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Dernier message de la page précédente, posté par Ubriacone
le 30/06/2020 à 16:13
Je pense que Robert Marion tu ne l'avais pas dans ta liste.
Réponse de So-Frites
le 21/11/2020 à 16:52
Message posté par Polstergeist
Oui, le First Vienna a été fondé par des jardiniers de la branche autrichienne des Rotschild. Avec le soutien du baron Nathaniel. Le logo du club, un ballon avec 3 jambes autour, a été dessiné par William Beale et reprend le blason de l'île de Man, dont il était originaire. C'est le jardinier James Black qui a transmis sa passion du foot à ses collègues de travail. Les couleurs du club, jaune et bleu, sont celles des Rotschild. Et le maillot imitait la casaque des jockeys de l'écurie de courses de la famille.

Très intéressant.
Perso un club inspiré de jardin et écurie ne peut que me plaire .
(petit bémol pour le nom de famille qui me fait penser à l’ex-employeur de Manu M)
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 08/12/2020 à 14:23
Chuck Yeager, le premier pilote à franchir le mur du son, est mort à l'âge de 97 ans.

http://www.20minutes.fr/monde/2926895-2 … anchir-mur
Ce message a été modifié 2 fois.
Réponse de Polstergeist
le 13/12/2020 à 19:47
La Faucheuse poursuie inlassablement son oeuvre en cette joyeuse année 2020.

Otto "Maximale" Baric est mort. Ruhe in Frieden.

Et pour lui rendre hommage, le Rapid en a pris une belle contre l'équipe de Swarovski à domicile.

Monde de merde.
Réponse de bobbyschanno
le 13/12/2020 à 19:55
Faudrait créer une rubrique nécrologique.
Réponse de bobbyschanno
le 21/12/2020 à 21:32
Violette Morris, « la plus intrépide et la plus éclectique des sportives de notre pays. »

« Un maniaque s’intéressera peut-être, dans quelques années, à cette histoire.
Il se penchera sur la "période trouble" que nous avons vécue, consultera de vieux journaux.
Il aura beaucoup de mal à définir ma personnalité. »
Patrick Modiano, La ronde de nuit, 1969.

Le pantalon de Violette Morris.

« Ah que ne suis-je un homme ! Mon sexe est le grand malheur de ma vie. »
Madeleine Pelletier, lettre à Arria Ly, 7 novembre 1913.

