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Modesto : « Nottingham Forest est un géant qui dort »

Retiré des terrains depuis 2016, François Modesto n’a pas attendu pour se lancer un nouveau défi dans le football. Aujourd’hui directeur technique de Nottingham Forest, le Bastiais, accompagné de José Anigo et Sabri Lamouchi, vise le retour en Premier League avec le club double vainqueur de la C1. Rencontre dans le nord de l’Angleterre avec un homme qui n’a pas froid aux yeux.

Tu as passé ta carrière de joueur entre la Corse, Monaco et l’Italie. Ça ne te fait pas bizarre de débarquer ici, dans le Nord de l’Angleterre ?
C’est vrai que c’est la première fois que je suis dans ce genre d’environnement, mais ça me plaît énormément. Je ne connaissais pas Nottingham, hormis l’histoire du club, et c’est une ville agréable. C’est une ville où je me suis senti bien dès le premier jour. Je suis arrivé au mois de janvier, je me suis retrouvé à manger tout seul dans les restaurants, comme ma femme et mes enfants sont restés en Grèce pour ne pas perturber leur scolarité. Et les gens étaient hyper agréables, très ouverts. Et puis, même du point de vue professionnel, c’est hyper excitant. C’est un grand club, un géant qui dort, ça se sent. C’est important pour une ville comme Nottingham d’avoir un club en Premier League, alors on va tout faire pour monter le plus vite possible.


Depuis janvier ? Ta venue ici a pourtant été officialisée en octobre...
En fait, depuis trois ans, je travaille à l’Olympiakos au recrutement. Et comme le président Evángelos Marinákis a également acheté Nottingham Forest, je travaille sur les deux clubs.
« Sur la fin de ma carrière, j’ai compris qu’être coach, c’était très difficile. Je préfère ce poste de directeur sportif, j’aime me situer entre la direction, le coach et les joueurs. Être le lien entre tout ça et prendre des décisions. »
Depuis janvier donc, je fais la navette entre les deux. Mais c’est ici que je vais être le plus souvent. À l’Olympiakos, tout a été fait quasiment, c’est plutôt stable. Alors qu’ici, il faut tout recommencer à zéro. Il faut faire ici ce qu’on a fait à l’Olympiakos. Ce sont deux clubs qui jouent des football différents. L’Olympiakos, c’est offensif, c’est la possession du ballon. Ici, c’est les duels, les un-contre-un, c’est plus physique. Mais si on a un des joueurs qui n’est pas bien ici, on peut l’envoyer dans l’autre club pour le relancer par exemple. Si ça intéresse les deux coachs bien sûr. C’est ce qu’on a déjà fait avec Bouchalakis et Soudani par exemple.


Comment tu t’es retrouvé à travailler au recrutement de l’Olympiakos ?
Quand j’ai fini mon contrat à l’Olympiakos, je suis rentré à Bastia pour finir ma carrière tranquillement. Mais le président Marinákis m’a fait signer un pré-contrat comme quoi quand j’arrêtais, je continuerais à travailler avec le club en choisissant ma fonction avec lui. Ça a été une chance énorme. J’ai toujours été fou de foot, et je voulais rester dans ce milieu. Mais sur la fin de ma carrière, j’ai compris qu’être coach, c’était très difficile. Il faut beaucoup de patience. C’est une chose que je n’ai pas sentie. Je préfère ce poste de directeur sportif, j’aime me situer entre la direction, le coach et les joueurs. Être le lien entre tout ça et prendre des décisions.


Comment s’est nouée cette relation très forte qui te lie à ton président ?
C’est une histoire particulière avec lui. Quand il rachète le club en 2010, je suis le premier joueur qu’il signe. Donc il me fait confiance tout de suite. Et puis trois titres de champion, deux coupes, des bons parcours en Europe... Tout a fonctionné, je suis devenu une pièce maîtresse de l’équipe et j’ai adhéré pleinement au projet. Après, j’ai été surpris de sa proposition. L’Olympiakos, c’est un grand club, il aurait pu donner le poste à plein d’autres anciens joueurs du club. C’est un grand businessman en Grèce et dans le monde, je pense qu’il n’est pas fou et qu’il a vu quelque chose en moi qui pouvait être bon pour son club. Il me fait énormément confiance et je lui en suis très reconnaissant. On a une relation qui va au-delà du travail. Et puis il a été patient avec moi parce qu’au début, j’ai fait des erreurs aussi. C’est normal, j’étais directeur sportif à 38 ans sans expérience. Mais il m’a quand même fait confiance, et aujourd’hui, si je suis là à Nottingham avec ce projet, je ne le dois qu’à lui.



