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Dernier message de la page précédente, posté par Alceste Poquelin
le 05/01/2020 à 22:47
Y a pas un seul topic sur le Football Corse ou Bastia ?

Bon je suis tombé sur cette vidéo (et cette chaine) pour les amoureux du Sporting et/ou d'histoire.

https://www.youtube.com/watch?v=BkJY6iyiQLA

https://www.youtube.com/user/obpjg/videos
Ce message a été modifié.
Réponse de So-Frites
le 06/01/2020 à 18:11
!
Grazie Giorgiù, y'a pas longtemps y'a eu l'épopée Européenne'78 sur la chaîne l'Equipe aussi.
Ce match au Toro (à l'époque un ogre), quel souvenir avec tous ces Corses sur les bateaux au départ du port de Bastia…
Et ce but de Larios, toute l'action dés le le départ quelle merveille babin!
(le milieu Larios Papi Lacuesta c'était plus fort que celui du doublé Lillois Balmont Mavuba Cabaye!)

(pour le topic laisse tomber, les avis concernant le foot Corsu sur le site, pfiùùù des com' de merda, même si ici cela serait plus modéré bien sûr, je me débrouille sur le site L2/Amateur. Déjà qu'il y avait ce manque avec 2 ou 3 clubs en L1, ce n'est pas le bon moment actuellement!^^)

Forza Bastia!
Réponse de Carlo la tromba
le 06/01/2020 à 23:04
Message posté par Fred Astaire
Création à Léningrad de la symphonie no 7 de Chostakovitch

La création à Léningrad de la Symphonie no 7 de Chostakovitch a lieu le 9 août 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, durant le siège de cette ville par les forces armées de l'Allemagne nazie.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9a … ostakovitc

https://www.lemonde.fr/televisions-radi … 5027.htmlh


J'arrive après la guerre (c'est le cas de le dire) pour souligner le lien entre Chostakovitch et le football qui est peu évoqué dans le monde de la musique ! Il assistait tant que possible aux matchs du Zenit, anciennement Dynamo, et était passionné de tactique et de tout ce que le football impliquait collectivement, il était même diplômé d'arbitrage de haut niveau mais je pense qu'il a plutôt obtenu ce sésame pour accéder gratuitement aux matchs en tout cas je n'ai jamais vu de témoignages où il arbitre officiellement.

Dans ses mémoires écrites par Solomon Volkov il explique que la différence entre le football au stade et à la télévision est comparable à celle entre le concert et l'enregistrement, difficile de ne pas être d'accord ! Aussi il a écrit un ballet intitulé 'l'Age d'Or' (Золотой век) mettant en scène une équipe de football soviétique, certainement celle du Dynamo Moscou des années 20 évoquée plus haut, qui découvre le monde capitaliste. Le librettiste a écrit un pamphlet mais ma conviction c'est que DSCH était uniquement intéressé par la dimension footballistique de l'oeuvre.

Par ailleurs je participe rarement mais je lis beaucoup vos interventions que ce soit dans les commentaires mais aussi sur le topic du Real et celui-ci, et je vous remercie sincèrement de toutes vos contributions passionnantes ; je regrette souvent que mes connaissances ne puissent être utile ici alors pour une fois je me suis permis !
Réponse de Fred Astaire
le 06/01/2020 à 23:39
Message posté par Carlo la tromba
J'arrive après la guerre (c'est le cas de le dire) pour souligner le lien entre Chostakovitch et le football qui est peu évoqué dans le monde de la musique ! Il assistait tant que possible aux matchs du Zenit, anciennement Dynamo, et était passionné de tactique et de tout ce que le football impliquait collectivement, il était même diplômé d'arbitrage de haut niveau mais je pense qu'il a plutôt obtenu ce sésame pour accéder gratuitement aux matchs en tout cas je n'ai jamais vu de témoignages où il arbitre officiellement.

Dans ses mémoires écrites par Solomon Volkov il explique que la différence entre le football au stade et à la télévision est comparable à celle entre le concert et l'enregistrement, difficile de ne pas être d'accord ! Aussi il a écrit un ballet intitulé 'l'Age d'Or' (Золотой век) mettant en scène une équipe de football soviétique, certainement celle du Dynamo Moscou des années 20 évoquée plus haut, qui découvre le monde capitaliste. Le librettiste a écrit un pamphlet mais ma conviction c'est que DSCH était uniquement intéressé par la dimension footballistique de l'oeuvre.

Par ailleurs je participe rarement mais je lis beaucoup vos interventions que ce soit dans les commentaires mais aussi sur le topic du Real et celui-ci, et je vous remercie sincèrement de toutes vos contributions passionnantes ; je regrette souvent que mes connaissances ne puissent être utile ici alors pour une fois je me suis permis !


Très intéressant très pertinent. J'avais oublié ce lien entre Chostakovitch et le foot.
Réponse de Alain Proviste
le 06/01/2020 à 23:49
Message posté par So-Frites
Ce match au Toro (à l'époque un ogre), quel souvenir avec tous ces Corses sur les bateaux au départ du port de Bastia…

Et oui, le Toro, c'était un sacré morceau à l'époque !
Champion d'Italie en 76, 2e en 77, 3e en 78... Et 6 joueurs du Torino dans le groupe italien au Mondial 78 : Zacarelli, Pecci, Patrizio Sala, Claudio Sala, Graziani et Pulici. C'était même l'un des gros favoris de la C3 78, de surcroît intraitable au Stadio Comunale (ce qui situe encore plus la portée de l'exploit bastiais).
Réponse de bobbysanno
le 07/01/2020 à 18:04
Message posté par Carlo la tromba
J'arrive après la guerre (c'est le cas de le dire) pour souligner le lien entre Chostakovitch et le football qui est peu évoqué dans le monde de la musique ! Il assistait tant que possible aux matchs du Zenit, anciennement Dynamo, et était passionné de tactique et de tout ce que le football impliquait collectivement, il était même diplômé d'arbitrage de haut niveau mais je pense qu'il a plutôt obtenu ce sésame pour accéder gratuitement aux matchs en tout cas je n'ai jamais vu de témoignages où il arbitre officiellement.

