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Dernier message de la page précédente, posté par NSOL
le 15/05/2018 à 10:26
Ajoutons à la liste Kamil Grosicki (ex-Rennes), Damien Perquis (Gazélec), Maciej Rybus (ex-OL), Kamil Glik (AS Monaco), Igor Lewczuk (FCGB), Mariusz Stepinski (ex-Nantes) ou encore Grzegorz Krychowiak (ex-PSG).

Quelques uns d'entre eux d'ailleurs seront du voyage en Russie qui verra la Reprezentacja remporter sa première Coupe du Monde de l'histoire. Cela serait une belle histoire après les troisièmes places et les sacres olympiques qui ont ponctués les années 80 notamment.
Réponse de Fred Astaire
le 15/05/2018 à 13:00
Message posté par NSOL
Ajoutons à la liste Kamil Grosicki (ex-Rennes), Damien Perquis (Gazélec), Maciej Rybus (ex-OL), Kamil Glik (AS Monaco), Igor Lewczuk (FCGB), Mariusz Stepinski (ex-Nantes) ou encore Grzegorz Krychowiak (ex-PSG).

Quelques uns d'entre eux d'ailleurs seront du voyage en Russie qui verra la Reprezentacja remporter sa première Coupe du Monde de l'histoire. Cela serait une belle histoire après les troisièmes places et les sacres olympiques qui ont ponctués les années 80 notamment.


Quasi-impossible (en tout cas très difficile) d'identifier tous les joueurs français d'origine polonaise (à part les internationaux) depuis les débuts du professionnalisme en 1932.
Réponse de Fred Astaire
le 15/05/2018 à 14:28
Et ce mardi 15 mai, une heure avant dîner,
Mister Freddy Astaire, en Ligue 1, est monté !
Réponse de NSOL
le 15/05/2018 à 19:18
Bravo !
Réponse de Fred Astaire
le 15/05/2018 à 20:58
Message posté par Fred Astaire
Quasi-impossible (en tout cas très difficile) d'identifier tous les joueurs français d'origine polonaise (à part les internationaux) depuis les débuts du professionnalisme en 1932.


Ignace Kowalczyk, plus connu sous le nom de Ignace (c'est un petit, petit nom charmant) et son coéquipier de l'US Valenciennes, Edouard Wawrzeniak, furent les deux premiers internationaux d'origine polonaise, lors de France-Suéde le 10 novembre 1935.
Voici les 37 internationaux français d'origine polonaise, de 1935 à 2011 (j'espère n'avoir oublié personne, aucune liste officielle existant, je suis allé à la pêche aux infos):

De KOWALCZYK à KOSCIELNY, de KOPA à KOZA.

Ignace Kowalczyk dit ''Ignace'' (Lens, US Valenciennes, Reims, Metz, OM), 5 sélections en 1935-38
Edouard Wawrzeniak dit ''Waggi '' (US Valenciennes, OM, etc) 1 sélection en 1935
Edmond Novicki, dit ''Mickey'' (Lens, Roubaix,Lille, etc) 2 sel en 1936-37 1er international lensois
Jean (né Janek) Swiatek, (Bordeaux) 5 sel en 1944-50
Joseph Jadrzejczak, dit Joseph Jadrejak, (Fives, Lille) 3 sel en 1947
Bolek Tempowski (Fives, Lille, Valenciennes) 1 sel en 1947
Edouard Kargulewicz dit ''Kargu'' (Bordeaux) 11 sel en 1950-53
Tadeusz Cisowski, dit Thadée Cisowski (Metz, Racing Club de Paris) 13 sel en 1951-58
L'un des 2 seuls auteurs d'un quintuplé en match international
Stephan Dakowski (gardien de but), (Sète, Nîmes) 2 sel en 1951
Stanislas Curyl, (Sète, Racing, OM, etc) 2 sel en 1952
André Jacowski (Andrzej Żakowski) (Reims, Racing) 2 sel en 1952
Raymond Kopazewski dit ''Kopa'', (Angers, Reims, Real, Reims) 45 sélections de 1952 à 1962
César Ruminski (Geslaw Ruminski) (gardien de but) (HAC, Lille) 7 sel en 1952-1954
Guillaume Bieganski, (Lille, Lens) 9 sel en 1953-61
Leon Glovacki, (Reims, etc) 11 sel en 1953-55
Maryan Wisnieswski, (Lens, Sampdoria, St Etienne, Sochaux) devient à dix-huit ans deux mois et 2 jours, le plus jeune international de l'après-guerre, 33 sel de 1955 à 63
Simon Zimny, (Reims, Stade français) 1 sel en 1955
Stephan Bruey, (Racing, Monaco, Angers, OL) 4 sel en 1957-61
Richard Tylinski, (St Etienne) 3 sel en 1957-60
Stanislas Dombeck, (Stade français, Stade rennais) 1 sel en 1958
Henri Skiba (Heinrich Skiba) franco-allemand d'origine polonaise (Monaco, Strasbourg, Nîmes, Sochaux, Stade français) 3 sel en 1959-61
Édouard Stachowitz ou Stakowitz, dit ''Stako'' (Valenciennes, Stade français) 3 sel en 1959-64
Bruno Rodzik, (Reims, Nice) 21 sel en 1960-63
Robert Siatka, (Reims) 1 sel en 1960
Julien Stopyra, (Lens, Monaco, Sochaux, etc) 1 sel en 1960
Maryan Synakowski, dit ''Maryan'' (CS Sedan Ardennes, Stade français, St Gilles, Reims) 13 sel en 1961-66
Casimir Kozakewiecz dit ''Koza '', (Lens, Red Star, Racing, Strasbourg), sa seule sélection, fut justement contre la...Pologne, avec...Kopa, le 15 novembre 1962 .
Théodore Szkudlapski, dit ''Théo'', (Lens, Rennes, Monaco) 2 sel en 1962-63: se fait jeter à la suite de ces deux défaites.
Georges Lech, (Lens, Sochaux, Reims) 35 sélections de 1963 à 1973.
Marcel Adamczyk, (Metz, FC Nancy, Lille ) 1 sel en 1963
Robert Budzynski, (Lens, Nantes) 11 sel en 1965-67
Georges Bereta, (St Etienne, OM) 44 sel de 1967 à 1975
Richard Krawczyk, (Lens, Metz, Reims) 1 sel en 1967
Robert Szczepaniak, (St Etienne, Strasbourg, Metz) 5 sel en 1967-68
Francis Piasecki (Metz, Sochaux, PSG, Strasbourg) 3 sel en 1978-79
Yannick Stopyra (fils de Julien) (Sochaux, Toulouse, etc) 33 sel de 1980 à 1988
Laurent Koscielny (Guingamp, Tours, Lorient, Arsenal) 51 sel de 2011 au 27 mars 2018.
Beaucoup d'internationaux B, parmi lesquels Jean Snella et Stefan Dembicki dit "Stanis".
Une mention spéciale pour ce dernier que je cite pour son invraisemblable record:
Joueur emblématique du RC Lens de 1936 à 1949, il est connu pour avoir inscrit 16 buts lors d'une seule rencontre, de Coupe de France en 1942, un record dans l'histoire du football professionnel français, et aussi mondial.
Lens-Auby Asturies: Coupe de France, score final : 32-0.
C'est également, bien sûr, le record pour un match en France.
Réponse de lev_yachine
le 15/05/2018 à 21:37
Message posté par O Alegria Do Povo
Oh non l’autre histoire, la petite, à part 1515 (dispositif tactique révolutionnaire du Réal qui inclut l’arbitre dans la compo) et 732, Gervais Martel qui boute les arabes hors de Bollaert, je trouve ça IN-SI-GNI-FIANT !


1515 c'est un genre de WM ?
Réponse de sainté
le 16/05/2018 à 00:39
pour moi il fait partis de mon histoire littéraire de mon histoire et de ma construction lui kerouac thompson bukowski Burroughs bon vent mister wolfe

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/1 … _23435226/
Réponse de Fred Astaire
le 16/05/2018 à 02:01
Le "football aux footballeurs": l'étonnant Mai-68 des joueurs de foot français


https://www.nouvelobs.com/societe/mai-6 … ncais.html
Réponse de NSOL
le 16/05/2018 à 11:33
Message posté par sainté
pour moi il fait partis de mon histoire littéraire de mon histoire et de ma construction lui kerouac thompson bukowski Burroughs bon vent mister wolfe

https://www.huffingtonpost.fr/2018/05/1 … _23435226/


Oh m*rde. Je viens de terminer il y a trois semaines "Le Bûcher des vanités", j'ai beaucoup aimé.
Réponse de Fred Astaire
le 16/05/2018 à 17:55
Le 18 mai, du lourd en anniversaires et commémorations !
Réponse de Fred Astaire
le 17/05/2018 à 01:55
Le 17 mai 1942,
Finale de la Coupe de France, le Red Star bat Sète 2 buts à o.

Histoire de la Coupe de France sous l'occupation
par Chérif Ghemmour

À partir de 1940‑1941, du fait de la défaite puis de l’Occupation, la Coupe de France, dite « Charles-Simon », se dispute suivant trois zones géographiques qui suivent le découpage du territoire national suivant : la zone occupée (dite ZO, vainqueur : Girondins ASP), la zone non occupée (dite « ZNO », vainqueur : Toulouse FC) et la zone interdite (la « ZI », vainqueur : SC Fives). En finale interzones, ce sont les Bordelais de Girondins ASP qui, après avoir battu Toulouse FC par 3‑1, l’emportent finalement au stade de Saint-Ouen contre les Nordistes du SC Fives (2‑0).

C’est le premier titre de Bordeaux dans la compétition. La Coupe Charles-Simon est concurrencée cette saison-là par la Coupe des provinces françaises. Née sous le régime de Vichy et parrainée par le quotidien Paris Soir, cette Coupe connaîtra quatre éditions de 1941 à 1944 et sacrera cinq sélections régionales. Se déroulant en même temps que la Coupe Charles-Simon, cette compétition relevait de la volonté politique du régime vichyste d’affirmer une idéologie régionaliste fédératrice des provinces de France et, surtout, de s’attaquer au professionnalisme honni par le gouvernement de collaboration.

En 1942, selon la même formule de finale interzones, le Red Star l’emporte en battant le FC Sète 2‑0 pour le retour de la Coupe à Colombes (40 000 spectateurs). Cette année-là, le club de Saint-Ouen aligne une grosse équipe avec le gardien Julien Darui (« immense joueur » mesurant 1,60 m et élu gardien de but français du xxe siècle en 1999 par le journal L’Équipe), Helenio Herrera (ex-Charleville passé ensuite par l’AC Roubaix) et Henri Roessler (qui entraîna par la suite le Stade de Reims avec lequel il remporta la Coupe en 1950). La ligne d’attaque est flamboyante, composée de droite à gauche d’Aston, Simonyi, Bersoullé, Joncourt et Vandevelde. Des noms du passé, des noms oubliés… Mais durant cette période noire, les footballeurs sont avec les acteurs et les chanteurs en vogue les rares vedettes à apporter encore un peu de rêve et de plaisir à une France vaincue. Julien Darui est encore une idole de la France du foot, tout comme son pote Alfred Aston qui, sous le maillot vert et blanc, demeure aimé et admiré du grand public qui l’avait rebaptisé « Fred ». Meilleur ailier français des années 1930 et international aux 31 sélections, il n’avait pas son pareil pour déborder sur son aile droite et servir au millimètre son compère franco-hongrois André Simonyi. Superdribbleur surnommé « le Joueur de caoutchouc », ce poids plume fonceur de 1,65 m n’avait peur de rien et s’entraînait quatre fois par semaine après le travail dans la papeterie de son beau-père.

C’est d’ailleurs « Fred » Aston qui plantera le but du 2‑0 final à la 72e contre Sète, à la suite d’un slalom magnifique dont il avait le secret… Le Red Star égale le record de l’OM avec cinq trophées. Comme de coutume depuis les années 1920, les deux équipes finalistes sont conviées à la réception d’après-match offerte par le journal sportif L’Auto. Et malgré la guerre et les restrictions, le Red Star peut sabler le champagne de la victoire. Ce sera la dernière fois… Jamais plus le club audonien ne remportera la Coupe. C’était aussi la dernière finale disputée par le FC Sète. Pour la petite histoire, l’édition 1942 enregistrera la plus large victoire de l’histoire de la compétition : 32‑0 pour le RC Lens face à Auby-Asturies en seizièmes de finale !

Pour voir la suite.

http://www.atlantico.fr/decryptage/scor … 37509.html
Réponse de val201
le 17/05/2018 à 09:35
Message posté par Fred Astaire
Et malgré la guerre et les restrictions, le Red Star peut sabler le champagne de la victoire. Ce sera la dernière fois… Jamais plus le club audonien ne remportera la Coupe.


Jusqu'à présent ! Je ne doute pas d'un retour de nos audoniens en finale dans les années qui viennent... (oui, j'y crois haha)
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 17/05/2018 à 11:28
Message posté par val201
Jusqu'à présent ! Je ne doute pas d'un retour de nos audoniens en finale dans les années qui viennent... (oui, j'y crois haha)



FRED ASTON,

I love this name, je ne sais pas pourquoi ?

Faudrait un Lorenzetti pour racheter le Red Star, et pour s'offrir des stars !
Réponse de gil morrissao roland larque
le 17/05/2018 à 11:49
Qui aurait misé un rouble sur les Herbiers en final au début de saison ? Pourquoi pas le Red Star rapidement en final donc. C'est la magie de la coupe.

Pour ce qui concerne le champagne en 1942, je doute qu'il en coulait à flot pour des simple joueur de foot. Ca coutait un max à l'époque. Et les Allemands en préamter une bonne partie.

http://maisons-champagne.com/fr/encyclo … e-mondiale
Réponse de Fred Astaire
le 17/05/2018 à 12:49
Message posté par gil morrissao roland larque
Qui aurait misé un rouble sur les Herbiers en final au début de saison ? Pourquoi pas le Red Star rapidement en final donc. C'est la magie de la coupe.

