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  1. // CDM 1998
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Planète bleue sur fond jaune et vert

Face à une équipe de France qui poursuit son rêve de sacre à domicile, le Brésil cherchera lui à décrocher sa cinquième étoile. Entre la fébrilité défensive des Auriverdes et le roc bleu, la Ronaldo dépendance de la Seleção et la force collective tricolore, les débats ne seront peut-être pas aussi équilibrés qu'on veut le croire.

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Le Brésil ne peut pas être champion du monde. Impossible. Trop de buts encaissés... L’hémorragie s’est déclarée il y un an, le 30 mai 1997 à Oslo. La Seleção s’est fait moucher 4-2 contre la Norvège. Même en match amical, prendre quatre buts c’est beaucoup trop. En juin 1997, le Brésil a enquillé sur un Tournoi de France où il a pris encore quatre buts, mais en trois matchs : 1-1 face à la France, 3-3 contre l’Italie puis victoire 1-0 sur l’Angleterre. Jusque-là, la puissance de feu de devant (Romário, Ronaldo, Edmundo, Denilson) avait masqué les insuffisances défensives. Et même si au début de cette Coupe du monde 1998, l’immense Romário ne figurait plus parmi les sélectionnés du coach Mário Zagallo, Rivaldo et Bebeto ont complété une ligne d’attaque redoutable guidée par Ronaldo.


Sauf que... En se hissant en finale, parfois avec brio, ce Brésil a encore trop cédé en défense : sept buts encaissés en six matchs. En poule, la Norvège a encore battu le onze auriverde (2-1), en quarts le Danemark a souvent trouvé la faille malgré une défaite (3-2), et en demies, Kluivert a gagné presque tous ses duels aériens dans la boîte, égalisant même de la tête (1-1, 87e). Le Brésil n’est passé qu’aux tirs au but (4-2). Identifiée très tôt comme point faible de la Seleção, la paire axiale Aldaïr - Junior Baiano pourrait céder à nouveau ce soir au Stade de France... Car si on juge la force d’une équipe sur son potentiel offensif, c’est d’abord sur des bases défensives fortes que se gagne une Coupe du monde. C’est ainsi que le Brésil lui-même l’avait emporté aux USA en 1994. Ce matin, c’est la France qui est la plus imperméable du tournoi avec seulement deux buts encaissés en six matchs. Alors, avantage arithmétique pour les Bleus.


Ronaldo, requin de surface


Le Brésil a pour lui le prestige de la couleur (jaune tropical), du palmarès (quatre couronnes mondiales), du rêve (le futebol arte)... et de Ronaldo ! Il demeure LA star planétaire numéro 1 de ce Mondial et il a été globalement au rendez-vous avec quatre buts inscrits en six matchs. Plus que ses buts, c’est la menace permanente effrayante de grand requin blanc qu’il inspire aux défenses adverses, totalement débandées à chacun de ses raids supersoniques et surpuissants. En demies, sans les retours désespérés des défenseurs oranje, l’attaquant de l’Inter aurait même pu plier l’affaire à lui tout seul avant la fin du temps réglementaire. Mais, une fois de plus, c’est de derrière que le Brésil a fauté...


Au Vélodrome de Marseille, l’absence du latéral droit et capitaine Cafu, suspendu et remplacé par Zé Carlos, a sans doute pesé. Heureusement pour la Seleção, il sera bien sur la pelouse du Stade de France ce soir face aux Bleus... Le péril Ronaldo s’est accentué avec la suspension de Laurent Blanc, exclu pour son rouge face à la Croatie. Ce soir, c’est Frank Lebœuf qui sera donc associé à Marcel Desailly, impeccable depuis le début du tournoi. On devine que les « Français d’Italie » (Djorkaeff, Candela, Boghossian, Thuram, ZZ ou Deschamps) vont sérieusement le rencarder sur O Fenomeno. Le 6 mai dernier, au Parc de Princes, le Brasileiro avait littéralement survolé la finale de la Coupe UEFA avec l’Inter face à la Lazio (3-0), marquant un but sur un raid solitaire qui fait de lui le meilleur joueur au monde dans les duels en un contre un face aux gardiens... Bon courage, Francky !