Dans ses mémoires écrites par Solomon Volkov il explique que la différence entre le football au stade et à la télévision est comparable à celle entre le concert et l'enregistrement, difficile de ne pas être d'accord ! Aussi il a écrit un ballet intitulé 'l'Age d'Or' (Золотой век) mettant en scène une équipe de football soviétique, certainement celle du Dynamo Moscou des années 20 évoquée plus haut, qui découvre le monde capitaliste. Le librettiste a écrit un pamphlet mais ma conviction c'est que DSCH était uniquement intéressé par la dimension footballistique de l'oeuvre.

Par ailleurs je participe rarement mais je lis beaucoup vos interventions que ce soit dans les commentaires mais aussi sur le topic du Real et celui-ci, et je vous remercie sincèrement de toutes vos contributions passionnantes ; je regrette souvent que mes connaissances ne puissent être utile ici alors pour une fois je me suis permis !


Magnifique. Merci.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 08:30
Faut-il y voir un hommage déguisé à Louis CroixVéBâton, mais le 21 janvier est décédé un magnifique joueur des années 40 et 50, Theodor "Turl" Wagner.

Inter droit, buteur prolifique et surtout technicien hors pair, Wagner s'est notamment fait remarquer par un triplé lors du fameux Autriche Suisse de la CM 54. Wagner décrocha 46 sélections et marqua 22 buts.

Côté club, Wagner fit partie de la belle équipe qui permit enfin au Wacker Wien de garnir sa vitrine avec un doublé en 1947. Parmi ses coéquipiers de l'époque, on peut citer l'ancien ailier du Wunderteam Karl Zischek (qui attendit donc d'avoir 37 ans pour gagner un trophée), l'ancienne gloire de l'Admira Willy Hahnemann et un petit bonhomme blond porte bonheur, Gerhard Hanappi.
Réponse de Fred Astaire
le 23/01/2020 à 11:44
Bigre, champion en 47 !
Ça devait faire de lui le doyen des champions nationaux autrichiens et certainement des internationaux. Du coup qui est le doyen maintenant ?

En Italie je pense à Boniperti.

En France le Bordelais Mustapha Ben M'Barek né en 26 a été champion et international en 50. Mais il y a un certain Maik (ou Marius) Walter né en 25, champion avec Lille en 46 et international en 49. Il fut surnommé le "démarreur" ou la "flêche blonde".

Pour les autres pays je serais curieux de le savoir.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 11:59
Message posté par Fred Astaire
Bigre, champion en 47 !
Ça devait faire de lui le doyen des champions nationaux autrichiens et certainement des internationaux. Du coup qui est le doyen maintenant ?

En Italie je pense à Boniperti.

En France le Bordelais Mustapha Ben M'Barek né en 26 a été champion et international en 50. Mais il y a un certain Maik (ou Marius) Walter né en 25, champion avec Lille en 46 et international en 49. Il fut surnommé le "démarreur" ou la "flêche blonde".

Pour les autres pays je serais curieux de le savoir.


De la CM 54, il ne reste plus qu'Alfred Körner et Alfred Teinitzer (qui était dans le groupe mais qui ne compte au final aucune sélection nationale).

Alfred Körner a été champion d'Autriche avec le Rapid en... 1946 !

Pour la petite histoire footballistique, le nom de Körner est attaché à un geste technique: la passe transversale (Stanglpass). On considère en général que "l'inventeur" (ou celui qui l'a popularisé) de ce geste est un certain Robert Körner, ailier droit du Rapid de Vienne, qui se servait de ces longues passes pour trouver... son frère Alfred, ailier gauche.

Du coup, je vais jeter un oeil pour voir s'il y a plus vieux comme champion encore vivant.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 12:06
Seigneur Jesus, c'est incroyable !

Alfred Körner est mort... aujourd'hui :(

Ça me fait tout drôle.
Réponse de Fred Astaire
le 23/01/2020 à 12:14
Message posté par Polstergeist
Seigneur Jesus, c'est incroyable !

Alfred Körner est mort... aujourd'hui :(

Ça me fait tout drôle.


Sa fiche wikipedia français fait un peu misérable. Peut-on espérer une brêve SoFoot ?
Réponse de Ubriacone
le 23/01/2020 à 12:45
Message posté par Polstergeist
Seigneur Jesus, c'est incroyable !

Alfred Körner est mort... aujourd'hui :(

Ça me fait tout drôle.


La malédiction sofoot consiste à parler de joueurs ou équipes qui perdent le match suivant. Toi tu les fais carrément caner!
Ce message a été modifié 4 fois.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 14:36
Ce qui suit est un article sur les frères Körner de 2013 écrit par Marie Samstag pour le site Abseits.at. Faute de temps, j'ai utilisé Deepl et me suis contenté rapidement de corriger quelques tournures et mots. Bref, j'ai fait comme j'ai pu hein.

Le Meiselmarkt est situé à côté de la station U3 de la Johnstraße, dans l'ancienne chambre des vannes d'un ancien réservoir d'eau du 15e arrondissement de Vienne. Autrefois, ce n'était pas encore un "centre commercial" mais un véritable "bourdonnement d'étals" en plein air. Elle a été fondée en 1905 où un certain club sportif, le Rapid, s'entraînait un peu plus à l'est. De 1903 à 1910, le terrain de sport de Rudolfsheim a été la résidence des Verts-Blancs [Grün-Weiss], qui ont d'ailleurs changé les couleurs de leur club pour le vert et le blanc l'année de l'ouverture du Meiselmarkt.

Mais les similitudes ne s'arrêtent pas là, bien au contraire : le Meiselmarkt lui-même fait partie du creuset, c'est exactement là que le commerce en plein air a connu son essor, et c'est aussi là que les "Ur-Rapidler", alors Erster Wiener Arbeiter Fussball Club [premier nom du Rapid], ont lacé leurs chaussures pour la première fois sur un ancien terrain de parade de l'armée impériale et royale en 1898.

Robert et Alfred Körner n'étaient même pas encore nés à cette époque, mais le Meiselmarkt allait jouer un rôle important dans leur vie.