Pour ce qui concerne le champagne en 1942, je doute qu'il en coulait à flot pour des simple joueur de foot. Ca coutait un max à l'époque. Et les Allemands en préamter une bonne partie.

http://maisons-champagne.com/fr/encyclo … e-mondiale


Excellent article, fait sur mesure pour ce topic !
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 17/05/2018 à 13:06
Il fut un temps où cohabitaient, dans le département de la Seine, le Racing Club de Paris, le Stade français, et le Red Star.
Tous les dimanches, un match au Parc !
Réponse de julboz
le 18/05/2018 à 09:55
Message posté par Fred Astaire
Il y a eu 70 ans.

Le 10 mai 1948, au Stade de Colombes, devant 60 739 spectateurs*, Lille battait Lens en finale de la Coupe de France, 3 à 2 (Vandooren, Baratte ( 2) pour Lille, Stanis (2) pour Lens).

Lille
Wittowski – Jadrejak, Prévost, Sommerlinck – Dubreucq, Bigot – Tempowski, Carré, Vandooren, Baratte, Lechantre.

Lens
Duffuler – Gouillard, Golinski, Mellul – Siklo, Ourdouillé – Maresch, Pachurka, Manko, Stanis, Habera

9 des 22 joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais.


Depuis les débuts de l’ère du professionnalisme, plus de 200 joueur
d’origine polonaise ont défendu les couleurs d’un club français. Des fils d’immigrés de l’entre-deux-guerres aux footballeurs de métier.

Combien sont-ils ces Français qui peuvent compter parmi leurs ascendants directs au moins une personne issue de l’immigration ? Les nombreux patronymes à consonance polonaise rencontrés à la lecture des annuaires de l’Est et du Nord de la France, permettent d’apporter un élément de réponse. Trace indélébile de l’histoire migratoire française, ces noms font également partie de celle du football français.
1918-1945 : un tissu à façonner
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France offre de nombreuses possibilités d’emplois aux candidats à l’expatriation. Pour l’essentiel, il s’agit de travailleurs italiens et polonais qui viennent occuper des postes devenus vacants, notamment dans les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais et de fer en Lorraine. C’est également à cette période que le football prend son envol sur le territoire français. En Lorraine, les Polonais disputent la Coupe Pilsudski, du nom du chef d’État polonais au pouvoir de 1919 à 1922 puis de 1926 à 1935 : elle oppose les équipes de Sainte-Marie-aux-Chènes, Homécourt et Mon-Bonvillers. Mais si la pratique du football maintient le contact entre les Polonais, elle crée en également avec la population locale.
Cependant, si en 1931, la Pologne est la deuxième nation la plus représentée sur le territoire hexagonal (508 000 individus, soit 19 % de la population étrangère totale), très peu de joueurs polonais portent le maillot d’un club professionnel français entre 1932 – date de naissance du premier championnat professionnel – et 1939. Ils ne sont que quinze, ne représentant seulement que 4,5 % des étrangers présents durant cette période, dont les Nancéiens Biernacki et David Ickovitz (dit Coco David), le Messin Ignace Kowalczyck et le Longovicien Edouard Wawrzeniak (dit Waggi).
1945 -1970 : une mine pour les recruteurs
À la Libération, les joueurs polonais vont être l’une des grandes composantes du football professionnel français. Toute une génération va éclore, marquant l’arrivée à maturité de joueurs issus de l’immigration. La finale de la Coupe de France 1948, opposant Lille à Lens, illustre parfaitement cette forte représentation : neuf des vingt-deux joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais. Et leur nombre ne va cesser de croître. Pour la saison 1952-1953, 81 Polonais (dont 53 en Première Division) sont recensés parmi les 617 joueurs professionnels en activité. Cette année-là, le RC Lens compte dans ses rangs dix éléments d’origine polonaise : Ganczarczyk, Kowalkowski (dit Kowal), Kozakiewicz (dit Koza), Jedreszenczak (dit Marrech), Polak, Skudlapski (dit Théo), Wisnieski, Wronikowski, Ziemczak et Sowinski. En 1958, ils seront encore six.
Ces derniers croisent sur les pelouses de D1, un jeune fils d’immigré né en 1931 à Nœux-les-Mines évoluant sous le maillot du Stade de Reims. Un galibot appelé à devenir le Napoléon du football : Raymond Kopaszewski, dit Kopa. Avec 45 sélections en équipe de France, 4 titres de champion de France avec Reims, deux titres de champion d’Espagne avec le Real Madrid, Ballon d’Or 1958, Raymond Kopa est sans aucun doute le meilleur et le plus prestigieux exemple d’une intégration acquise sur les terrains de football au cours de cette période.
Si jusqu’à la fin des années 1960, les fils d’immigrés foulent encore les pelouses de D1 et D2, cette génération va peu à peu disparaître, faute de renouvellement. Il faut attendre le milieu de la décennie suivante pour entendre à nouveau les speakers des stades français prononcer des noms à consonance polonaise. Ce retour s’effectue cependant d’une façon nouvelle puisque ce sont des footballeurs de métier et non plus des fils d’immigrés.
1970-2011 : une filière à part
Le retour des footballeurs polonais sur le sol français s’amorce donc à partir du milieu des années 1970, au moment où la société polonaise, qui aligne depuis 1947 sa politique sur celle de l’URSS, est sujette à de grands bouleversements d’ordres économique, social et politique, symbolisé par l’arrivée au pouvoir d’Edward Gierek partisan d’une ouverture des relations avec l’Occident. C’est le moment que choisit la Fédération polonaise de football pour lever l’interdiction qui frappait les joueurs désirant s’expatrier. Cette mesure, en pratique à partir de 1971, s’accompagne toutefois d’une condition : il faut impérativement que ces individus soient âgés plus de trente ans. Sept joueurs débutent ainsi en D1 et D2 en 1972 : Blaut (Metz), Wilczek (Valenciennes), Galeczka, Rother (Boulogne), Niebora, Piechnikzek (Châteauroux) et Sykta (Cambrai).
De nombreux clubs vont dès lors se tourner vers ce pays qui est mesure de fournir de bons footballeurs, certes en fin de carrière, mais moins coûteux que la majorité des autres étrangers, à une époque où l’expression football-business commence à prendre tout son sens. C’est le cas du RC Lens qui profite du tissu relationnel mis en place jadis entre les Houillères lensoises et la Pologne pour faire rejaillir dans la mémoire des supporters du stade Félix Bollaert le mythe des gueules noires à travers, notamment Eugeniusz Faber (1971), Joachim Marx (1975), Henryk Maculewicz (1979) ou Roman Ogaza (1982).
L’exemple auxerrois
Mais c’est sans aucun doute l’AJ Auxerre qui profite le mieux de cette filière. Dès 1974, les dirigeants bourguignons, Guy Roux en tête, engagent Zbigniew Szlyko et Maryan Szeja. Ces derniers sont les premiers joueurs issus d’une stratégie de recrutement résolument tournée vers la Pologne : leur ambition est d’aller là ou l’on peut encore faire son "marché " à moindre frais. Ainsi, entre 1974 et 1992, il y a toujours eu au moins un Polonais dans l’effectif auxerrois. Et l’un des meilleurs "coups" réalisés par l’AJA se nomme Andrzej Szarmach, attaquant international qui inscrira 94 buts en 148 matches.
Depuis le milieu des années 1980, l’afflux de joueurs polonais dans le football français s’est légèrement tari. Sans disparaître pour autant. Citons Zbigniew Kaczmarek (Auxerre, Guingamp, Ajaccio, 1990-1997), Ryszard Tarasiewicz (Nancy, Lens, Besançon, 1990-1995), le Montpelliérain Jacek Ziober (1990-1994) ou encore le Lyonnais et Lensois Jacek Bak (1995-2005). La saison dernière, trois internationaux polonais évoluaient en Ligue 1 : Dariusz Dudka et Ireneusz Jelen à Auxerre ainsi que le champion de France lillois Ludovic Obraniak, né à Longeville-les-Metz, mais qui a choisi, en 2009, la nationalité polonaise à laquelle ses origines lui donnaient droit grâce à son grand-père Zygmunt Ubraniak.
Jean-Sébastien GALLOIS.


L'histoire de la signature de Szarmach est d'ailleurs assez hilarante avec notamment Guy Roux qui se déguise en livreur de bières pour s'approcher du camp de base polonais. Et elle est aussi bien symptomatique des méthodes de filou et de la persévérance du personnage, même si le connaissant je ne serais pas étonné qu'il ait romancé quelques points.
http://www.sofoot.com/le-jour-ou-auxerr … 96766.html

https://www.youtube.com/watch?v=aaS-PWfsFUI (reportage d'époque sur Szarmach à l'aja)

Sinon qui me viendrait comme ça de polonais marquants passés par l'aja et non cités (attention les yeux) :
-Pawel Janas, élu meilleur joueur étranger de ligue 1 en 86.
-Josef Klose (Jozef?), le père de Miroslav, attaquant lui aussi et qui fut un des principaux artisans de la montée en D1 fin des années 70. Miroslav qui a passé ses premières années à Auxerre si je ne dis pas de bêtise.
-Waldemar Matysik, milieu défensif très important dans l'ascension du club au plus haut niveau à la fin des années 80.
-Zbigniew Szlykowicz qui a joué plusieurs années en D2 et est resté entrainer à l'aja par la suite.
-Quelques flops aussi, Kuzba, Wlodarczik..
Réponse de Fred Astaire
le 18/05/2018 à 12:32
18 mai 1959, pour la première fois de l'histoire, une équipe de 2ème division, Le Havre Athletic Club, remporte la Coupe de France, dans un match rejoué.


Sur la route de Colombes

Si cette campagne 1958/1959 de la Coupe de France démarre sur les chapeaux de roue avec une victoire (5-0) sur Dieppe, les Ciel & Marine vont avoir le plus grand mal  à se défaire d’Auchel au tour suivant. Mais ce sont les amateurs d’Annecy qui vont causer le plus de soucis à la bande à André Strappe qui devra s’y reprendre à 3 reprises pour venir à bout de cette modeste formation. A cette époque, lors qu’une rencontre de Coupe de France se termine sur un match nul après les prolongations, on la rejoue. Et à ce petit jeu, les Havrais devront s’y reprendre à 3 fois pour accéder enfin aux 1/8èmes de finale (1-1, 1-1 puis 3-1). Au tour suivant, le HAC se débarrasse sans difficulté de Draguignan (2-0) puis, en quart de finale, les Hacmen balayent les Messins sur le même score obtenant logiquement leur ticket pour les 1/2 finales. 

Le HAC est en route pour faire au moins aussi bien qu’en 1920, arriver en finale de la Coupe de France. Cependant il faut avant tout triompher des Crocodiles Nîmois bien peu enclin à leur faciliter la tâche. Dans un match âpre, c’est André Stappe qui fait basculer la rencontre, sur une frappe de 40 mètres, le capitaine Ciel & Marine trompe le portier Nîmois qui a mal anticipé la trajectoire du ballon. Décidément ces Havrais là sont intouchables, ils remportent le match (1-0) et le HAC est en finale 39 ans après celle perdue, le 9 mai 1920 au Stade Bergeyre, contre le C.A. Paris. Le peuple Havrais est euphorique, la date du 3 mai 1959 est d’ores et déjà réservée par nombre d’entre eux pour se rendre à Paris, au stade de Colombes.
Stade de Colombe en ce lundi 18 mai 1959, l’arbitre Monsieur Groppi donne le coup de sifflet final de la rencontre, les Hacmen peuvent lever les bras bien haut, ils viennent d’accomplir un authentique exploit, le HAC, équipe de Division 2 a déjoué tous les pronostiques en venant à bout (3-0) de Sochaux (D1) et tient enfin sa Coupe de France !
 
Mais avant d’en arriver là, les Villenave, Hassouna, Bouchache, Meyer, Di Loretto, Ferrari, Saunier, N’Doumbé et autres Strappe n’ont pas eu un parcours de tout repos et l’aventure aurait pu s’achever bien plus tôt dans la saison. Il faut rappeler qu’en parallèle de ce beau parcours en Coupe, les Hacmen jouent sur un deuxième tableau ô combien important, celui de la remontée en Première Division, une mission qui accompliront haut la main, bien avant la finale du 18 mai. À ce sujet, Jimmy Hassouna se souvient même que « il nous est arrivé de laisser filer quelques matches de championnat pour nous consacrer pleinement à la Coupe de France ». En effet, avec 24 victoires en poche (contre 7 matches nuls et 7 défaites), les Havrais ont obtenu très tôt leur ticket pour la Première Division.
 
La première finale
Ce 3 mai 1959 ne sera décidément pas un jour comme les autres, l’engouement derrière les Ciel & Marine est exceptionnel, du jamais vu, c’est la ville entière qui soutient les siens, si bien qu’en voitures et par trains spéciaux, les Havrais sont des milliers à envahir la capitale. Seulement voilà une nouvelle inquiète les supporters havrais, « Tête d’or » ne va pas pouvoir jouer. Surnommé comme cela, l’argentin Edouard Di Loretto ne peut pas participer à la finale, l’avant-centre du HAC s’est blessé quelques jours plus tôt à l’entraînement. Rien de bien rassurant car, qui plus est, les Havrais pensionnaires de 2ème division sont loin d’être favoris faces à des Sochaliens qui évoluent en Première Division. Qu’à cela ne tienne, après la formalité de la Coupe de France et un passage en revue des 22 acteurs par le Général De Gaulle qui assiste là, à sa première finale de Coupe de France, les Ciel & Marine vont faire valoir leurs arguments. Ils sont les premiers à faire parler la poudre dès la 2’ grâce à une combinaison Saunier/Ferrari sur un coup franc (1-0). Les Hacmen sont rentrés dans cette partie de la meilleure façon qu’il soit. Les Lions Sochaliens ne vont cependant pas en rester là, ils égalisent au plus mauvais moment, juste avant la pause et c’est le malheureux Eloy qui trompe Villenave, son propre gardien (1-1). Si en seconde période rien ne sera marqué, il faut attendre les prolongations pour espérer voir se départager les deux équipes. Le HAC est handicapé par la blessure de son buteur Ferrari qui restera malgré la douleur sur le terrain jusqu’à la fin de la partie, précisons qu'à cette époque, les remplacements n’existent pas. Il faut attendre la 110' de match pour voir le score évoluer et malheureusement ce sont les Sochaliens qui trouvent à nouveau l'ouverture par Gardien qui trompe Villenave (1-2). Il en était presque terminé des espoirs havrais quand soudain l’inégalable Bouchache décroche une frappe surpuissante depuis la ligne des 6 mètres ne laissant aucune chance au portier sochalien. Incroyable, le HAC égalise à seulement 5 minutes du terme de la rencontre. Et cette finale réserve encore une surprise de taille aux 50 000 spectateurs entassés dans le stade de Colombes, alors que les toutes dernières secondes du match s’égrainent, l’arbitre Monsieur Groppi donne un coup-franc direct aux Sochaliens, Jo Telléchéa se charge de le frapper et le ballon finit sa course au fond du but de Villenave, (3-2) les Sochaliens remportent la Coupe de France ! Non car entre deux, Monsieur Groppi avait sifflé la fin de la rencontre, mais les Sochalien n’avaient pas entendu le coup de sifflet final, quel coup de théâtre! Ce 3 mai 1959, la Coupe de France n’a pas trouvé de terre d’accueil et une nouvelle finale est programmée le lundi 18 mai.

