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Dernier message de la page précédente, posté par Fred Astaire
le 12/05/2018 à 00:47
Nous sommes le 12 mai:
Il y a 42 ans, finale de Glasgow !

Le direct, c'était sur TF1 (pas encore privé) avec le redoutable duo Jean Raynal-Pierre Cangioni, et le différé sur Antenne 2, avec Thierry Roland et Bernard Père.
Les plus masos d'entre nous, ont donc vu une défaite 2 fois de suite.
Réponse de sainté
le 12/05/2018 à 01:51
merci fred de nous ressusciter ce moment rothien et son coup franc maléfique^^ sans rire descendre les champs après une défaite elle était dure l'époque pour le sport français...
j'ai expliqué dans le topic présentation que mon amour des verts est venus des tontons ils étaient à glasgow mais pas sur les champs^^.

je savais pas que le match avait été diffusé 2 fois merci de l'info, d'ailleurs qu'entends tu par "redoutable" pour le duo Raynal Cangioni

j'ai découvert la 1ere fois le nom de pierre cangioni dans la chanson de renaud "j'ai raté télé foot" qui date de 82 mais entendu la 1ere fois en 84 voilà ce que m'évoque le nom de cangioni encore un truc de gamin!!
Réponse de aerton
le 12/05/2018 à 02:31
Message posté par Fred Astaire


Le 21ème, plutôt 1989 ou plutôt 2001 ?



1989 : fin du 20ème siècle.
2001 : Début du 21èmz siècle.

1989- 2001 : Monde en gestation. Un nouveau monde ne se pouvant se créer ex vivo.
Réponse de Nifa
le 12/05/2018 à 11:23
Message posté par aerton
1989 : fin du 20ème siècle.
2001 : Début du 21èmz siècle.

1989- 2001 : Monde en gestation. Un nouveau monde ne se pouvant se créer ex vivo.


C'est marrant, mais j'arrive pas à avoir assez de recul pour statuer une telle chose, je suis peut être trop jeune pour cela (1990).

En tout cas messieurs, c'est un très bon topic, plaisir de vous lire. La finale de 66 est très bien écrite d'ailleurs !
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 12:26
Message posté par sainté
merci fred de nous ressusciter ce moment rothien et son coup franc maléfique^^ sans rire descendre les champs après une défaite elle était dure l'époque pour le sport français...
j'ai expliqué dans le topic présentation que mon amour des verts est venus des tontons ils étaient à glasgow mais pas sur les champs^^.

je savais pas que le match avait été diffusé 2 fois merci de l'info, d'ailleurs qu'entends tu par "redoutable" pour le duo Raynal Cangioni

j'ai découvert la 1ere fois le nom de pierre cangioni dans la chanson de renaud "j'ai raté télé foot" qui date de 82 mais entendu la 1ere fois en 84 voilà ce que m'évoque le nom de cangioni encore un truc de gamin!!


C'est l'inéffable Jacques Vendroux qui avait organisé la "descente" des Champs-Elysées.
Vendroux est le petit-neveu du Général de Gaulle (nom de jeune fille de son épouse, Yvonne Vendroux).
Le même Vendroux qui aurait, avec Claude Baez, Jean-Claude Darmon, et ses amis du Variété football club, oeuvré pour dégager Henri Michel du poste de sélectionneur pour y installer son pote Platoche.
Réponse de sainté
le 12/05/2018 à 12:38
inéffable mais insupportable Vendroux dans ma prime jeunesse j'écoutais le multiplex de radio france en grande ondes (le fameux "buuut à lavaaal") il m'insupportais il m'insupporte toujours..ce mec se croit bon (il me fatigue avec "ses vrais verts" qu'il aille brûler en enfer)j'aime pas sa construction intellectuelle, son phrasé ses déclaration sentencieuses... sa pseudo connaissance du sport et de l'histoire en général, plus on l'étale moins on en a!!

il dit ne pas en jouer de cette filiation alors que c'est tout le contraire surtout quand il enfile sa casquette de président du variété... il était une éminence grise maléfique du foot français fin 80's debut 90's copinage avec platini et s'en est servit un peu trop (rolland était copain avec des joueurs influents mais ne faisait pas de politique) bien sûr qu'il est à l'origine du départ de Michel, il a moins la main sur "france98" il devrait vite rentrer au stand mais il est indéboulonnable malheureusement.
Veuillez excuser cette diatribe un peu violente sur ce personnage!
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 12:39
Pierre Cangioni a créé Téléfoot, mais était assez moyen comme commentateur, sauf durant l'épopée bastiaise de 78, poussé par la passion, et lui au moins savait prononcer les patronymes corses.
Mais c'était surtout un spécialiste de la boxe: sa remarquable emission où l'on revoyait tous les grands combats du passé: Dempsey, Louis, Cerdan, Robinson, Marciano, etc..
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 12:46
Message posté par sainté
inéffable mais insupportable Vendroux dans ma prime jeunesse j'écoutais le multiplex de radio france en grande ondes (le fameux "buuut à lavaaal") il m'insupportais il m'insupporte toujours..ce mec se croit bon (il me fatigue avec "ses vrais verts" qu'il aille brûler en enfer)j'aime pas sa construction intellectuelle, son phrasé ses déclaration sentencieuses... sa pseudo connaissance du sport et de l'histoire en général, plus on l'étale moins on en a!!

il dit ne pas en jouer de cette filiation alors que c'est tout le contraire surtout quand il enfile sa casquette de président du variété... il était une éminence grise maléfique du foot français fin 80's debut 90's copinage avec platini et s'en est servit un peu trop (rolland était copain avec des joueurs influents mais ne faisait pas de politique) bien sûr qu'il est à l'origine du départ de Michel, il a moins la main sur "france98" il devrait vite rentrer au stand mais il est indéboulonnable malheureusement.
Veuillez excuser cette diatribe un peu violente sur ce personnage!


Et de pleurnicher, sans aucune pudeur, sur le plateau de Praud, après le décès de Michel: " Pour moi, Henri Michel fait parti des 10 plus grands joueurs français de l'histoire" (rien que ça!).
Réponse de sainté
le 12/05/2018 à 13:05
c'est ça toujours dans le sens du vent à retourner sa veste sans vergogne et jamais dans la mesure un des pire journaliste sportif (ou journaliste) du PAF
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 14:27
Un anniversaire qui est passé inaperçu:

Il y a 50 ans,
le 12 mai 1968,
finale de la Coupe de France, Saint-Etienne bat Bordeaux 2 buts (de Mekhloufi) à 1 (Wojciak).