- Des boutons et des Knödeln... -

Alfred Körner est né à Vienne le 14 février 1926. Deux ans plus tôt, le 21 août, son frère aîné Robert était déjà né. Pour les enfants, le monde était initialement confiné au Breitensee à Rudolfsheim-Fünfhaus. La balle a été rapidement poussée dans le "Gass'n" et dans le parc. Par mauvais temps ou le soir, il fallait utiliser des boutons : Les garçons ont séparé les boutons d'un manteau en lambeaux, y ont collé des photos de joueurs découpées dans le journal et ont ainsi traité la chose la plus importante au monde sous forme de "matchs de boutons". Mais en fait, tout a vraiment commencé près du Meiselmarkt susmentionné, par une belle journée d'été :

Matznerpark contre Breitensee était le nom du "Parkmatch" juste au moment où un certain Franz Hofer était présent. Hofer (né en 1918) était attaquant au Rapid Vienne et proposa aux frères Körner de rendre visite aux Hütteldorfers [surnom des joueurs du Rapid]. Ainsi, un mercredi après-midi de l'été 1938, la "Körner-Buam" s'est présentée au Rapid pour un entraînement d'essai. Leopold Gsell, Adalbert Kaubek et Ernst Happel étaient également présents.

Leopold Nitsch était le nom de l'entraîneur des jeunes du Rapid à l'époque et il a vite été pris par les talents de joueur d'Alfred. Robert, 14 ans, n'a pas pu le convaincre au début, l'adolescent était trop mince pour Nitsch. Cependant, par amour fraternel, Alfred a annoncé qu'il ne resterait pas si Robert ne devenait pas un Grün-Weiss. "Vous devez encore manger beaucoup de Knödeln", a dit Nitsch à l'aîné Körner, mais il a finalement été autorisé à intégrer les équipes de jeunes.

C'est par hasard que commence l'histoire du meilleur et du plus célèbre couple de frères qui ont été autorisés à jouer chez les Grün-Weiß en 114 ans.

- "Robfred" - La paire d'ailiers fraternelle -

Toute personne née en Autriche dans les années vingt n'a pas grandi nécessairement dans un coin idéal. La pauvreté, le chômage et la réorientation ont façonné la vie des gens, en particulier dans la capitale.

"Néanmoins, dit Alfred Körner, "aussi dur que les temps aient été parfois, chaque jour était beau !"

Alfred devait rester chez au Rapid pendant 21 ans, à partir de ce mercredi après-midi de l'été 1938. Pendant les années de guerre, il n'y avait que des robes trouées et des pantalons courts, et les frères Körner devaient marcher pour s'entraîner. Cependant, ils avaient pour compagnon Ernst Happel, qui était également chez lui dans ce coin.

En 1942/1943, les frères Körner ont fêté leurs débuts dans l'équipe une du Rapid : Körner I (Robert) a joué pour la première fois comme ailier droit deux jours après son 18e anniversaire lors de la victoire 10:1 contre l'Austria Vienne. Körner II (Alfred) a joué sur le côté gauche pendant sa carrière active, il a fait ses débuts dans l'équipe de Hütteldorf le jour de son 17e anniversaire et a même marqué un but immédiatement. La défaite 7-1 contre le FAC a été la seule goutte d'amertume pour lui ce jour-là.

Le Rapid eut bientôt une dangereuse paire d'ailiers avec les deux Körner. Robert est considéré comme l'inventeur du "Stanglpass". Les nombreuses Knödeln n'ont pas aidé, il est resté un joueur maigre tout au long de sa carrière et a ainsi développé une façon gracieuse et agile de jouer. Bientôt, il reçoit le surnom de "Gselchte" [pfff je cherche la bonne traduction]. Robert était techniquement fort, ses centres et ses passes précises étaient craints par toutes les équipes adverses.

Alfred a eu le tir le plus précis et la carrière la plus réussie en équipe nationale : Körner II a joué 47 fois pour l'équipe A Rouge-Blanc-Rouge, son frère Robert n'a eu que 16 sélections. Les buts et les passes décisives de buts étaient la spécialité de "Fredl" : il a marqué 154 buts en 268 matchs de championnat avec le Rapid et devance également son grand frère, qui a marqué 76 buts en 199 matchs de championnat.

En 1945/1946, les frères Körner remportent leur premier titre avec le Rapid, six autres fois ils vont prendre le trophée. En 1946, ils ont également remporté la Coupe.

Lors de la Coupe du monde de 1954 en Suisse, les Autrichiens n'ont échoué qu'en demi-finale contre l'équipe allemande, qui a finalement battu la Hongrie en finale. Le "Miracle de Berne" est entré dans l'histoire du football allemand, l'Autriche s'est assurée la troisième place grâce à une victoire sur l'Uruguay. Même à cette époque, les Körner étaient en plein milieu de l'action. Lors de la "Bataille de la chaleur de Lausanne", les Suisses ont été battus 7 à 5. Cependant, les Suisses menaient d'abord 3-0 et Robert Körner avait manqué un penalty. Mais les tireurs Rouge-Blanc-Rouge se sont ressaisis et à la mi-temps, il y avait déjà 5:4 pour l'Autriche.  Néanmoins, Körner père est entré dans les vestiaires pour diriger ses enfants vers l'avant : "Robert, comment peux-tu rater un penalty ?" Au final, l'Autriche a gagné et atteint les demi-finales.

Alfred a également joué pour l'Autriche lors de la Coupe du monde de 1958, mais la phase de groupe s'est achevée avec deux défaites et un match nul.

- L'exemple et l'ordre -

Alfred Körner est un homme de la vieille école. Il connaît et apprécie l'esprit du Rapid : "Il faut travailler beaucoup au Rapid - en général, parce que tout le monde veut battre Rapid."

La possibilité de se concentrer pleinement sur sa vie professionnelle de footballeur n'a pas été accordée au joueur d'aile : Avec Ernst Happel, il a travaillé pour le gouvernement de Basse-Autriche, son frère Robert a travaillé dans une bibliothèque, Max Merkel dans le département des pneus. D'autres acteurs ont travaillé dans la banque ou à l'usine à gaz, certains d'entre eux se sont même lancés dans les affaires pour eux-mêmes. Les clubs ont finalement eu des contacts dans toute la ville.

Le respect des "vieux" était en tête de liste : la légende du football du Rapid Franz "Bimbo" Binder était respectueusement crainte par les jeunes joueurs. Même Körner II n'a pas osé appeler le "canonnier" de St. Pölten par son prénom avant que celui-ci ne l'y invite : "Ecoute gamin, maintenant tu joues à côté de moi" - dis juste Franz.

