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Berléand : « Maradona ? La main de Dieu dans sa gueule, ouais »

Ce n'est pas qu'il radote, simplement, on lui pose souvent les mêmes questions. Dans ses nombreuses interviews football, François Berléand évoque souvent son amour pour le PSG, dessinant la figure de ce que d'aucuns appelleraient un « footix » . Alors, avant le lancement ce soir sur TF1 de la série Les Chamois où il tient l'un des rôles-titres, et entre trois tacles sur Maradona, on est allés vérifier.

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Vous savez ce que c’est, un footix ?
Un quoi ?

Un footix.
Footix... Non, je crois avoir su ce que c’est, mais je ne me souviens plus, non.

Un footix, c’est vous. Vous avez dit : « J'aime bien les équipes qui jouent bien au football  » , exprimé votre admiration pour le Saint-Étienne des années 1970, l’OM des 90s, le Lyon des années 2000 et désormais pour Paris. On va dire que vous êtes un supporter fluctuant...
Attention, moi, je suis quand même supporter du PSG en premier. Je suis parisien, j’ai longtemps habité juste à côté du Parc, j’ai suivi la démolition de l’ancien stade tout en briques puis la construction de cette horreur, là... De l’extérieur, c’est absolument monstrueux, c’est une verrue des années 1970. Mais c’est mon équipe ! J’ai vu les premiers matchs, la montée en D1, le premier match contre Nancy... Après, j’ai joué à la comédie de Saint-Étienne pendant la grande époque du club, donc évidemment, je soutenais les Verts. Si Marseille joue bien, je n’ai aucun problème à les soutenir à fond la caisse, comme l’an dernier en Ligue Europa. Et aimer le football de Lyon, ce n’est pas être contre qui que ce soit. La grande équipe d’Arsenal, c’était aussi un régal de la voir jouer. L’Ajax, pareil, et je m’en foutais qu’ils foutent une raclée à Sainté. La Hollande en Coupe du monde, c’était magnifique, même s’ils ont perdu contre cette équipe minable de l’Argentine, avec un arbitrage honteux. Mais bon, il fallait que la FIFA attribue un truc à cette équipe de merde. Après il y a Maradona, cette espèce de nain de jardin cocaïné ! Pour moi, c’est le mec le plus m******* qui soit. Ça a été un bon joueur, mais pas du tout de la trempe de Pelé, Zidane, Platini, Ronaldinho, Messi. À côté, c’est un tout petit monsieur, un nain. Quand il a été sélectionneur de l’Argentine, il était content que l’Argentine ne fasse pas des grands matchs ! Il aurait été horrifié que l’Argentine soit championne du monde, parce que lui l’a été ! En marquant un but de la main, en plus, cette ordure... S’il y avait eu la VAR, Maradona aurait été expulsé, et l’Angleterre aurait gagné. C’est un scandale. Tout le monde oublie ce truc, et cette espèce d’e***** a appelé ça « la Main de Dieu » ? La main de Dieu dans sa gueule, ouais. Regardez en plus l’épave que c’est devenu, là, pendant la Coupe du monde en Russie, il faisait des doigts d’honneur. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? En plus, le gars se prend pour un dieu vivant alors que c’est un drogué, un... Quand on est une grosse star comme lui – enfin, pour moi c’est pas une star, c’est la plus grosse m**** du siècle –, on montre l’exemple. Pas des doigts d’honneur, cocaïné, un déchet humain qui n’a rien dans le chou, ce type est un abruti, un crétin, quoi. Moi je n’ai que du mépris, je lui chie à la gueule à celui-là. À un moment, j’étais tellement contre l’OM que quand il y a eu des rumeurs concernant sa signature là-bas, je me suis dit qu’ils allaient bien ensemble. Mais bon, maintenant, je ne dis plus de mal de l’OM.



Ça existe, les bonnes pièces de théâtre sur le foot ?
Je n’en ai vu qu’une. C’était un monologue de Serge Valletti, Monsieur Armand dit Garrincha, joué au petit Odéon par Éric Elmosnino. Absolument extraordinaire. Et d’une intelligence extrême, parce c’était un défenseur de troisième division française qui se retrouvait face à Garrincha. Son rêve. Il sait que Garrincha va faire son crochet extérieur, et on comprend toute la technique du joueur, fabuleux. À l’étranger, je ne sais pas, mais en France, il n’y a que celle-là. Personnellement, j’avais fait un sketch pour un festival d’humour avec Marc Jolivet et Guy Laporte, où je jouais simplement un arbitre. Il y avait deux commentateurs au micro que l’on ne voyait pas, et je distribuais des cartons, sifflais faute, voilà. C’était assez rigolo parce que c’était une improvisation, ça faisait beaucoup rire le public. Mais on l’a juste fait trois fois, une pièce entière ça n’est pas possible. C’est comme les films sur le football, même s’il y a eu Coup de Tête de Jean-Jacques Annaud : le foot, c’est un suspense avant tout, et des joueurs ensuite. But ou pas, qualification ou pas, le foot c’est un thriller. Avec des enjeux financiers, de gloire. Ça, c’est impossible à retranscrire au théâtre ou au cinéma.