Le jeudi 27 février 1930, les lecteurs parisiens du Petit Journal découvrent en première page un article de Georges Martin intitulé « Le pantalon de Mme Violette Morris devant les juges ». En sous-titre, le journaliste ajoute sur un ton badin : « Ceux-ci vont délibérer sur ce problème palpitant ». Puis il débute son récit : « Rarement on vit pareille affluence dans la petite salle de la troisième chambre du tribunal civil. Et quelle affluence ! De charmantes jeunes filles à manteaux de cuir et à cheveux très courts ; des jeunes gens à knickerbockers et à pull-overs ; bref, un public sportif. […] En effet, Mme Violette Morris allait soutenir contre la Fédération féminine sportive de France le "combat de sa vie". Elle allait revendiquer à la face du ciel et à celle de Thémis le droit pour les femmes de porter… non point la culotte au sens figuré, mais le pantalon au sens propre. Vous pensez bien qu’elle en portait un, hier, comme d’ailleurs tous les jours de la semaine. Il était – en plus élégant peut-être – tout pareil au vôtre, monsieur, et au mien : de drap bleu marine, surmonté d’un veston de même, au col et aux manches duquel apparaissait la plus élégamment virile des chemises de soie. Pochette, stylo vert vif, une trace de tabac à ses doigts bagués, un bon sourire sur son visage à cheveux plats : telle était, hier, Mme Violette Morris, championne en tous sports et amazone connue qui se fit couper, naguère, un sein, non pour tirer à l’arc, mais pour mieux conduire en auto. Contre le sein coupé, personne ne protesta et c’est sans doute dommage. Mais le pantalon – oh ! paradoxe ! – a alarmé la pudeur de la Fédération féminine sportive de France, dont Mme Morris faisait partie et qui l’a radiée pour indignité. Du coup, presque tous les clubs féminins se trouvent interdits à la championne olympique. Comment ne protesterait-elle pas contre l’entrave qu’on apporte à l’exercice de ses goûts et de ses talents ? Aussi, hier, devant les magistrats de la 3e chambre, son avocat, Me Henri Lot, qu’assistait Me Jeanne Girard, réclamait-il l’annulation de la radiation qui frappa Mme Morris et 100.000 francs de dommages-intérêts. »
Laissons-là cet intéressant article et tâchons d’en savoir plus sur cet étonnant événement qui semble tenir en haleine le Tout-Paris. Que s’est-il donc passé pour que Violette Morris assigne la Fédération féminine sportive de France (FFSF) devant le tribunal civil de la Seine ? En fait, il faut remonter en 1925, lorsque Alice Milliat est contrainte à la démission de la présidence de la FFSF. Née en 1884, Alice Milliat a participé à la création de la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) en 1917, devenue la FFSF en 1921. Dès 1919, Alice Milliat accède à la présidence de la FSFSF. Contrainte donc à la démission en 1925, Alice Milliat laisse la place à la doctoresse Legrand. Dans cette passation de pouvoir au sein de la FFSF, il faut voir le choc de deux conceptions du sport féminin. D’un côté, Alice Milliat est partisane de la compétition et cherche à valoriser le dépassement de soi des athlètes. De l’autre côté, la doctoresse Legrand a une vision prophylactique du sport, centrée sur la préparation à la maternité. Legrand remporte donc la première bataille entre les deux femmes. Et Violette Morris sera la victime désignée du changement de politique au sein de la FFSF.
La championne bénéficiait en effet de la bienveillance d’Alice Milliat. Mais, dans les années 1920, sa masculinité et son homosexualité font mauvais genre. Sans compter qu’elle a une fâcheuse tendance à accumuler les faits d’indiscipline : insultes envers l’arbitre, violences envers les spectateurs, dopage et incitation au dopage… De plus, selon ses coéquipières Marie-Louise Chatelut et Yvonne Groussert, interviewées dans les années 1980, « elle se baladait souvent à poil dans les douches et elle distribuait facilement ses appréciations sur la plastique des unes ou des autres. » Inciterait-elle à l’homosexualité les jeunes sportives ? « Nous qui ne partagions pas du tout ses inclinations », poursuivent Chatelut et Groussert, « nous n’avons jamais été importunées par elle pour tenter de nous persuader. Le plus souvent d’ailleurs, si elle se montrait sans équivoque auprès des jeunes athlètes, certaines d’entre elles la recherchaient plutôt qu’elles ne la fuyaient. »
Bref, Violette Morris fait scandale et donne une mauvaise image du sport féminin. Déjà la proie de l’antiféminisme, celui-ci peine à se développer. Dès 1926, la championne est avertie qu’il lui est désormais interdit de fumer et de paraître sur les terrains de sport en tenue masculine. Mais elle refuse de respecter ces interdictions. Elle est donc suspendue par la FFSF en 1927. Puis, pour l’année 1928, Violette Morris se voit refuser le renouvellement de sa licence, officiellement pour « port du costume masculin ». Mais 1928 est l’année des Jeux olympiques d’Amsterdam, où les femmes peuvent concourir lors de certaines épreuves d’athlétisme pour la première fois. En ce qui concerne Violette Morris, elle pouvait espérer participer à la compétition de lancer du disque. « Atteinte dans sa chair par une sanction disproportionnée, maximale, Violette Morris, désespérée plus encore qu’écœurée, meurtrie au plus profond d’elle-même, "tuée", Violette Morris répond à la mort sportive qu’on lui inflige par le suicide radical de sa féminité », écrit Christian Gury en 1999. « Suicide radical de sa féminité » ? Elle se fait couper les deux seins en février 1929. Mastectomie bilatérale. Pour justifier son acte radical et définitif, Violette Morris ne donne pas d’explication psychologique, mais celle avancée par Gury est possible. Violette Morris avance en fait une raison purement pratique : sa volumineuse poitrine la gêne lorsqu’elle conduit des voitures de course. Car Violette Morris pratique aussi la course automobile : nous y reviendrons.