St Etienne en 4-2-4
Carnus - Durkovic, Mitoraj, Bosquier, Polny - Jacquet, Herbin (cap) - Fefeu, Revelli, Mekhloufi, Bereta

Bordeaux (disposition ?)
Montes - Baudet, Desremeaux, Chorda - Péri, Calléja (cap) - Couécou, De Bourgoing, Ruiter puis Duhayot, Abossolo, Wojciak

1ère saison de l'instauration du 12ème homme.

Problème de riche, Batteux écarte Keita au profit de Fefeu et Mekhloufi: "Ton tour viendra, Salif. Cette année, c'est la Coupe de Rachid."
Réponse de sainté
le 12/05/2018 à 15:16
un petit moment historique méconnu "anniversaire" (12 Mai 1916) de l'exécution de James Connolly révolutionnaire et syndicaliste irlandais est fusillé à la prison de Kilmainham de Dublin (Irlande). Né le 5 juin 1868 à Édimbourg (Ecosse), il a milité en Ecosse, en Irlande et aux Etats-Unis. Il fut notamment l'un des dirigeants de l'insurrection de Pâques 1916 de Dublin qui lui vaudra une condamnation à mort de la cour martiale le 9 mai. Son fils, Roderic Connolly, est le créateur du Parti communiste irlandais.
triste est compliquée le conflit irlandais passé un peu sous silence.
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 15:32
Message posté par sainté
un petit moment historique méconnu "anniversaire" (12 Mai 1916) de l'exécution de James Connolly révolutionnaire et syndicaliste irlandais est fusillé à la prison de Kilmainham de Dublin (Irlande). Né le 5 juin 1868 à Édimbourg (Ecosse), il a milité en Ecosse, en Irlande et aux Etats-Unis. Il fut notamment l'un des dirigeants de l'insurrection de Pâques 1916 de Dublin qui lui vaudra une condamnation à mort de la cour martiale le 9 mai. Son fils, Roderic Connolly, est le créateur du Parti communiste irlandais.
triste est compliquée le conflit irlandais passé un peu sous silence.


Ça me fait penser au beau film de David Lean "La Fille de Ryan", et aussi "Molly Maguire" de Martin Ritt avec Sean Connery et Richard Harris !
Réponse de sainté
le 12/05/2018 à 15:41
oui ou "au nom du père" de Sheridan avec Daniel Day Lewis et Postlethwaite ou encore "le vent se lève" de Ken Loach le conflit irlandais à donné du grain à moudre au cinéma et de bons films
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 19:09
Bye bye Hambourg après 55 ans de Bundesliga!

Uwe Seeler (Hambourg) et Francisco Gento (Real) même parcours:
Débuts en 1953 et 18 saisons dans leur seul club de coeur !
Réponse de TheDuke8
le 12/05/2018 à 19:48
Message posté par sainté
oui ou "au nom du père" de Sheridan avec Daniel Day Lewis et Postlethwaite ou encore "le vent se lève" de Ken Loach le conflit irlandais à donné du grain à moudre au cinéma et de bons films


Ou "Michael Collins" avec Liam Neeson, super ce film, je l'ai poncé plus jeune.
Réponse de Fred Astaire
le 12/05/2018 à 20:19
Demain, les 60 ans du coup d'état du 13 mai 1958 à Alger, qui aurait amené celui de de Gaulle.
Si nos amis historiens de ce topic voulaient bien nous éclairer, car moi je n'y ai jamais rien compris, l'esprit pollué par la propagande gaulliste.
Réponse de Elcocolonel
le 12/05/2018 à 22:51
Alors alors !
Le putsch d'Alger a permis à De Gaulle de renforcer son image d'homme providentiel et surtout, de peser politiquement sur la IVe et de la manger :

- un parce que les putschistes l'ont réclamé à corps et à cris. donc c'était difficile d'ignorer ce fait. même en temps que négociateur ça semblait négociateur de rappeler De Gaulle
- deux, il y avait une vacance du pouvoir qui a permis au Grand Charles de s'imposer directement, un peu à la "100 jours de Napoléon", il est revenu à Paris avec ses copains en disant : bon je vais régler ça
- ensuite, la partie la plus floue, c'est que du coup l'armée a été mobilisée dans l'éventualité de renverser le Coup, avec à sa tête des généraux tous copains avec De Gaulle. notamment l'ami Massu et son régiment de paras en Corse.
Il se pourrait que l'ami Charles ait menacé gentiment les parlementaires de faire descendre ces paras sur Paris plutôt que sur Alger si on lui filait pas les pouvoirs.

de souvenir indirect, sans trop de propagande gaulliste, c'est un peu ça .
Réponse de Fred Astaire
le 13/05/2018 à 01:25
Bon travail de synthèse qui mériterait d'être approfondi.
Identifié plusieurs liens, mais je me méfie de leur objectivité (Mediapart, pour ne pas le nommer, etc.).
Réponse de NSOL
le 13/05/2018 à 10:06
J'arrive un peu à la bourre (concours obligent, je n'ai pas eu accès au moindre ordinateur depuis quelques jours), mais MERCI ! Merci pour ce "topic" (que je n'aime pas ce mot) !

Et, comble de bonheur, je viens de me remettre à la lecture de "L'histoire du football", de Paul Dietschy.