Il fallait également donner la priorité aux personnes âgées pour les douches et les massages.

Mais Alfred Körner apprécie particulièrement le mélange à cette époque : les jeunes étaient intégrés dans l'équipe et encouragés et formés par les joueurs plus âgés. Aucun entraîneur ne devait jouer le prêtre à Hütteldorf, les joueurs eux-mêmes s'assuraient que personne ne sortait du rang.

La tradition a été préservée en la transmettant simplement : "Par exemple le quart d'heure du Rapid [Rapid-Viertelstunde désigne le dernier quart d'heure d'un match pendant lequel tous les spectateurs se lèvent et frappent dans leurs mains]- chez nous, il fallait toujours tout donner jusqu'au bout, c'était le minimum requis. Pour le spectateur payant qui se tient alors derrière vous, cela aurait été un affront si vous ne donniez pas tout. Le résultat n'est qu'à la deuxième place, le plus important est l'essai, l'esprit de combat".

Aujourd'hui encore, Körner II est convaincu : "L'école du Rapid est la meilleure qui soit". L'élément de combat a été maintenu à un niveau élevé et les joueurs se sont encouragés à réaliser des performances de haut niveau. "Ceux qui ont réussi à s'affirmer au Rapid peuvent le faire n'importe où", déclare Alfred Körner.


- De Vienne et dans le monde : la "meilleure équipe de club européenne" en tournée -

Pendant dix ans, les Körner n'étaient pas chez eux à Noël, mais toujours en tournée avec le Rapid. "Le Rapid s'est toujours fait un nom dans le monde entier". Sur invitation, ils ont joué en Amérique du Sud, en Australie, en Scandinavie et en Russie.

Tout a vraiment commencé en 1949, lorsque le Rapid a été invité à partir en tournée au Brésil. Les Brésiliens avaient besoin d'un partenaire adéquat pour préparer la Coupe du monde dans leur propre pays. En 1927, les Uruguayens de Penarol voulaient déjà rivaliser avec les Hütteldorfers, mais ils subirent une défaite de 5-0. Cependant, la Tournée d'Amérique du Sud 1949 ne fut pas aussi réussie pour le Rapid : en onze matchs, les Verts-Blancs subirent six défaites, firent deux nuls et ne remportèrent que trois victoires.

D'autre part, les Grün-Weiss ont pu ramener quelque chose d'extrêmement d'important d'Amazonie : Le système brésilien.

L'entraîneur Hans Pesser avait négligé le fait que "son" système viennois était dépassé lors du match contre Vasco de Gama. Le style de jeu offensif a maintenant été modifié :

Ernst Happel devient le "Ausputzer" [libero], une défense décalée doit renforcer la défense et le milieu de terrain est rendu plus agile et plus flexible. Merkel jouait le "Stopper", le milieu de terrain à trois devait aussi beaucoup aider à l'arrière. Robert Dienst et Erich Probst forment le duo d'avant, les Körner venant sur les côtés.

La discipline était parfois la chose la plus importante. L'équipe était constamment en mouvement, les milieux et inters devaient être rapides comme l'éclair lorsque l'équipe était en possession de la balle. Johann Riegler était un des inters, et Hanappi un milieu rapide se portait aussi vers l'avant.

De nouvelles chaussures ont également été apportées d'Amérique du Sud. Aussi souple et flexible que le système que le Rapid Wien voulait désormais jouer.

De retour à Vienne, les joueurs devaient être en pleine forme pour continuer à être performant pendant le dernier quart d'heure. Après tout, le "Rapid-Viertelstunde" ne devrait jamais disparaître du "Rapid-System".

Mais la tournée au Brésil et les autres apparitions d'invités ont été un changement bienvenu pour les joueurs. L'Autriche de l'après-guerre est enfin sortie : soleil et air de la plage sur le Copacabana.

Ces préparatifs ont également conduit à la domination du Rapid à l'après-guerre : entre 1946 et 1960, les Hütteldorfers ont remporté le championnat à huit reprises. Au cours des treize années de service de Robert Dienst chez les Grün-Weiss, un seul match de championnat a été perdu sur le terrain du Pfarrwiese. Les joueurs sont restés fidèles à l'équipe pendant près de dix-huit ans.

En 1955, la Coupe d'Europe des Champions est née : le Rapid bat le PSV Eindhoven, l'adversaire suivant est le Real Madrid : ils s'inclinent 2-4 au Bernabeu, mais à Hütteldorf ils battent le "ballet blanc" 3-1. À cette époque, il n'y avait pas de règle pour marquer des buts à l'extérieur. Le troisième match a été rejoué à Madrid et le Rapid s'est incliné 2-0. "Pour nous, la Coupe d'Europe est arrivée cinq ans trop tard", jugera plus tard Ernst Happel.

Deux ans plus tôt, le 25 mai 1953, le Rapid Vienne avait joué contre le champion d'Angleterre Arsenal à Bruges. 6:1, les Londoniens ont été humiliés.

"Ils sont onze, nous sommes onze, crachez vos poumons et celui qui gagne aura une coupe de champagne", avait déclaré l'entraîneur Uridil avant le match, mais ses joueurs étaient encore anxieux au début. La nervosité s'est toutefois vite dissipée lorsque le "système brésilien" a été porté à l'attention des Britanniques par les Viennois. Le Rapid était la meilleure équipe de club européenne. En 1951, les Grün-Weiss ont pu remporter la Zentropa-Cup : Un tournoi à quatre contre le Wacker Vienne, la Lazio Rome et le Dinamo Zagreb. Le Hütteldorfer a battu les Romains 5-0. Cependant, l'ensemble du tournoi a été accueilli de manière relativement négative par les médias ainsi que par la population, de sorte qu'il n'y a pas eu de nouveau tournoi.

Non seulement le Rapid était fort, mais l'Austria avait aussi une équipe de haut niveau et le Vienna pouvait aussi participer à la lutte pour le championnat.

L'équipe Rouge-Blanc-Rouge était l'une des favorites de la Coupe du monde et s'a affronté en demi-finale son voisin préféré. Le résultat "Arsenal" a également été inscrit au tableau d'affichage à la fin, mais en faveur des Allemands. 6:1, l'équipe dirigée par Fritz Walter a battu les Autrichiens et a mis fin à la "poésie dans le football" comme l'a dit Friedrich Torberg.