Que sa décision ait été effectivement motivée par le désespoir et la meurtrissure qu’elle ressent après la décision de la FFSF ou par des raisons pratiques, toujours est-il qu’elle choque. La mastectomie, par choix personnel et non pour des raisons médicales, est un acte extrêmement rare mais pas unique : la journaliste et écrivain Maryse Choisy ne s’en cache pas. Henriette Sauret, dans La voix des femmes du 14 mars 1930 (le procès est en cours) résume le scandale provoquée par le choix de Violette Morris : « Mme Morris a tué une femme. Elle. Elle a tué la femme en elle et elle s’est faite homme…, du moins autant que possible. Elle n’a pas seulement adopté le genre de vie, les manières, les habits masculins. Elle a tenté de modeler son anatomie sur celle des hommes. […] Elle n’a plus maintenant ces deux globes blancs et élastiques que la nature nous donna pour nous permettre de nourrir et bercer nos petits enfants et d’offrir un tiède oreiller aux douces caresses de l’amour et aux tendres joies maternelles. C’est faire preuve d’un certain courage. Mon Dieu, il faut, on le sait, une bonne dose de courage aussi pour se suicider. »
Violette Morris décide donc de faire appel de la décision de la FFSF devant le tribunal civil de la Seine. Le procès débute le 26 février 1930 et se termine le 26 mars. Verdict : « le tribunal déboute Mme Violette Morris et la condamne aux dépens. » La FFSF est donc satisfaite. Dans L’Auto du 25 avril 1930, la doctoresse Legrand explique que « les excès engendrent la championnite, une maladie grave du point de vue physique par le surentraînement qu’elle impose, grave du point de vue moral, car elle fait envisager le sport non pas comme un moyen de perfectionnement physique, d’équilibre moral et intellectuel, mais comme une fin en soi. » Dès le 2 mars 1930, dans L’Ami du peuple (article intitulé « Les droits et les devoirs d’une fédération »), Annie Jorsène argumentait que la FFSF s’était « donné pour tâche d’amener au sport la grande masse de la jeunesse féminine pour la rendre plus saine physiquement et moralement, et mieux équilibrée aussi. Elle ne pourra s’attirer la confiance des familles qu’en sévissant parfois, quand il le faut, et en ne permettant jamais que les manifestations qu’elle organise servent de prétexte à des exhibitions d’un goût discutable – et discuté. »
La championne, de son côté, est aigrie et le fait savoir. Elle exprime son ressentiment dans de nombreuses interviews, mais la plus saisissante n’est pas publiée. Elle a été déterrée par Raymond Ruffin dans les années 1980. Elle est due à un certain Georges Sicard. Violette Morris s’y livre sans fard, avec son franc parler habituel : « On me retire ma licence, soit. A trente-sept ans, sur la brèche depuis quinze ans, je n’ai plus rien à prouver. J’ai fait en matière sportive tout ce que j’avais envie de faire. J’ai accumulé les titres et les médailles. J’ai été recordwoman de France et du monde. J’ai brillé dans vingt disciplines […]. J’aurais pu finir en beauté aux Jeux olympiques de 1928, j’en avais fait mon objectif. J’aurais tout sacrifié pour m’y préparer en suivant un entraînement d’enfer. Je suis sûre que j’aurais décroché au moins deux médailles d’or, poids et disque. Mais deux ou trois putains de la Fédération m’en ont empêchée. Des bonnes femmes pas foutues de chausser des crampons ou des pointes, même pas capables d’aligner vingt brasses de suite ou de tenir un guidon […]. Le sport, c’est ma raison de vivre. Tu as vu au procès tous ces champions qui étaient là, ceux-là me connaissent, m’estiment. Ils savent bien que "la Morris", c’est une teigne, une grande gueule, un caractère de chien, mais ils savent aussi qu’elle se défonce pour faire mieux, toujours mieux, parce que c’est une mordue, une battante. C’est ça le sport, aller jusqu’au bout de soi-même. Et on vient dire, la bouche en cul de poule : mais elle s’habille en homme, mais elle boxe un connard d’officiel qui arbitre à tort et à travers, mais elle se balade à poil dans les vestiaires, comme si ce n’était pas un endroit justement réservé à ça, mais elle "dévergonde" nos filles ! Tout ça parce qu’un jour j’ai roulé un patin à une môme qui me collait au train ! Elle se disait amoureuse de moi, ça arrive, figure-toi, ces choses-là. Mais je n’ai jamais débauché personne de force. Mais qu’est-ce qu’elles peuvent y comprendre toutes ces mijaurées qui s’envoient hypocritement en l’air dès que leur bonhomme a le dos tourné ? Est-ce que j’ai demandé à la salope de Simone L., l’une des déléguées fédérales, si elle trouvait cela convenable lorsque je l’ai surprise en train de baiser comme une bête avec un entraîneur de club dans les douches de Pershing ? Et est-ce que j’ai ameuté les populations lorsque j’ai trouvé la respectable Mme de Baillemont le cul à l’air, troussée jusqu’au nombril, occupée à faire une faveur à un joueur de football dans un bureau de Colombes ? […] Mais qu’est-ce que c’est que ce pays de merde où les bons à rien, les hypocrites et les pétasses font la loi ? »

