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Gaël Kakuta, l'enfant précoce a pris son temps

En 2009, à tout juste 18 ans, les observateurs voyaient en Gaël Kakuta la future star du football français. Depuis, il a vu Antoine Griezmann ou Paul Pogba s'imposer chez les Bleus et donné l'impression de s'enliser via de nombreux prêts ratés. Avant que la lumière ne revienne sous les couleurs du Rayo Vallecano et peut-être, demain, sous celle du FC Séville.

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Il y a cinq ans, Gaël Kakuta était annoncé comme un futur très grand, malgré son gabarit poids plume (1,72m). Joueur de Chelsea, champion d'Europe U19 avec la France, son sélectionneur Francis Smerecki parlait d'un joueur « capable de faire basculer un match à lui tout seul » . La presse anglaise parlait quant à elle de « Black Zidane » , même si le génie du jeune formé et arraché à Lens en 2007 résidait plus dans une grande capacité d'élimination en un contre un, que dans la faculté à diriger le jeu de toute une équipe.

Ballack et Obi Mikel élogieux en 2009


Car à seulement 19 ans, Kakuta brillait déjà dans la réserve des Blues et avait su gagner le respect de quelques cadres de l'effectif pro comme Michael Ballack qui, lors d'une phase de reprise avec les petits jeunes du club londonien, avait lâché à un journaliste de son pays : « Le Français, c'est lui la star. » C'est la technique du gamin qui impressionnait, si bien que John Obi Mikel disait de lui à l'époque que « à l'entraînement, il fait des trucs fantastiques et la seule manière de l'arrêter, c'est de lui mettre des coups ! » Un talent qui avait poussé Carlo Ancelotti à le faire entrer dans l'histoire en décembre 2009, en faisant de Kakuta le plus jeune joueur titularisé par Chelsea en Ligue des champions, pour une prestation réussie contre l'APOEL Nicosie.

À la fin de la saison, la polémique sur son transfert - la FIFA l'a suspendu quatre mois avant que la sanction ne soit levée après que Chelsea a versé quatre millions d'euros à Lens -, puis une fracture de la jambe ne l'ont pas empêché d'être officiellement champion d'Angleterre. Un premier titre amené à en appeler d'autres, sauf que l'histoire ne s'est pas déroulée comme prévue.

Après le sacre européen avec les U19 français - durant lequel son talent côtoie des gros coups de moins bien dans les mêmes matchs - Gaël Kakuta se met à stagner. Incapable de s'imposer à Chelsea, il est prêté à Fulham puis Bolton, sans parvenir à faire mieux que jouer les utilités. Le joueur est alors persuadé que ce n'est qu'une question de temps : « J'ai le niveau pour jouer à Chelsea. J'ai vingt ans, j'ai encore le temps. Mon heure viendra dans pas longtemps. À un moment donné, le coach sera obligé de me mettre dans l'équipe. » Mais si sa technique ravit les yeux et suffit pour être décisif dans les équipes réserves, son manque de régularité, ses réticences à aller aux duels et ses replacements approximatifs sont autant de freins pour se rendre indispensable au plus haut niveau.

La renaissance sous les ordres de Paco Jémez


Les prêts s'enchaînent, parfois avec bonheur - quatorze matchs et quatre buts pour Dijon en seconde partie de saison 2011-2012 -, mais le plus souvent avec frustration, comme à la Lazio Rome en 2014, où il ne joue qu'un seul match. « C'est juste qu'à un certain moment, j'ai lâché. Et je n'aurais pas dû lâcher… » , avait admis le joueur à France Football, bien conscient qu'on « l'attendait plus haut, plus tôt » . Malgré un talent évident, le joueur n'avait pas trouvé le contexte idéal pour se pousser à faire les efforts, ce qui a changé à l'été 2014.


En partant en prêt au Rayo Vallecano, son septième club en cinq saisons, Kakuta a non seulement découvert la Liga espagnole, mais aussi un football qui lui convient, fait de passes au sol, de jeu vers l'avant et de petits espaces. Pour le natif de Lille, l'année passée sous les ordres de Paco Jémez a été une renaissance, avec d'une part un temps de jeu conséquent - 35 matchs en championnat - et des statistiques dignes d'un titulaire en puissance : cinq buts, six passes décisives et surtout 58 dribbles réussis, soit le second meilleur total de la Liga derrière Lionel Messi. Alors qu'il s'imaginait meneur de jeu en début de carrière avec Andrès Iniesta comme modèle, Jémez l'a installé milieu offensif gauche, rôle qui lui permet d'exploiter au mieux sa capacité d'élimination et son pouvoir d'accélération.

Après avoir donné l'impression d'être une promesse sans lendemain, Gaël Kakuta a peut-être réussi à faire passer le train une seconde fois : Chelsea, où il ne lui restait qu'un an de contrat, vient de le céder pour 3,5 millions d'euros au FC Séville, double tenant de la Ligue Europa, alors que Saint-Étienne et Monaco étaient intéressés. S'il s'impose en Andalousie et confirme les coups d'éclat de sa saison 2014-2015, il pourrait même bien susciter l'intérêt de Didier Deschamps. En 2009, Francis Smerecki disait de lui qu'il arriverait avec certitude en équipe de France A. Kakuta peut encore donner raison à son ancien mentor.

Par Nicolas Jucha
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