Enfin bref, très bonne idée que d'avoir enfin un endroit dédié pour parler de l'essence même du football, de l'essence même de la vie : l'histoire. Ou plutôt devrais-je dire l'Histoire, qui se compose de tant de petites histoires, anecdotes, remarques, comme un match se compose de remises en touches, de ballons aériens âprement disputés et de dégagements en touches. Insignifiant tous seuls, si beaux ensembles.
Réponse de Elcocolonel
le 13/05/2018 à 10:20
après sur le côté Algérie / De Gaulle, l'historienne Michèle Cointet pointait aussi qu'habilement, la signature des accords d'Evian et leur publication intervenaient juste avant la mise en place de l'élection présidentielle au SU et que les deux chronologies s'associaient : De Gaulle aurait en fait prévu de finir sa réforme en même temps qu'il négocie avec le FLN et ne les fera pas aboutir avant d'en avoir finalisé le projet. ceci alors que dès 1959 il a proposé l'autodétermination, et que l'on suppose que dès 1960/1961 il sait qu'il faut se retirer d'Algérie.

la thèse c'est donc qu'il gagnerait du temps en Algérie pour garder le soutien des colons/généraux, mais qu'il sait rapidement que de toute façon il est contre la départementalisation (notamment parce que ça donnerait aussi citoyenneté aux "arabes" dont la force démographique impressionne) alors aussi que le plan Challe gagne la bataille du terrain à l'armée française en 1961.

comme autre historien j'avais Benjamin Stora à citer. oui, j'ai rédigé 30 pages sur De Gaulle et l'Algérie en allemand en 3e année.
Réponse de NSOL
le 13/05/2018 à 10:44
Sur le putsch d'Alger, je n'ai pas rédigé 30 pages en Allemand sur le sujet, mais je me souviens d'un prof d'histoire que j'adorais. Je n'ai jamais vraiment su s'il était Gaulliste ou Marxiste-Léniniste, lui-même sans doute ne le savait-il pas.

Son prénom était déjà la marque d'un homme peu habituel : il s’appelait Marcel-Nicolas. Petit, un mètre soixante-dix sans doute. Le crâne chauve, presque entièrement dégarni, rasé sur les bords. Une marche un peu voûtée. Et une voix retentissante, puissante, splendide.

Il rentrait dans la classe, posait son manteau noir sur la patère, retirait son écharpe rouge, insérait ses premières diapositives sur l'écran, s'éclaircissait la voix. Je me souviendrais toujours de ce début de cours, cela devait être au mois de décembre, peu avant Noël.

Au lieu de s'asseoir à son bureau, il prend sa chaise et la déplace devant le tableau. Il monte dessus, et commence, sans aucune notes, avec sa voix grave et rude, d'un homme qui a vécu :

"Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire."

Au lieu de prendre des notes, nous le regardons tous, les yeux ébahis par ce hussard de la République qui se prenait pour De Gaulle. Qui nous faisait revivre De Gaulle.

"un quarteron de généraux en retraite"

Cette phrase, je m'en souviendrais toute ma vie. Plus un bruit ne retentissait dans la salle.


Hélas ! Hélas ! Hélas ! Par des hommes dont c'était le devoir, l'honneur, la raison d'être de servir et d'obéir."

Après avoir prononcé ces quelques mots, il est allé se rasseoir. Nous avons applaudi. Jamais je n'ai autant suivi avec attention des cours qu'avec ce professeur. Les "évènements d'Algérie", il nous les faisait revivre, et nous donnait le goût de l'Histoire.

Aimer l'Histoire. Aimer les grands Hommes. Aimer connaître, apprendre, vivre, revivre, oublier pour comprendre, relire pour reprendre. L'Homme va mourir. Mais ces professeurs, eux, ne mourront jamais. Car c'est eux, l'Histoire. Et l'Histoire ne meurt pas.
Réponse de O Alegria Do Povo
le 13/05/2018 à 11:03
Quelle beau tableau, tout en esquisses et lignes franches. Merci maestro NSOL.
Réponse de TheDuke8
le 13/05/2018 à 12:30
Message posté par NSOL
Sur le putsch d'Alger, je n'ai pas rédigé 30 pages en Allemand sur le sujet, mais je me souviens d'un prof d'histoire que j'adorais. Je n'ai jamais vraiment su s'il était Gaulliste ou Marxiste-Léniniste, lui-même sans doute ne le savait-il pas.

Son prénom était déjà la marque d'un homme peu habituel : il s’appelait Marcel-Nicolas. Petit, un mètre soixante-dix sans doute. Le crâne chauve, presque entièrement dégarni, rasé sur les bords. Une marche un peu voûtée. Et une voix retentissante, puissante, splendide.

Il rentrait dans la classe, posait son manteau noir sur la patère, retirait son écharpe rouge, insérait ses premières diapositives sur l'écran, s'éclaircissait la voix. Je me souviendrais toujours de ce début de cours, cela devait être au mois de décembre, peu avant Noël.

Au lieu de s'asseoir à son bureau, il prend sa chaise et la déplace devant le tableau. Il monte dessus, et commence, sans aucune notes, avec sa voix grave et rude, d'un homme qui a vécu :

"Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire."

Au lieu de prendre des notes, nous le regardons tous, les yeux ébahis par ce hussard de la République qui se prenait pour De Gaulle. Qui nous faisait revivre De Gaulle.

"un quarteron de généraux en retraite"

Cette phrase, je m'en souviendrais toute ma vie. Plus un bruit ne retentissait dans la salle.


Hélas ! Hélas ! Hélas ! Par des hommes dont c'était le devoir, l'honneur, la raison d'être de servir et d'obéir."

Après avoir prononcé ces quelques mots, il est allé se rasseoir. Nous avons applaudi. Jamais je n'ai autant suivi avec attention des cours qu'avec ce professeur. Les "évènements d'Algérie", il nous les faisait revivre, et nous donnait le goût de l'Histoire.

Aimer l'Histoire. Aimer les grands Hommes. Aimer connaître, apprendre, vivre, revivre, oublier pour comprendre, relire pour reprendre. L'Homme va mourir. Mais ces professeurs, eux, ne mourront jamais. Car c'est eux, l'Histoire. Et l'Histoire ne meurt pas.


C'est beau, très beau! J'espère que je serai à la hauteur de ce genre d'espérance! Puis cette ultime phrase que tu nous lâche et dont le parallèle avec la sentence foucaldienne du Mots et des Choses donne une splendide profondeur!


Pour les présentations apportées suite à la question de Fred : il y a un coup d'état en 58 et un putsch en 61. Pour préciser car la caractéristique des deux événements est semble-t-il confondue.
Quand le coup d'état semble lié à l'accession au pouvoir de De Gaulle (dans le sens où il aurait fomenté au moins indirectement le truc). On interprète à mon sens à tort l'espoir de De Gaulle, le coup d'état est plutôt pour préserver l'Algérie fr alors que De Gaulle n'a à aucun moment émis un avis radical sur la question, il n'est donc pas le plus désigné dans ce cas de figure. Ce qui le désigne c'est son CV, son aura, et quoi de mieux qu'un militaire pour en calmer d'autre quand un gouvernement pacifiste-socialiste s'y retrouve confronté.
Le putsch par contre vise à le renverser au moment où débutent les entretiens d'Evian, avec même un attentat contre lui par la suite.