Pour cette seconde manche, l’enthousiasme populaire qui entoure cette finale n’est pas retombé, bien que programmée un lundi, les Havrais sont à nouveau des milliers à reprendre le chemin de la capitale, mais là encore Edouardo Di Loretto, décidément maudit, s’est encore blessé quelques jours auparavant et ne pourra disputer cette seconde finale. Le Générale De Gaulle ne sera pas non plus de la partie, il se fera remplacer par Maurice Herzog. Sur le terrain, c’est de nouveau Monsieur Groppi qui dirigera les deux formations. Comme lors de la première finale, les Ciel & Marine vont être les premiers à trouver la faille grâce à Meyer qui, avec la complicité du poteau, débloque la situation dès la 20’. Les Hacmen vont enfoncer le clou onze minutes plus tard. Alerté par Navarro, N’Doumbé trompe Wendé pour la deuxième fois de la partie. Au fil des minutes, les Hacmen prennent de plus en plus d’assurance, ils contrôlent une partie qu’ils concluent d’un troisième but de Bouchache, encore lui, à 4 minutes de la fin. Cette fois plus aucun doute possible, la Coupe de France va prendre la direction du Havre. Elle sera remise à André Strappe quelques minutes plus tard des mains de Monsieur Herzog tandis que le peuple Ciel & Marine , dans une ferveur incroyable, envahit la pelouse du stade de Colombes.


De retour au Havre, les joueurs brandiront la Coupe de France depuis les balcons de l’Hôtel de Ville tandis qu’une presse nationale dithyrambique saluera comme il se doit l’incroyable performance du HAC, L’Equipe titrera ainsi « Le Havre : l’exploit sans précédent », France Football : « Honneur à la vaillance et au mérite » tandis que Le Miroir des sports lancera « Le Havre A.C. a bien mérité les faveurs du sort ».

C’est certain, avec ce doublé historique Coupe/Championnat de D2, 87 ans après sa fondation, le HAC a bien écrit la plus belle page de son histoire.


Emmanuel Lelaidier



Les équipes havraises des 2 finales :
3 mai 1959 : Villenave, Hassouna, Lagadec, Eloy, Meyer, Salzborn, Ferrari, Saunier, Strappe, N’Doumbé, Bouchache

18 mai 1959 : Villenave, Hassouna, Lagadec, Eloy, Meyer, Salzborn, Ferrari, Navarro, Strappe, N’Doumbé, Bouchache


Le parcours du HAC lors de la Coupe de France 1958-1959
HAC – Dieppe : 5 – 0
HAC – Auchel : 1 – 0
HAC – Annecy : 1 – 1, puis 1 – 1 puis 3 – 1
HAC – Draguignan : 2 – 0
HAC – Metz : 2 – 0
HAC – Nîmes : 1 – 0
HAC – Sochaux : 2 – 2 puis 3 – 0

Texte complet avec photos:

http://www.hac-foot.com/actualite/il-y- … rance.html
Ce message a été modifié 3 fois.
Réponse de Fred Astaire
le 18/05/2018 à 14:34
Toujours un 18 mai: en 1969, l'OM remporte la Coupe de France devant Bordeaux.



C’était la finale de la Coupe de France 1969 entre l’OM sevré de titres depuis 26 ans (on le lira) et les Girondins de Bordeaux. Ça se passait à Colombes, le vieux stade olympique de Paris, le Parc des Princes n’étant certainement par assez grand pour accueillir un tel événement. C’est le jour où je suis tombé dans l’OM devant une télé noir et blanc à Caderousse et que ça ne m’a plus quitté.
J’avais gardé la Une du Provençal, l’un des quotidiens régionaux (avec Le Méridionnal-La France de droite et la Marseillaise, communiste), socialiste car propriété de Gaston Defferre. La Une et les quatre pages de couverture qui font vivre l’après-midi parisienne. Des titres à la hauteur de l’événement et de l’engouement marseillais, toujours en démesure.

Cet OM-là était depuis 1965 présidé par Marcel Leclerc, un industriel marseillais, chef de presse, propriétaire de But (le magazine sportif qui existe toujours, pas les magasins d’ameublement). Il avait la volonté d’en faire un grand de France puis d’Europe et fut coupé dans son élan en 1972 par un coup d’état interne au club. Un Tapie avant l’heure qui n’hésitait pas à entraîner l’équipe quand le coach était absent, à mettre la main à la poche pour attirer des vedettes et à piquer une tête dans le Vieux Port pour célébrer un titre. Il repose aujourd’hui au cimetière de Chassiers, en Ardèche, près de Largentière.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Ce ne fut pas une finale extraordinaire (comme beaucoup de finales) mais elle marquait le retour de Marseille en haut de l’affiche du football français après des années catastrophiques en seconde division et le fameux OM-Forbach et ses 434 spectateurs (en interrogeant et écoutant les Marseillais quand la gloire fut revenue, ils étaient des dizaines de milliers ce soir-là, tous jurant les grands Dieux qu’ils étaient présents en cette triste soirée d’avril 1965).

Les 3 autres pages racontant cette après-midi à Colombes:

Dame Coupe avait mis du temps à choisir son vainqueur et le match s’était débloqué dans les 10 dernières minutes par des buts de Joseph (tir de Novi dévié par Joseph et un défenseur bordelais, attribué officiellement à ce dernier csc-contre son camp)


L’équipe de cette finale gagnée:

ESCALE

DJORKAEFF-SWUNKA-HODOUL-LOPEZ

NOVI-DESTRUMELLE-BONNEL

MAGNUSSON-JOSEPH-GUENICHE

(entraîneur MARIO ZATEL

Texte intégrale et photos:

https://unmondedepapiers.com/2014/05/28 … be-dedans/
Réponse de Fred Astaire
le 18/05/2018 à 19:24
Le 18 mai 1960, à Glasgow, le Real Madrid remporte sa 5ème Coupe d'Europe des clubs champions consécutives. La plus belle et la plus prolifique de l'histoire, grâce à ses deux génies, auteurs des 7 buts de leur équipe.



Real Madrid bat Eintracht de Francfort 7 buts à 3 (3-1)
à Glasgow
135000 Spectateurs
Arbitre Mr Mpwatt (Ecosse)
Buts Di Stefano (27eme, 30eme, 75eme) Puskas (45eme, 56eme, 60eme, 71eme)
Kress (10eme), Stein (72eme, 74eme)
REAL MADRID
Dominguez - Marquitos, Pachin - Vidal, Santamaria, Zarraga - Canario, Del Sol, Di Stefano, Puskas, Gento.
EINTRACHT FRANCFORT
Loy - Lutz, Hoefer - Weilbacher, Eigenbrodt, Stinka - Kress, Lindner, Stein, Pfaff, Meier.


Analyse du regretté François Thébaud dans Miroir Sprint

Si l'on examine la partie dans son ensemble, on constate que le Real s'est comporté dans cette finale comme une équipe de grande classe.
Durant plus d'une heure son action collective apparut soutenue, alors que jusqu'ici, même dans ses meilleurs matches, les passages à vide dans ce domaine alternaient avec les périodes brillantes.
Auteur de quatre buts, dont deux furent obtenus par des tirs foudroyants, initiateur de magnifiques mouvements collectifs, combattant de tous les instants, Puskas fut le footballeur le plus brillant sur la pelouse d'Hampden Park.
Mais il est difficile de dire s'il fut -tout bien pesé - plus utile à son équipe que Di Stefano.
L'Argentin signa de son côté trois buts, dont deux durant la période la plus difficile puisqu'ils déterminèrent le renversement de situation en faveur du Réal.
Dans le travail constructif , il manqua à la surprise générale plusieurs passes faciles mais il déclencha et participa à des mouvements si nombreux que ce "déchet" fut somme toute peu important.
Et, il ne faut pas oublier sa collaboration au travail défensif qui fut si efficace dans la première demi-heure de la partie qu'il enleva à Stein une occasion de but très favorable.
Del Sol joua en première mi-temps un rôle de premier plan, grâce à des dribbles qui permirent à son équipe de conserver la balle, et grâce à des infiltrations dangereuses dans le réseau défensif allemand.
Ensuite l'ancien joueur de Séville fatigué, baissa du pied.
Il en fut un peu de même de Canario, dont la participation aux deux premiers buts fut essentielle.
En revanche, hormis l'excellente action qui permit à Pukas de marquer le 5e but et quelques départs en "une-deux" avec ses partenaires, Gento fut le Gento individualiste que l'on a souvent connu.
La grande rapidité de son adversaire direct lui interdit même ces démarrages spectaculaires qui impressionnent ses admirateurs.

En défense, si Zarraga, après un début pénible, effectua une bonne rentrée, et si Dominguez et Santamaria eurent leur comportement habituel, Marquitos, correct cette fois et très efficace, fut supérieur à un Pachin peut-être fatigué par le récent match international Espagne-Angleterre, alors que Vidal fournissait une exhibition moyenne.
Nous n'avons guère parlé de Francfort sinon pour signaler son entrée en scène confiante et résolue.
Lorsque le Real trouva cohésion et rythme l'équipe allemande fut surclassée comme ne le fut aucun des finalistes de la Coupe d'Europe.
Si l'aile droite de sa ligne d'avants exécuta avec le concours du centre-avant Stein des combinaisons bien construites, l'abus de la passe longue chez la plupart de ses joueurs, ne lui laissait aucune chance dontre des joueurs de la valeur des madrilènes.
Des victoires sur des adversaires opérant dans le même style - Young Boys et Glasgow Rangers - avaient crée des illusions concernant le caractère "moderne" du jeu direct de l'Eintracht, le match de Hampden Park a eu l'allure d'une mise au point définitive.
Si Kress, l'ailier droit, et Stein le centre-avant, sont des éléments de classe incontestable, Pfaff, prématurément appelé le Di Stefano de Francfort, n'a montré que les qualités qu'il possédait en 1954, c'est-à-dire des qualités moyennes au niveau international.
Entre le vrai Di Stefano et lui, il y a une très grande classe d'écart.

Derrière ces trois joueurs, hormis Lutz, un arrière rapide et difficile à manoeuvrer, on recherche en vain des éléments de valeur affirmée.
En revanche on y trouve un ailier gauche, Meier, au jeu primaire et dénudé de clairvoyance, un demi-droit Weilbacher, dont le bagage se réduit au jeu purement destructif et méchant un demi-aile Stinka et un demi-centre Eigenbrodt, comme on en voit beaucoup, un arrière gauche Hoefer, dont la rudesse est l'arme principale.
Au total une équipe de valeur internationale moyenne, inférieure à coup sûr à Barcelone au C.D.N.A. Sofia, victimes des éliminations et au Stade de Reims 1960 qui a une autre "répondant" technique.

Quelques mots avant de terminer sur l'attitude admirative du public de Hampden Park à l'égard des vainqueurs.
Ce public qui avait assisté à l'écrasement des Rangers, le champion d'Ecosse, par l'Eintracht de Francfort, a compris par comparaison visuelle et mathématique que le football britannique doit radicalement modifier ses conceptions.
La Presse écossaise aussi si l'on en croit les professions de foi formulées après le match par ses ténors.
Souhaitons que cette fois la leçon a été bien comprise et que le pays qui fut le berceau du foorball cesse de vivre avec ses souvenirs.


Texte avec photos

http://www.om4ever.com/Siecle/60RealMad … ncfort.htm
Réponse de QuiS'(dé)tend Vitetrit
le 18/05/2018 à 23:35
Salut Fred, j'ai bien lu ton billet sur la CdF de 69 et un truc m'a sauté aux yeux... Caderousse ?! Vraiment ?! Je suis à peine de l'autre côté du Rhône ! Bon, t'as peut-être bougé depuis, mais ta passion a contaminé la zone entre temps, tu peux en être fier ;)
Réponse de Fred Astaire
le 18/05/2018 à 23:52
Message posté par Fred Astaire
Le 18 mai 1960, à Glasgow, le Real Madrid remporte sa 5ème Coupe d'Europe des clubs champions consécutives. La plus belle et la plus prolifique de l'histoire, grâce à ses deux génies, auteurs des 7 buts de leur équipe.



Real Madrid bat Eintracht de Francfort 7 buts à 3 (3-1)
à Glasgow
135000 Spectateurs
Arbitre Mr Mpwatt (Ecosse)
Buts Di Stefano (27eme, 30eme, 75eme) Puskas (45eme, 56eme, 60eme, 71eme)
Kress (10eme), Stein (72eme, 74eme)
REAL MADRID
Dominguez - Marquitos, Pachin - Vidal, Santamaria, Zarraga - Canario, Del Sol, Di Stefano, Puskas, Gento.
EINTRACHT FRANCFORT
Loy - Lutz, Hoefer - Weilbacher, Eigenbrodt, Stinka - Kress, Lindner, Stein, Pfaff, Meier.


