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Futsal

Futsal : foot pour les nuls ?

Les futsalleurs sont victimes de leur réputation. Techniques mais pas fiables, solistes plutôt que collectifs. En gros, des sprinteurs plutôt que des marathoniens. Pour le moment, rares sont les footballeurs à venir du futsal. Mais l’essor et la médiatisation de ce cousin du foot pourraient très bien lui permettre de devenir une école parallèle.

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L’hiver approche. Tout joueur de foot qui se respecte redoute ce moment. C’est un sentiment universel. Collants obligatoires, les mains bleues voire congelées, des bouffées d’air douloureusement glacées et un refus instinctif du moindre contact. Et alors que la bonne douche brûlante d’après-match te fait entrer dans un mélange de picotement et de bien-être, tu te dis que le futsal, ce n’est finalement pas si mal. Au moins pour éviter cette automutilation. Une pensée coupable car, dans les esprits, le futsal n’est qu’une version générique du football. La différence entre Pepsi et Coca-Cola. Deux goûts pratiquement identiques, mais va savoir pourquoi, l’un est meilleur que l’autre.

Freestyle, Youtube et budget

Dans l’idée, c’est donc ça le futsal : une variante, un sport admirable, des techniciens irréfutables, une mine d’or pour Youtube et les clubs de Ligue 1, mais pas plus. En France, les joueurs de salle sont pour tous des grands dribbleurs, des freestyleurs et des mecs qui contrôlent le ballon avec la semelle. Et sur un terrain à onze, de gros fainéants, incapables de participer à l’effort défensif et de faire des passes toutes simples. Une réalité exagérée pour Jean-Christophe Martinez, entraîneur du Bruguières SC. Le futsal n’est pas seulement un faire-valoir : «  C’est surtout un complément. Les joueurs qui passent par la salle apprennent d’autres choses. Ils améliorent leur technique, leur gestion du pressing et ils gagnent en vision. Les gars comme Ben Yedder ou Moussa Sao, ils jouaient déjà dans des clubs pro avant d’arriver au futsal. Ils connaissaient donc la base du foot et ont appris à intégrer les rudiments de la salle. » Compatible, complémentaire, mais parfois handicapant, le futsal, et c’est difficile de le nier, est bien plus avare en effort : « Ça peut être un tremplin, mais aussi un désavantage. Un joueur qui ne fait que du futsal a plus de mal à gérer la distance. Il n’a pas les capacités foncières pour jouer à onze. Nous faisons beaucoup de sprint, mais on peut se remplacer souvent. Du coup, ça demande moins d’endurance.  » L’un a donc beaucoup à apprendre à l’autre, et vice versa. Mais le transfert entre les deux se fait sous certaines conditions et avec certains apprentissages.

Si la différence entre les deux cousins se joue à première vue aux distances parcourues, elle se pose également au niveau des budgets. Bruguières SC, l’une des finances les plus maigres de Division 1, doit composer avec des joueurs qui n’ont pas que le ballon rond comme occupation : « À trois entraînements par semaine, tous mes joueurs sont obligés de travailler à côté. Mais par exemple, la semaine dernière, on a joué Toulon qui pratique huit entraînements par semaine. Leurs joueurs sont plus performants et presque professionnels (ça ne nous a pas empêché de les gagner). Les entraînements, on les fait de 21h à 23h en semaine. Après ça, mes joueurs rentrent chez eux et dorment. Ils sont épuisés. » Des statuts différents qui nuisent forcément à la qualité du jeu proposé. Selon la Fédération française de football, les futsalleurs ne sont pas encore professionnels. Juste des sportifs de haut niveau. La France a du retard en salle par rapport à l’Espagne, l’Italie ou le Portugal. Tout le monde le sait. Mais le chemin est à peine entamé, et l’envie d’évoluer bien présente.

Une école à part entière


La preuve en est avec le recrutement de Ben Yedder. Pour sa première année en Ligue 1, Wissam met tout le monde d’accord en mettant des buts de haute volée et des crochets assassins. En voyant ses prestations sur le terrain, mais surtout dans la surface, le TFC donne donc des idées à tous les clubs de Ligue 1. Et si les joueurs de futsal n’étaient pas seulement différents, mais aussi capables d’apporter une vraie plus-value ? Ils ne sont pas meilleurs, ils ne sont pas moins bons, ils sont des diamants (plus tout à fait) bruts. Des pierres déjà forgées, mais encore perfectibles. Le futsal pourrait donc devenir une école pour footballeurs moins physiques et plus techniques. Un peu comme le fait le Barça à l’heure actuelle : « Des mecs comme Iniesta ou Xavi ont reçu une formation futsal, et à l’âge de 14 ans, ils ont dû choisir entre les deux. » Et ils ont fait le choix que l’on connaît. Pas vraiment étonnant au vu de ce que les deux sports ont respectivement à leur proposer. Le football est logiquement perçu comme la promotion du futsal. Question de budget, de prestige et de compétitivité. Deux mondes bien distincts donc, et rares sont les joueurs à opter uniquement pour l’indoor.

Et inversement, le futsal est aussi perçu comme une opportunité de fin de carrière pour joueurs vieillissants. Une sorte de beach soccer bis : « Lors de la première année de notre championnat, des mecs comme Olivier Quint ou encore Eddy Capron sont venus s’essayer. Mais ce n’était pas terrible parce que le futsal demande d’autres exigences que les footeux n’ont pas forcément. » Les pointus, les contrôles de la semelle et les gestes improbables sont donc amenés à se développer en France. Et plus le futsal s’étendra, plus les clubs de Ligue 1 piocheront leurs futurs talents chez ces esthètes du toucher de balle. Un cercle vertueux qui pourrait donc attirer de plus en plus de jeunes pépites vers la salle. En plus de profiter du tremplin, ils pourront également éviter de se geler les miches en hiver.

Par Ugo Bocchi
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