« Ce qu’un homme fait, Violette peut le faire. »

« Taille, 1 m. 66 ; poids : 74 kilos ; tour de cou, 0 m. 40 ; tour d’épaules, 1 m. 20 ; biceps, 0 m. 29 (au repos), 0 m. 335 (en tension) ; poignet, 0 m. 16 ; mollet, 0 m. 40 ; capacité respiratoire, 4 litres. »
Le miroir des sports, 3 juin 1925.

Rembobinons.
Violette Morris est née à Paris le 18 avril 1893 dans une famille bourgeoise de tradition militaire. Son grand-père paternel, Louis Morris, fut général de cavalerie et participa aux guerres d’Algérie, de Crimée et d’Italie dans les années 1840-1850. Le miroir des sports du 3 juin 1925 nous apprend qu’elle fut « élevée à la campagne, puis en Belgique, "en raison de sa débilité physique" ». En 1907, les Morris s’installent en effet en Belgique où la famille maternelle de Violette habite le château de Jodoigne. Comme sa mère avant elle, elle intègre le couvent de l’Assomption de Huy. Sous le commandement de sœurs britanniques, les pensionnaires pratiquent le sport avec assiduité et bénéficient d’équipements de qualité. Violette excelle déjà.
En 1911, Violette Morris retourne à Paris. Elle s’adonne à la boxe, à la natation, au cyclisme. Dans tous ses sports, elle se mesure régulièrement à des hommes. « Elle courut, avant guerre, le 80 mètres en 11 secondes », nous apprend encore Le miroir des sports. « Pendant la guerre, le casque, puis le képi sur la tête, en culottes et en molletières, elle fut estafette motocycliste de la Croix-Rouge, à Paris, puis dans la zone du front. Elle lâcha bientôt la moto pour piloter une auto. Elle fut affectée, à Amiens, au service d’ambulance d’une armée. Puis elle redevint motocycliste et porta des ordres, tous les jours, sur les points principaux d’un circuit qui passait par Noyon, Compiègne, Ham, Soissons, Meaux, Villers-Cotterets. Puis elle partit pour Verdun, d’où elle fut évacuée pour bronchite et pleurésie. »
De retour du front, elle adhère au Fémina Sport, le club d’athlétisme alors présidé par Alice Milliat. Multi-championne de France des lancers du poids, du disque et du javelot tout au long de la première moitié des années 1920, Violette Morris fut aussi détentrice du record du monde féminin du lancer du disque. Mais, surtout, elle participe au premier Meeting international d’éducation physique féminine et de sports féminins organisé du 24 au 31 mars 1921 à Monte Carlo. Trois cents participantes venues d’Angleterre, de Suisse, d’Italie, de Belgique, de Norvège et de France s’y affrontent. Violette Morris emporte les compétitions de lancer du poids et du javelot. Fort du succès de la manifestation, Alice Milliat crée dans la foulée la Fédération sportive féminine internationale (FSFI). Puisque les femmes ne peuvent pas participer aux Jeux olympiques, la FSFI décide d’organiser, à partir de 1922, des Jeux mondiaux féminins tous les quatre ans. Le 20 août, au stade Pershing, Violette Morris s’aligne dans la compétition de lancer du poids. Elle termine deuxième.
Violette Morris pratique encore le water-polo, le cyclisme sur route ou le cyclisme sur piste derrière motocyclette, mais elle se distingue particulièrement au football. Convoquée plusieurs fois en équipe de France, sa saison la plus aboutie est celle de 1924-1925. Pour en prendre la mesure, lisons Le miroir des sports : « Violette Morris, qui s’entraîne régulièrement en semaine au stade Bergeyre en compagnie de joueurs connus, comme Mistral et Cottenet, préfère le football à tout autre sport. La plus grande joie de sa vie est d’avoir gagné, cette année, le Championnat de Paris, la Coupe la Française et le Championnat de France. L’Olympique, où Violette Morris joue indifféremment demi-centre, avant-centre, voire arrière, droit ou gauche, n’a pas perdu une partie cette saison. Il n’a fait que trois matchs nuls, avec Nova Femina, la Clodo et En Avant. Et, pourtant, l’équipe a joué tous les dimanches du mois d’octobre au 10 mai. La finale du Championnat de France, qui ne donna pas de résultat, le 10 mai, au stade Jean Bouin, devait se rejouer le 24 mai, à Saint-Maur. Mais Nova Femina, l’adversaire de l’Olympique, ayant été suspendue pour trois mois par la Fédération féminine, l’Olympique enleva la victoire sans coup férir. »
Mais c’est surtout en course automobile que Violette Morris réalise les performances les plus remarquables. C’est là où elle rivalise le plus aisément avec les hommes. C’est pour la conduite automobile qu’elle fera le sacrifice de ses seins. Les 27 et 28 mai 1922, en forêt de Saint-Germain, elle termine quatrième du Bol d’Or motocycliste. Puis, elle enlève la première place, dans la catégorie des cyclecars de 750 cm3, de l’épreuve Paris-les Pyrénées-Paris, organisée du 11 au 18 juin. En 1923, elle gagne Paris-Nice et termine à nouveau quatrième du Bol d’Or. En septembre, elle remporte à nouveau Paris-les Pyrénées-Paris. En 1925, elle se classe deuxième de Paris-Nice, dans la catégorie des motos de 1 100 cm3. En mai 1926, dans une voiture Benjamin de 1 100 cm3, elle termine troisième du Bol d’Or en parcourant 1 413, 492 kilomètres en 24 heures. Le miroir des sports du 26 mai 1926 salue « une conductrice habile et résistante » qui « a acquis beaucoup de sang-froid, un coup d’œil précis et la maîtrise de soi. » Le journaliste ajoute même qu’elle « se comporta, en technique, beaucoup mieux que certains concurrents également bien servis par le sort. » La consécration vient en 1927 puisque Violette Morris, toujours dans une voiture Benjamin de 1 100 cm3, remporte Paris-Nice et le Bol d’Or.
Le beau portrait que Le miroir des sports fait d’elle le 3 juin 1925 se conclut ainsi : « Telle est la carrière sportive, extrêmement chargée et d’une extraordinaire diversité, de Violette Morris. Nous n’avons tenu compte, dans cet article, que des épreuves mécaniques, des jeux athlétiques auxquels Violette Morris a pris part en compétition officielle. Cette femme, d’une puissance et d’une résistance physique incomparables, d’une énergie que rien n’abat, qu’on voit toujours la cigarette aux lèvres et qui ne se trouve bien qu’en vêtements masculins, qui est professionnelle en sports mécaniques, en cyclisme derrière moto même, et qui reste amateur dans les autres jeux athlétiques, cette femme ne songe pas à terminer de sitôt sa carrière. Audacieuse, infatigable, d’une absolue confiance en elle-même, d’une indifférence totale à ce que peuvent penser d’elle hommes et femmes, elle mène sa vie comme elle l’entend, tout entière dévouée au sport. »
Après 1930, la documentation concernant Violette Morris devient lacunaire, peu claire, souvent équivoque. Une chose est sûre : elle abandonne le sport. On la retrouve gérant un magasin d’accessoires automobiles dans le quartier des Ternes. Mais le magasin ferme en 1932. On sait qu’à partir de 1933 elle habite une péniche sur la Seine. On sait qu’elle y tue un homme en 1937. La légitime défense lui est reconnue. On sait qu’elle fréquente les milieux artistiques, vit avec Yvonne de Bray, se fait photographier par François Kollar, héberge pour un temps Jean Cocteau, conduit le dramaturge dans la Somme auprès de son amant Jean Marais où celui-ci stationne pendant la « drôle de guerre ». On sait que pendant l’Occupation elle collabore avec les Allemands. Mais jusqu’à quel point ? La question a été relancée récemment par Marie-Josèphe Bonnet. Enfin, on sait qu’elle est exécutée sur une route de Normandie, en compagnie de cinq membres de la famille Bailleul, par les hommes du maquis Surcouf le 26 avril 1944.
Réponse de So-Frites
le 15/01/2021 à 17:28
https://youtu.be/-40EiYLENUw
L’un des plus beaux joueurs français de tous les temps.
Bonu é felice anniversariu Marius
Réponse de Coco Arribas
le 26/01/2021 à 10:37
https://www.sofoot.com/johannes-e-c3-b0 … 94565.html

Après la lecture de cet article, il m'est venu une question que ma recherche wikipédiesque n'a pas comblée :

Qu'est ce qu'il a de particulier ce titre de champion d'Ecosse 79 pour le Celtic ?
Ce message a été modifié.
Réponse de Polstergeist
le 28/01/2021 à 08:37
Mehrdad Minavand
1975-2021
RIP

67 sélections avec l'Iran, 99 matchs sous les couleurs du Sturm Graz. Il faisait partie de la belle équipe d'Osim avec les Vastic, Haas, Schopp...

