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François Zoko : « Alexis Sánchez est très fort, mais il est très petit »

Premier adversaire d'Alexis Sánchez sous les couleurs de Manchester United, l'attaquant franco-anglo-ivoirien François Zoko (34 ans) revient sur ce match de Cup contre les Red Devils, disputé vendredi avec son club de Yeovil Town (D4). L'occasion de parler de ses années anglaises, et d'un parcours atypique et attachant à souhait.

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Tu as joué contre Manchester United vendredi en Cup. Raconte-nous un peu le match.
C'était un match pour les fans, pour le club. Il ne faut pas oublier que Yeovil était encore en Championship il y a trois-quatre ans, il y a eu deux relégations consécutives. On a pris beaucoup de plaisir même si le score est lourd (0-4) par rapport au match qu'on a livré. Mais on a une équipe jeune, et ce genre de match ne peut faire que du bien.

Tu as senti un engouement particulier dans la ville autour de ce match ?
Clairement, quand on a tiré Manchester, tout a changé tout de suite. Tous les tickets ont été vendus en une semaine, les gens ont vraiment répondu présent (9195 spectateurs contre MU, 3792 une semaine plus tôt en championnat contre Chesterfield, ndlr). D'habitude, on a toujours quelques irréductibles qui viennent, mais là ça n'avait rien à voir. C'est un club qui a beaucoup de fans dans la région et ça s'est vu pour ce match.

Pour en revenir au match en lui-même, tu prends un carton jaune au bout de trente secondes de jeu pour une charge sur Rojo...
Avant le match, avec l'autre capitaine (Michael Carrick, ndlr) et l'arbitre, on avait parlé et il n'y avait pas de consigne particulière a priori. Et là, premier contact sans y aller pour faire mal, carton jaune ! Des contacts de ce type, dans le match, il y en a cinq ou six. Je n'ai pas commenté parce que ça ne sert à rien, mais je pense que l'arbitre avait déjà planifié ça.

Comment ça ?
Vu qu'on vient de League Two, où le football est beaucoup basé sur les contacts et l'engagement physique, il a dû se dire : « Premier contact, je sors le jaune, comme ça, ça va les calmer. » Ici, ils arbitrent l'événement, et non le match. Ils prennent en compte le contexte, tout ce qu'il y a autour, et il a voulu calmer les ardeurs. J'ai trouvé ça inutile, mais c'est comme ça.

« Manchester United ne joue pas le plus beau football d'Angleterre, mais structurellement et tactiquement, c'est la meilleure équipe. »

C'était le premier match d'Alexis Sánchez avec les Red Devils. Tu l'as trouvé comment ?
Je l'ai trouvé très fort, mais aussi très petit ! (Rires.) Que ce soit dans la lecture du jeu ou les prises de balle, tu vois qu'il est très bon. Mais il arrive dans une équipe qui est déjà très forte, super bien organisée à la perte du ballon et qui ne te laisse pas une seconde pour t'organiser. Manchester United ne joue pas le plus beau football d'Angleterre, mais structurellement et tactiquement, c'est la meilleure équipe. Quand tu n'es pas habitué à jouer face à cette rigueur tous les week-ends, il te faut du temps dans le match pour te mettre au niveau.



Fatalement, vous avez beaucoup couru après le ballon...
Le rythme n'était pas forcément effréné, mais la qualité individuelle de chaque joueur a fait la différence. Si tu n'es pas attentif pendant une demi-seconde, ça fait but. À notre niveau, une erreur ou deux, ce n'est pas grave. Mais contre des joueurs de cette trempe, tu ne peux pas te le permettre. Tu lâches du regard une seconde ton joueur, le mec est déjà parti et ça fait but derrière automatiquement.

C'était la première fois que tu jouais une équipe de Premier League ?
Non, je faisais partie de l'épopée de Bradford en 2015 qui est allé jusqu'en quart de finale. On avait notamment gagné 4-2 à Chelsea, battu Sunderland...