J'attirerai votre attention sur un fait qui m'a semblé très curieux. En allant vérifier la date des pourparlers d'Evian j'ai erré sur ce qui constituait les informations sur la guerre d'Algérie sur Wikipédia, vous remarquerez comment la plupart des articles "décisifs", "tendancieux"... sont incomplets et imprécis.
Réponse de Nifa
le 13/05/2018 à 12:32
Message posté par TheDuke8
C'est beau, très beau! J'espère que je serai à la hauteur de ce genre d'espérance! Puis cette ultime phrase que tu nous lâche et dont le parallèle avec la sentence foucaldienne du Mots et des Choses donne une splendide profondeur!




Tu veux être prof également ? Université ? Capes ? Caplp ?
Réponse de TheDuke8
le 13/05/2018 à 12:50
Message posté par Nifa
Tu veux être prof également ? Université ? Capes ? Caplp ?


Capes/agrégation passés, enfin j'ai déjà un master. La perspective reste d'être enseignant chercheur! Et toi?
Réponse de Nifa
le 13/05/2018 à 13:07
Message posté par TheDuke8
Capes/agrégation passés, enfin j'ai déjà un master. La perspective reste d'être enseignant chercheur! Et toi?


Simple surveillant dans un collège haha, je reprend l'année prochaine la formation CAPLP. Je m'étais arrêté à la licence en Histoire, suivis par un triste master édition qui m'a bien plombé...
Réponse de TheDuke8
le 13/05/2018 à 13:08
Dans la suite de la guerre d'Algérie, le 13 mai 58 c'était la création du "comité de salut public"...

D'ailleurs, le 13 mai c'était aussi le début de la Fronde...

On en fera ce qu'on veut ah ah.
Réponse de TheDuke8
le 13/05/2018 à 13:09
Message posté par Nifa
Simple surveillant dans un collège haha, je reprend l'année prochaine la formation CAPLP. Je m'étais arrêté à la licence en Histoire, suivis par un triste master édition qui m'a bien plombé...


Il n'y a rien de simple! Surtout avec l'éducation... CAPLP c'est une bonne solution, je voulais le passer aussi mais tu ne peux t'inscrire qu'à deux concours :/.

Ah le master édition c'est un enfer! Spécialité?
Réponse de Nifa
le 13/05/2018 à 13:14
Message posté par TheDuke8
Il n'y a rien de simple! Surtout avec l'éducation... CAPLP c'est une bonne solution, je voulais le passer aussi mais tu ne peux t'inscrire qu'à deux concours :/.

Ah le master édition c'est un enfer! Spécialité?


Oui, surtout à 28 ans où t'as pas forcément envie de recommencer mille fois (même si la remise à niveau et l'exigence demandé est également compliqué).

Spécialité en édition ? Je voulais bosser dans l'édition indé de bd, mais à Strasbourg les arts-décos sont bien plus qualifiés, surtout comparé à ce master nouveau (à l'époque) et pas du tout au point...
Réponse de TheDuke8
le 13/05/2018 à 13:23
Message posté par Nifa
Oui, surtout à 28 ans où t'as pas forcément envie de recommencer mille fois (même si la remise à niveau et l'exigence demandé est également compliqué).

Spécialité en édition ? Je voulais bosser dans l'édition indé de bd, mais à Strasbourg les arts-décos sont bien plus qualifiés, surtout comparé à ce master nouveau (à l'époque) et pas du tout au point...


Oh tu sais, faut pas se formaliser, de ce que je vois dans les ESPE c'est pas l'âge le plus gênant mais l'incroyable quantité de discours nauséabonds sur la société ou les enfants. Les étudiants y sont d'un hermétisme c'est incroyable, avoir aussi peu de maturité et de questionnements à cet âge, j'ai parfois l'impression qu'ils font ça par défaut, c'est triste.

Ah oui effectivement c'est précis! Intéressant en tout cas. L'édition c'est souvent bien développé dans les filières des langues.

Maintenant le CAPLP c'est clairement une très bonne solution et franchement c'est facile à avoir vu certains candidats... J'ai un pote qui l'a passé : un mec lui a demandé s'il avait pas un stylo en trop et l'autre avait pas jugé bon de prendre sa convocation... Navrant.
Réponse de Nifa
le 13/05/2018 à 13:31
Ah c'est clair, nombre de personnes ayant fais Histoire qui se retrouve prof ou instit, sans réelles convictions ou pire n'ayant pas du tout la "carrure". Tu m'étonnes que certains profs se font manger par leurs classes... Malheureusement beaucoup se rendent compte que la licence Histoire ne propose que très peu de débouché et se retrouvent donc par défaut dans la voie ESPE...
Perso, je voulais pas faire prof initialement, c'est en travaillant en tant qu'animateur périsco puis surveillant que j'ai développé cette envie.
Ouais, l'édition, y a du bon, mais énormément à redire, milieu un peu sclérosé par une belle bande d'incapable et de pédant...

Allez, allez, je vous relaisse disserter sur 58 et ses suites, c'est intéressant et je ne connais pas assez le sujet !
Réponse de Nifa
le 13/05/2018 à 13:33
(mon orthographe est désastreuse quand j'écris vite, sorry)
Réponse de NSOL
le 13/05/2018 à 15:54
Message posté par Nifa
Ah c'est clair, nombre de personnes ayant fais Histoire qui se retrouve prof ou instit, sans réelles convictions ou pire n'ayant pas du tout la "carrure". Tu m'étonnes que certains profs se font manger par leurs classes...


