comme en dehors, décédé à 36 ans dans une Fiat transformée en brasier sur une route de Pologne.

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Dimanche 3 septembre 1989 en fin d'après-midi, sur la route nationale polonaise reliant Zabrze, au sud du pays, à la capitale Varsovie. Une Fiat 125P, joli mais vieillissant modèle de la gamme qui fait aujourd'hui la joie des collectionneurs, file à vive allure sur un macadam parfois défoncé. Dans l'habitacle, ils sont quatre : le chauffeur, un dirigeant du club du Górnik Zabrze, Gaetano Scirea et un interprète. Quelques heures plus tôt, le Górnik Zabrze a disputé un match du championnat polonais, sous les yeux de Gaetano Scirea, jeune entraîneur adjoint de la Juventus, mandaté par son supérieur et ami Dino Zoff pour observer cette équipe méconnue que les Bianconeri doivent affronter en ouverture de la Coupe UEFA. Le match aller est prévu quelques jours plus tard, le 12 septembre à Zabrze. A priori, il n'y a pas d'inquiétude à avoir, et la Juve l'emportera effectivement 5-2 sur l'ensemble des deux matchs, mais Zoff est un entraîneur méticuleux et Scirea un adjoint respectueux des consignes. À l'époque, il apprend le métier. Scirea a 36 ans, n'a rangé les crampons que depuis un an et on se bat déjà en Italie pour l'avoir sur le banc. C'est sûr, il sera un grand entraîneur, mais il préfère sagement rester dans son club de presque toujours et se former aux côtés de son ancien coéquipier Dino Zoff. Un match à superviser ? Une mission dont il s'est acquitté en ce 3 septembre. Il ramène certainement avec lui de précieux conseils consignés dans un carnet de notes. Maintenant, il ne reste plus qu'à rentrer en Italie. Un vol direct Varsovie/Turin l'attend. La route entre Zabrze et Varsovie est longue, environ 4 heures de trajet. Il faut se presser. Le chauffeur s'exécute, double quand il en a l'occasion. Un camion, puis un second dans la foulée. Au moment de se rabattre, la Fiat 125P percute une camionnette, pas violemment, mais juste assez pour qu'il y ait perte de contrôle.

L'Italie apprend la nouvelle en direct


L'accident se produit au niveau du village de Babsk, moins d'une heure avant d'arriver à Varsovie. L'enquête de police conclura qu'il n'était pas d'une grande violence et que les quatre occupants du véhicule auraient pu s'en tirer indemne sans la présence dans le coffre de quatre bidons d'essence. Rien d'étonnant dans la Pologne de cette époque, accoutumée aux restrictions : mieux valait emporter avec soi une petite réserve à mettre dans le réservoir, au cas où. Le tamponnage avec la camionnette a libéré le dangereux liquide, lequel s'est aussitôt enflammé. Il a suffi d'une étincelle, et le brasier prend forme. Seul le dirigeant du Górnik Zabrze parvient de justesse à s'éjecter du véhicule. Il assiste, impuissant, à l'incendie qui emporte les trois autres passagers du véhicule, dont Scirea. Les secours arrivent, tentent d'évacuer les corps prisonniers des flammes. Trop tard : trois morts sont à déplorer. La nouvelle de la tragédie est vite relayée par les médias jusqu'en Italie où ce 3 septembre au soir, comme chaque dimanche, c'est messe dominicale avec la célèbre émission télévisée La Domenica Sportiva. Les journalistes et consultants reçoivent la dépêche les informant de la mort de Scirea en direct. L'un d'eux l'annonce aux téléspectateurs, interrompant le déroulé de l'émission, tandis qu'en coulisses, c'est l'émoi. L'ex-coéquipier et ami de Scirea, Marco Tardelli, est évacué, victime d'un malaise.

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Gaetano Scirea – « Gai » de son surnom – laisse une veuve, Mariella, et un fils, Riccardo. Il laisse aussi tout un pays orphelin. Ses obsèques prennent des allures de drame national, auxquelles participent un grand nombre de ses anciens coéquipiers et une foule de supporters anonymes. Le père de Gaetano ne s'en remettra pas : son cœur lâche une semaine seulement après la mort subite du fils adoré. Un fils qui était devenu un modèle de droiture et de réussite pour toute l'Italie. Car on parle là d'un joueur qui a su se construire un palmarès phénoménal sans jamais sombrer dans le vice, les coups bas et les tacles méchants mais utiles qu'on croit souvent à tort être l'apanage des plus grands défenseurs. Scirea, c'est sept titres de champions d'Italie, une Coupe des champions, une Coupe des coupes, une Coupe UEFA, et encore bien d'autres coupes nationales et internationales avec la Juve, club qu'il avait rejoint en 1974 après des débuts en pro avec l'Atalanta et où il achèvera sa carrière en 1988. C'est aussi la Coupe du monde 1982 avec la sélection italienne, dont il était le capitaine. C'est 554 matchs avec les Bianconeri, 78 avec la Squadra Azzurra, et une discipline d'une folle exemplarité : deux cartons jaunes seulement reçus en carrière, et zéro rouge ! Les clés de cette rigueur : une lecture du jeu sans pareille, beaucoup de sobriété et d'efficacité dans ses interventions. Un gentleman dont les proches vantaient la gentillesse et l'humilité. Ce libéro d'exception était la preuve qu'on peut réussir une immense carrière sans avoir les dents qui rayent le parquet ni l'envie d'écraser l'autre. « Tous les ans arrive le jour du souvenir et de la mélancolie, témoignait il y a un an Michel Platini au journal Tuttosport. Tous les ans arrive le moment de se souvenir de mon camarade de jeu et ami. Le champion qu'il était me manque, mais aussi son éducation, son sens du respect et du sport, sa loyauté. Il ne manque pas seulement à moi, mais à la grande famille du football mondial. »


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Par Régis Delanoë
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