Depuis que tu es arrivé en janvier à Nottingham, Sabri Lamouchi est arrivé sur le banc et José Anigo au recrutement international. C’est toi qui lui as soufflé ces noms-là ?
Bien sûr. J’ai fait le lien avec Sabri. Je n’avais jamais travaillé avec lui, mais j’ai vu ce qu’il a fait à Rennes, comment il faisait jouer son équipe. Et ça m’a plu. José, on s’est connu en Grèce quand il était entraîneur de Levadiakos. Avant ça, on s’était juste croisés. On s’est appréciés en Grèce, on s’est vus de temps en temps, on a bu le café. Et puis José a énormément d’expérience, il est resté pendant 20 ans dans le plus grand club de France avec énormément de pression, à l’OM. Il a fait du très bon travail au recrutement. Et puis, il a rencontré le président, ça s’est très bien passé. Il nous a aidés à faire venir Brice Samba, Samba Sow, et d’autres joueurs. Et puis comme il a eu Sabri comme joueur à l’époque, ça facilite les choses. On se connaît bien tous les trois, on travaille ensemble, ça fait gagner du temps au tout début d’un projet.


« On critique beaucoup le championnat français, nos entraîneurs, nos formateurs. Moi, je pense qu’on travaille très bien en France. Tous les plus grands clubs européens viennent observer les joueurs en France. Parce que c’est là qu’il y a les meilleurs talents. »
Avant c’était les joueurs, puis les entraîneurs, et maintenant même les dirigeants. Qu’est-ce que l’Angleterre trouve de spécial chez les Français dans le foot ?
Déjà, ce n’est pas que les Anglais, c’est partout. Je vois qu’on critique beaucoup le championnat français, nos entraîneurs, nos formateurs. Moi, je pense qu’on travaille très bien en France. Depuis 10 ans, il y a eu un travail énorme au niveau des jeunes et des infrastructures. Tous les plus grands clubs européens viennent observer les joueurs en France. Parce que c’est là qu’il y a les meilleurs talents. Quelle autre nation a fait cinq finales de grandes compétitions sur les 20 dernières années ? Mais on est toujours en train de critiquer : « Ohlala Nantes-Brest, quel match de merde ! » Moi, je ne pense pas comme ça. Si on regarde bien les matchs, qu’on les comprend bien et qu’on respecte un peu les entraîneurs français, il y a beaucoup de qualités. On doit toujours s’améliorer, bien sûr. Et sur certains points, c’est en allant voir ce qui se passe à l’étranger qu’on s’améliorera.

Quelques entraîneurs français faisaient remarquer qu’ils n’avaient pas de réseau, et que c’est pour ça qu’ils n’arrivaient pas à s’exporter. Tu penses que c’est vrai ?
Déjà, il faut être compétent. C’est important. Nous, on a choisi Sabri parce qu’il est compétent. Mais c’est vrai que le réseau à l’heure actuelle dans le football est très important. C’est aussi pour ça qu’il y a énormément d’entraîneurs portugais. Non seulement parce qu’ils sont compétents, mais aussi parce qu’ils communiquent très bien et sont bien installés. Mourinho et d’autres ont ouvert la voie, et maintenant ils sont partout. Ils se sont vite ouverts à l’étranger, au bon moment, même dans les staffs à des plus petits postes. Il faut qu’on soit attentif à ça et mieux mettre en valeur nos coachs et nos joueurs.



Qu’est-ce qu’il y a de différent entre ici et ce que tu as connu auparavant dans ta carrière ?
Il y a beaucoup de respect de la part des supporters envers le coach, les joueurs et le club dans son ensemble. C’est incroyable. En France, ce n’est pas comme ça. Là, c’est vraiment un pays de foot. Le foot est né ici et ça se ressent. Après, je ne critique pas la France, tu ne peux pas changer l’histoire d’un pays. Ici, au niveau de l’engagement et de l’amour du foot, c’est un autre niveau.