Heureusement qu'il y a quand même des très bons profs ! J'en ai eu quelques uns pendant ma scolarité (dont Marcel-Nicolas), et c'était un régal à chaque fois.
Réponse de Fred Astaire
le 14/05/2018 à 01:54
Disparition de Jean-Claude d’Arménia, le SDR en deuil
13-05-2018

Au lendemain des festivités sur le parvis de la cathédrale, le Stade de Reims s’est reveillé dans la tristesse en apprenant, par l’intermédiare des médias locaux, la disparion de Jean-Claude d’Arménia, à l’âge de 77 ans, à La Réunion. Quelques semaines après Paul Sinibaldi, un autre illustre gardien stadiste s’éteint. Porteur du maillot rouge et blanc à plus de 200 reprises dont près de 150 en Division 2, entre 1964 et 1971, il arbora auparavant les couleurs de Rennes et Caen notamment. Comme un symbole, il fut de l’aventure du dernier titre du Stade de Reims dans l’univers professionnel avant celui conquis cette année : c’était en 1966 et un titre… de champion de France de Division 2. À sa famille, ses proches, l’ensemble du club présente ses plus sincères condoléances.


http://www.lunion.fr/90739/article/2018 … -d-armenia
Réponse de Nifa
le 14/05/2018 à 10:30
Message posté par NSOL
Heureusement qu'il y a quand même des très bons profs ! J'en ai eu quelques uns pendant ma scolarité (dont Marcel-Nicolas), et c'était un régal à chaque fois.


Oui moi aussi, c'est ce qui donne goût à l'Histoire c'est un fait !
Réponse de Alberaymond
le 14/05/2018 à 11:42
J'approuve totalement ce topic !

Aujourd'hui 14 mai, nous fêtons les 48 ans de la création de la Fraction armée rouge, ce groupe révolutionnaire d'extrême gauche qui sera l'une des principales incarnations des "années de plomb" qui caractériseront la décennie 80.

Pour ceux que ça intéresse, un très bon bouquin d'Isabelle Sommier, "La violence révolutionnaire" analyse l'évolution des principaux mouvements d'extrême gauche européens et leur glissement de la contestation dans les 60's (cristallisée par le Vietnam teintée d'idéologie marxiste et maoïste) à la violence extrême.

Une super série en 4 épisodes avait été proposée sur ce thème par l'émission LSD de France Culture avec, notamment, des témoignages assez fous d'Astrid Proll, l'une des membres historiques de la RAF ayant participé à l'évasion de Baader qui acte la naissance de la RAF le 14 mai 70.
https://www.franceculture.fr/emissions/ … pres-68-14

Bonne journée à tous !
Réponse de Fred Astaire
le 14/05/2018 à 13:43
Message posté par sainté
merci fred de nous ressusciter ce moment rothien et son coup franc maléfique^^ sans rire descendre les champs après une défaite elle était dure l'époque pour le sport français...
j'ai expliqué dans le topic présentation que mon amour des verts est venus des tontons ils étaient à glasgow mais pas sur les champs^^.

je savais pas que le match avait été diffusé 2 fois merci de l'info, d'ailleurs qu'entends tu par "redoutable" pour le duo Raynal Cangioni

j'ai découvert la 1ere fois le nom de pierre cangioni dans la chanson de renaud "j'ai raté télé foot" qui date de 82 mais entendu la 1ere fois en 84 voilà ce que m'évoque le nom de cangioni encore un truc de gamin!!


Raynal-Cangioni, "redoutable", j'entends par là mauvais pour les commentaires foot: Raynal, c'était surtout Monsieur Basket, et Cangioni Monsieur Boxe. Mais le pire, je crois a été atteint par Georges Dominique en intervieweur de terrain !

Le France-Brésil 86 a lui aussi droit à 2 retransmissions: le direct sur TF1 avec le tandem Drucker-Piantoni, et le différé sur Antenne 2 avec Roland-Larqué (bien qu'il y a des tas de gens qui croient l'inverse, à cause du: "Allez mon petit bonhomme").
Réponse de gil morrissao roland larque
le 14/05/2018 à 14:54
Message posté par Fred Astaire
Raynal-Cangioni, "redoutable", j'entends par là mauvais pour les commentaires foot: Raynal, c'était surtout Monsieur Basket, et Cangioni Monsieur Boxe. Mais le pire, je crois a été atteint par Georges Dominique en intervieweur de terrain !

Le France-Brésil 86 a lui aussi droit à 2 retransmissions: le direct sur TF1 avec le tandem Drucker-Piantoni, et le différé sur Antenne 2 avec Roland-Larqué (bien qu'il y a des tas de gens qui croient l'inverse, à cause du: "Allez mon petit bonhomme").


Les matchs de foot en différé sur antenne 2 c'était un sketch récurant des inconnus. Je me rappelle d'une libération d'otage le même jour qui s'était téléscopé avec la diffusion de la libération de journalistes en otage au Liban. Je me souviens plus des commentateurs.

http://www.ina.fr/video/CAB86016001 Ils étaient fort au RPR.

J'ai du mal à concevoir plus mauvais commentateurs que ceux qu'on peut entendre parfois à la télé Française avec des voix entre deux ages mais dans laquelle on entend déjà l'andropause.
Réponse de Fred Astaire
le 14/05/2018 à 16:25
Message posté par gil morrissao roland larque
Les matchs de foot en différé sur antenne 2 c'était un sketch récurant des inconnus. Je me rappelle d'une libération d'otage le même jour qui s'était téléscopé avec la diffusion de la libération de journalistes en otage au Liban. Je me souviens plus des commentateurs.

http://www.ina.fr/video/CAB86016001 Ils étaient fort au RPR.

J'ai du mal à concevoir plus mauvais commentateurs que ceux qu'on peut entendre parfois à la télé Française avec des voix entre deux ages mais dans laquelle on entend déjà l'andropause.


Quand on regarde des vieux matchs sur Footballia, ou Youtube en général, pour peu qu'ils proviennent de la BBC, les commentateurs, c'est la grande classe, et pas du tout datés. A l'ORTF, la prise de son paraît antédilluvienne !
Réponse de So-Frites
le 14/05/2018 à 17:12
Il y a 7 ans jour pour jour, 14 Mai 2011, j'étais au SDF pour voir le LOSC battre le PSG ds les dernières minutes.
Merci Ludo Obra' (et un peu Greg aussi)

J'avais fait un vol Figari-Bruxelles(Charleroi) et ensuite avec mon beau-père, le car des supporters pour Villeneuve d'Ascq-Saint Denis.
Au retour, sur l'A1, défilé de voitures aux couleurs du LOSC drapeaux au vent, c'était beau!
Réponse de So-Frites
le 14/05/2018 à 17:14
(c'était la 6éme CDF du LOSC. Pour l'anecdote en cette année de doublé, le club a officialisé son titre encore contre le PSG au Parc...!)
Réponse de Alberaymond
le 14/05/2018 à 17:29
Message posté par So-Frites
Il y a 7 ans jour pour jour, 14 Mai 2011, j'étais au SDF pour voir le LOSC battre le PSG ds les dernières minutes.
Merci Ludo Obra' (et un peu Greg aussi)

J'avais fait un vol Figari-Bruxelles(Charleroi) et ensuite avec mon beau-père, le car des supporters pour Villeneuve d'Ascq-Saint Denis.
Au retour, sur l'A1, défilé de voitures aux couleurs du LOSC drapeaux au vent, c'était beau!


