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France-Norvège : la conquête au pluriel

Cinq jours après leur démarrage réussi face à la Corée du Sud, les Bleues sont à Nice mercredi pour grimper sur la deuxième marche de leur aventure : la Norvège. Avant la rencontre, une tendance se confirme : la volonté de dépersonnifier cette équipe.

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Un avertissement, soufflé il y a quelques semaines par Dominique Berthon, ancienne coéquipière de Corinne Diacre à Soyaux, époque fin des années 1980 : « Son regard veut tout dire. C'est un mélange de douceur et de dureté, qui vous fait comprendre que vous n'avez pas intérêt à l'emmerder. D'ailleurs, elle n'a aucune ride de sourire autour des yeux, ça veut bien dire quelque chose... » La sélectionneuse des Bleues est un mystère, pas simple à percer, impossible à complètement appréhender. Alerte, pourtant : depuis le début de ce Mondial, il faut la voir se pointer totalement détendue face à la presse, comme si elle s'ouvrait soudainement et acceptait de dégager les quelques nuages dessinés par les autres, Diacre refusant depuis plusieurs mois la très grande majorité des demandes d'entretiens qui lui ont été adressées. La raison de ces refus ? La femme de 44 ans affirme vouloir prouver sportivement – soit gagner un titre – avant de prendre la parole sur elle-même. Ainsi, le « nous » écrase le « je » , en permanence, manière parfaite de dépersonnifier cette aventure, ce qu'elle ne cesse de faire depuis le premier jour. Comprendre : Corinne Diacre donne les clés de compréhension et prépare les plans, mais ses joueuses sont responsables des succès, et personne d'autre.

« Il n'y a plus de petits matchs »


Cinq jours après un match d'ouverture largement réussi et qualifié de « quasi parfait » par leur sélectionneuse, les Bleues sont de retour à table mercredi, avec un sacré plat de résistance sous le nez : la Norvège, championne du monde en 1995, victorieuse sans trembler du Nigeria samedi soir (3-0). Mais comment regarder la chose ? Comme « une marche » , une de plus, la deuxième des sept qui doivent conduire l'équipe de France à Lyon, le 7 juillet prochain. Pour ceux qui imaginaient cette rencontre comme une « finale avant l'heure » , circulez, ces Bleues ne voient pas la chose de cet œil. « On s'attend à un match difficile, mais quand on voit cette Coupe du monde, il n'y a plus de petits matchs, a ajusté la capitaine Amandine Henry, mardi. Il faut être à 200%, à chaque fois, il n'y a plus vraiment de choc. » Que des combats à mener, point. Diacre : « La finale, c'est le 7 juillet. Là, c'est un deuxième match de poules, où il faudra montrer autant de sérieux que contre la Corée du Sud. Maintenant, si on mène 3-0 à la mi-temps, qu'on ne joue qu'une mi-temps à fond, qu'on gagne à la fin, ça m'ira très bien. » Aujourd'hui, il faut se le dire, c'est avant tout la Norvège, privée d'Ada Hegerberg, qui flippe à l'idée de croiser la route d'une sélection qu'elle n'a plus battue depuis le 20 septembre 2003, date du premier match de l'histoire de l'équipe de France féminine en Coupe du monde, où Corinne Diacre était sur la pelouse. « Un très mauvais souvenir, a-t-elle rappelé mardi. Cette Coupe du monde devait se dérouler en Chine et s'est finalement jouée aux États-Unis, qui avaient eu trois mois pour organiser la compétition. On a eu l'impression d'être dans l'anonymat le plus complet, à tout point de vue. Et sportivement, ce n'était pas top non plus. »


La mère fouettarde aux trois plans


Tout a changé en seize piges, et l'équipe de France se balade désormais avec une étiquette de favorite sur le dos. Le temps a fait son travail, et cela semble aussi être le cas pour Diacre, venue faire péter l'atmosphère face à la presse mardi sur sa réputation de femme intransigeante : « Oui, l'intransigeance, la rigueur, ça me caractérise. Je suis la mère fouettarde. D'ailleurs, on ne rigole jamais chez nous, tout est très calculé, les filles vivent mal, il n'y a aucun passe-droit. Elles ne prennent d'ailleurs aucun plaisir, ça se voit. Ça doit être difficile pour elles... » Interrogée sur les quelques jours passés à Nice par son équipe, la sélectionneuse en a ensuite rajouté sur la pile : « Pour moi, c'est piscine et transat. Les joueuses doivent, elles, rester à l'ombre, à double tour. Après, j'en profite bien, je me repose beaucoup, je travaille peu. » Place à la Coco taquine donc, qui a évidemment refusé de dévoiler ses idées stratégiques avant la Norvège, mais a assuré avoir « trois plans possibles » en tête pour répondre à l'approche scandinave. Et cela pourrait commencer par un onze inchangé.


Variation et bluff


Faut-il croire Diacre sur ce coup-là ? Pas sûr, et le cas de Valérie Gauvin, remplaçante face à la Corée du Sud, sera suivi de près, l'attaquante de Montpellier ayant d'ailleurs profité de son week-end pour inscrire un triplé lors d'un match d'entraînement face à un cocktail de joueuses des moins de 20 ans et de D2 de l'OGC Nice. Son retour était attendu face à la Norvège et c'est d'ailleurs le seul secteur du onze où il y a pour le moment match, Corinne Diacre possédant une certaine marge d'amélioration dans son secteur offensif. Parce que la seconde période face à la Corée du Sud a montré qu'il restait des imperfections dans ce secteur, mais aussi car la présence de Gauvin en pointe permet à Gaëtane Thiney de s'exprimer davantage et aux Bleues de davantage varier leurs offensives. Sans Gauvin, l'équipe de France repartirait donc avec Kadidiatou Diani devant, entourée de Cascarino – qui a assumé ce week-end avoir besoin de faire « varier son jeu » , elle qui a tendance à foncer en profondeur en permanence – et d'Eugénie Le Sommer. L'important sera surtout de conserver la qualité de pressing vue contre les Coréennes, mais aussi la faculté d'adaptation aux évènements aperçue au Parc. Place à la Norvège, un autre match, une autre approche, dans un autre cadre, avec une volonté affichée : faire durer l'idée du « nous » , ces Bleues n'ayant que le pluriel sur les lèvres.



Par Maxime Brigand, à Nice
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