Qui serait pour vous le Ballon d’or des comédiens français ?
Ah ! Pour moi, c’est Michel Serrault. Il était Ballon d’or tous les ans, c’est mon idole absolue. Et maintenant – quoique, disons il y a dix ans – ce serait Depardieu.

Vidéo

Serrault avait en plus une palette de jeu extraordinaire, il passait de la Cage aux folles à Garde à vue, c’était autant un buteur qu’un défenseur...
C’est Pelé, en fait. Vous savez, Pelé, on ne se souvient pas, mais moi je l’ai vu défendre de façon complètement incroyable. Je me souviens d’un match contre l’Italie où un type est devant lui, une feinte à droite, une feinte à gauche, et d’un coup, il se rend compte qu’il n’a plus le ballon. Pelé lui avait fait un petit pont et était passé. (Il se marre.) Quand on a des génies comme lui et Cruyff... Tiens, je l’ai oublié lui tout à l’heure, il est aussi devant Maradona. Pour moi, Maradona, il est vingtième sur la liste, quoi. Je reviens toujours dessus parce que vous n’avez pas idée d’à quel point ça m’a... je trouvais ça tellement honteux et tellement peu respectueux du sport, de l’éthique, ça m’a... Aaaaah ! Avec sa petite boucle d’oreille idiote, là... Mon Dieu. Enfin bref, pardon.

Quelles similitudes voyez-vous entre le métier de footballeur et celui de comédien ?
Vous savez, il y a deux sortes de théâtre : le théâtre public et le théâtre privé. Le théâtre privé, c’est avec des stars, ou des noms de cinéma bien connus – mais qui sont aussi des gens de théâtre, hein. On connaît moins les comédiens de la Comédie française, par exemple, qui sont des comédiens merveilleux, par rapport aux comédiens du privé. Je me prends en exemple : j’ai fait vingt ans de cinéma subventionné, personne ne me connaissait. Puis j’ai fait un film qui a marché, un deuxième, un troisième, un César, et d’un coup, je suis devenu une petite vedette de cinéma, ce qui donne un grand nom dans le théâtre privé. Le rapport avec le foot est là : ce sont deux sports d’équipe. Sans le travail obscur de N’Golo Kanté, la France n’est pas championne du monde, même s’il ne fait pas le match du siècle en finale. Il faut des travailleurs de l’ombre, et au théâtre, c’est pareil : on est une famille. D’ailleurs, les amitiés, elles se font au théâtre, pas au cinéma. Une pièce, c’est un travail d’équipe. Alors oui, on peut jouer sans s’aimer, comme au foot, ce n’est pas la question. Mais il y a du respect avec les autres. S’il n’y a plus de respect pour le metteur en scène, pour un entraîneur, la pièce ne marche pas, l’équipe se délite. S’il y en a un qui joue à contretemps, la pièce est foutue, le match aussi ! C’est ça les grandes équipes, c’est quand tout le monde tire dans le même sens.


Est-ce que comme au foot, il y a des acteurs qui sont super forts pour calmer le jeu, et d'autres dont la spécialité est d'enflammer le public ?
(Rires.) Elmosnino, c’est un peu le Mbappé des planches. Il est capable de tout, de tout, de tout, de tout, de tout, de tout, de tout, de tout, de tout. De déstabiliser, de rattraper le public... C’est un talent vraiment exceptionnel.
« Elmosnino, c’est un peu le Mbappé des planches. Il est capable de tout, de tout, de tout... »
Un type comme Depardieu, il serait comme l’autre con de Maradona, capable du génie comme du pire. Et puis en même temps, il serait un Zidane, un Desailly... Sinon vous avez Arditi, sur qui on peut compter, mais capable en même temps de cabotiner comme Neymar, trébucher... Tout ça, ce sont des personnes que je respecte et que j’admire énormément. Vous avez aussi des gens comme Jacques Weber, avec un côté rock, qui va un peu tirer la couverture à lui, montrer qu’il est très bon en faisant des trucs un peu inutiles. Enfin, vous avez ceux qui sont travailleurs de l’ombre et vont respecter à la lettre les consignes de l’entraîneur. Moi, je ferais partie de ceux-là. J’essaye de respecter le schéma de jeu le plus possible et de jouer la partition comme elle a été écrite, pas comme j’aimerais qu’elle l’ait été.