Beaucoup étaient en colère : le gardien Zeman et le défenseur Happel ont été accusés de la défaite par la presse viennoise. Il a été question de corruption - absurde bien sûr.

La Coupe du monde a marqué un tournant, après quoi le Rapid ne s'est plus jamais retrouvé à de tels sommets. Bien qu'il reste encore quelques succès respectables à obtenir, l'ancienne constance a fait ses adieux, notamment parce que de nombreux joueurs avaient passé leur zénith.

Robert Körner a commencé à travailler comme entraîneur en 1957. Max Merkel, qui a été entraîneur du Rapid de 1956 à 1958, puis est parti pour Dortmund, Ernst Happel est devenu chef de section à Hütteldorf en 1958.


- L'amertume d'Alfred K. -

Aujourd'hui, les joueurs sont trop lâches pour "Fredl" Körner. "Les Autrichiens ne veulent plus être dérangés et abandonner quelque chose." Un mauvais jeu d'attaque et des passes à l'adversaire ennuient l'ancien joueur d'aile : "Toutes les choses peuvent êtres améliorées en s'entraînant. Nous l'apprenions de cette façon et nous nous sommes améliorés".

En 1959, Körner II quitte le Rapid et s'engage avec l'Admira. L'entraîneur Pesser l'a suivi peu après, quatre ans plus tard "Fredl" mettait fin à sa carrière.  En tant que chef de section à l'Admira Körner II a pu obtenir le doublé en 1966, après quoi il a été entraîneur du Vienna. C'est là qu'Alfred Körner a mis fin à sa carrière d'entraîneur, avant d'être également autorisé à entraîner les joueurs U-21 du SC Wienerberger et du Rapid.

Robert Körner reste lié au Rapid jusqu'à sa mort : de 1959 à 1966, il travaille comme entraîneur à Hütteldorf, et pendant une saison, il est entraîneur au SV Waldhof Mannheim. Puis Körner I a travaillé comme co-entraîneur pour le 1 FC Nürnberg. Il est toujours l'entraîneur-chef ayant le plus court temps de travail : il n'a pu suivre Merkel que pendant 18 jours en mars/avril 1969.

De retour à Vienne, il a remplacé à plusieurs reprises des entraîneurs licenciés par intérim et a formé de jeunes stars telles que Hans Krankl et Toni Fritsch en tant qu'entraîneur de jeunes. Les Viennois purent encore remporter quatre coupes et deux titres de champion. Le frère aîné des Körner est décédé le 22 juin 1989 et a trouvé sa dernière demeure au cimetière de Baumgarten.

" [...] Sepp Petschanka et Robert Körner étaient les deux personnes les plus belles et les plus chères que j'ai rencontrées dans le football. Ils étaient comme deux pères pour moi et je les aime encore aujourd'hui", dit nul autre que la légende de Rapid Krankl à propos de Robert Körner.

Son frère Alfred est le "chef du Schmäh" [le Schmäh est l'humour typique viennois] des anciens internationaux e et président d'honneur des légendes du SK Rapid Wien. L'association l'utilise encore et encore comme une "légende vivante" : que ce soit à la fête de Noël, au "Rapid Run" ou au Rapideum.

Alfred Körner a beaucoup de choses à dire, il est surtout offensé que le Rapid ne soit pas resté intouchable au niveau national : "le Sturm Graz. Dans le passé, tout le monde se demandait simplement combien de buts ils allaient encaisser contre nous."

Après tout, Körner II a encore vécu à l'époque où les Rapidlers étaient considérés comme les "pionniers du football de club moderne". Aujourd'hui, beaucoup de choses ont changé, mais Körner II ne veut pas se plaindre.

Les anciens internationaux se rencontrent chaque semaine au stade Hanappi pour échanger des idées et, ici et là, ils ne donnent pas au football autrichien un bon bulletin : "Nous sommes des champions du monde des excuses. [...] Si l'Autriche perd 3-0 contre les Allemands, alors tout le monde dira que nous avons bien joué pendant 45 minutes. Mais un jeu dure 90 minutes".

Körner, comme beaucoup d'autres, est probablement déçu que le football, autrefois révolutionnaire en Autriche, se soit enlisé et perdu. Une chose, cependant, ne sera, espérons-le, jamais oubliée : Les deux grains [jeu de mots sur Körner et Korn, le grain] dans l'épi de la couronne de laurier vert et blanc.
Réponse de Alain Proviste
le 23/01/2020 à 14:59
Message posté par Polstergeist
Seigneur Jesus, c'est incroyable !

Alfred Körner est mort... aujourd'hui :(

Ça me fait tout drôle.


Aaron Ramsey, sors de ce corps !
Réponse de Fred Astaire
le 23/01/2020 à 16:27
Message posté par Polstergeist
Ce qui suit est un article sur les frères Körner de 2013 écrit par Marie Samstag pour le site Abseits.at. Faute de temps, j'ai utilisé Deepl et me suis contenté rapidement de corriger quelques tournures et mots. Bref, j'ai fait comme j'ai pu hein.

Le Meiselmarkt est situé à côté de la station U3 de la Johnstraße, dans l'ancienne chambre des vannes d'un ancien réservoir d'eau du 15e arrondissement de Vienne. Autrefois, ce n'était pas encore un "centre commercial" mais un véritable "bourdonnement d'étals" en plein air. Elle a été fondée en 1905 où un certain club sportif, le Rapid, s'entraînait un peu plus à l'est. De 1903 à 1910, le terrain de sport de Rudolfsheim a été la résidence des Verts-Blancs [Grün-Weiss


Fort intéressant pour ne pas dire passionnant !
Tu dis que le Rapid était la meilleure équipe en Europe au début des annéées 50. Et le Honved ?
Ce message a été modifié 2 fois.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 17:25
Message posté par Fred Astaire
Fort intéressant pour ne pas dire passionnant !
Tu dis que le Rapid était la meilleure équipe en Europe au début des annéées 50. Et le Honved ?


Ce site abseits.at regorge d'anecdotes sympas.