Emporté par la Covid.
Réponse de Bonobossis
le 08/02/2021 à 02:06
«Louis-Nathaniel Rossel, le patriote incandescent de la Commune»

https://vivrehistoire.com/2018/10/14/lo … a-commune/
Réponse de gil morrissao roland larque
le 17/02/2021 à 00:56
@ Bobby,

Il me semble que tu es officiellement en vacances. J'aurais bien voulu savoir si tu avais terminé les mémoires du Général. J'aurais voulu savoir si tu avais lu celle de Wiston. Si tu as le temps d'écrire un petit truc la dessus ça me ferait plaisir à plusieurs intervenants du site.
Réponse de bobbyschanno
le 17/02/2021 à 22:12
Message posté par gil morrissao roland larque
@ Bobby,

Il me semble que tu es officiellement en vacances. J'aurais bien voulu savoir si tu avais terminé les mémoires du Général. J'aurais voulu savoir si tu avais lu celle de Wiston. Si tu as le temps d'écrire un petit truc la dessus ça me ferait plaisir à plusieurs intervenants du site.


Pas lu Churchill. Mais j'ai fini récemment De Gaulle (uniquement les Mémoires de guerre).

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Tome 1 : L’appel, 1940-1942), 1954 : "Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples."

Ecrit et publié pendant la "traversée du désert" du Général, ce premier volume des célèbres Mémoires de guerre est une œuvre éminemment politique.

Dès l’incipit, il y a cette incroyable et mémorable profession de foi nationaliste, ce morceau d’anthologie qui puise à toutes les sources de la mystique nationale : "Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que le France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur."

De Gaulle se pose ainsi en prétendant au pouvoir. Il se crée un personnage de visionnaire, de précurseur auquel il faut faire confiance. Il faut croire à son génie, lui qui avait déjà tout compris à la nouvelle tactique militaire dans les années 1930, et que – pour le plus grand malheur de la France – les dirigeants politiques et militaires n’ont pas écouté. Ce fut alors le "premier épisode d’une longue série d’événements, où une part de l’élite française, condamnant chacun des buts que je serais amené à poursuivre, mais, au fond d’elle-même, désolée de s’en tenir à l’impuissance, m’accorderait, à travers ses blâmes, le triste hommage de ses remords."

Homme providentiel, le Général fut aussi le premier résistant en 1940 : "devant le vide effrayant du renoncement général, ma mission m’apparut, d’un seul coup, claire et terrible. En ce moment, le pire de son histoire, c’était à moi d’assumer la France."

Bref, un tel homme ne peut qu’être utile à la France qui – avec la IVe République – est en train de se fourvoyer dans les mêmes ornières que celles qui le conduisirent au désastre 14 ans plus tôt. Evoquant le système et le personnel politiques de la IIIe République, De Gaulle note ainsi : "Je conviens qu’il y avait entre les conceptions de ces milieux et les miennes une réelle antinomie. Pour moi, dans le drame national, la politique devait être l’action au service d’une idée forte et simple. Mais eux, poursuivant les mêmes chimères qu’ils caressaient depuis toujours, n’acceptaient pas qu’elle fût autre chose qu’une chorégraphie d’attitudes et de combinaisons, menée par un ballet de figurants professionnels, d’où ne devaient sortir jamais qu’articles, discours, exhibitions de tribuns et répartition de places. Bien que ce régime eût été balayé par les événements, bien qu’il eût coûté à la France un désastre dont on pouvait douter qu’elle se relevât jamais, bien que ces intoxiqués fussent maintenant privés des moyens habituels de leur agitation : Parlement, congrès, cabinets, salles de rédaction, ils continuaient leur jeu à New York ou à Londres".

Pour finir, un mot sur le style du Général : très classique, parfois un peu lourd et indigeste, mais régulièrement traversé de formules aussi heureuses que jubilatoires. Parmi toutes celles déjà mentionnées et celles laissées de côté, il faut absolument citer cette célèbre formule qui assassine véritablement Pétain dès le chapitre 2 : "La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France."
Réponse de bobbyschanno
le 17/02/2021 à 22:13
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Tome 2 : L’unité, 1942-1944), 1956 : "Je me sens remplir une fonction qui dépasse de très haut ma personne, servir d’instrument au destin."

Avec ce deuxième tome des Mémoires de guerre, le grand mélodrame se poursuit. Après avoir été en butte à l’incompétence du personnel politique et militaire de la République, aux manigances de Pétain, des Anglais et des résistants non-gaullistes, le Général doit désormais affronter les manœuvres, intrigues et empiètements des Américains, la mauvaise volonté et le manque de courage politique de Giraud.

Est-ce beaucoup pour un seul homme ? Non, car tous ces méchants n’ont pas compris que le point de vue de de Gaulle devait fatalement s’imposer tant il se confond avec l’intérêt supérieur de la France, des Français, de l’Occident et du monde entier : "Si évident était le courant, que la malveillance des opposants ne pouvait plus subsister que dans l’ombre."

