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Fratani remet tout sur le Tapie

Homme de l'ombre et lieutenant de Bernard Tapie pendant des dizaines d'années, Marc Fratani, ex-attaché parlementaire de l'ancien président de l'OM, a décidé de balancer ses quatre vérités au Monde et au Point, en mettant directement en cause son ancien patron. De quoi secouer une fois de plus le cocotier d'un bon paquet d'affaires, dont bien sûr celle relative au fameux VA-OM de 1993.

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En voilà une drôle de décision. Surtout venant d'un type qui avait jusqu'ici passé une bonne partie de sa vie à défendre la cause de Bernard Tapie. À 74 piges, Marc Fratani a pourtant décidé d'ouvrir grand son gosier. Et celui qui avait été tour à tour chauffeur, proche collaborateur et attaché parlementaire de Nanard lorsque celui-ci avait été élu député des Bouches-du-Rhône, a manifestement beaucoup de choses à dire. Sur les prétendues combines du clan Tapie pour s'emparer de la députation à Marseille, comme sur « l'entreprise de corruption » systémique qui aurait été mise en place à l'OM au début des années 1990. Tout un programme.

« Tapie ne s'est jamais fait racketter par mes amis »


Avant de s'épancher sur les révélations de Fratani, il faut d'abord dessiner les contours du bonhomme. Ce Corso-Marseillais, proche des jeunesses communistes dans les années 1960, admet connaître des voyous, « comme tout le monde » , tout en prenant le soin de s'en distancier ( « Je ne suis pas un parrain du milieu » ). Reste qu'à Marseille, Fratani connaît beaucoup de monde. En 1986, il fait la rencontre de Bernard Tapie, alors tout juste élu président de l'OM, qui lui propose de devenir son chauffeur personnel. Selon Fratani, qui s'est confié au Monde dans des propos rapportés dans l'édition datée du dimanche 3 mars, Tapie comptait alors sur ses réseaux à Marseille pour lui « assurer une vraie tranquillité » . Fratani déroule : « Quand Tapie débarque pour sa campagne de 1988 (en vue des législatives à Marseille, N.D.L.R.), je suis allé trouver les Corso-Marseillais pour leur dire : ce type-là est à poil. Il va se se faire découper en morceaux, il faut l'aider... Tapie ne s'est d'ailleurs jamais fait racketter par mes amis... En revanche, quand il a fallu que sa permanence soit plastiquée, j'étais là. »


L'ex-lieutenant de Tapie fait ici référence à la bombe qui a explosé devant la porte de la permanence du candidat Tapie le 12 juin 1988. Zéro blessé, mais l'incident aurait été, selon Fratani, une mise en scène pour renforcer la sympathie des électeurs à l'égard du candidat Tapie : « C'était pour sensibiliser les indécis. » Tapie, lui, nie en bloc : « Je n'ai jamais eu ma permanence plastiquée ! » Une zone d'ombre parmi d'autres, alors que Fratani confie aussi au Monde qu'il aurait été témoin d'arrangements électoraux entre Tapie et Jean-Marie Le Pen entre les deux tours des élections législatives de 1993. Pourquoi Fratani se décide à raconter tout ça aujourd’hui ? Manifestement parce qu'il se sent trahi par Tapie, qui lui aurait « cassé les reins sur un projet de production audiovisuelle qu'il a saboté personnellement » .

Achat d'arbitres et psychotropes


Et l'OM dans tout ça ? Niveau football, Fratani balance, et sa version va dans le sens des propos de Jean-Pierre Bernès, qui avait admis en 1996 lors du procès relatif aux comptes de l'OM qu' « une somme de 5 à 6 millions de francs par an sortait des caisses de l'OM par des facturations fictives pour acheter des matchs... » L'ex-directeur sportif de l'OM avait alors reconnu avoir « été malhonnête pendant quatre ans. Il y a eu plusieurs matchs achetés. J'ai vu récemment une émission de télé où on disait que Monaco s'était fait voler deux titres. C'est exact. Il y a 45 joueurs français qui peuvent être en cause. Je ne veux pas dire leurs noms. Avec Bernard Tapie, on savait quelle somme il fallait sortir pour un match. » Une version alors démentie par Tapie : «  Ce que dit Bernès est faux. Si j'ai gagné des matchs, c'est parce que j'avais la meilleure équipe du monde. » Fratani, lui, confie qu'il aurait pris part à la fraude décrite par Bernès. « J'ai participé une fois à un achat d'arbitre, c'était pour un match contre le PSG, à Paris. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui lui était convenu. On déstabilisait aussi l'adversaire en utilisant des psychotropes... À l'aide de seringues ultra fines, le produit était injecté à l'intérieur de bouteilles en plastique. Tout ce qui était consommable par l'adversaire était traité. »

Les pieds dans le Tapie


Concernant l'affaire VA-OM, Fratani est tout aussi catégorique : « Tapie a toujours déclaré qu'il avait été condamné à tort. Mais j'étais là et je n'étais pas seul, le jour où il a demandé que 250 000 francs soient versés à Bernès avant qu'il s'en aille à Valenciennes. Tapie a bien été le commanditaire de l'acte de corruption. » Des accusations salées, auxquelles Tapie a annoncé ce matin au micro d'Europe 1 vouloir répondre en portant plainte. Pas sûr que cela suffise à faire taire Fratani, désormais convaincu que la justice a été bien trop clémente vis-à-vis de son ancien patron, à la suite des déboires juridiques de l'OM : « Lors de ce jugement, Bernard Tapie a été condamné à 18 mois de prison ferme, confie-t-il ce lundi 4 mars au Point. C'est à cette période que j'entends pour la première fois parler du magistrat Pierre Estoup (aujourd'hui mis en examen dans l'affaire de l'arbitrage Adidas-Crédit lyonnais, ce dernier doit comparaître aux côtés de Bernard Tapie le 11 mars, N.D.L.R.). Lors du procès en appel, il a cherché à entrer en contact avec le président de la cour d'appel pour le compte de Bernard Tapie. Dans quel but ? Toujours est-il que la prison ferme s'est transformée en sursis pour Tapie... » De quoi complexifier une affaire déjà tentaculaire, où personne n'a cessé de clamer des vérités contradictoires. Celle de Fratani, elle, aboutit à une forme de jugement péremptoire, qui n'appartient qu'à lui : « Je pense sincèrement que Bernard Tapie a du génie... Mais force est de constater qu'il a bien profité de Marseille, alors que la réciproque n'est pas vraie. »

Par Adrien Candau Tous propos issus du Monde, du Point.fr et de marsactu.fr
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