C’est un football dans lequel tu te serais épanoui en tant que joueur ?
C’est un football qui est très difficile. Beaucoup d’engagement, beaucoup de matchs et à très haute intensité. Et pas juste dans le contact, dans les courses aussi, constamment. Je pense que ça m’aurait plu, mais je pense qu’au début, j’aurais eu du mal. Parce que ce n’est pas évident de s’y adapter. À tout moment, le match peut changer. Ce que j’adore ici, c’est que vous pouvez gagner 2-0 à la 86e et perdre le match 3-2. En Premier League, et encore plus en Championship, ils attaquent tout le temps. En France, et même dans d’autres championnats européens, quand tu perds 2-0 et que tu vois le temps passer, on se dit « bon, c’est presque fini... » Ici, ils sont sereins jusqu’à la dernière seconde. Ils savent que ça peut faire partie d’un match. L’année dernière, on a fait 5-5 à Aston Villa, 3-3 à Norwich alors qu’on gagnait 3-0, c’est ça qui est beau. Et ce sont les joueurs anglais qui apportent ça. Ils ne doutent pas. C’est ce qui a fait leur force dans le passé, et qu’ils commencent à retrouver avec Liverpool par exemple. Le 4-3 contre le Milan, le 4-0 l’année dernière contre le Barça, c’est leur mentalité. Ça, on ne le voit qu’en Angleterre. C’est l’esprit anglais, l’esprit des clubs, ce public qui t’amène à te surpasser.

Comment tu expliques l’engouement grandissant autour du Championship ?
Déjà parce que beaucoup d’anciens grands clubs de Premier League sont présents dans ce championnat. Donc les gens suivent. Et puis, c’est le meilleur championnat de deuxième division au monde. À tous les niveaux : supporters, organisation, joueurs, engagement, entraîneurs. Rien que voir Marcelo Bielsa dans un championnat de deuxième division...


Comment on fait pour comprendre les particularités de ce championnat quand on le découvre comme toi ?
C’est simple. Je suis parti seul avec ma voiture pour aller voir des matchs de Premier League, de Championship et de League One pour comprendre ce foot. Le voir à la télé, ça va, mais le vivre au quotidien, c’est autre chose.
« Je suis parti seul avec ma voiture pour aller voir des matchs de Premier League, de Championship et de League One pour comprendre ce foot. Le voir à la télé, ça va, mais le vivre au quotidien c’est autre chose. »
Ici, tu peux aller voir un match tous les jours. Être sur le terrain, c’est important. Parce que tu fais la connaissance des gens, des clubs adverses, de la mentalité. Tu sens les choses, tu t’imprègnes et puis tu peux te poser pour choisir les joueurs à recruter. C’était très important de venir six mois avant, comme observateur, pour comprendre ce qui se passe et s’adapter. J’arrive dans un pays étranger, il faut respecter ça. Il ne faut pas tout changer. Moi, je dis toujours que quand on est un joueur étranger, on doit s’adapter au pays, ce n’est pas le pays qui doit s’adapter à nous. C’est pareil en tant que dirigeant maintenant. Je dois m’adapter aux personnes, au foot et au club ici, en amenant notre touche étrangère qui peut peut-être améliorer certaines choses.

Sur quels points veux-tu amener quelque chose de différent ?
Des joueurs étrangers pour faire progresser l’équipe sur le plan tactique, je dirais. Au niveau de l’engagement et de la détermination, il n'y a rien à changer. On priorise les joueurs anglais et on prend des étrangers pour apporter un talent en plus, un joueur qui a ce petit truc.


Il y a dix ans, tu te voyais parcourir l’Angleterre en bagnole comme ça pour chercher des joueurs ?
Jamais. Mais je crois beaucoup au destin. Le premier match que j’ai fait en Ligue 1 avec Bastia, c’était contre Monaco. J’ai joué à Monaco derrière. Mon premier match de Coupe d’Europe avec Monaco, c’est contre l’Olympiakos. Et je me souviens quand j’étais petit, je devais avoir 10 ans à peu près, j’avais vu une finale de Coupe de la Ligue anglaise, que Nottingham Forest avait gagné. C’est un match qui m’a marqué parce qu’à l’époque, peu de matchs étaient retransmis. En plus, quand tu es petit, Nottingham Forest, c’est un nom qui claque, qui te marque. Et à cette époque, des finales de la League Cup, j’en ai pas vu beaucoup, c’est celle de Nottingham que j’ai vue, pas toutes celles de Liverpool, Manchester ou je ne sais quel club.



À quoi penses-tu quand tu prends ta voiture sur la route en Angleterre ?
Je pense que j’étais un garçon de Bastia qui est né dans une famille très moyenne, qui ne pensait pas pouvoir un jour se retrouver en Angleterre dans un club aussi mythique. J’en suis fier. C’est une fierté pour moi et pour le nom de ma famille d’être ici. C’est beau. Il y a tout à faire pour gagner ce pari. Mais c’est la beauté du foot, qui donne énormément de possibilités de vie.