Faisant écho à l’actualité, le récit du Général est – à maints égards – programmatique. Publié en 1956, alors que la guerre d’Algérie divise les Français comme quinze ans plus tôt la Seconde Guerre mondiale, il montre que le sauveur, le rassembleur est toujours le même. Face aux forces dissolvantes, de Gaulle refera l’unité de la nation : "Il est vrai que s’élèvent autour de moi d’extraordinaires témoignages d’unité. On peut donc croire que la nation surmontera ses divisions jusqu’à la fin du conflit ; que les Français, s’étant reconnus, voudront rester rassemblés afin de refaire leur puissance ; qu’ayant choisi leur but et trouvé leur guide, ils se donneront des institutions qui leur permettent d’être conduits. Mais je ne puis, non plus, ignorer l’obstiné dessein des communistes, ni la rancune de tant de notables qui ne me pardonnent pas leur erreur, ni le prurit d’agitation qui, de nouveau, travaille les partis. […] Ayant mesuré la tâche, il me faut me jauger moi-même. Mon rôle, qui consiste à plier à l’intérêt commun les éléments divers de la nation pour la mener au salut, j’ai le devoir, quoi qu’il puisse me manquer, de le jouer tant que durera la crise, puis, si le pays le veut, jusqu’au moment où des institutions dignes de lui, adaptées à notre époque et inspirées par des leçons terribles recevront de mes mains la charge de le conduire. Devant moi, je le sais bien, je trouverai au long de ma route tous les groupements, toutes les écoles, tous les aréopages, ranimés et hostiles à mesure que le péril s’éloignera. Il n’y aura pas une routine ou une révolte, une paresse ou une prétention, un abandon ou un intérêt, qui ne doivent, d’abord en secret, plus tard tout haut, se dresser contre mon entreprise de rassembler les Français sur la France et de bâtir un Etat juste et fort."

Ainsi, après avoir relevé la France de l’abîme dans lequel la Troisième République l’avait jeté, de Gaulle est-il le seul homme qui peut sauver la France de la crise dans laquelle la Quatrième République l’a plongée. L’homme providentiel. Décidément.
Réponse de bobbyschanno
le 17/02/2021 à 22:14
Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Tome 3 : Le Salut, 1944-1946), 1959 : "Plus que jamais, je devais me tenir au-dessus des contingences."

Le troisième tome des Mémoires de guerre du Général met fin au grand mélodrame. Cerné par les méchants, de Gaulle réussit à abattre les forces de l’Axe, à se dépêtrer des manœuvres des Alliés, mais il est finalement vaincu par la rouerie du personnel politique français. Désintéressé, de Gaulle est en effet le seul à se soucier de l’intérêt national quand les parlementaires ne sont occupés que d’intérêts particuliers, avides de retrouver places, honneurs et influences, de se livrer à nouveau aux intrigues qui coûtèrent si chères en 1940.

Planant au-dessus de ces sordidités, incarnant l’unité et la grandeur de la France, le grand homme choisit alors de se retirer dans sa thébaïde. Au contact de la France éternelle, à l’écart des remous du présent, loin des remugles de la basse politique, il attend que les Français le rappellent.

Sans doute, cependant, ne pensait-il pas devoir attendre douze ans ! Car, publiant son livre en 1959, de Gaulle peut se payer le luxe d’être programmatique et de donner l’impression que son retour au pouvoir était inscrit dans les astres, les plans de la Providence ou quelque mysticisme national : "Cependant, tandis que le personnel du régime se livrait à l’euphorie des habitudes retrouvées, au contraire la masse française se repliait dans la tristesse. Avec de Gaulle s’éloignaient ce souffle venu des sommets, cet espoir de réussite, cette ambition de la France, qui soutenaient l’âme nationale. Chacun, quelle que fût sa tendance, avait, au fond, le sentiment que le Général emportait avec lui quelque chose de primordial, de permanent, de nécessaire, qu’il incarnait de par l’Histoire et que le régime des partis ne pouvait pas représenter. Dans le chef tenu à l’écart, on continuait de voir une sorte de détenteur désigné de la souveraineté, un recours choisi d’avance. On concevait que cette légitimité restât latente au cours d’une période sans angoisse. Mais on savait qu’elle s’imposerait, par consentement général, dès lors que le pays courrait le disque d’être, encore une fois, déchiré et menacé."

Mais, en 1946, qui aurait pu prévoir les déchirements de la guerre d’Algérie et l’échec de la IVe République ? Encore une fois, de Gaulle se pose en homme providentiel, en visionnaire et, ce faisant, installe son retour au pouvoir sous des auspices extrêmement positifs : le grand homme est de retour et – comme lors de son premier passage au pouvoir de 1944 à 1946 – on va voir ce qu’on va voir !

Pour finir, il est sans doute nécessaire de rappeler ici une des plus belles piques de de Gaulle. Parlant de Lebrun – président de la République en 1940 –, il écrit : "Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat."
Réponse de bobbyschanno
le 17/02/2021 à 22:15


Je lirais ça.
Le titre déjà me plaît : rappeler que la Commune fut, d'abord, un soulèvement patriotique, contre l'occupant, contre la fin des combats.
Ce message a été modifié 2 fois.
Réponse de gil morrissao roland larque
le 18/02/2021 à 11:05
MErci Bobby,

Je serais curieux si j'ai un peu de temps de lire ça avec les mémoire de Winston pour cerner le personnage dont tant de politiciens se réclame.