Ce n'est pas tant moi qui affirme que le Rapid du début des années 50 était l'une des toutes meilleures formation d'Europe, que les joueurs ou journaux de l'époque. La plupart des joueurs comme Happel, Körner, Riegler... l'ont affirmé et ils ne faut pas oublié qu'ils avaient l'habitude de faire de grandes tournées et d'affronter des adversaires divers et variés.

Au début des 50's la Hongrie et l'Autriche étaient les deux meilleures équipes d'Europe et les favoris de la CM 54. La différence est que le Rapid de Vienne était de l'avis général supérieur à l'équipe nationale. Par exemple, le milieu du Rapid, Hanappi - Golobic - Gernhart était considéré comme plus redoutable alors même que sur le papier l'équipe d'Autriche alignait les meilleurs avec Ernst "Il Dio" Ocwirk, Karl Koller et... Hanappi.

La différence entre l'équipe d'Autriche et le Rapid, c'est que le Rapid avait un système de jeu très moderne pour l'époque et que tous les joueurs du Rapid étaient au service du collectif (c'était l'ADN du club dès les années 10). D'ailleurs les plus redoutables combattants du Rapid n'étaient autres que les deux plus chétifs, Riegler (1m76, 52kg) et Hanappi (1m69). On peut débattre de la paternité de l'invention du football total dans le monde, mais en Europe, la première équipe à l'avoir réellement pratiqué est le Rapid. La meilleure preuve est qu'un certain Rinus Michels a en réalité copié Ernst Happel. Il faut lire aussi les déclarations de Pesser et des joueurs à l'époque. Les principes étaient déjà posés.

Pour répondre à ta question sur l'Honved, c'est assez amusant parce que lorsqu'on lit les itw des joueurs de l'époque, ils citent rarement ce club parmi leurs principaux adversaires. Pourtant ils respectaient et connaissaient bien les équipes hongroises (le Rapid a d'ailleurs pris une énorme raclée lors d'un match bizarre contre Vasas). En fait, ce qui ressort souvent c'est que les équipes de l'Ouest craignaient autant les joueurs adverses que l'arbitrage et les publics un peu trop chauds.

Autre chose encore, pour évoquer les tournées infernales du Rapid de Vienne, on peut prendre l'exemple de la fameuse victoire contre Arsenal en 53. En fait, les joueurs ont joué pas moins de 4 matchs en l'espace d'une semaine et ce dans 4 pays différents !

Dans le détail:
Aux PB, jeudi, victoire contre Middlesborrough pour un match de bienfaisance, 2 à 1.
A Bruges, dimanche, victoire contre Arsenal 6 à 1.
A Paris, mardi, victoire contre le Stade Français 2 à 0.
Au Danemark, jeudi, victoire contre l'équipe nationale du Danemark, 5 à 1.

Le Rapid acceptait ces tournées parce que le club avait besoin d'argent. C'est la même raison qui poussèrent le Rapid à accepter d'inverser le match d'appui contre le Real. Si on prend en compte tous les matchs, un joueur du Rapid pouvait disputer entre 70 et 80 matchs par an. Et pourtant, entre 50 et 55, il n'y a quasiment eu aucun joueur blessé sérieusement.
Réponse de bobbysanno
le 23/01/2020 à 17:38
Message posté par Polstergeist
Ce site abseits.at regorge d'anecdotes sympas.

Ce n'est pas tant moi qui affirme que le Rapid du début des années 50 était l'une des toutes meilleures formation d'Europe, que les joueurs ou journaux de l'époque. La plupart des joueurs comme Happel, Körner, Riegler... l'ont affirmé et ils ne faut pas oublié qu'ils avaient l'habitude de faire de grandes tournées et d'affronter des adversaires divers et variés.

Au début des 50's la Hongrie et l'Autriche étaient les deux meilleures équipes d'Europe et les favoris de la CM 54. La différence est que le Rapid de Vienne était de l'avis général supérieur à l'équipe nationale. Par exemple, le milieu du Rapid, Hanappi - Golobic - Gernhart était considéré comme plus redoutable alors même que sur le papier l'équipe d'Autriche alignait les meilleurs avec Ernst "Il Dio" Ocwirk, Karl Koller et... Hanappi.

La différence entre l'équipe d'Autriche et le Rapid, c'est que le Rapid avait un système de jeu très moderne pour l'époque et que tous les joueurs du Rapid étaient au service du collectif (c'était l'ADN du club dès les années 10). D'ailleurs les plus redoutables combattants du Rapid n'étaient autres que les deux plus chétifs, Riegler (1m76, 52kg) et Hanappi (1m69). On peut débattre de la paternité de l'invention du football total dans le monde, mais en Europe, la première équipe à l'avoir réellement pratiqué est le Rapid. La meilleure preuve est qu'un certain Rinus Michels a en réalité copié Ernst Happel. Il faut lire aussi les déclarations de Pesser et des joueurs à l'époque. Les principes étaient déjà posés.

Pour répondre à ta question sur l'Honved, c'est assez amusant parce que lorsqu'on lit les itw des joueurs de l'époque, ils citent rarement ce club parmi leurs principaux adversaires. Pourtant ils respectaient et connaissaient bien les équipes hongroises (le Rapid a d'ailleurs pris une énorme raclée lors d'un match bizarre contre Vasas). En fait, ce qui ressort souvent c'est que les équipes de l'Ouest craignaient autant les joueurs adverses que l'arbitrage et les publics un peu trop chauds.

Autre chose encore, pour évoquer les tournées infernales du Rapid de Vienne, on peut prendre l'exemple de la fameuse victoire contre Arsenal en 53. En fait, les joueurs ont joué pas moins de 4 matchs en l'espace d'une semaine et ce dans 4 pays différents !

Dans le détail:
Aux PB, jeudi, victoire contre Middlesborrough pour un match de bienfaisance, 2 à 1.
A Bruges, dimanche, victoire contre Arsenal 6 à 1.
A Paris, mardi, victoire contre le Stade Français 2 à 0.
Au Danemark, jeudi, victoire contre l'équipe nationale du Danemark, 5 à 1.

Le Rapid acceptait ces tournées parce que le club avait besoin d'argent. C'est la même raison qui poussèrent le Rapid à accepter d'inverser le match d'appui contre le Real. Si on prend en compte tous les matchs, un joueur du Rapid pouvait disputer entre 70 et 80 matchs par an. Et pourtant, entre 50 et 55, il n'y a quasiment eu aucun joueur blessé sérieusement.