Analyse du regretté François Thébaud dans Miroir Sprint

Si l'on examine la partie dans son ensemble, on constate que le Real s'est comporté dans cette finale comme une équipe de grande classe.
Durant plus d'une heure son action collective apparut soutenue, alors que jusqu'ici, même dans ses meilleurs matches, les passages à vide dans ce domaine alternaient avec les périodes brillantes.
Auteur de quatre buts, dont deux furent obtenus par des tirs foudroyants, initiateur de magnifiques mouvements collectifs, combattant de tous les instants, Puskas fut le footballeur le plus brillant sur la pelouse d'Hampden Park.
Mais il est difficile de dire s'il fut -tout bien pesé - plus utile à son équipe que Di Stefano.
L'Argentin signa de son côté trois buts, dont deux durant la période la plus difficile puisqu'ils déterminèrent le renversement de situation en faveur du Réal.
Dans le travail constructif , il manqua à la surprise générale plusieurs passes faciles mais il déclencha et participa à des mouvements si nombreux que ce "déchet" fut somme toute peu important.
Et, il ne faut pas oublier sa collaboration au travail défensif qui fut si efficace dans la première demi-heure de la partie qu'il enleva à Stein une occasion de but très favorable.
Del Sol joua en première mi-temps un rôle de premier plan, grâce à des dribbles qui permirent à son équipe de conserver la balle, et grâce à des infiltrations dangereuses dans le réseau défensif allemand.
Ensuite l'ancien joueur de Séville fatigué, baissa du pied.
Il en fut un peu de même de Canario, dont la participation aux deux premiers buts fut essentielle.
En revanche, hormis l'excellente action qui permit à Pukas de marquer le 5e but et quelques départs en "une-deux" avec ses partenaires, Gento fut le Gento individualiste que l'on a souvent connu.
La grande rapidité de son adversaire direct lui interdit même ces démarrages spectaculaires qui impressionnent ses admirateurs.

En défense, si Zarraga, après un début pénible, effectua une bonne rentrée, et si Dominguez et Santamaria eurent leur comportement habituel, Marquitos, correct cette fois et très efficace, fut supérieur à un Pachin peut-être fatigué par le récent match international Espagne-Angleterre, alors que Vidal fournissait une exhibition moyenne.
Nous n'avons guère parlé de Francfort sinon pour signaler son entrée en scène confiante et résolue.
Lorsque le Real trouva cohésion et rythme l'équipe allemande fut surclassée comme ne le fut aucun des finalistes de la Coupe d'Europe.
Si l'aile droite de sa ligne d'avants exécuta avec le concours du centre-avant Stein des combinaisons bien construites, l'abus de la passe longue chez la plupart de ses joueurs, ne lui laissait aucune chance dontre des joueurs de la valeur des madrilènes.
Des victoires sur des adversaires opérant dans le même style - Young Boys et Glasgow Rangers - avaient crée des illusions concernant le caractère "moderne" du jeu direct de l'Eintracht, le match de Hampden Park a eu l'allure d'une mise au point définitive.
Si Kress, l'ailier droit, et Stein le centre-avant, sont des éléments de classe incontestable, Pfaff, prématurément appelé le Di Stefano de Francfort, n'a montré que les qualités qu'il possédait en 1954, c'est-à-dire des qualités moyennes au niveau international.
Entre le vrai Di Stefano et lui, il y a une très grande classe d'écart.

Derrière ces trois joueurs, hormis Lutz, un arrière rapide et difficile à manoeuvrer, on recherche en vain des éléments de valeur affirmée.
En revanche on y trouve un ailier gauche, Meier, au jeu primaire et dénudé de clairvoyance, un demi-droit Weilbacher, dont le bagage se réduit au jeu purement destructif et méchant un demi-aile Stinka et un demi-centre Eigenbrodt, comme on en voit beaucoup, un arrière gauche Hoefer, dont la rudesse est l'arme principale.
Au total une équipe de valeur internationale moyenne, inférieure à coup sûr à Barcelone au C.D.N.A. Sofia, victimes des éliminations et au Stade de Reims 1960 qui a une autre "répondant" technique.

Quelques mots avant de terminer sur l'attitude admirative du public de Hampden Park à l'égard des vainqueurs.
Ce public qui avait assisté à l'écrasement des Rangers, le champion d'Ecosse, par l'Eintracht de Francfort, a compris par comparaison visuelle et mathématique que le football britannique doit radicalement modifier ses conceptions.
La Presse écossaise aussi si l'on en croit les professions de foi formulées après le match par ses ténors.
Souhaitons que cette fois la leçon a été bien comprise et que le pays qui fut le berceau du foorball cesse de vivre avec ses souvenirs.


Texte avec photos

http://www.om4ever.com/Siecle/60RealMad … ncfort.htm



Autre texte.



Bain de lumière à Glasgow

Le 18 mai 1960, 127 000 spectateurs remplissent les gradins de l'immense Hampden Park qui peut en accueillir 132 000.
Venus pour assister à un grand spectacle, ils ne sont pas déçus et participent à la véritable apothéose de cette année 1960. Eintracht Francfort, dont le seul salut réside dans le culot, voire l'impertinence, prend le taureau par les cornes dès le coup d'envoi, lance tout son monde à l'attaque, manque de marquer deux buts et en reussit tout de même un grâce à son subtil ailier droit Kress.
Alors le Real, personnifié par Di Stefano, abandonne son jeu d'étude, d'attente et de prudence pour se livrer. Le divin Alfredo vient à peine de dégager sa surface de réparation qu'il surgit à point nommé a l'autre bout du terrain pour reprendre un centre de Canario et égaliser (27è). Trois minutes plus tard, il récidive et comme Puskas, de l'exterieur du pied gauche, marque à la 45è minute, le Real mène 3-1 à la mi-temps.
Sa cinquième Coupe d'Europe en cinq ans n'est pas loin et les observateurs sont tous unanimes à dire que rarement le Real a donné une aussi forte impression de puissance.
Mais on n'a pas tout vu dans ce match, la deuxième mi-temps étant encore plus pleine et plus riche que la précédente. Dans ce combat acharné et loyal, le Real joue l'offensive à outrance, se lavant et se purifiant de ses doutes, atteignant une dimension jamais atteinte. Puskas (56è, 60è, 71è) marque trois nouveaux buts et Di Stefano (75è) cloture la marque a 7-3, le jeune international Erwin Stein ayant marqué deux fois (72è, 74è).
Quatre buts en quatre minutes, c'est le bouquet du feu d'artifice.

Au coup de sifflet final donné par l'arbitre écossais, M. Mowatt, les 127 000 spectateurs se lèvent et applaudissent durant de longues minutes, comme s'ils voulaient se graver à tout jamais dans la mémoire le souvenir du fabuleux spectacle auquels ils viennent d'assister.
Di Stefano et Puskas, auteurs à eux deux des sept buts du Real, s'étreignent longuement dans le vestiaire. L'un et l'autre apprécient le moment qui passe. Il est si rare d'atteindre la perfection dans l'expression artistique qu'on a choisie. Pour Puskas, la victoire représente bien d'autres choses encore: n'était-il pas deux ans plus tôt un footballeur perdu ? Son président, Don Santiago Bernabeu, vient lui donner l'accolade: « j'ai toujours cru en toi, Pancho. Ta force, vois tu, c'est là qu'elle est ! » Et en disant celà, il lui pose la main sur le cœur. «

Extrait de «La fabuleuse histoire du football»
de Jacques Thibert et Jean-Philippe Rethacker ©

Real Madrid-Eintracht Francfort 7-3 (Di Stefano (3), Puskas (4)
Dominguez
Marquitos-Pachin-Vidal
Santamaria-Zarraga (cap)
Caneiro-Del Sol-Di Stefano-Puskas-Gento
Entr: Miguel Munoz

http://footballia.net/fr/matchs-complet … -frankfurt
Réponse de Fred Astaire
le 19/05/2018 à 00:07
Message posté par QuiS'(dé)tend Vitetrit
Salut Fred, j'ai bien lu ton billet sur la CdF de 69 et un truc m'a sauté aux yeux... Caderousse ?! Vraiment ?! Je suis à peine de l'autre côté du Rhône ! Bon, t'as peut-être bougé depuis, mais ta passion a contaminé la zone entre temps, tu peux en être fier ;)


Ce n'est pas moi qui parle, c'est le début de l'article: c'est pour ça que je mets à chaque fois le lien en plus.

Je suis Banlieusard de Paris, amoureux du Real Madrid, pas du tout supporter du PSG Qatar.
Pour mieux me connaître voir bas de page 193 du Topic de présentation.

http://www.sofoot.com/topic-de-presenta … forum.html
Réponse de QuiS'(dé)tend Vitetrit
le 19/05/2018 à 00:25
Et hop là une petite honte que je me tape mais c'est pas bien grave. Je pensais que tu reprenais tes articles, n'ayant pas lu tout le topic (à nouveau honte sur moi) et venant suite à ton "appel" sur celui de l'OM.
Du coup, enchanté Guy !
Réponse de Fred Astaire
le 19/05/2018 à 01:45
Message posté par QuiS'(dé)tend Vitetrit
Et hop là une petite honte que je me tape mais c'est pas bien grave. Je pensais que tu reprenais tes articles, n'ayant pas lu tout le topic (à nouveau honte sur moi) et venant suite à ton "appel" sur celui de l'OM.
Du coup, enchanté Guy !


Hélas, je voudrais bien, pondre des articles comme ça. Mais comme je ne suis pas journaliste, je préfère copier-coller, ou recopier des extraits à caractère historique.
Réponse de QuiS'(dé)tend Vitetrit
le 19/05/2018 à 02:01
Message posté par Fred Astaire
Hélas, je voudrais bien, pondre des articles comme ça. Mais comme je ne suis pas journaliste, je préfère copier-coller, ou recopier des extraits à caractère historique.


Le plus important c'est de transmettre, et tu participes parfaitement au jeu ;)
Réponse de TheDuke8
le 20/05/2018 à 12:20
https://www.franceculture.fr/emissions/ … -la-derive

Foot dans l'histoire, superbe reportage.
Réponse de Fred Astaire
le 20/05/2018 à 14:17
Message posté par TheDuke8
https://www.franceculture.fr/emissions/metronomique/liverpool-langleterre-a-la-derive

Foot dans l'histoire, superbe reportage.


Je me le réserve pour tout à l'heure!
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 20/05/2018 à 14:26
Le 20 mai 1962,
dernière journée de la saison 1961-1962, qui voit le Stade de Reims champion pour la dernière fois de son histoire, dans des circonstances controversées (nous verrons pourquoi, plus tard).
A l'époque, toutes les journées se jouent le dimanche à 15 h.
Pas encore de multiplex radio, mais des duplex.
De temps en temps, une 2ème MT télévisée.
Le leader Nîmes vient au Parc contre le Stade français pour enfin étre sacré, le Racing se déplace à Monaco, Reims reçoit Strasbourg, entraîné par...Robert Jonquet.

A suivre...
Réponse de TheDuke8
le 20/05/2018 à 14:42
Y a plusieurs extraits, dont des petits passages musicaux, c'est aussi pour Ruud!
Réponse de TheDuke8
le 20/05/2018 à 17:55
Quelqu'un aurait une idée : a-t-on l'exemple d'un club qui est passé par la phase de barrage de la LDC et s'est retrouvée en finale?
Réponse de Fred Astaire
le 20/05/2018 à 18:22
Message posté par Fred Astaire
Le 20 mai 1962,
dernière journée de la saison 1961-1962, qui voit le Stade de Reims champion pour la dernière fois de son histoire, dans des circonstances controversées (nous verrons pourquoi, plus tard).
A l'époque, toutes les journées se jouent le dimanche à 15 h.
Pas encore de multiplex radio, mais des duplex.
De temps en temps, une 2ème MT télévisée.
Le leader Nîmes vient au Parc contre le Stade français pour enfin étre sacré, le Racing se déplace à Monaco, Reims reçoit Strasbourg, entraîné par...Robert Jonquet.

A suivre...


La saison 1961-1962 vit encore le règne de Reims, mais ce n'était déjà plus de même Reims celui qui laissait ses adversaires essoufflés à plusieurs encâblures.
Pour s'en rendre compte, suivons le cours de évènements.
Certes les Champenois apparurent toujours en filigranne tout au long de la saison, mais on peut dire que leur titre ne fut acquis qu'au cours de l'ultime journée comme on va le voir.
Au début ce furent d'abord des clubs méridionnaux qui se couvrirent de gloire. On vit Montpellier écraser Sedan (5-0), Monaco triomphant à Sochaux (4-1) Nîmes l'emporte à Nice (3-1) puis bat Reims (2-1). mais ce régne, sauf en ce qui concerne Nîmes, dura peu. Un regroupement s'opéra. Reims, Lens et le Racing de Paris apparurent.
Sedan, revenu, disputa un moment la suprématie aux Nîmois mais ceux-ci firent pratiquement cavalier seul jusqu'à l'ultime journée. C'était le 20 mai 1962 une journée qui fit date dans l'histoire du championnat de France.
Les positions avant le trente-huitième et dernier épisode étaient les suivantes : en tête Nîmes avec 47 points puis le Racing et Reims avec 46 points. Le dernier acte devait voir les matches Stade Français-Nîmes, Monaco-Racing, et Reims-Strasbourg.
Le stadiste'Henri Skiba, devant 32 000 spectateurs au Parc, ruina les espoirs nîmois en marquant le seul but de la rencontre à la 61e minute. Le Racing l'emporta de justesse à Monaco (2-1)
Mais la performance la plus étonnante fut celle de Reims qui infligea un score de 5-1 (trois buts de Sauvage, deux d'Akesbi) à Strasbourg qui possédait pourtant une honnête défense.
De sorte que Reims et le Racing coiffant Nîmes se retrouvèrent en tête avec le même nombre de points.
Alors le goal -average,direz-vous. Oui mais voilà, il était sensiblement égal : 83-60 pour Reims, 83-63 pour le Racing !
Pas tout-à-fait cependant, car l'on fit et refit le calcul jusqu'aux plus reculées décimales, pour arriver à désigner le champion. Pour Reims, le quotient donnait 1 383 et pour le Racing 1 365 Les Champenois enlevaient donc le titre pour une différence de 0,018 ! C'était sans précédent.
Aujourd'hui, le Racing serait Champion (Différence de buts identique et meilleure attaque
Au cours de cette même journée, Nîmes manqua donc ce titre pour la quatrième fois en cinq ans. En cours de saison, il avait compté jusqu'à six point d'avance sur Reims et il venait une nouvelle fois de voir ses espoirs s'écrouler sur ce tir de Skiba, son ex-avant centre. Quant au Racing, vainqueur à Monaco, il avait porté la couronne... de la 31e à la 50e minute. Les Parisiens demandèrent bien une enquête, la résignation strasbourgeoise leur ayant paru suspecte devant Reims. Mais déjà on pensait au championnat du monde qui allait commencer au Chili et qui allait voir le Brésil remporter son deuxième titre successif.