Les mémoires c'est comme les bio autorisé par les gens qui ne savent pas écrire le protagoniste se donne toujours le bon rôle. Là c'est une conquête du pouvoir qu'il attend en espérant la fin de la quatrième.

Est ce que ça avait eu un succès ces mémoires à leur sortie ?
Réponse de bobbyschanno
le 18/02/2021 à 16:37
Message posté par gil morrissao roland larque
MErci Bobby,

Je serais curieux si j'ai un peu de temps de lire ça avec les mémoire de Winston pour cerner le personnage dont tant de politiciens se réclame.

Les mémoires c'est comme les bio autorisé par les gens qui ne savent pas écrire le protagoniste se donne toujours le bon rôle. Là c'est une conquête du pouvoir qu'il attend en espérant la fin de la quatrième.

Est ce que ça avait eu un succès ces mémoires à leur sortie ?


Les mémoires de Churchill ont été traduites intégralement en français ? C'est une brique le truc, encore pire que la Bible ! A côté, Guerre et paix, c'est une nouvelle, un magazine...

Les mémoires de guerre de de Gaulle, c'est une arme politique. Pas uniquement, mais ça l'est assurément. Il est en campagne, le Charlie ! Mais je ne sais pas si elles ont été beaucoup lues dans les années 50.
Réponse de Bonobossis
le 18/02/2021 à 17:46
Message posté par bobbyschanno
Je lirais ça.
Le titre déjà me plaît : rappeler que la Commune fut, d'abord, un soulèvement patriotique, contre l'occupant, contre la fin des combats.


J'en profite, si t'as des conseils de lecture sur la période, je suis preneur!
Réponse de 411VM
le 18/02/2021 à 18:04
Message posté par Bonobossis
J'en profite, si t'as des conseils de lecture sur la période, je suis preneur!


Tu peux lire :
« La commune de Paris, par ceux qui l’ont vécu « 
De Laure Gaudino , un très bel ouvrage

Chez Parigramme
Réponse de bobbyschanno
le 18/02/2021 à 18:42
Message posté par Bonobossis
J'en profite, si t'as des conseils de lecture sur la période, je suis preneur!


Toujours pas lu l'article que tu proposes.

Je confesse être très peu connaisseur de la Commune, sinon comme événement essentiel des débuts de la Troisième République.

Outre les témoignages (Lissagaray, notamment), j'avais trouvé le Milza, sorti en 2009 chez Perrin, tout à fait honnête. Il reprend évidemment (et discute) les travaux plus anciens de Tombs ou Rougerie.

Jean-Marie Mayeur a produit dans les années 70-80 deux manuels essentiels sur la vie politique et les débuts de la Troisième République. Ils ne traitent pas spécifiquement de la Commune, mais évoquent son impact sur la République naissante. En 2008, Mayeur a aussi sorti chez Fayard une très bonne bio de Gambetta qui éclaire, entre autres, ses réactions face à la Commune.

De Winock, il y a un très grand classique de 1984 : La fièvre hexagonale, où il inscrit la Commune dans la succession des crises qui marquèrent la vie politique française de 1871 à 1968. En une trentaine de pages, il livre l'essentiel pour comprendre la Commune.

Mais il y a sans doute des travaux plus récents et plus précis sur la question. Encore une fois, j'ai surtout abordé la Commune comme un à-côté : de la guerre de 70, de l'opportunisme, des débuts de la Troisième République, etc.
Réponse de Bonobossis
le 18/02/2021 à 19:29
Merci pour les recommandations!

Il faudra que je fasse un premier choix, je regarderais par ailleurs ce que je trouve au hasard des recherches...
Selon ma motivation, je ferais éventuellement un retour (ce qui peut prendre pas mal de temps!)

((Le cri du peuple, roman de Vautrin est un chouette point d'entrée...))
Réponse de bobbyschanno
le 19/02/2021 à 07:26
Le cri du peuple... Ah ! Vallès.
De sa trilogie d'inspiration autobiographique Jacques Vingtras, j'avais bien aimé "L'enfant", adoré "Le bachelier" et... détesté "L'insurgé" (je n'avais tenu que 50 pages).

Et puis ça me rappelle un bouquin que je dois lire, consacré au couple Séverine et Vallès : https://www.franceculture.fr/oeuvre/sev … -du-peuple
Réponse de gil morrissao roland larque
le 22/02/2021 à 02:46
Valles j'ai profité du premier confinement pour lire l'Enfant que j'avais emprunté et jamais rendu à mon lycée.

C'est en partie autobiographique mais moi qui n'est pas lu les réalistes ça montre par un écrivain de l'époque la vie de cette époque. J'avais peu lu d'écrits de cette époque. Sur l’Éducation nationale( bien que les humanités ont bien changés) j'ai toujours l'impression de voir quand je discute avec le microcosme de mes amis qui y bossent et en tant que parent que cette administration pyramide de côté petit chef qui donne l'impression d'être d'un immense flan qui va s'écrouler.

@ Bobby à propos de ton quizz avant le second confinement j'ai acheté le bachelier et surtout "la mort heureuse" de Camus. Ce dernier y brosse un portrait d'un dénommé Mersault. Il ne tuera pas d'Arabe cette fois ci mais un ... Ce livre donne en autre une vision enchanteresque de l'Algérie avant la seconde guerre. Je doute que c'est pas l’image qu'il avait de son pays même à cette époque.
Réponse de bobbyschanno
le 22/02/2021 à 18:52
L'enfant est un roman naturaliste, publié sous le patronage de Zola.
Le bachelier est un texte formidable, qui se lit merveilleusement bien. J'espère que tu prendras beaucoup de plaisir à le lire !