Tu viens de fêter tes 100 matchs avec Yeovil, tu es le capitaine de l'équipe... Imaginais-tu rester aussi longtemps en signant là-bas il y a trois ans ?
Honnêtement, non. Quand je viens dans ce club, je quitte Bradford qui était en Championship, mais j'ai clairement fait un choix pour ma famille, qui avait besoin que je sois présent régulièrement. À la base, je voulais revenir en Turquie, mais je ne savais pas trop. Cette indécision m'a fermé quelques portes en Angleterre, et puis Yeovil est venu et m'a convaincu. Je ne pensais pas rester aussi longtemps, parce que dès que je suis arrivé, j'ai pas mal marqué, je jouais deux divisions au-dessus, mais je n'ai plus 20 ans non plus. Je peux moins partir comme ça sans penser au reste. Ici, je passe dans le même temps mes diplômes d'entraîneur, c'est un club que je connais bien, je parle beaucoup avec le coach qui est jeune et j'apprends à son contact, je ne suis qu'à quatre heures de ma famille qui vit à Nottingham. Beaucoup de facteurs font que rester à Yeovil, c'est le choix de la stabilité.

Yeovil, c'est comment ?
En Angleterre, les gens voyagent beaucoup. Ma ville, ça reste Nottingham. Je vis à Yeovil (qui est situé à 200 kilomètres à l'ouest de Londres, ndlr), je fais mes matchs, mais c'est une ville tranquille. C'est paisible, c'est pas loin de la côte, ça me va.

Tu as déjà dû jouer contre Adebayo Akinfenwa (1,80m, 102 kg), qui est aujourd'hui à Wycombe... Tu as déjà joué contre plus costaud ?
Il est costaud, il est large, rond, mais il joue bien ! Les gens pensent que c'est un gros, mais s'il l'était vraiment, il ne pourrait pas marquer autant de buts de la tête. Les observateurs s'arrêtent à son physique, mais il est très intelligent.

Tu disputes ta huitième saison en Angleterre. Avant ça, il y a eu Nancy, Laval, la Belgique et la Turquie. Qu'est-ce qui te plaît tant en Angleterre ?
C'est différent.
« On me dit : "Tu joues en quatrième division", oui, mais c'est un niveau professionnel, les installations sont excellentes et il y a plus de supporters. »
J'aurais pu revenir en Ligue 2 il y a deux-trois ans, mais il faut y être pour comprendre. On me dit « Tu joues en quatrième division » , oui, mais c'est un niveau professionnel, les installations sont excellentes et il y a plus de supporters. Tu es bien payé, le cadre de vie est agréable. Je suis allé en Turquie, j'ai beaucoup aimé l'ambiance, mais ici, les gens s'approprient leur club. Le club appartient à ses supporters, qui eux-mêmes appartiennent à la vie du club. Ils peuvent supporter un autre club type Manchester United, Liverpool, mais si leur club joue le même jour, ils ne traverseront pas le pays, ils iront dans leur stade voir le club de leur ville jouer.

« À 17 ans, j'ai joué au Parc des Princes contre le PSG de Ronaldinho en quart de finale de la Coupe de la Ligue. »

Quel est ton meilleur souvenir ?
Il y en a plein... Quand on a gagné la League Cup avec Carlisle contre Brentford en 2011... Wembley était encore neuf, on a joué devant 70 000 personnes, c'était vraiment génial... Mais je crois que mon plus beau souvenir, ça reste avec Nancy, mon club formateur. À 17 ans, j'ai joué au Parc des Princes contre le PSG de Ronaldinho en quart de finale de la Coupe de la Ligue. J'étais le cinquième tireur (le quatrième en réalité, ndlr). En grand fan du Paris Saint-Germain, devant tous mes potes qui étaient au stade... et je l'ai mis au fond. C'est un moment qui restera très particulier.

Propos recueillis par Andrea Chazy
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