Des Bleus faussement défensifs


En ce dimanche 12 juillet, l’arme fatale de la Seleção est aujourd’hui en bien meilleure posture que Zinédine Zidane, leader toujours pas décisif d’une équipe de France qui attend encore un exploit de sa part. Le vainqueur du duel Ronaldo-Zidane fera-t-il gagner son équipe ? Oui, si le Brésilien marque à nouveau face à des Bleus désespérément en panne de buteurs. Car l’inefficacité globale des attaquants titulaires sûrement reconduits ce soir inquiète : Djorkaeff (1 but), Zidane et Guivarc’h (zéro but).


Ceci dit, cette faiblesse offensive n’est que relative. Le système d’Aimé Jacquet disposé en 4-3-2-1 autorise plus une pluralité de buteurs qu’il ne fixe une mission stricte de marquer aux offensifs. Aimé Jacquet savait avant le Mondial que ses Bleus, hôtes de la Coupe du monde, seraient amenés à faire le jeu tout en étant confrontés à des défenses renforcées. Du coup, on a bien senti que sa stratégie de pressing accaparerait ses offensifs, mais permettrait aux milieux et aux défensifs de pouvoir agir en second rideau pour marquer. Ainsi, Guivarc’h souvent esseulé devant agit plus comme point de fixation qui fait reculer la ligne défensive adverse plutôt que comme pur numéro 9 abondamment servi par ses coéquipiers dans la boîte. On ne le répétera jamais assez, mais Youri Djorkaeff a lui aussi sacrifié une partie de son registre offensif pour se mettre au service du collectif en défendant en position haute. Idem pour Zidane : très discipliné défensivement et appliqué à bien sortir les ballons et à temporiser. Du coup, il n’est pas étonnant, voire même rien d'illogique, de voir les défensifs Laurent Blanc et Thuram assurer la qualif aux tours précédents. Liza et Petit avaient eux aussi marqué contre l’Arabie saoudite et le Danemark en poules. Auteur de trois buts, le jeune Henry peut aussi jouer les dynamiteurs en entrant en cours de jeu...



La broyeuse française


Il faut donc se méfier des étiquettes toutes faites qui classeraient le Brésil et la France respectivement en équipes offensive et défensive. Si le Brésil est la formation qui a le plus marqué en six matchs avec 14 buts, c’est bien la France qui est seconde avec 12 buts inscrits. Qu’importe si ce sont Desailly ou Karembeu qui marquent ce soir en finale ! Quoi qu’il en soit, malgré la menace Ronaldo (le trop frêle Bebeto devrait se faire broyer par la paire Lebœuf-Desailly), la Seleção fringante et culturellement portée sur l’offensive ne retrouvera pas ce soir un adversaire aussi joueur et audacieux que les Pays-Bas de Guus Hiddink. Au contraire, elle va se heurter à un bloc inentamable qui a fait ses preuves face à l’Italie en quarts et à la Croatie en demies (malgré le but de Šuker). Physiquement, il semblerait que la France en impose plus globalement sur les gabarits brésiliens (Rivaldo, Bebeto ou Leonardo)...


En accédant pour la première fois en finale de Coupe du monde, les Bleus ont déjà rempli leur contrat, et Aimé Jacquet peut bien se moquer d’y être parvenu en tournant le dos au « panache à la française » , cher au Carré magique d’Hidalgo. Face à lui, les deux Z brésiliens (Zagallo et son adjoint Zico) partent avec une avance certaine, basée sur l’expérience et la victoire. Mário Zagallo a gagné la Coupe du monde comme joueur en 1958 et en 1962, puis comme entraîneur en 1970 et enfin comme coach-assistant en 1994. Le Brésil peut compter sur son Z quand la France attend ZZ. Sera-ce pour ce soir ?



Par Chérif Ghemmour
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