Ton expérience d’ancien joueur, ça t’aide en quoi ?
Déjà, tu sens de suite les choses quand tu rentres dans un vestiaire. Tu sens les joueurs, le coach, le personnel du club. Ça a été ma force. Tu sens la température du vestiaire après les victoires, les défaites. Après au niveau du recrutement, quand j’étais joueur, je regardais déjà tout de mes adversaires, du lundi au vendredi avant le match. Je prenais toujours des notes, je bouffais de la vidéo et tout. Donc, j’ai toujours aimé avoir un temps d’avance. Après, le côté des négociations, de ce monde-là, ça a été une surprise parce que quand tu es joueur, tu ne penses pas à tout ça. C’est plus là où j’ai dû apprendre sur le tas et progresser. C’est pas parce que t’as été un bon joueur de foot que tu vas faire un bon coach, un bon directeur sportif, un bon analyste ou un bon recruteur. Ça peut t’aider, forcément, mais quand tu finis ta carrière, tu recommences une seconde vie. Tu dois oublier ta carrière de footballeur, et recommencer une nouvelle carrière, donc réapprendre des choses.

« La vérité, c’est que le jour où j’ai fait mon dernier match à Bastia, c’est comme si tout était effacé. Parce que je savais déjà que j’avais la possibilité de retourner dans un club pour commencer tout de suite à travailler dans le foot. »
Certains footeux ont du mal à la vivre, la retraite. Toi, le fait de rester dans le milieu du foot, ça t’a aidé à le digérer ?
Moi, je ne l’ai pas digéré, je n’ai pas eu le temps. Je suis sorti d’un vestiaire au mois de mai, et rentré dans un autre au mois de juin. Donc, j’ai juste eu moins de vacances qu’un joueur de foot. (Rires.) Mais la vérité, c’est que le jour où j’ai fait mon dernier match à Bastia, c’est comme si tout était effacé. Parce que je savais déjà que j’avais la possibilité de retourner dans un club pour commencer tout de suite à travailler dans le foot. Donc, je me suis pas posé ces questions, je n’ai pas cogité. Si je n’avais rien eu, j’aurais bien profité des vacances l’été, mais en arrivant au mois de septembre, j’aurais commencé à péter un plomb : « Putain, qu’est-ce que je vais faire ? Les enfants vont à l’école, tout le monde travaille, et je suis seul... » Heureusement, ça ne m’est pas arrivé.


Avant un match, tu avais plus la pression en tant que joueur ou maintenant en tant que dirigeant ?
Maintenant ! Largement. (Rires.) Quand tu es joueur, tu décides. Tu es sur le terrain. À n’importe quel moment, tu peux changer le cours du match dans le bon ou dans le mauvais côté. En tant que directeur, tu ne peux rien faire. Tu ne joues pas, ce n’est même pas toi qui fais l’équipe. (Rires.) Et c’est normal ! Mais tu taffes toute la semaine pour te retrouver impuissant au moment où ça se joue vraiment. Tu souffres à l’intérieur.

« En tant que directeur, tu taffes toute la semaine pour te retrouver impuissant au moment où ça se joue vraiment. Tu souffres à l’intérieur. »
Maintenant que tu es de l’autre côté de la barrière, tu te rends compte du boulot abattu par certains membres du club, que tu ne voyais pas en tant que joueur ?
C’est exactement ça. J’ai été peut-être parfois sévère avec certains dirigeants. Le nombre d’heures de travail quand tu es dirigeant... J’arrive le matin à 7h30, je rentre le soir, il est 22h-23h, voire minuit. Il faut suivre le médical, le staff technique, les joueurs, la presse, le recrutement, anticiper beaucoup de choses. Des fois, tu prends ta voiture pour aller à Manchester, tu rentres dans la nuit, ou tu dors à l’hôtel pour repartir voir un match de League One... Il y a énormément de travail. Je leur dis aux joueurs : « Profitez bien maintenant. » J’ai été joueur, j’ai été comme eux, j’arrivais le matin à 9h, je faisais mon entraînement de deux ou trois heures, ensuite massage, mes soins, ma sieste, je voyais ma famille. C’est normal, hein, ce n’est pas une critique, ils doivent faire ça pour être performants. Mais c’est plus cool. (Rires.) J’étais à des années-lumière d’imaginer que les dirigeants avaient tout ça comme travail.

Propos recueillis par Kevin Charnay et Gad Messika, à Nottingham