Au foot, on fustige régulièrement les simulations, souvent caricaturales et rarement crédibles d’un point de vue du jeu d’acteur. Vous avez un conseil à donner aux joueurs pour plus de réalisme ?
Le contraire de ce qu’ils font : essayer de rester debout. Et tomber cinq mètres plus loin pour montrer qu’ils ont vraiment été déséquilibrés. Mais personnellement, le mec qui amplifie l’action, alors qu’il n’y a rien du tout, je lui mettrais carton rouge, hein. Si j’étais arbitre, je peux vous dire qu’il y aurait dix cartons rouges par match. Vous savez quoi ? On m’insulte, rouge. Et ça va très vite, hein ! Il n’y aura plus d’insultes au bout de trois matchs, dix cartons rouges et tout le monde ferme sa gueule. La vie est faite de règles, et ces règles commencent à disparaître parce que la médiocrité a pris le pouvoir, l’insolence, les gens mal élevés... On n’a plus d’exemplarité, c’est ça le problème. Bientôt, on va se mettre des petites poches de sang à faire éclater sur les tacles. (Rires.)


Vous êtes actuellement en tournée pour la pièce Ramsès II de Sébastien Thiéry, et avez récemment dit : « J’adore le public de province, à Paris les gens sont blasés. » C’est aussi le cas au football, non ?
Ah, bah ouais... J’ai eu la chance de voir un match à Lens, du temps de l’équipe en première division, on sentait que c’était une équipe qui pouvait perdre à l’extérieur, mais pas à domicile. Lens, c’est le public n°1 de France.
« Quand je parle des spectateurs blasés à Paris, c’est qu’il y a tellement de choix que le spectateur ne s’en rend même plus compte. La tour Eiffel, moi, je la vois tous les jours, ça ne me fait plus rien. »
C’est émouvant d’être spectateur là-bas, waouh ! C’est une grande leçon pour les Parisiens, les Marseillais ou les Lyonnais. Quand je parle des spectateurs blasés à Paris, c’est qu’il y a tellement de choix que le spectateur ne s’en rend même plus compte. La tour Eiffel, moi, je la vois tous les jours, ça ne me fait plus rien. C’est une ville dans laquelle vous avez la possibilité de voir plus d’une pièce par jour, 365 par an ! En province, s’il y a quarante spectacles par an dans une ville, c’est déjà exceptionnel. De la même manière – même s’il devrait y avoir au moins deux grandes équipes de football à Paris –, les gens ici sont blasés par la victoire.

C'est quoi le geste technique le plus compliqué que vous ayez eu à faire sur scène ?
(Il se marre.) Bizarrement, c’était sportif. J’avais une prise d’aïkido à faire sur Patrick Chesnais, je n’ai jamais autant répété que pour ça. Ça, et de la danse. J’avais joué un spectacle en 1985 qui s’appelait Madame de Sade (de Yukio Mishima, N.D.L.R.), une pièce japonisante dans la façon de jouer, puisque nous étions des hommes qui jouions des femmes. On avait fait tout un travail corporel pour tirer sur notre féminité, danser comme des femmes, avoir des gestes gracieux... Même dans notre voix, on devait travailler sur un médium aigu et pas sur un médium grave. Donc ouais, c’est un peu le plus gros passement de jambes que j’ai eu à faire. (Rires.) Dans Ramsès II, je joue en fauteuil. La contrainte, c’est de ne pas bouger mes jambes, puisque je suis censé être paralysé. Mais ça vient avec la répétition, comme quand on réussit une roulette. On la travaille pendant un an, deux ans, trois ans, et puis on sait la faire. Yves Mariot, le mec de Bastia, il avait une roulette, c’était son truc, et il l’avait travaillée pendant dix ans de sa vie.



Propos recueillis par Théo Denmat Édit : François Berléand précise par message qu'il n'a "jamais dit que Diego Maradona avait joué la finale de 78", l'imbroglio compréhensif à la lecture venant de la construction de la phrase en elle-même. Ses propos ont donc été modifiés pour plus de clarté.
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