Le début des années 50, apogée du football austro-hongrois ? Et le déclin de s'amorcer immédiatement après. Dommage d'être passé à côté de cette Coupe du monde en Suisse. Fichus Allemands !
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 18:03
Message posté par bobbysanno
Le début des années 50, apogée du football austro-hongrois ? Et le déclin de s'amorcer immédiatement après. Dommage d'être passé à côté de cette Coupe du monde en Suisse. Fichus Allemands !


Toi, tu m'as volé mon droit à poser une devinette sur l'autre forum !!!

Tu as vu que dès que je parle d'un type, il décède. Prends garde à ce que je te consacre pas un petit post...

;)
Réponse de bobbysanno
le 23/01/2020 à 18:37
Message posté par Polstergeist
Toi, tu m'as volé mon droit à poser une devinette sur l'autre forum !!!

Tu as vu que dès que je parle d'un type, il décède. Prends garde à ce que je te consacre pas un petit post...

;)


Je n'ai point peur.

Rappelle-toi que je connais un type qui greffe des couilles de singe. En cherchant bien, je dois pouvoir en trouver un qui ramène les morts à la vie... Faudra que je checke mon carnet d'adresses dans mon Palm !

Et puis, admets que ma superbe devinette dynastique valait bien de te spolier de ton droit. De toute façon, pour nous proposer encore un Autrichien...
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 20:54
Message posté par bobbysanno
Je n'ai point peur.

Rappelle-toi que je connais un type qui greffe des couilles de singe. En cherchant bien, je dois pouvoir en trouver un qui ramène les morts à la vie... Faudra que je checke mon carnet d'adresses dans mon Palm !

Et puis, admets que ma superbe devinette dynastique valait bien de te spolier de ton droit. De toute façon, pour nous proposer encore un Autrichien...


Chais pô, dès que j'ai lu "sobao", j'ai été pris d'un malaise.
Moi, je veux de la vraie pâtisserie. Pas du sobao, du turron ou des churros.
Réponse de Fred Astaire
le 23/01/2020 à 21:10
Polster,
Toi qui sais tout sur l'Autriche, son histoire, son football, sa culture, sa musique, connais-tu au moins Franz Winkler ?
Ce message a été modifié.
Réponse de Polstergeist
le 23/01/2020 à 22:18
Message posté par Fred Astaire
Polster,
Toi qui sais tout sur l'Autriche, son histoire, son football, sa culture, sa musique, connais-tu au moins Franz Winkler ?


Ahahah génial ! Franz Winkler, c'est un peu comme Franz Xaver Gruber. Tout le monde les connaît sans le savoir. Comment connais tu un truc pareil !? C'est une très jolie chanson.

Pour nos amis forumeurs, il faut entonner une célèbre variante française:
"Quand te reverrai-je pays merveilleuuuuuuuuuh
Où ceux qui s'aiment, vivent à deuuuuuuuuuuh"

Il était originaire du Tyrol (et seul un Tyrolien peut composer un Fliege mit mir in die Heimat) mais à la fin de sa vie il vivait dans ma région. Et pour l'anecdote, il existe une plaque commémorative là où il a vécut (enfin, je n'ai pas vérifié, mais on me l'a dit donc ça doit être vrai parce qu'il faut être stupide pour inventer un détail pareil). A Lochau, sur les pentes du Pfänder. Le Pfänder est la "Hausberg" de Bregenz. La Hausberg comme son nom l'indique est la montagne (le mont ou le pic ou la bosse) emblématique d'une localité.

Et Bregenz est sur les bords du Bodensee (Lac de Constance). Et Winkler est aussi connu pour "Die Fischerin vom Bodensee" !
Ce message a été modifié 3 fois.
Réponse de Fred Astaire
le 24/01/2020 à 01:14
Message posté par Polstergeist
Ahahah génial ! Franz Winkler, c'est un peu comme Franz Xaver Gruber. Tout le monde les connaît sans le savoir. Comment connais tu un truc pareil !? C'est une très jolie chanson.

Pour nos amis forumeurs, il faut entonner une célèbre variante française:
"Quand te reverrai-je pays merveilleuuuuuuuuuh
Où ceux qui s'aiment, vivent à deuuuuuuuuuuh"

Il était originaire du Tyrol (et seul un Tyrolien peut composer un Fliege mit mir in die Heimat) mais à la fin de sa vie il vivait dans ma région. Et pour l'anecdote, il existe une plaque commémorative là où il a vécut (enfin, je n'ai pas vérifié, mais on me l'a dit donc ça doit être vrai parce qu'il faut être stupide pour inventer un détail pareil). A Lochau, sur les pentes du Pfänder. Le Pfänder est la "Hausberg" de Bregenz. La Hausberg comme son nom l'indique est la montagne (le mont ou le pic ou la bosse) emblématique d'une localité.

Et Bregenz est sur les bords du Bodensee (Lac de Constance). Et Winkler est aussi connu pour "Die Fischerin vom Bodensee" !


Comme beaucoup d'enfants de ma génération j'ai été bercé (un peu trop près du mur) pendant des années par la version française de Line Renaud (que les blaireaux croyaient être une chanson traditionnelle savoyarde), jusqu'à ce que je tombe sur la version américaine de 1949 par Perry Como, que je pensais être la version originale, avant que je découvre sur un songbook le copyright du morceau, tout en ignorant le titre allemand.
Puis vint internet et youtube qui me permirent de connaître l'histoire de la chanson et la biographie de Winkler.

Forever and ever by Perry Como.

https://youtu.be/s6Sz55YLdnA

Fascinant de penser à l'importance du chant yodel dans le country and western d'une certaine époque.

https://youtu.be/YzN5fSC50fc
https://youtu.be/-atDtS7iHx0
https://youtu.be/u00Y11x16V0
Ce message a été modifié 5 fois.
Réponse de Fred Astaire
le 24/01/2020 à 01:21
Message posté par Polstergeist
Ahahah génial ! Franz Winkler, c'est un peu comme Franz Xaver Gruber. Tout le monde les connaît sans le savoir. Comment connais tu un truc pareil !? C'est une très jolie chanson.