#MeToo
#Petitelarme

Parti de Villeneuve aussi ; ça se trouve on était dans le même car ahah !
Réponse de sandro l'obèse
le 14/05/2018 à 17:41
Il y a sept ans jour pour jour une femme de ménage est rentrée dans une chambre d'hôtel, bouleversant à jamais l'Histoire de France.
Réponse de So-Frites
le 14/05/2018 à 18:37
Message posté par Alberaymond
#MeToo
#Petitelarme

Parti de Villeneuve aussi ; ça se trouve on était dans le même car ahah !

Huhuhu! Je ne sais plus le N°, le deuxième bus sur les dizaines devant le stadium nord...
Autre anecdote, j'avais un petit drapeau (juste le drapeau sans "manche"), on va dire format 50/50cm de la testa maura inscrit "Allez Lille" au dessus de la tête et "Forza Adil" sous la tête et l'agent de sécu à la fouille me l'a fait jeter ds un bac, je ne l'ai pas récupéré après. C't'enculé!.
Réponse de So-Frites
le 14/05/2018 à 18:38
(prétextant que cela n'avait pas de rapport avec le match, il a considéré ça comme un acte politique...le drapeau Corse...)
Réponse de Fred Astaire
le 14/05/2018 à 20:49
Il y a eu 70 ans.

Le 10 mai 1948, au Stade de Colombes, devant 60 739 spectateurs*, Lille battait Lens en finale de la Coupe de France, 3 à 2 (Vandooren, Baratte ( 2) pour Lille, Stanis (2) pour Lens).

Lille
Wittowski – Jadrejak, Prévost, Sommerlinck – Dubreucq, Bigot – Tempowski, Carré, Vandooren, Baratte, Lechantre.

Lens
Duffuler – Gouillard, Golinski, Mellul – Siklo, Ourdouillé – Maresch, Pachurka, Manko, Stanis, Habera

9 des 22 joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais.


Depuis les débuts de l’ère du professionnalisme, plus de 200 joueur
d’origine polonaise ont défendu les couleurs d’un club français. Des fils d’immigrés de l’entre-deux-guerres aux footballeurs de métier.