Toutefois, au cours de cette saison 1961-62, le Racing s'illustra par une incroyable performance. Cela se passait le 19 novembre 1961, jour où les hommes de Pibarot rencontrèrent Metz au Parc des Princes. Les Lorrains étaient certes mal classé, mais de là à penser qu'ils seraient ainsi balayés, il y avait une marge de ... onze buts. Oui, vous avez bien lu : le Racing gagna -et le terme est bien trop faible- par onze buts à deux. Chaque attaquant parisien, ou presque, y alla de son petit festival (trois buts de Heutte, trois d'Ujlaki, deux de Marcel, un de Sénac, un de Milutinovic, et ce qui situe bien la panique au sein de la défense messine, un de l'arrière Grimbert contre son camp).
Le gardien lorrain, Alpeter, était littéralement effondré après le match, d'autant plus que tout le monde l'accablait, avec des phrases du genre : "Avec un autre gardien, le résultat aurait été inversé" (son président, Raymond Herlory) ; ou : "Avec moi dans les buts, on en prenait cinq de moins" (son entraîneur Jules Nagy).
Pourtant il était trop facile d'accabler le pauvre Altpeter. les frères Zvunka furent les premiers à le reconnaître. Aussi dès le dimanche suivant, le gardien messin était à sa place à Rennes, où Metz l'emporta 2-1, avant de prendre une éclatante revanche d'amour-propre le jour du réveillon (31 décembre) en écrasant Saint-Etienne, alors dixième au classement par 6-0 !
Reims battait Nimes 2 à 0 et se rapprochait de la tête du Championnat.

Quant au Racing, il avait soigné son goal-average et il devait terminer la saison en remportant le challenge de la meilleure attaque. Belle consolation.
Puisque nous en sommes aux gros scores, mentionnons aussi, entre autres, la défaite de Monaco à Lens (0-5) celle de Rennes chez lui devant Monaco, décidément déconcertant (4-6) la victoire de Reims sur le Racing le 19 avril au Parc devant 38 000 spectateurs.
Et quelle victoire : 6-2 (ah, il y avait du spectacle en ces temps-là !).
On peut aussi mentionner le succès du Stade Français à Reims par 4-0 le 21 janvier.
Ce jour-là Fontaine, Sauvage et Muller recueillirent... deux étoiles au classement de France Football.
Il n'est pas jusqu'à Angers équipe réputée peu percutante, qui ne se soit pas illustrée dans le domaine des gros scores, Songez que le 25 avril le S.C.O. pulvérisa Nîmes, qui tenait pourtant le haut du pavé à cette époque, par 8-3. C'est peut-être là que les Nîmois laissèrent réellement échapper le titre, puisque cela se passait à deux journées de la fin du championnat.
Bel exemple de réussite encore : le Strasbourgeois Casimir Koza réussit un hat-trick deux journées de suite (Racing-Strasbourg 3-3 et Strasbourg-Lyon 5-3). De nombreux clubs commencèrent à "loucher"alors vers l'avant centre alsacien. Las ! Casimir eut moins de verve par la suite et ne termina que quatrième au classement des buteurs,
La palme revenant à Sekou, de Montpellier où jouaient Mallet, Mandaron, Mesas, Marcialis et Mahjoub, sous les ordres de Mirouze.
C'est sans doute pour cela que Montpellier termina en Milieu de tableau.
Grace à Otto Gloria, l'OM remontait en Première Division après une belle victoire contre Besançon.


Texte intégral et photos superbes.

http://www.om4ever.com/ChampionnatFranc … at6162.htm
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 20/05/2018 à 18:23
Message posté par Fred Astaire
Le 20 mai 1962,
dernière journée de la saison 1961-1962, qui voit le Stade de Reims champion pour la dernière fois de son histoire, dans des circonstances controversées (nous verrons pourquoi, plus tard).
A l'époque, toutes les journées se jouent le dimanche à 15 h.
Pas encore de multiplex radio, mais des duplex.
De temps en temps, une 2ème MT télévisée.
Le leader Nîmes vient au Parc contre le Stade français pour enfin étre sacré, le Racing se déplace à Monaco, Reims reçoit Strasbourg, entraîné par...Robert Jonquet.

A suivre...


La saison 1961-1962 vit encore le règne de Reims, mais ce n'était déjà plus de même Reims celui qui laissait ses adversaires essoufflés à plusieurs encâblures.
Pour s'en rendre compte, suivons le cours de évènements.
Certes les Champenois apparurent toujours en filigranne tout au long de la saison, mais on peut dire que leur titre ne fut acquis qu'au cours de l'ultime journée comme on va le voir.
Au début ce furent d'abord des clubs méridionnaux qui se couvrirent de gloire. On vit Montpellier écraser Sedan (5-0), Monaco triomphant à Sochaux (4-1) Nîmes l'emporte à Nice (3-1) puis bat Reims (2-1). mais ce régne, sauf en ce qui concerne Nîmes, dura peu. Un regroupement s'opéra. Reims, Lens et le Racing de Paris apparurent.
Sedan, revenu, disputa un moment la suprématie aux Nîmois mais ceux-ci firent pratiquement cavalier seul jusqu'à l'ultime journée. C'était le 20 mai 1962 une journée qui fit date dans l'histoire du championnat de France.
Les positions avant le trente-huitième et dernier épisode étaient les suivantes : en tête Nîmes avec 47 points puis le Racing et Reims avec 46 points. Le dernier acte devait voir les matches Stade Français-Nîmes, Monaco-Racing, et Reims-Strasbourg.
Le stadiste'Henri Skiba, devant 32 000 spectateurs au Parc, ruina les espoirs nîmois en marquant le seul but de la rencontre à la 61e minute. Le Racing l'emporta de justesse à Monaco (2-1)
Mais la performance la plus étonnante fut celle de Reims qui infligea un score de 5-1 (trois buts de Sauvage, deux d'Akesbi) à Strasbourg qui possédait pourtant une honnête défense.
De sorte que Reims et le Racing coiffant Nîmes se retrouvèrent en tête avec le même nombre de points.
Alors le goal -average,direz-vous. Oui mais voilà, il était sensiblement égal : 83-60 pour Reims, 83-63 pour le Racing !
Pas tout-à-fait cependant, car l'on fit et refit le calcul jusqu'aux plus reculées décimales, pour arriver à désigner le champion. Pour Reims, le quotient donnait 1 383 et pour le Racing 1 365 Les Champenois enlevaient donc le titre pour une différence de 0,018 ! C'était sans précédent.
Aujourd'hui, le Racing serait Champion (Différence de buts identique et meilleure attaque
Au cours de cette même journée, Nîmes manqua donc ce titre pour la quatrième fois en cinq ans. En cours de saison, il avait compté jusqu'à six point d'avance sur Reims et il venait une nouvelle fois de voir ses espoirs s'écrouler sur ce tir de Skiba, son ex-avant centre. Quant au Racing, vainqueur à Monaco, il avait porté la couronne... de la 31e à la 50e minute. Les Parisiens demandèrent bien une enquête, la résignation strasbourgeoise leur ayant paru suspecte devant Reims. Mais déjà on pensait au championnat du monde qui allait commencer au Chili et qui allait voir le Brésil remporter son deuxième titre successif.

Toutefois, au cours de cette saison 1961-62, le Racing s'illustra par une incroyable performance. Cela se passait le 19 novembre 1961, jour où les hommes de Pibarot rencontrèrent Metz au Parc des Princes. Les Lorrains étaient certes mal classé, mais de là à penser qu'ils seraient ainsi balayés, il y avait une marge de ... onze buts. Oui, vous avez bien lu : le Racing gagna -et le terme est bien trop faible- par onze buts à deux. Chaque attaquant parisien, ou presque, y alla de son petit festival (trois buts de Heutte, trois d'Ujlaki, deux de Marcel, un de Sénac, un de Milutinovic, et ce qui situe bien la panique au sein de la défense messine, un de l'arrière Grimbert contre son camp).
Le gardien lorrain, Alpeter, était littéralement effondré après le match, d'autant plus que tout le monde l'accablait, avec des phrases du genre : "Avec un autre gardien, le résultat aurait été inversé" (son président, Raymond Herlory) ; ou : "Avec moi dans les buts, on en prenait cinq de moins" (son entraîneur Jules Nagy).
Pourtant il était trop facile d'accabler le pauvre Altpeter. les frères Zvunka furent les premiers à le reconnaître. Aussi dès le dimanche suivant, le gardien messin était à sa place à Rennes, où Metz l'emporta 2-1, avant de prendre une éclatante revanche d'amour-propre le jour du réveillon (31 décembre) en écrasant Saint-Etienne, alors dixième au classement par 6-0 !
Reims battait Nimes 2 à 0 et se rapprochait de la tête du Championnat.

Quant au Racing, il avait soigné son goal-average et il devait terminer la saison en remportant le challenge de la meilleure attaque. Belle consolation.
Puisque nous en sommes aux gros scores, mentionnons aussi, entre autres, la défaite de Monaco à Lens (0-5) celle de Rennes chez lui devant Monaco, décidément déconcertant (4-6) la victoire de Reims sur le Racing le 19 avril au Parc devant 38 000 spectateurs.
Et quelle victoire : 6-2 (ah, il y avait du spectacle en ces temps-là !).
On peut aussi mentionner le succès du Stade Français à Reims par 4-0 le 21 janvier.
Ce jour-là Fontaine, Sauvage et Muller recueillirent... deux étoiles au classement de France Football.
Il n'est pas jusqu'à Angers équipe réputée peu percutante, qui ne se soit pas illustrée dans le domaine des gros scores, Songez que le 25 avril le S.C.O. pulvérisa Nîmes, qui tenait pourtant le haut du pavé à cette époque, par 8-3. C'est peut-être là que les Nîmois laissèrent réellement échapper le titre, puisque cela se passait à deux journées de la fin du championnat.
Bel exemple de réussite encore : le Strasbourgeois Casimir Koza réussit un hat-trick deux journées de suite (Racing-Strasbourg 3-3 et Strasbourg-Lyon 5-3). De nombreux clubs commencèrent à "loucher"alors vers l'avant centre alsacien. Las ! Casimir eut moins de verve par la suite et ne termina que quatrième au classement des buteurs,
La palme revenant à Sekou, de Montpellier où jouaient Mallet, Mandaron, Mesas, Marcialis et Mahjoub, sous les ordres de Mirouze.
C'est sans doute pour cela que Montpellier termina en Milieu de tableau.
Grace à Otto Gloria, l'OM remontait en Première Division après une belle victoire contre Besançon.


Texte intégral et photos superbes.

http://www.om4ever.com/ChampionnatFranc … at6162.htm
Réponse de Fred Astaire
le 20/05/2018 à 19:45
Message posté par TheDuke8
https://www.franceculture.fr/emissions/metronomique/liverpool-langleterre-a-la-derive

Foot dans l'histoire, superbe reportage.


Oui, très intéressant !
Réponse de TheDuke8
le 20/05/2018 à 19:54
Message posté par Fred Astaire
Oui, très intéressant !


C'est cool quand les "intellectuels" parlent de foot, y a du fond ce qui manque souvent quand on en parle.
Réponse de julboz
le 21/05/2018 à 12:04
Message posté par TheDuke8
Quelqu'un aurait une idée : a-t-on l'exemple d'un club qui est passé par la phase de barrage de la LDC et s'est retrouvée en finale?


Tu veux dire qualifié en étant passé par un tour préliminaire ? En assez récent il y a Liverpool 2005 et Milan 2007 (suite au calciopoli) mais si on remonte un peu plus, je pense que c'est le cas de pas mal de finalistes fin 90 début 2000.
Réponse de TheDuke8
le 21/05/2018 à 12:06
Message posté par julboz
Tu veux dire qualifié en étant passé par un tour préliminaire ? En assez récent il y a Liverpool 2005 et Milan 2007 (suite au calciopoli) mais si on remonte un peu plus, je pense que c'est le cas de pas mal de finalistes fin 90 début 2000.


Donc Liverpool réitéré cette année. C'est intéressant en tout cas ça fait des "outsiders" finalistes.
Ce message a été modifié.
Réponse de Totti Chianti
le 22/05/2018 à 11:31
Ayant participé à la création de ce taupique en trouvant le nom (c'est le plus important, n'est-ce pas? Non? Ah bon...) il faut absolument que je contribue moi-aussi en parlant de la ROMA.
Oui mais par où commencer? Bin par le commencement, voyons!

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du mont Palatin sur le Tibre le 21 avril 753 av. J.-C....

Oh là, non! Pas ce commencement là malheureux, ça prendrait des milliers de pages!
Je disais donc...

Vous ne le savez peut-être pas mais la Roma est née officiellement le 22 juillet 1927 de la fusion de 3 clubs romains : "Fortitudo-Pro-Roma", "Alba-Audace" et "FootBall Club di Roma", plus connu sous le nom de "Roman".

En réalité, les présidents des trois clubs (Italo Foschi pour la Fortitudo-Pro-Roma, considéré comme l'homme derrière la fusion, il devint par la suite le premier président de l'AS ROMA, Ulisse Igliori pour l'Unione Sportiva Alba-Audace et Vittorio Scialoja pour la Roman) avaient déjà signé un accord le 7 juin 1927.

La Roma considère aujourd'hui que la date réelle de création du club est réellement le 7 juin 1927. Une publication en date du 5 juin 2015 démontre qu'un accord a bel et bien été trouvé le 7 juin 1927. Bref.

