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François de Rugy : « Le football n'est pas le remède aux maux de la société »

Dans le cadre de la sortie du numéro 150 de So Foot, consacré à l'amour du football, François de Rugy, président de l'Assemblée nationale, avoue sa tendresse pour le ballon rond et le FC Nantes.

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Pourquoi aime-t-on le football ?
On aime le foot pour ce qu’il est : un jeu avec du suspense, où un match qui apparaît perdu peut se gagner à la fin. C’est un spectacle, une fête partagée, ce n’est pas pour rien si c’est le sport le plus populaire en France : ouvrez n’importe quel média, vous en trouverez toujours une trace. Et c’est pareil dans la pratique, tous les dimanches, des milliers de gens se bougent sur le terrain. Quand j’étais petit, j’habitais à quelques mètres du stade Marcel-Saupin, j’entendais la clameur de ce stade lorsque le FC Nantes y jouait un match. C’était un stade un peu à l’ancienne, avec des tribunes proches du terrain, l’autre chaudron français avec Saint-Étienne.

On dit souvent que le football est un miroir de la société...
Et il faut arrêter avec ça ! Je ne suis pas de ceux qui disent que le football joue un rôle politique, c’est tellement bien-pensant. Il faut arrêter de croire que le foot est le remède aux maux de la société. En 1998, tout le monde s’est emballé sur la France « black-blanc-beur » , mais ça n’a pas empêché d’avoir Le Pen au deuxième tour en 2002. Et quand Marie-George Buffet a essayé, en 2001, de profiter du football pour fêter l’amitié franco-algérienne, ça a été un fiasco total. À l’époque de la grève à Knysna, j’étais député, je me souviens qu’on avait convoqué Domenech devant une commission à l’Assemblée nationale pour s’expliquer : c’est grotesque, cela n’avait rien à faire là !

La politique se sert-elle trop du foot ?
Les politiques, parfois, confondent un peu les choses. Il y a toujours eu beaucoup de tentatives d’instrumentalisation, comme Tapie qui s’est servi de ses succès à l’OM pour s’en faire un tremplin politique... Mais bon, ça lui est revenu comme un boomerang avec l’affaire OM-VA. Et cela a sûrement aidé Borloo pour la mairie de Valenciennes de s’être occupé du club de Valenciennes, mais une fois qu’il est devenu maire, sa carrière politique est restée déconnectée de son rôle de président de club... Finalement, il n’y a pas eu tant que ça de footballeurs connus dans le débat public : les footballeurs ont la prudence de peu s’engager en politique. Regardez Didier Deschamps, qui s’était engagé à une époque pour la liste Chasse, pêche, nature et traditions, il s’en est mordu les doigts ! Idem pour Bixente Lizarazu avec son côté surfeur, il n’a jamais voulu s’engager avec les écolos : il avait très bien compris que ça risquait de ne pas lui être profitable.

« Les actionnaires ont beaucoup de mal à discuter avec les supporters. Or ce sont eux qui restent ancrés sur le territoire quand un club passe de main en main, ils fondent d’ailleurs une partie de la valeur du club. »

Le foot n’est donc pas politique, selon vous ?
Il y a la tentation permanente de faire le rapprochement : regardez comment l’expression « remontada » a été employée lors des dernières législatives pour désigner des candidats vainqueurs face à En Marche, malgré un très gros écart au premier tour... C’est une image, mais il n’y a pas de raison de politiser les images. Moi, je suis devenu un véritable supporter de Nantes quand j’étais étudiant, notamment lors de la saison 1995-1996 avec Loko, Ouédec et Pedros. Tout le monde voulait extrapoler ce jeu collectif et offensif à la politique. La vérité, c’est que c’étaient juste des matchs fantastiques et un parcours exceptionnel avec un record de matchs sans défaite. À une époque, on disait même que si le FC Nantes perdait l’année des municipales, ça pouvait faire perdre l’équipe municipale en place : c’est complètement faux. On a pu voir qu’il y avait une déconnexion totale entre les résultats du foot et les résultats électoraux, et heureusement d’ailleurs...

C’est ce qui explique qu’on puisse être militant anticapitaliste et supporter le PSG ?
Oui, et je crois que c’est le cas de Besancenot d’ailleurs...

En tant que responsable politique, vous avez pourtant travaillé sur le football avec un projet de loi sur les supporters.

Ce qui est vrai, c’est que les stades de foot sont des lieux de brassage social – même si la loge à plusieurs milliers d’euros, c’est pas pareil que les tribunes populaires, en virage... À Nantes, dans la tribune Loire, les clivages sociaux ne disparaissent pas totalement. Que le foot puisse servir d’exutoire, une soirée de temps en temps, c’est sûr... D’ailleurs, c’est dans les régions pauvres qu’on trouve les supporters les plus attachés à leur club, comme à Marseille ou Lens. Il y a une aspiration des clubs de supporters à pouvoir dire leur mot sur la marche de leur club, à ne pas se sentir dépossédés. On l’a vu à Nantes, avec les vagues d’actionnaires, Dassaut puis Kita : ils ont beaucoup de mal à discuter avec les supporters. Or ce sont eux qui restent ancrés sur le territoire quand un club passe de main en main, ils fondent d’ailleurs une partie de la valeur du club.

On est encore loin d’un actionnariat populaire comme il peut exister en Espagne...
Il y a encore beaucoup de réticences sur l’actionnariat, c’est vrai. Mais on a pu avancer sur la représentation des supporters avec l’Instance nationale du supportérisme : l’idée, c’est d’œuvrer au dialogue, pour faire qu’il y ait des représentations à tous les niveaux et pour que les supporters soient reconnus comme une composante de la famille du football. Aujourd’hui, dans les instances du foot, tout le monde est représenté : les joueurs, les entraîneurs, les médecins, les arbitres, etc. Pourquoi pas les supporters ?

Vous êtes resté supporter nantais, depuis le temps ?
Oui, même si les saisons suivantes n’ont pas toujours été aussi brillantes... J’aimais bien Toulalan, discret, mais élégant avec ses cheveux blancs !



Propos recueillis par Barnabé Binctin
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