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Thiney, petite inspiration

Alors que Corinne Diacre a donné les clés du jeu des Bleues à Gaëtane Thiney, les trois matchs de poule ont permis de confirmer les qualités de la joueuse du Paris FC sur coups de pied arrêtés, mais aussi ses énormes difficultés dans le jeu.

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Une fois encore, c’est elle qui vient tenir tête aux journalistes. Les joues encore rougies, mais les arguments déjà clairs dans sa tête et le discours rodé, Gaëtane Thiney tente de rassurer sur la prestation décevante des Bleues face au Nigeria. « On va monter en puissance, ça c’est sûr, dans la vitesse de jeu, dans le rythme, l'intensité des passes » , promet-elle face aux premiers doutes émis sur le niveau de cette sélection, invaincue en phase de poules, mais si peu convaincante dans son plan de jeu avant d’attaquer les matchs à élimination directe face au Brésil, dimanche.


« On sera encore meilleures, se projette-t-elle. L’objectif de la semaine sera de bien récupérer et de travailler, gommer ce qui ne marche pas et progresser encore et encore. » Mais si, en bonne communicante, elle assure avec poigne le rôle de service après-vente du collectif, Gaëtane Thiney semble esquiver tout ce qui concerne sa propre prestation. Et quand on lui demande pourquoi, sur ses corners du soir, elle n’a pas cherché à mettre plus de ballons dans la boîte, elle se braque. « Je ne sais pas, allez sur le terrain, entraînez-vous, rétorque-t-elle dans un rire jaune. En première mi-temps, Amandine a deux ballons toute seule au deuxième poteau. Ça aurait pu payer. »

Thiney dans le guidon


Titulaire inamovible depuis le début de la compétition, et lors de neuf des dix matchs des Bleues en 2019, la meneuse s’est montrée plus que brouillonne contre le Nigeria. Peut-être encore plus que face à la Corée du Sud ou la Norvège, ne pouvant cette fois pas s’appuyer sur Eugénie Le Sommer, l’autre animatrice du jeu, remplaçante à Rennes. Seulement 45 ballons touchés tout en étant au cœur du jeu — sa moyenne depuis le début de la compétition —, 70% de passes réussies, aucun tir cadré sur cinq tentatives — clairement la partie où elle a eu le plus d’opportunités (1 contre la Corée, 0 contre la Norvège) — et 22% de duels gagnés, Thiney était dépassée. Certes, on peut reconnaître sa vista. Le problème réside plus dans la réalisation de tous ces projets, ainsi qu’un cruel manque de vitesse d’exécution.


À l’heure de jeu par exemple, elle fut trouvée sur un centre en retrait de Delphine Cascarino, parfaitement lancée par une transversale de Wendie Renard. Seule à douze mètres du but, la joueuse du Paris FC a pourtant envoyé sa reprise dans les panneaux publicitaires, ouvrant trop son pied gauche. « Je vais essayer de me mettre les pieds droits pour mettre les ballons au fond » , s’excusait-elle. Corinne Diacre a remarqué les difficultés de son numéro 10 depuis le début de la compétition, mais ne la charge pas : « On a eu des difficultés collectives, pas seulement Gaëtane Thiney, mais sur l'animation offensive en général, replaçait la sélectionneuse lundi soir. Je l'ai trouvée mieux en seconde période, il y avait plus d'espaces, mais elle peut faire mieux, je vous l'accorde. Cependant, elle était mieux que les deux premiers matchs. » Et ce, malgré la passe décisive contre la Corée, et en dépit du fait que la quatrième meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (58 pions en 159 sélections) court toujours après un premier but dans une grande compétition depuis les JO 2012. Tant de signaux de faiblesse qui remettent en question sa place dans le système de Diacre.

Un coup de Tatane dans la fourmilière


L’ancien sélectionneur Philippe Bergeroo avait lui tranché et n’avait pas retenu Gaëtane Thiney pour les JO 2016. L’épisode avait marqué : « Le jour où j’ai été retirée de la liste pour les Jeux olympiques 2016, j’avais fait un tweet : "Je garde la forme, même si j’aurais aimé qu’elle soit olympique. Objectif CDM 2019."" À cette époque, j’avais 31 ans. En France, quand on n'est pas pris pour une compète à 31 ans, normalement c’est la fin. Moi, j’y ai cru, à cette Coupe du monde. Ma tête est programmée pour ça depuis trois ans. » Gaëtane a été mise de côté lors des six premiers mois de mandat par Corinne Diacre, s’est accrochée, pour finalement revenir comme un élément clé des Bleues. La preuve d’une certaine force mentale, pour celle qui travaille avec une psychologue du sport. Dans cette équipe, celle qui est internationale depuis 2007 apporte aujourd'hui toute son expérience, assume son statut de leader et d'ambassadrice de son sport, elle qui porte le reste de l'année la casquette de conseillère en charge du développement du foot chez les enfants à la DTN.



Un profil atypique, certes, mais qui ne doit pas être exempté de critiques. Et pour aller plus loin dans la compétition et réussir à briser ce plafond, il faudra certainement réfléchir à utiliser cette joueuse polyvalente autrement que dans ce rôle de meneuse, calée derrière l’attaquante de pointe. « La difficulté de ce poste, c’est de jouer dans un espace réduit avec très peu de temps, reconnaissait-elle à Libération avant la compétition. Je dois constamment me repérer spatialement. Avec l’expérience, je pense plus à l’équilibre de l’équipe : compenser les déplacements des autres, compléter les courses devant le but quand il y a des centres, être dans la bonne zone au bon moment. » Ce fameux équilibre, serait peut-être trouvé par les Bleues dans un autre dispositif, avec ou sans Gaëtane Thiney. Dommage de s'en rendre compte maintenant, les prochaines échéances ne laissent plus de temps pour les réglages.



Par Mathieu Rollinger Propos recueillis par MR et MB, sauf mentions.
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