Écoutons Dino Viola, le président de la plus grande Roma de l'histoire, celle des années fin 70, début 80, celle des Conti, Di Bartolomei, Falcao, Ancelotti, Pruzzo, etc. :

"Il 22 Luglio 1927 è nata non una squadra ma un sogno... Questo siamo oggi, eravamo ieri, rimarremo sempre. Ogni 22 di luglio una lacrima scende sul mio volto e alimenta una passione... Quella data è la nostra storia... Il primo passo... Sono grato al pioniere Foschi, perché con la firma del 22 luglio ha reso possibile una meraviglia sportiva senza eguali...". Dino Viola
"Le 22 juillet 1927 (en fait le 7 juin, inculte!) n'est pas né une équipe mais un rêve... C'est ce que nous sommes aujourd'hui, ce que nous étions hier et ce que nous serons toujours. Chaque année, le 22 juillet, une larme coule sur mon visage et alimente une passion... Cette date est notre histoire... Le premier pas... Je suis redevable au pionnier Foschi, parce que la signature du 22 juillet a rendu possible une merveille sportive à nulle autre pareille..."

Quels étaient donc ces trois clubs à l'origine du plus beau club du monde (bin quoi?) ?

1/ Fortitudo-Pro-Roma:
Ce club multi-sport, fondé le 8 décembre 1908, était suivi par un public très chaleureux provenant principalement du quartier populaire "Rione Borgo" dans lequel se situait le siège du club. Il jouait avec un maillot rouge clair souligné de bandes bleus foncées. Son symbole était la Louve romaine, placée fièrement sur le maillot de ce club "catholique". (bizarre comme association quand on y pense, catholicisme et Louve païenne!)
En effet, le club avait été fondé par des Frères de la communauté de Notre Dame de la Miséricorde, la plus grande partie des dirigeants étaient des religieux.
Parmi eux, deux "figures", Frère (Fra') Porfirio Ciprari et Italo Foschi.
Le premier fut le président historique du club qui assumait la double casquette de président/entraîneur. Il découvrit notamment le premier capitaine et joueur célèbre de la future Roma, Attilio Ferraris IV, dont on parlera un peu plus tard.
Le second, comme déjà dit plus haut, mais suivez bordel de couilles, fut le concepteur de la fusion et premier président de la Roma.

2/ Unione Sportiva Alba-Audace:
L'Alba était peut-être le plus connu des trois clubs pour avoir été le plus proche des grands clubs italiens de l'époque.
Même si elle ne bénéficie pas du soutien de la bourgeoisie, qui lui préfère la Roman, l'Alba était un club qui pouvait se permettre de payer des salaires à ses joueurs, en quelque sorte un club semi-professionnel.
Anecdote sympa, son club était officiellement ouvert "à ceux qui aimaient le calcio et la bonne table de la fameuse "Bottiglieria del Gambero" de l'homme à tout faire du club, pas Tony Micelli, Umberto Farneti.
Fondé en 1907, le club de l'Alba jouait en vert et blanc et provenait du quartier Flaminio. En 1926, l'Alba fusionna avec l'Audace Roma, club fondé en 1901, dans le but d'unir leurs forces.
La première grande star de la Roma, Fulvio Bernardini, vient de ce club.

3/ Roman F.C.:
Club de la bourgeoisie et en tant que tel, ne mérite pas qu'on s'y intéresse! Ça va, j'déconne...
Club fondé en 1901, il jouait en giallorosso et avait aussi pour symbole la Louve romaine. Contrairement aux clubs populaires cités plus haut, la Roman, grâce à ses nombreux soutiens, pouvait compter sur de sérieuses ressources financières et était le seul club à bénéficier d'un vrai stade de propriété, le "Due Pini".

Le 1er août 1927, Italo Foschi, le nouveau et premier président de l'AS ROMA, fait parvenir à la presse la liste des futurs joueurs de l'équipe :

Portieri:
Rapetti (Fortitudo), Ballante (Alba), Vittori

Terzini:
Corbyons (Alba), Mattei (Alba), Bianchi Angelo (Fortitudo), De Micheli (Fortitudo)

Mediani:
Ferraris IV (Fortitudo), Degni (Alba), Zamporlini (Fortitudo), Scocco (Fortitudo), Caimmi, Carpi, Fosso

Attaccanti:
Bussich, Bramante, Bianchi Antonio (Fortitudo), Cappa (Fortitudo), Canestrelli (Fortitudo), Chini (Alba), Jacoponi, Sbrana, Scardola, Rovida (Alba), Ziroli (Alba)

L'AS ROMA est née...
Ce message a été modifié.
Réponse de Totti Chianti
le 22/05/2018 à 11:34
Comme promis, je ressors une présentation que j'avais déjà faite sur le taupique de la Roma concernant l'Immense FERRARIS, premier capitaine "Romano de Roma" de l'histoire du club :

Attilio FERRARIS fut donc le premier capitaine de la Roma. Il fut aussi un des personnages les plus marquants de son histoire.

Né à Rome en 1904, il fut le premier joueur Romanista a être sélectionné pour la Nazionale. Il fit ses début le 1er Janvier 1928 contre la Suisse.

Surnommé "Er più", "Er magnifico" ou "Il biondino di Borgo Pio" (Le plus, le Magnifique ou le petit blond de Borgo Pio), il était très célèbre pour son tempérament de feu, sa tendance à aimer la vie, les femmes et le jeu (pas dans des proportions Bestienne mais pas loin!).

Il avait aussi un style tout à fait particulier pour haranguer ses troupes. Il aimait bien les traiter de "fiji de 'na mignotta" (fils de pute en Français).
Sur le terrain, cela donnait "dateve da fà, fiji de 'na mignotta" (en gros, "bougez vous le cul, fils de putes". Sobre.).
Avant le match, il tenait des discours efficaces qu'il commençait par une phrase devenue très célèbre: "Chi dà 'a lotta desiste fà 'na fine triste,
chi desiste dà 'a lotta è 'n gran fijo de 'na mignotta". (qui se désiste au combat fait une fin tragique - ou triste -, qui se désiste au combat est grand fils de pute). Il la reprendra lors d'un match devenu légende entre l'Italie et l'Angleterre lors de la "bataille de Highbury". Nous y reviendrons plus tard.

Grâce à son entente parfaite avec Fulvio Bernardini (une autre légende dont nous parlerons, c'est sûr!), la Roma passa tout près de gagner le Scudetto par deux fois et finira deuxième derrière la Juve (déjà!) dès la saison 1930-1931.
C'est d'ailleurs au cours de cette saison qu'il cède le brassard de capitaire à son ami, son compère, son frère, Fulvio!
Encore une phrase devenue célèbre: "A Fù, tu sei er mejo: er capitano fallo tu. E poi, a me, me rompe pure li cojoni" (oh Fulvio, tu es le meilleur : le capitaine, fais-le toi. Et puis, à moi, ça me casse même les couilles).

Joueur élégant mais hargneux. Il était apprécié de tous.
Suite à une blessure, il eút tellement de visite à la clinique que le gardien installa un panneau indiquant dans quelle chambre il se trouvait et un tifoso fut placé à l'entrée pour surveiller les visites!

Il n'aimait pas trop la discipline. Il préférait les femmes, les grosses cylindrées et le jeu aux entraînements. Il perdait régulièrement tout son argent dans des paris.
Il disait d'ailleurs: "Se avessi ancora i soldi persi a poker, ai cavalli e ai cani, ma sai quanti soldi me giocherei ancora!!!" (si j'avais encore les sous perdus au poker, dans les courses de chevaux et de chiens, tu sais que je les rejouerais encore!).
À cause de tous ses vices, il semblait être déjà un ex-joueur en 1934. La Roma le mit de côté et le vendit donc... à la Lazio pour 150.000 Lire! Dans son contrat, il y avait même une clause lui interdisant de jouer contre la Roma sous peine de payer une amende de 25.000 Lire...

Ce fut une erreur de le vendre et de ne plus lui faire confiance. Heureusement, le sélectionneur Italien (double vainqueur de la CM), Vittorio Pozzo, ne fit pas la même erreur. Il fut donc champion du Monde en 1934 (ainsi que Bronze aux JO de 1928).

Un match restera à jamais gravé dans les mémoires : la Bataille de Highbury, le 14 Novembre 1934.

Quelques mois après la victoire de la CM, un match amical est organisé entre l'Angleterre (qui n'avait pas participé à la première CM) et le Champion Italien.
Les Anglais (perfides!) choisirent de jouer le match en Novembre, dans un climat gelé, sur un terrain détrempé. Même la brume était de la partie!

L'Italie va y vivre une première mi-temps cauchemardesque.
Après une minute de jeu, un pénalty est sifflé mais arrêté par le gardien, Carlo Ceseroli.
Deux minutes plus tard, l'Italie se retrouve à 10 suite à la blessure (fracture du pied) de Luis Monti - à l'époque aucun changement n'était prévu! - et prend un but dans la foulée.
Aprà 12 minutes de jeu, l'Italie perd déjà 3 à 0. Le naufrage est complet.
Petit à petit, les italiens se reprennent et limitent la casse jusqu'à la mi-temps.

Attilio FERRARIS, capitaine de la Squadra Azzurra, reprend alors son célèbre discours Romanista : "Chi dà 'a lotta desiste fà 'na fine triste,
chi desiste dà 'a lotta è 'n gran fijo de 'na mignotta". Et dans une ambiance électrique, l'Italie, réduite à 10, va montrer toute sa valeur devant un public Anglais médusé.
Non seulement, ils vont se battre comme des chiens fous mais ils vont réussir à marquer par deux fois par l'inarrêtable Giuseppe Meazza (ce nom vous dit quelque chose, n'est-ce pas? Le vrai nom du stade San Siro). Meazza frappe même la barre dans les arrêts de jeu. L'Italie s'incline donc 3 à 2 en jouant tout le match à 10 et recevra les applaudissements du public Anglais.
De cette soirée est resté le surnom de "leoni di Highbury" (les lions de Highbury).

Le lion Attilio FERRARIS mourra à seulement 43 ans d'une crise cardiaque lors d'un match de foot entre vieilles gloires.
La légende voudrait qu'il ait dit avant le match : "non me fate fà la fine de Caligaris eh!" (ne me faites pas faire la fin de Caligaris hein!). Umberto Caligaris fut un ancien joueur de la Juve, vainqueur lui aussi de la CM 1934 et du Bronze olympique de 1928). Il mourut dans les mêmes conditions quelques années plus tôt.
Aux funérailles, on posa sur le cercueil le maillot de la Nazionale de l'ami fraternel Fulvio Bernardini car on ne retrouva aucun maillot du bon Attilio FERRARIS. En effet, il avait l'habitude de donner tous ses maillots aux jeunes enfants qui venaient lui demander un autographe ou une photo...
Réponse de Fred Astaire
le 22/05/2018 à 12:34
Rien que ces 2 articles justifiraient l'existence de ce topic: bravo et merci Totti !
Réponse de Fred Astaire
le 22/05/2018 à 15:29
Le 22 mai 1963, à Wembley, Milan remporte la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en battant Benfica 2 buts à 1.
C'est la première pour Milan et un club italien (désolé Totti), et le début de la malédiction (qui courre toujours) pour Benfica.


http://acmilan-zone.fr/milan-benfica-19 … champions/
Réponse de Andrew mertens
le 22/05/2018 à 18:59
Merci totti, j'avais passé un certain temps à lire les premières pages du topic de la roma,c'est toujours aussi passionnant!
Réponse de Totti Chianti
le 22/05/2018 à 19:51
Merci les gars ^^
J'en referai de temps en temps.
Ça m'aide aussi à mieux connaître mon club !
Réponse de NSOL
le 22/05/2018 à 22:27
Merci pour toutes ces histoires les gars ! Je crois qu'il faut que j'apporte ma pierre à l'édifice...
Réponse de NSOL
le 22/05/2018 à 22:33
Je vous propose un portrait que j'ai écrit il y a quelques jours sur John Langenus, le premier grand arbitre de l'histoire. Si vous souhaitez le lire sur le site où j'écris - que Football-the-story avait dévoilé - (parce qu'il est un peu long, c'est vrai, et puis y a des photos), c'est par ici : https://www.demivolee.com/2018/05/16/do … d-arbitre/

Sinon, je vous l'ai copié-collé, parce que c'est plus l'esprit du topic je pense que de partager comme ça. Et puis j'aime pas faire de la pub "forcée" comme ça.

== JOHN LANGENUS, LE GRAND ARBITRE ==

Hors des cours de récréation, il n’est point de match sans arbitre. Pourtant, les Hommes en noir sont souvent conspués, critiqués, oubliés. Rares sont en effet ceux qui ont traversé les âges, et dont la légende est connue de tous. Pour rendre aux maîtres du jeu ce qui leur appartient, découvrons aujourd’hui l’histoire du premier grand arbitre de l’histoire, John Langenus.

=John Langenus, le belge=

Rien ne semblait destiner John L. Langenus au football quand il voit le jour à Berchem, dans la banlieue d’Anvers le 8 décembre 1891. Ses parents sont en effet de riches bourgeois, ayant fait fortune à Anvers. Mais voilà, le football est encore un sport de gentlemans, comme le veut le dicton. Et même si cela ne fait que trente ans que les premiers matchs internationaux ont lieu, le football est déjà populaire dans les cours d’école, quand à dix ans, au collège, John Langenus commence à faire un peu de sport. Le destin faisant bien les choses, son collège participe à une compétition interscolaire assez prestigieuse. Il manque un joueur dans l’équipe, et John – que l’on appelle à l’époque Jean – vient faire le nombre. Cette Coupe Cardinal aurait pu lui ouvrir les portes du football professionnel. Mais un mauvais contact et une violente blessure au pied vont empêcher John Langenus de devenir un des premiers grands joueurs belges de l’histoire.

John veut reprendre le football, son père refuse. « Le football, ce n’est pas pour nous. Laisse-le au petit bourgeois, celui qui porte chaîne en or sur la poitrine ». L’arbitrage, par contre, c’est bien mieux. C’est donc en tant que régulateur du jeu que John Langenus officie lors des éditions suivantes de la Coupe Cardinal. Quinze ans, seize ans, à peine, le football s’empare définitivement de son cœur. Petit à petit, John se rend compte que s’il veut progresser dans l’arbitrage, il faut être accrédité. Alors il s’en va auprès des premières fédérations d’arbitrage pour passer un examen. Manque de pot, il tombe sur deux anglais dans son jury. Victime d’un certain chauvinisme britannique, il tombe sur des questions irrésolubles. « Que doit faire le referee si le ballon, envoyé en l’air, est saisi par le pilote d’un avion passant par là ? », lui demande l’un. « Que doit faire le referee si le keeper va s’asseoir sur sa barre transversale et refuse d’en bouger ? », lui demande l’autre. John est recalé, l’arbitrage ne sera pas sa voie, se dit-il.