Combien sont-ils ces Français qui peuvent compter parmi leurs ascendants directs au moins une personne issue de l’immigration ? Les nombreux patronymes à consonance polonaise rencontrés à la lecture des annuaires de l’Est et du Nord de la France, permettent d’apporter un élément de réponse. Trace indélébile de l’histoire migratoire française, ces noms font également partie de celle du football français.
1918-1945 : un tissu à façonner
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France offre de nombreuses possibilités d’emplois aux candidats à l’expatriation. Pour l’essentiel, il s’agit de travailleurs italiens et polonais qui viennent occuper des postes devenus vacants, notamment dans les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais et de fer en Lorraine. C’est également à cette période que le football prend son envol sur le territoire français. En Lorraine, les Polonais disputent la Coupe Pilsudski, du nom du chef d’État polonais au pouvoir de 1919 à 1922 puis de 1926 à 1935 : elle oppose les équipes de Sainte-Marie-aux-Chènes, Homécourt et Mon-Bonvillers. Mais si la pratique du football maintient le contact entre les Polonais, elle crée en également avec la population locale.
Cependant, si en 1931, la Pologne est la deuxième nation la plus représentée sur le territoire hexagonal (508 000 individus, soit 19 % de la population étrangère totale), très peu de joueurs polonais portent le maillot d’un club professionnel français entre 1932 – date de naissance du premier championnat professionnel – et 1939. Ils ne sont que quinze, ne représentant seulement que 4,5 % des étrangers présents durant cette période, dont les Nancéiens Biernacki et David Ickovitz (dit Coco David), le Messin Ignace Kowalczyck et le Longovicien Edouard Wawrzeniak (dit Waggi).
1945 -1970 : une mine pour les recruteurs
À la Libération, les joueurs polonais vont être l’une des grandes composantes du football professionnel français. Toute une génération va éclore, marquant l’arrivée à maturité de joueurs issus de l’immigration. La finale de la Coupe de France 1948, opposant Lille à Lens, illustre parfaitement cette forte représentation : neuf des vingt-deux joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais. Et leur nombre ne va cesser de croître. Pour la saison 1952-1953, 81 Polonais (dont 53 en Première Division) sont recensés parmi les 617 joueurs professionnels en activité. Cette année-là, le RC Lens compte dans ses rangs dix éléments d’origine polonaise : Ganczarczyk, Kowalkowski (dit Kowal), Kozakiewicz (dit Koza), Jedreszenczak (dit Marrech), Polak, Skudlapski (dit Théo), Wisnieski, Wronikowski, Ziemczak et Sowinski. En 1958, ils seront encore six.
Ces derniers croisent sur les pelouses de D1, un jeune fils d’immigré né en 1931 à Nœux-les-Mines évoluant sous le maillot du Stade de Reims. Un galibot appelé à devenir le Napoléon du football : Raymond Kopaszewski, dit Kopa. Avec 45 sélections en équipe de France, 4 titres de champion de France avec Reims, deux titres de champion d’Espagne avec le Real Madrid, Ballon d’Or 1958, Raymond Kopa est sans aucun doute le meilleur et le plus prestigieux exemple d’une intégration acquise sur les terrains de football au cours de cette période.
Si jusqu’à la fin des années 1960, les fils d’immigrés foulent encore les pelouses de D1 et D2, cette génération va peu à peu disparaître, faute de renouvellement. Il faut attendre le milieu de la décennie suivante pour entendre à nouveau les speakers des stades français prononcer des noms à consonance polonaise. Ce retour s’effectue cependant d’une façon nouvelle puisque ce sont des footballeurs de métier et non plus des fils d’immigrés.
1970-2011 : une filière à part
Le retour des footballeurs polonais sur le sol français s’amorce donc à partir du milieu des années 1970, au moment où la société polonaise, qui aligne depuis 1947 sa politique sur celle de l’URSS, est sujette à de grands bouleversements d’ordres économique, social et politique, symbolisé par l’arrivée au pouvoir d’Edward Gierek partisan d’une ouverture des relations avec l’Occident. C’est le moment que choisit la Fédération polonaise de football pour lever l’interdiction qui frappait les joueurs désirant s’expatrier. Cette mesure, en pratique à partir de 1971, s’accompagne toutefois d’une condition : il faut impérativement que ces individus soient âgés plus de trente ans. Sept joueurs débutent ainsi en D1 et D2 en 1972 : Blaut (Metz), Wilczek (Valenciennes), Galeczka, Rother (Boulogne), Niebora, Piechnikzek (Châteauroux) et Sykta (Cambrai).
De nombreux clubs vont dès lors se tourner vers ce pays qui est mesure de fournir de bons footballeurs, certes en fin de carrière, mais moins coûteux que la majorité des autres étrangers, à une époque où l’expression football-business commence à prendre tout son sens. C’est le cas du RC Lens qui profite du tissu relationnel mis en place jadis entre les Houillères lensoises et la Pologne pour faire rejaillir dans la mémoire des supporters du stade Félix Bollaert le mythe des gueules noires à travers, notamment Eugeniusz Faber (1971), Joachim Marx (1975), Henryk Maculewicz (1979) ou Roman Ogaza (1982).
L’exemple auxerrois
Mais c’est sans aucun doute l’AJ Auxerre qui profite le mieux de cette filière. Dès 1974, les dirigeants bourguignons, Guy Roux en tête, engagent Zbigniew Szlyko et Maryan Szeja. Ces derniers sont les premiers joueurs issus d’une stratégie de recrutement résolument tournée vers la Pologne : leur ambition est d’aller là ou l’on peut encore faire son "marché " à moindre frais. Ainsi, entre 1974 et 1992, il y a toujours eu au moins un Polonais dans l’effectif auxerrois. Et l’un des meilleurs "coups" réalisés par l’AJA se nomme Andrzej Szarmach, attaquant international qui inscrira 94 buts en 148 matches.
Depuis le milieu des années 1980, l’afflux de joueurs polonais dans le football français s’est légèrement tari. Sans disparaître pour autant. Citons Zbigniew Kaczmarek (Auxerre, Guingamp, Ajaccio, 1990-1997), Ryszard Tarasiewicz (Nancy, Lens, Besançon, 1990-1995), le Montpelliérain Jacek Ziober (1990-1994) ou encore le Lyonnais et Lensois Jacek Bak (1995-2005). La saison dernière, trois internationaux polonais évoluaient en Ligue 1 : Dariusz Dudka et Ireneusz Jelen à Auxerre ainsi que le champion de France lillois Ludovic Obraniak, né à Longeville-les-Metz, mais qui a choisi, en 2009, la nationalité polonaise à laquelle ses origines lui donnaient droit grâce à son grand-père Zygmunt Ubraniak.
Jean-Sébastien GALLOIS.
Réponse de Alain Proviste
le 15/05/2018 à 02:26
Hello les copains ! Je profite de ce nouveau topic (où je viendrai sans doute souvent mettre mon grain de sel) pour adresser un bonjour général : je suis en Guadeloupe pour encore deux semaines (retour au pays) donc vous ne me verrez pas beaucoup encore ces prochains jours mais je prépare mon come-back... Abrazo amigos !
Réponse de La Trousse Du Football
le 15/05/2018 à 05:33
Message posté par sandro l'obèse
Il y a sept ans jour pour jour une femme de ménage est rentrée dans une chambre d'hôtel, bouleversant à jamais l'Histoire de France.


J'ai rigolé comme un débile en lisant ça.
Réponse de NSOL
le 15/05/2018 à 10:26
Message posté par Fred Astaire
Il y a eu 70 ans.

Le 10 mai 1948, au Stade de Colombes, devant 60 739 spectateurs*, Lille battait Lens en finale de la Coupe de France, 3 à 2 (Vandooren, Baratte ( 2) pour Lille, Stanis (2) pour Lens).

Lille
Wittowski – Jadrejak, Prévost, Sommerlinck – Dubreucq, Bigot – Tempowski, Carré, Vandooren, Baratte, Lechantre.

Lens
Duffuler – Gouillard, Golinski, Mellul – Siklo, Ourdouillé – Maresch, Pachurka, Manko, Stanis, Habera

9 des 22 joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais.


Depuis les débuts de l’ère du professionnalisme, plus de 200 joueur
d’origine polonaise ont défendu les couleurs d’un club français. Des fils d’immigrés de l’entre-deux-guerres aux footballeurs de métier.