Quant à L'étranger, c'est quelque chose de particulier pour moi tant je m'identifie à Meursault. Je ne suis pas particulièrement fan de Camus, et n'ai pas lu grand-chose de lui, mais Meursault c'est moi. Ce côté indifférent, comme étranger au monde, déconnecté, frigorifié... La comparaison m'a déjà été faite par une connaissance et, à sa surprise, j'ai pris la remarque sans étonnement et comme un compliment.
Réponse de gil morrissao roland larque
le 22/02/2021 à 19:01
Message posté par bobbyschanno
L'enfant est un roman naturaliste, publié sous le patronage de Zola.
Le bachelier est un texte formidable, qui se lit merveilleusement bien. J'espère que tu prendras beaucoup de plaisir à le lire !

Quant à L'étranger, c'est quelque chose de particulier pour moi tant je m'identifie à Meursault. Je ne suis pas particulièrement fan de Camus, et n'ai pas lu grand-chose de lui, mais Meursault c'est moi. Ce côté indifférent, comme étranger au monde, déconnecté, frigorifié... La comparaison m'a déjà été faite par une connaissance et, à sa surprise, j'ai pris la remarque sans étonnement et comme un compliment.


Je me sens pas du tout l'âme d'un philosophe. Beaucoup d'entre eux m'insupportent. Camus est celui dont je me sens le plus en phase.
" La mort Heureuse" est une quête du bonheur de la part de Mersault. Comme on peut lire l'enfant et le bachelier pour avoir un témoignage du 19ième et du coup d'Etat de Napoléon III par une personne qui l'a vécu. La mort heureuse peut être vu pour le témoignage de la France coloniale du côté des colons et d'une certaine douceur de vitre pour eux. Tu pourras des ressemblances avec toi peut être bien que Mersault n'a pas le cerveau cablé pour être prof d'histoire géo.
Réponse de bobbyschanno
le 22/02/2021 à 19:08
Ah ! ah ! ça, c'est sûr.
Réponse de Bonobossis
le 23/02/2021 à 20:09
Commencé La commune de 1871 de Jacques Rougerie (réédité plusieurs fois chez PUF), a priori l'un des spécialistes de la période...
Réponse de Bonobossis
le 23/02/2021 à 21:43
(Il y a L'ami américain d'Eric Branca qui me fait de l’œil, je crois que je ne vais pas résister bien longtemps...)
Réponse de bobbyschanno
le 23/02/2021 à 21:49


Rougerie est un des spécialistes (un peu ancien, certes) de la Commune, oui.
Réponse de bobbyschanno
le 23/02/2021 à 21:50


Lu la 4e de couverture sur internet : "il est désormais possible de raconter pour la première fois cette " guerre de trente ans " qui, de 1940 à 1969, opposa le Connétable de la France libre à la volonté de puissance des Etats-Unis."

Tout un programme...
Réponse de Bonobossis
le 24/02/2021 à 20:21
Je ne connaissais pas ce Branca, il est le rédac-chef de Valeurs actuelles!

#Rougebrun
Réponse de bobbyschanno
le 26/02/2021 à 22:11
Message posté par Bonobossis
Je ne connaissais pas ce Branca, il est le rédac-chef de [i


Je ne sais pas s'il est rouge, ni s'il est brun, mais il a l'air d'idolâtrer De Gaulle.
Ce message a été modifié.
Réponse de didier gomis
le 26/02/2021 à 22:34


Les conférences d’Henri Guillemin sur la Commune sont passionnantes. Le talent de l’historien mêlé à celui de conteur c’est quelque chose ! Après est-ce que la vision qu’il en a n’est pas légèrement idéalisée (euphémisme) ?
Réponse de Bonobossis
le 27/02/2021 à 01:04
Message posté par bobbyschanno
Je ne sais pas s'il est rouge, ni s'il est brun, mais il a l'air d'idolâtrer De Gaulle.


Ah, ça pour sûr!

Nonobstant l'étiquette, son bouquin a l'air d'être vachement documenté -la présence de Kermit (!) Roosevelt, frère de, avec la CIA avant la révolte et le massacre de Sétif pour ne citer que ça- ainsi que d'avoir de très bon retours ...
Ce message a été modifié.
Réponse de Bonobossis
le 27/02/2021 à 01:05
Message posté par didier gomis
Les conférences d’Henri Guillemin sur la Commune sont passionnantes. Le talent de l’historien mêlé à celui de conteur c’est quelque chose ! Après est-ce que la vision qu’il en a n’est pas légèrement idéalisée (euphémisme) ?


Je vais chercher ça, merci!

(Faut dire que ça s'y prête -à l'idéalisation...)
Réponse de didier gomis
le 27/02/2021 à 07:21
Message posté par Bonobossis
Je vais chercher ça, merci!

(Faut dire que ça s'y prête -à l'idéalisation...)


https://youtu.be/5NrDXZ78oCU
Ce message a été modifié.
Réponse de Polstergeist
le 01/03/2021 à 11:28
RIP Zlatko Krancjar, international yougolsave et croate, passé par le Dinamo Zagreb et le Rapid. Et papa du Niko.
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