=Trente centimes pour un sifflet=

Mais l’histoire de John Langenus ne s’arrête pas là. Car une nouvelle fois, le destin va faire son œuvre. Devant le manque d’arbitres qualifié, Langenus se voit offrir une seconde chance de passer l’examen. Cette fois-ci, le jury est composé de bons professionnels, et John Langenus, bien préparé, réussit sans difficulté à répondre à des questions beaucoup plus classiques. Diplômé, il s’achète un sifflet dans un magasin d’Anvers pour trente centimes. Un premier sifflet, un dernier, veut la légende. « Je n’en achèterais jamais d’autre de ma vie », dit John Langenus. Sa première affectation a lieu quelques jours plus tard. Non loin de sa ville natale, il doit arbitrer un match opposant deux écoles l’une à l’autre. Un match d’écoliers, mais pas un match amical. L’un des deux proviseurs veut la victoire a tout prix. Il va voir quelques minutes avant le match Langenus dans les vestiaires, et lui hurle aux oreilles qu’il veut voir son équipe l’emporter.

Calme et posé, Langenus fait la sourde oreille aux menaces de ce proviseur frustré. Et quand les deux formations se séparent sur un score de parité, Langenus rentre aux vestiaires avec le sentiment du devoir accompli. Ce n’est pas l’avis de l’homme d’éducation, qui fracasse à moitié la porte pour aller se plaindre auprès de John Langenus. Le ton monte entre les deux hommes. « Je te briserais les jambes si jamais tu ose remettre les pieds ici, plus jamais tu ne nous arbitreras », crie le plaignant. Langenus fait part de ces menaces aux organisateurs du match, et aucun mal ne lui arrivera à ce propos. La légende veut que le professeur ait été radié, mais nul ne sait réellement ce qu’il advint de lui.

Outre les matchs scolaires au cours desquels il officie en tant qu’arbitre principal, Langenus est aussi arbitre de touche. L’œil acéré, et surtout grâce à son physique de compétition, il fait merveille et est sollicité par les meilleurs arbitres du royaume. Toujours avide de connaissance et d’expérience, John Langenus va jusqu’à être le referee de trois matchs par jour. Certains dimanches, il se lève en effet à six heures pour arbitrer un match en matinée, un en début d’après-midi et un dernier avant le tomber du soleil. Et face à l’absence de trains et de voitures, Langenus parfait sa forme physique en reliant les différents stades à pied.

=Force, honneur, courage=

Face à ces qualités, la fédération belge qui commence à s’établir autorise John Langenus à se présenter aux examens théoriques pour devenir arbitre au premier niveau national. Pas de questions absurdes, et Langenus passe avec succès l’épreuve. Sa première partie ne se fera cependant pas en première division, mais lors d’un match opposant des équipes réserves. C’est en effet un affrontement entre le Standard de Liège B et leurs homologues du Beerschot AC pour lequel Langenus est désigné. Il arbitre sans problème le match, et tout à coup, le destin lui tend à nouveau la main. « L’arbitre est absent pour le match des équipes premières, monsieur Langenus. Voulez-vous arbitrer ? ». Langenus n’hésite pas un instant. « Non, je ne suis pas encore assez costaud pour cela ». Lucide, pour un homme qui passera quelques jours plus tard son examen pratique, là aussi avec réussite.

Une fois son accréditation en poche, il est désigné pour un match sous haute tension. Ce FC Liégeois-Daring de 1912 n’est pas une partie de plaisir. L’arbitre originellement choisi est persona non grata à Liège, et déclare forfait. Langenus répond présent, et s’en va arbitrer cette rencontre. Mais pas d’internet à l’époque : le public n’est pas au courant du changement d’arbitre, et ses assistants non plus. Il se fait donc huer pendant quatre-vingt-dix minutes. Un de ses assistants le menace physiquement, et, comme l’autorise le règlement, John Langenus le met dehors ! En plus de cela, les joueurs de Daring font le show, et s’imposent 6-0. Alors qu’il siffle le coup de sifflet final, un spectateur pénètre sur le terrain et le frappe au ventre. La police exfiltre Langenus jusqu’à la gare. Et, pas vraiment responsable, le président de Liège va voir John Langenus et lui dit : « si vous ne savez pas arbitrer, n’arbitrez pas ». Ironie du sort, le liégeois sera débarqué de son poste de dirigeant l’année d’après.

=La leçon=

Langenus n’arrête pas l’arbitrage pour autant. Il décide même de bien s’équiper en achetant deux montres pour arbitrer un match capital pour le titre, opposant les deux leaders ex-aeco qu’étaient le FC Brugeois et le Racing Bruxelles. Et, avant le match, le président anglais du Racing Bunyan a reçu une montre de sport. Il interpelle Langenus. « Monsieur le referee, pourriez-vous s’il vous plaît porter cette montre sportive ? ». Langenus accepte, et commence la rencontre avec trois outils pour mesurer le temps. Mais cela est visiblement un peu trop. Obnubilé par son chronomètre moderne, il en oublie de regarder l’heure au début de la rencontre et n’arrive pas à lancer le décompte du temps. Seulement, il s’en rend compte alors que la première mi-temps est bien entamée. Et, malheur, il n’y a pas d’horloge dans le stade. Alors il s’en remet à son instinct. « J’ai décidé de siffler à vue de nez la fin de la mi-temps ». Son coup de sifflet est ferme, et personne ne conteste. John Langenus qualifiera a posteriori cet épisode de « grande leçon ».

Alors que la guerre commence, John Langenus s’exile aux Pays-Bas. Sa réputation d’arbitre a traversée la frontière avec lui, et il est désigné pour arbitrer un match officiel batave. Il officie à quelques reprises à l’étranger durant la guerre, puis de même après-guerre. Mais son heure de gloire viendra en février 1927. Le premier match de l’Irlande libre se tient, contre l’Italie. Il réalise une prestation magistrale, saluée par la presse. « John Langenus est le meilleur arbitre au monde. Aucun arbitre anglais n’est meilleur que lui ». Le chauvinisme britannique n’est pourtant pas mort. Cela montre donc l’aura dont John Langenus est entouré. Normal donc qu’un an plus tard il officie au cours des JO 1928 dans deux rencontres. D’abord pour un Pays-Bas – Uruguay et ensuite dans le match pour la troisième place. Cette rencontre sera historique, non pas pour la prestation de Langenus mais pour son score : l’Italie humilie 11-3 l’Égypte.

=L’Angelus=

L’apogée de la carrière arrive en 1930. Lors de la première Coupe du Monde de l’histoire, il est désigné pour arbitrer au cours de six matchs. Lors de deux d’entre eux, il n’est qu’assistant. Mais il est aussi arbitre de deux matchs de groupe et de la demi-finale opposant l’Argentine de Luis Monti aux Etats-Unis de Barth McGhee. Cette demi-finale est d’ailleurs disputée par les States à 10 contre 11. Un américain se blesse en effet au bout de dix minutes, et Langenus obéit au règlement qui n’autorise pas les changements. Ce qui provoque la colère du staff américain. L’équipe médicale notamment est remontée. Après que Langenus a donné une faute pour l’Argentine, l’équipe médicale rentre sur le terrain. Ils balancent leurs produits médicaux sur Langenus, et ce dernier est évacué hors du terrain pendant quelques minutes. L’Argentine s’impose finalement 6-1.

Mais surtout, l’honneur de Langenus, c’est d’officier au cours de la finale de la compétition. L’Argentine s’oppose à l’Uruguay, pays-hôte. Luis Monti a reçu des menaces de mort, et Langenus exige un plan d’évacuation au cas où cela dégénère. C’est Langenus qui désamorce une autre question diplomatique sérieuse. Il suggère de jouer une mi-temps avec chacun des ballons nationaux, au lieu d’en choisir un. Le match se termine sur un score de 4-2 en faveur de l’Uruguay, et aucun évènement n’est à déplorer. Même si le public vilipende un peu Langenus à propos du premier but argentin, selon eu hors-jeu, ce dernier est félicité à travers le monde pour son sang-froid et ses qualités d’arbitre. Un match que Langenus arbitre avec un sifflet publicitaire. Ne voulant en effet pas racheter d’autre sifflet après la perte de son premier, il s’en fait offrir un par une grande marque faisant de la publicité. Il le gardera pour le reste de sa carrière.

=Génial=

La carrière internationale de John Langenus ne s’arrête pas là. Il est en effet choisi pour officier lors du mondial italien de 1934. Il n’est en action cependant qu’au premier tour pour un Tchécoslovaquie – Roumanie. Quatre ans plus tard, en France, il sort sa première sanction administrative en Coupe du Monde lors d’un Allemagne – Suisse. Il exclut en effet l’Allemand Hans Pesser pour une grosse faute au cours de la rencontre.

Comme un hommage à sa carrière, il désigné à la fin de la compétition pour arbitrer le match pour la troisième place qui oppose la Suède au Brésil. Les brésiliens s’imposeront sur un joli score de 4 à 2, et Léonidas finira même meilleur buteur de la compétition. Ces matchs sont quasiment ses derniers au niveau international. Il sent la fin de sa carrière approcher, et décline de plus en plus les invitations à l’étranger. Un match à Varsovie, un à Bucarest, un autre à Naples et un dernier à Belgrade, et le voilà qui raccroche pour toujours son sifflet.

Après la fin de sa carrière, John Langenus cherche un peu sa voie. En effet, il tente de reprendre les affaires familiales, mais cela ne l’amuse pas vraiment. Il écrit trois ouvrages, sur le football, dont deux qu’il publie en 1943. Avec son ami Jan Vanderheyden, il s’essaye même au cinéma. Dans le film de 1940 Wit is troef, Blanc est atout, il est co-scénariste. Ce film n’atteint cependant pas un grand succès. John Langenus décède le 1er octobre 1952 dans sa ville natale d’Anvers. Et reste à jamais le premier grand arbitre de l’histoire du football mondial, un de ceux qui ont contribué à faire du football ce qu’il est maintenant.
Réponse de 6 per sempre
le 23/05/2018 à 09:52
23 mai 1990, Prater de Vienne, finale de la Coupe des Champions entre le Milan et Benfica. Deuxième finale consécutive pour le Milan AC d'Arrigo Sacchi. L'équipe portugaise de l'entraîneur suédois Sven-Goran Eriksonn arrive en finale après la fameuse demi-finale contre l'OM et la main de Vata. C'est un Milan fatigué physiquement et moralement qui parvient en finale après une saison éprouvante: en lice sur 3 compétitions, le Milan AC perd quelques semaines plus tôt le scudetto à Verone et laisse le titre au Napoli de Maradona. Lors de l'inauguration du nouveau San Siro pour la coupe du monde qui doit se dérouler en Italie un mois plus tard, la Juve vient gagner 1-0 à Milan en finale retour de la coupe d'Italie. Sur les 3 compétitions, il ne reste que la Coupe des Champions. Cette finale est loin d'être un grand spectacle par rapport à l'année d'avant où le Milan domine le Steaua Bucarest dès la 1ère minute. Le match est fermé et peu enthousiasmant. Il faut une invention des 2 hollandais pour débloquer le match: Marco Van Basten sert magnifiquement Rijkaard qui part seul devant le but du capitaine Silvino Louro. On joue la 68ème minute et le Milan mène 1-0. Benfica n'arrivera pas à inquiéter le Milan qui remporte sa 4ème coupe des champions et la 2ème de suite. A noter qu'après tout de même 27 ans, seul le Real Madrid l'année dernière a réussi à gagner deux fois de suite cette compétition.
Réponse de 6 per sempre
le 23/05/2018 à 11:49
Arrigo Sacchi déclare après cette finale que le plus difficile dans le football c’est de se répéter. Son Milan l’a fait. Comme déjà écrit dans mon commentaire précédent, il aura fallu attendre 27 ans et le Real Madrid de Zidane pour qu’une équipe regagne deux fois de suite la Coupe des Champions (oui ok la « Champions League » mais mon âme nostalgique du foot préfère dire encore la Coupe des Champions). Même pas le Barca de Guardiola, le Manchester de Fergusson ou encore le Real de Zidane-joueur a réussi ce doublé. D’accord, la formule de cette compétition a bien changé depuis, c’est probablement plus difficile de gagner aujourd’hui 2 années de suite mais jusqu’à l’année dernière, pour moi milaniste, durant ces années néfaste et peu glorieuse pour nos couleurs, il s’agissait d’une petite fierté que je pouvais encore déclarer après chaque finale de coupe des champions.
Réponse de Fred Astaire
le 23/05/2018 à 16:08
Message posté par NSOL
Je vous propose un portrait que j'ai écrit il y a quelques jours sur John Langenus, le premier grand arbitre de l'histoire. Si vous souhaitez le lire sur le site où j'écris - que Football-the-story avait dévoilé - (parce qu'il est un peu long, c'est vrai, et puis y a des photos), c'est par ici : https://www.demivolee.com/2018/05/16/do … d-arbitre/

Sinon, je vous l'ai copié-collé, parce que c'est plus l'esprit du topic je pense que de partager comme ça. Et puis j'aime pas faire de la pub "forcée" comme ça.

== JOHN LANGENUS, LE GRAND ARBITRE ==

Hors des cours de récréation, il n’est point de match sans arbitre. Pourtant, les Hommes en noir sont souvent conspués, critiqués, oubliés. Rares sont en effet ceux qui ont traversé les âges, et dont la légende est connue de tous. Pour rendre aux maîtres du jeu ce qui leur appartient, découvrons aujourd’hui l’histoire du premier grand arbitre de l’histoire, John Langenus.