Combien sont-ils ces Français qui peuvent compter parmi leurs ascendants directs au moins une personne issue de l’immigration ? Les nombreux patronymes à consonance polonaise rencontrés à la lecture des annuaires de l’Est et du Nord de la France, permettent d’apporter un élément de réponse. Trace indélébile de l’histoire migratoire française, ces noms font également partie de celle du football français.
1918-1945 : un tissu à façonner
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la France offre de nombreuses possibilités d’emplois aux candidats à l’expatriation. Pour l’essentiel, il s’agit de travailleurs italiens et polonais qui viennent occuper des postes devenus vacants, notamment dans les mines de charbon du Nord-Pas-de-Calais et de fer en Lorraine. C’est également à cette période que le football prend son envol sur le territoire français. En Lorraine, les Polonais disputent la Coupe Pilsudski, du nom du chef d’État polonais au pouvoir de 1919 à 1922 puis de 1926 à 1935 : elle oppose les équipes de Sainte-Marie-aux-Chènes, Homécourt et Mon-Bonvillers. Mais si la pratique du football maintient le contact entre les Polonais, elle crée en également avec la population locale.
Cependant, si en 1931, la Pologne est la deuxième nation la plus représentée sur le territoire hexagonal (508 000 individus, soit 19 % de la population étrangère totale), très peu de joueurs polonais portent le maillot d’un club professionnel français entre 1932 – date de naissance du premier championnat professionnel – et 1939. Ils ne sont que quinze, ne représentant seulement que 4,5 % des étrangers présents durant cette période, dont les Nancéiens Biernacki et David Ickovitz (dit Coco David), le Messin Ignace Kowalczyck et le Longovicien Edouard Wawrzeniak (dit Waggi).
1945 -1970 : une mine pour les recruteurs
À la Libération, les joueurs polonais vont être l’une des grandes composantes du football professionnel français. Toute une génération va éclore, marquant l’arrivée à maturité de joueurs issus de l’immigration. La finale de la Coupe de France 1948, opposant Lille à Lens, illustre parfaitement cette forte représentation : neuf des vingt-deux joueurs présents sur la pelouse sont des fils de mineurs polonais. Et leur nombre ne va cesser de croître. Pour la saison 1952-1953, 81 Polonais (dont 53 en Première Division) sont recensés parmi les 617 joueurs professionnels en activité. Cette année-là, le RC Lens compte dans ses rangs dix éléments d’origine polonaise : Ganczarczyk, Kowalkowski (dit Kowal), Kozakiewicz (dit Koza), Jedreszenczak (dit Marrech), Polak, Skudlapski (dit Théo), Wisnieski, Wronikowski, Ziemczak et Sowinski. En 1958, ils seront encore six.
Ces derniers croisent sur les pelouses de D1, un jeune fils d’immigré né en 1931 à Nœux-les-Mines évoluant sous le maillot du Stade de Reims. Un galibot appelé à devenir le Napoléon du football : Raymond Kopaszewski, dit Kopa. Avec 45 sélections en équipe de France, 4 titres de champion de France avec Reims, deux titres de champion d’Espagne avec le Real Madrid, Ballon d’Or 1958, Raymond Kopa est sans aucun doute le meilleur et le plus prestigieux exemple d’une intégration acquise sur les terrains de football au cours de cette période.
Si jusqu’à la fin des années 1960, les fils d’immigrés foulent encore les pelouses de D1 et D2, cette génération va peu à peu disparaître, faute de renouvellement. Il faut attendre le milieu de la décennie suivante pour entendre à nouveau les speakers des stades français prononcer des noms à consonance polonaise. Ce retour s’effectue cependant d’une façon nouvelle puisque ce sont des footballeurs de métier et non plus des fils d’immigrés.
1970-2011 : une filière à part
Le retour des footballeurs polonais sur le sol français s’amorce donc à partir du milieu des années 1970, au moment où la société polonaise, qui aligne depuis 1947 sa politique sur celle de l’URSS, est sujette à de grands bouleversements d’ordres économique, social et politique, symbolisé par l’arrivée au pouvoir d’Edward Gierek partisan d’une ouverture des relations avec l’Occident. C’est le moment que choisit la Fédération polonaise de football pour lever l’interdiction qui frappait les joueurs désirant s’expatrier. Cette mesure, en pratique à partir de 1971, s’accompagne toutefois d’une condition : il faut impérativement que ces individus soient âgés plus de trente ans. Sept joueurs débutent ainsi en D1 et D2 en 1972 : Blaut (Metz), Wilczek (Valenciennes), Galeczka, Rother (Boulogne), Niebora, Piechnikzek (Châteauroux) et Sykta (Cambrai).
De nombreux clubs vont dès lors se tourner vers ce pays qui est mesure de fournir de bons footballeurs, certes en fin de carrière, mais moins coûteux que la majorité des autres étrangers, à une époque où l’expression football-business commence à prendre tout son sens. C’est le cas du RC Lens qui profite du tissu relationnel mis en place jadis entre les Houillères lensoises et la Pologne pour faire rejaillir dans la mémoire des supporters du stade Félix Bollaert le mythe des gueules noires à travers, notamment Eugeniusz Faber (1971), Joachim Marx (1975), Henryk Maculewicz (1979) ou Roman Ogaza (1982).
L’exemple auxerrois
Mais c’est sans aucun doute l’AJ Auxerre qui profite le mieux de cette filière. Dès 1974, les dirigeants bourguignons, Guy Roux en tête, engagent Zbigniew Szlyko et Maryan Szeja. Ces derniers sont les premiers joueurs issus d’une stratégie de recrutement résolument tournée vers la Pologne : leur ambition est d’aller là ou l’on peut encore faire son "marché " à moindre frais. Ainsi, entre 1974 et 1992, il y a toujours eu au moins un Polonais dans l’effectif auxerrois. Et l’un des meilleurs "coups" réalisés par l’AJA se nomme Andrzej Szarmach, attaquant international qui inscrira 94 buts en 148 matches.
Depuis le milieu des années 1980, l’afflux de joueurs polonais dans le football français s’est légèrement tari. Sans disparaître pour autant. Citons Zbigniew Kaczmarek (Auxerre, Guingamp, Ajaccio, 1990-1997), Ryszard Tarasiewicz (Nancy, Lens, Besançon, 1990-1995), le Montpelliérain Jacek Ziober (1990-1994) ou encore le Lyonnais et Lensois Jacek Bak (1995-2005). La saison dernière, trois internationaux polonais évoluaient en Ligue 1 : Dariusz Dudka et Ireneusz Jelen à Auxerre ainsi que le champion de France lillois Ludovic Obraniak, né à Longeville-les-Metz, mais qui a choisi, en 2009, la nationalité polonaise à laquelle ses origines lui donnaient droit grâce à son grand-père Zygmunt Ubraniak.
Jean-Sébastien GALLOIS.


Ajoutons à la liste Kamil Grosicki (ex-Rennes), Damien Perquis (Gazélec), Maciej Rybus (ex-OL), Kamil Glik (AS Monaco), Igor Lewczuk (FCGB), Mariusz Stepinski (ex-Nantes) ou encore Grzegorz Krychowiak (ex-PSG).

Quelques uns d'entre eux d'ailleurs seront du voyage en Russie qui verra la Reprezentacja remporter sa première Coupe du Monde de l'histoire. Cela serait une belle histoire après les troisièmes places et les sacres olympiques qui ont ponctués les années 80 notamment.

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