=John Langenus, le belge=

Rien ne semblait destiner John L. Langenus au football quand il voit le jour à Berchem, dans la banlieue d’Anvers le 8 décembre 1891. Ses parents sont en effet de riches bourgeois, ayant fait fortune à Anvers. Mais voilà, le football est encore un sport de gentlemans, comme le veut le dicton. Et même si cela ne fait que trente ans que les premiers matchs internationaux ont lieu, le football est déjà populaire dans les cours d’école, quand à dix ans, au collège, John Langenus commence à faire un peu de sport. Le destin faisant bien les choses, son collège participe à une compétition interscolaire assez prestigieuse. Il manque un joueur dans l’équipe, et John – que l’on appelle à l’époque Jean – vient faire le nombre. Cette Coupe Cardinal aurait pu lui ouvrir les portes du football professionnel. Mais un mauvais contact et une violente blessure au pied vont empêcher John Langenus de devenir un des premiers grands joueurs belges de l’histoire.

John veut reprendre le football, son père refuse. « Le football, ce n’est pas pour nous. Laisse-le au petit bourgeois, celui qui porte chaîne en or sur la poitrine ». L’arbitrage, par contre, c’est bien mieux. C’est donc en tant que régulateur du jeu que John Langenus officie lors des éditions suivantes de la Coupe Cardinal. Quinze ans, seize ans, à peine, le football s’empare définitivement de son cœur. Petit à petit, John se rend compte que s’il veut progresser dans l’arbitrage, il faut être accrédité. Alors il s’en va auprès des premières fédérations d’arbitrage pour passer un examen. Manque de pot, il tombe sur deux anglais dans son jury. Victime d’un certain chauvinisme britannique, il tombe sur des questions irrésolubles. « Que doit faire le referee si le ballon, envoyé en l’air, est saisi par le pilote d’un avion passant par là ? », lui demande l’un. « Que doit faire le referee si le keeper va s’asseoir sur sa barre transversale et refuse d’en bouger ? », lui demande l’autre. John est recalé, l’arbitrage ne sera pas sa voie, se dit-il.

=Trente centimes pour un sifflet=

Mais l’histoire de John Langenus ne s’arrête pas là. Car une nouvelle fois, le destin va faire son œuvre. Devant le manque d’arbitres qualifié, Langenus se voit offrir une seconde chance de passer l’examen. Cette fois-ci, le jury est composé de bons professionnels, et John Langenus, bien préparé, réussit sans difficulté à répondre à des questions beaucoup plus classiques. Diplômé, il s’achète un sifflet dans un magasin d’Anvers pour trente centimes. Un premier sifflet, un dernier, veut la légende. « Je n’en achèterais jamais d’autre de ma vie », dit John Langenus. Sa première affectation a lieu quelques jours plus tard. Non loin de sa ville natale, il doit arbitrer un match opposant deux écoles l’une à l’autre. Un match d’écoliers, mais pas un match amical. L’un des deux proviseurs veut la victoire a tout prix. Il va voir quelques minutes avant le match Langenus dans les vestiaires, et lui hurle aux oreilles qu’il veut voir son équipe l’emporter.

Calme et posé, Langenus fait la sourde oreille aux menaces de ce proviseur frustré. Et quand les deux formations se séparent sur un score de parité, Langenus rentre aux vestiaires avec le sentiment du devoir accompli. Ce n’est pas l’avis de l’homme d’éducation, qui fracasse à moitié la porte pour aller se plaindre auprès de John Langenus. Le ton monte entre les deux hommes. « Je te briserais les jambes si jamais tu ose remettre les pieds ici, plus jamais tu ne nous arbitreras », crie le plaignant. Langenus fait part de ces menaces aux organisateurs du match, et aucun mal ne lui arrivera à ce propos. La légende veut que le professeur ait été radié, mais nul ne sait réellement ce qu’il advint de lui.

Outre les matchs scolaires au cours desquels il officie en tant qu’arbitre principal, Langenus est aussi arbitre de touche. L’œil acéré, et surtout grâce à son physique de compétition, il fait merveille et est sollicité par les meilleurs arbitres du royaume. Toujours avide de connaissance et d’expérience, John Langenus va jusqu’à être le referee de trois matchs par jour. Certains dimanches, il se lève en effet à six heures pour arbitrer un match en matinée, un en début d’après-midi et un dernier avant le tomber du soleil. Et face à l’absence de trains et de voitures, Langenus parfait sa forme physique en reliant les différents stades à pied.

=Force, honneur, courage=

Face à ces qualités, la fédération belge qui commence à s’établir autorise John Langenus à se présenter aux examens théoriques pour devenir arbitre au premier niveau national. Pas de questions absurdes, et Langenus passe avec succès l’épreuve. Sa première partie ne se fera cependant pas en première division, mais lors d’un match opposant des équipes réserves. C’est en effet un affrontement entre le Standard de Liège B et leurs homologues du Beerschot AC pour lequel Langenus est désigné. Il arbitre sans problème le match, et tout à coup, le destin lui tend à nouveau la main. « L’arbitre est absent pour le match des équipes premières, monsieur Langenus. Voulez-vous arbitrer ? ». Langenus n’hésite pas un instant. « Non, je ne suis pas encore assez costaud pour cela ». Lucide, pour un homme qui passera quelques jours plus tard son examen pratique, là aussi avec réussite.

Une fois son accréditation en poche, il est désigné pour un match sous haute tension. Ce FC Liégeois-Daring de 1912 n’est pas une partie de plaisir. L’arbitre originellement choisi est persona non grata à Liège, et déclare forfait. Langenus répond présent, et s’en va arbitrer cette rencontre. Mais pas d’internet à l’époque : le public n’est pas au courant du changement d’arbitre, et ses assistants non plus. Il se fait donc huer pendant quatre-vingt-dix minutes. Un de ses assistants le menace physiquement, et, comme l’autorise le règlement, John Langenus le met dehors ! En plus de cela, les joueurs de Daring font le show, et s’imposent 6-0. Alors qu’il siffle le coup de sifflet final, un spectateur pénètre sur le terrain et le frappe au ventre. La police exfiltre Langenus jusqu’à la gare. Et, pas vraiment responsable, le président de Liège va voir John Langenus et lui dit : « si vous ne savez pas arbitrer, n’arbitrez pas ». Ironie du sort, le liégeois sera débarqué de son poste de dirigeant l’année d’après.

=La leçon=

Langenus n’arrête pas l’arbitrage pour autant. Il décide même de bien s’équiper en achetant deux montres pour arbitrer un match capital pour le titre, opposant les deux leaders ex-aeco qu’étaient le FC Brugeois et le Racing Bruxelles. Et, avant le match, le président anglais du Racing Bunyan a reçu une montre de sport. Il interpelle Langenus. « Monsieur le referee, pourriez-vous s’il vous plaît porter cette montre sportive ? ». Langenus accepte, et commence la rencontre avec trois outils pour mesurer le temps. Mais cela est visiblement un peu trop. Obnubilé par son chronomètre moderne, il en oublie de regarder l’heure au début de la rencontre et n’arrive pas à lancer le décompte du temps. Seulement, il s’en rend compte alors que la première mi-temps est bien entamée. Et, malheur, il n’y a pas d’horloge dans le stade. Alors il s’en remet à son instinct. « J’ai décidé de siffler à vue de nez la fin de la mi-temps ». Son coup de sifflet est ferme, et personne ne conteste. John Langenus qualifiera a posteriori cet épisode de « grande leçon ».

Alors que la guerre commence, John Langenus s’exile aux Pays-Bas. Sa réputation d’arbitre a traversée la frontière avec lui, et il est désigné pour arbitrer un match officiel batave. Il officie à quelques reprises à l’étranger durant la guerre, puis de même après-guerre. Mais son heure de gloire viendra en février 1927. Le premier match de l’Irlande libre se tient, contre l’Italie. Il réalise une prestation magistrale, saluée par la presse. « John Langenus est le meilleur arbitre au monde. Aucun arbitre anglais n’est meilleur que lui ». Le chauvinisme britannique n’est pourtant pas mort. Cela montre donc l’aura dont John Langenus est entouré. Normal donc qu’un an plus tard il officie au cours des JO 1928 dans deux rencontres. D’abord pour un Pays-Bas – Uruguay et ensuite dans le match pour la troisième place. Cette rencontre sera historique, non pas pour la prestation de Langenus mais pour son score : l’Italie humilie 11-3 l’Égypte.

=L’Angelus=

L’apogée de la carrière arrive en 1930. Lors de la première Coupe du Monde de l’histoire, il est désigné pour arbitrer au cours de six matchs. Lors de deux d’entre eux, il n’est qu’assistant. Mais il est aussi arbitre de deux matchs de groupe et de la demi-finale opposant l’Argentine de Luis Monti aux Etats-Unis de Barth McGhee. Cette demi-finale est d’ailleurs disputée par les States à 10 contre 11. Un américain se blesse en effet au bout de dix minutes, et Langenus obéit au règlement qui n’autorise pas les changements. Ce qui provoque la colère du staff américain. L’équipe médicale notamment est remontée. Après que Langenus a donné une faute pour l’Argentine, l’équipe médicale rentre sur le terrain. Ils balancent leurs produits médicaux sur Langenus, et ce dernier est évacué hors du terrain pendant quelques minutes. L’Argentine s’impose finalement 6-1.

Mais surtout, l’honneur de Langenus, c’est d’officier au cours de la finale de la compétition. L’Argentine s’oppose à l’Uruguay, pays-hôte. Luis Monti a reçu des menaces de mort, et Langenus exige un plan d’évacuation au cas où cela dégénère. C’est Langenus qui désamorce une autre question diplomatique sérieuse. Il suggère de jouer une mi-temps avec chacun des ballons nationaux, au lieu d’en choisir un. Le match se termine sur un score de 4-2 en faveur de l’Uruguay, et aucun évènement n’est à déplorer. Même si le public vilipende un peu Langenus à propos du premier but argentin, selon eu hors-jeu, ce dernier est félicité à travers le monde pour son sang-froid et ses qualités d’arbitre. Un match que Langenus arbitre avec un sifflet publicitaire. Ne voulant en effet pas racheter d’autre sifflet après la perte de son premier, il s’en fait offrir un par une grande marque faisant de la publicité. Il le gardera pour le reste de sa carrière.

=Génial=

La carrière internationale de John Langenus ne s’arrête pas là. Il est en effet choisi pour officier lors du mondial italien de 1934. Il n’est en action cependant qu’au premier tour pour un Tchécoslovaquie – Roumanie. Quatre ans plus tard, en France, il sort sa première sanction administrative en Coupe du Monde lors d’un Allemagne – Suisse. Il exclut en effet l’Allemand Hans Pesser pour une grosse faute au cours de la rencontre.

Comme un hommage à sa carrière, il désigné à la fin de la compétition pour arbitrer le match pour la troisième place qui oppose la Suède au Brésil. Les brésiliens s’imposeront sur un joli score de 4 à 2, et Léonidas finira même meilleur buteur de la compétition. Ces matchs sont quasiment ses derniers au niveau international. Il sent la fin de sa carrière approcher, et décline de plus en plus les invitations à l’étranger. Un match à Varsovie, un à Bucarest, un autre à Naples et un dernier à Belgrade, et le voilà qui raccroche pour toujours son sifflet.

Après la fin de sa carrière, John Langenus cherche un peu sa voie. En effet, il tente de reprendre les affaires familiales, mais cela ne l’amuse pas vraiment. Il écrit trois ouvrages, sur le football, dont deux qu’il publie en 1943. Avec son ami Jan Vanderheyden, il s’essaye même au cinéma. Dans le film de 1940 Wit is troef, Blanc est atout, il est co-scénariste. Ce film n’atteint cependant pas un grand succès. John Langenus décède le 1er octobre 1952 dans sa ville natale d’Anvers. Et reste à jamais le premier grand arbitre de l’histoire du football mondial, un de ceux qui ont contribué à faire du football ce qu’il est maintenant.


Beau travail !

Je mets les pieds dans le plat: est-ce parce qu'il était trop honnête, compétent et incorruptible, qu'on ne lui a pas permis d'arbitrer les matchs "chauds" de la CDM de Benito ?
Réponse de NSOL
le 23/05/2018 à 16:38
Message posté par Fred Astaire
Beau travail !

Je mets les pieds dans le plat: est-ce parce qu'il était trop honnête, compétent et incorruptible, qu'on ne lui a pas permis d'arbitrer les matchs "chauds" de la CDM de Benito ?



Je ne sais pas exactement - les sources d'informations sont rares sur le sujet. Mais ce qui est sûr et certain, c'est qu'Ivan Eklind, l'arbitre suédois de la finale, avait été reçu par Mussolini à plusieurs reprises et a été suspecté de corruption, ce qui ne l'a pas empêché d'officier en 1938 et en 1950 (seul arbitre du mondial 38 à avoir arbitré en 50 je crois). Pour les demi, pareil Eklind avait arbitré l'Italie, et l'Allemagne-RTC l'avait été par un italien (ordre de Benito, un italien devait arbitrer une demi), Rinaldo Barlassina, arbitre des JO36 et de la CdM 38 également.

Il paraît aussi que si Langenus n'a pas arbitré la finale de 34, c'est parce qu'il avait déjà arbitré celle de 30 et que la FIFA voulait "faire tourner". C'est en tout cas une version que j'ai lue.
Réponse de Fred Astaire
le 25/05/2018 à 12:26
Le 25 mai 1967 à Lisbonne, le Celtic Glasgow apporte un vent de fraîcheur avec son football total, en déjouant les pronostics en finale de la C1, en renvoyant l'Inter de Herrera à ses chères études, 2 buts à 1 seulement, vu le bombardement en règle des cages de Sarti.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lisbon_Lions

https://fr.wikipedia.org/wiki/Finale_de … _1966-1967
Réponse de val201
le 25/05/2018 à 14:32
Message posté par Fred Astaire
Le 25 mai 1967 à Lisbonne, le Celtic Glasgow apporte un vent de fraîcheur avec son football total, en déjouant les pronostics en finale de la C1, en renvoyant l'Inter de Herrera à ses chères études, 2 buts à 1 seulement, vu le bombardement en règle des cages de Sarti.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lisbon_Lions

https://fr.wikipedia.org/wiki/Finale_de … _1966-1967


Premier club britannique à gagner la C1, 10 ans avant la grande vague de Liverpool et Nottingham Forest.

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