Pour nos amis forumeurs, il faut entonner une célèbre variante française:
"Quand te reverrai-je pays merveilleuuuuuuuuuh
Où ceux qui s'aiment, vivent à deuuuuuuuuuuh"

Il était originaire du Tyrol (et seul un Tyrolien peut composer un Fliege mit mir in die Heimat) mais à la fin de sa vie il vivait dans ma région. Et pour l'anecdote, il existe une plaque commémorative là où il a vécut (enfin, je n'ai pas vérifié, mais on me l'a dit donc ça doit être vrai parce qu'il faut être stupide pour inventer un détail pareil). A Lochau, sur les pentes du Pfänder. Le Pfänder est la "Hausberg" de Bregenz. La Hausberg comme son nom l'indique est la montagne (le mont ou le pic ou la bosse) emblématique d'une localité.

Et Bregenz est sur les bords du Bodensee (Lac de Constance). Et Winkler est aussi connu pour "Die Fischerin vom Bodensee" !


Comme beaucoup d'enfants de ma génération j'ai été bercé (un peu trop près du mur) pendant des années par la version française de Line Renaud (que les blaireaux croyaient être une chanson traditionnelle savoyarde), jusqu'à ce que je tombe sur la version américaine de 1949 par Perry Como, que je pensais être la version originale, avant que je découvre sur un songbook le copyright du morceau, tout en ignorant le titre allemand.
Puis vint internet et youtube qui me permirent de connaître l'histoire de la chanson et la biographie de Winkler.

Forever and ever by Perry Como.

https://youtu.be/s6Sz55YLdnA

Fascinant de penser à l'importance du chant yodel dans le country and western d'une certaine époque.

https://youtu.be/YzN5fSC50fc
https://youtu.be/-atDtS7iHx0
https://youtu.be/u00Y11x16V0
Ce message a été modifié.
Réponse de Polstergeist
le 24/01/2020 à 08:38
A l'ère de l'autotune, entendre de vraies belles voix, ça fait plaisir. Même si beaucoup pensent que ces chansons sont ringardes, elles ont en réalité beaucoup de charme !

Pour ce qui est de la country, le Yodel a été introduit par les immigrants germanophones. On parle très souvent de l'immigration italienne ou irlandaise, mais on oublie l'importance de celle d'Allemagne et d'Europe centrale. Avant la WW2, on estimait que plus de 45 millions d'Américains parlaient l'allemand ou le comprenaient. Au début du 20ème siècle, la moitié de la population de l'état de Pennsylvanie parlaient l'allemand. D'ailleurs, il existe ce qu'on appelle l'allemand pennsylvanien parlé par les Amish notamment.
Réponse de Fred Astaire
le 24/01/2020 à 12:29
Message posté par Polstergeist
A l'ère de l'autotune, entendre de vraies belles voix, ça fait plaisir. Même si beaucoup pensent que ces chansons sont ringardes, elles ont en réalité beaucoup de charme !

Pour ce qui est de la country, le Yodel a été introduit par les immigrants germanophones. On parle très souvent de l'immigration italienne ou irlandaise, mais on oublie l'importance de celle d'Allemagne et d'Europe centrale. Avant la WW2, on estimait que plus de 45 millions d'Américains parlaient l'allemand ou le comprenaient. Au début du 20ème siècle, la moitié de la population de l'état de Pennsylvanie parlaient l'allemand. D'ailleurs, il existe ce qu'on appelle l'allemand pennsylvanien parlé par les Amish notamment.


Comme multiples influences de la Country on peut ajouter le blues des noirs, la mandoline des migrants italiens, la guitare hawaïenne, le fiddle des anglo-celtiques, la guitare classique espagnole, l'accordéon, la valse et la polka d'Europe centrale, etc.
Ce message a été modifié 3 fois.
Réponse de bobbysanno
le 24/01/2020 à 13:18
Message posté par Polstergeist
A l'ère de l'autotune, entendre de vraies belles voix, ça fait plaisir. Même si beaucoup pensent que ces chansons sont ringardes, elles ont en réalité beaucoup de charme !

Pour ce qui est de la country, le Yodel a été introduit par les immigrants germanophones. On parle très souvent de l'immigration italienne ou irlandaise, mais on oublie l'importance de celle d'Allemagne et d'Europe centrale. Avant la WW2, on estimait que plus de 45 millions d'Américains parlaient l'allemand ou le comprenaient. Au début du 20ème siècle, la moitié de la population de l'état de Pennsylvanie parlaient l'allemand. D'ailleurs, il existe ce qu'on appelle l'allemand pennsylvanien parlé par les Amish notamment.


Encore aujourd'hui, les Américains se réclamant d'une ascendance allemande sont fort nombreux aux Etats-Unis : le US Census Bureau en comptabilise plus de 45 000 000 pour 2017, devant les Irlandais ou les Italiens, par exemple. Il n'y a pas eu beaucoup de films sur eux, au contraire des Irlandais ou des Italiens, mais ils sont bien présents et n'oublient pas leur origine.

De toute façon, ce sont toutes les Amériques qui reçurent de nombreux émigrés allemands au XIXe siècle : si toute l'Europe est en plein boom démographique, l'Allemagne plus encore. Ne pas oublier que si Louis XIV ou Napoléon purent dominer l'Europe, c'est d'abord parce que la France était alors le pays le plus peuplé d'Europe. Rappelez-vous la fameuse phrase de Napoléon après Eylau : "Une nuit de Paris réparera tout ça." Au XXe siècle, c'est l'Allemagne qui prend l'avantage et est capable de tenir tête, presque seule, à la France, au Royaume-Uni et à la Russie, puis impose sa férule à l'Europe presque entière parce qu'elle s'appuie avant tout sur une forte population.
Réponse de Polstergeist
le 24/01/2020 à 19:37
Message posté par bobbysanno
Encore aujourd'hui, les Américains se réclamant d'une ascendance allemande sont fort nombreux aux Etats-Unis : le US Census Bureau en comptabilise plus de 45 000 000 pour 2017, devant les Irlandais ou les Italiens, par exemple. Il n'y a pas eu beaucoup de films sur eux, au contraire des Irlandais ou des Italiens, mais ils sont bien présents et n'oublient pas leur origine.

De toute façon, ce sont toutes les Amériques qui reçurent de nombreux émigrés allemands au XIXe siècle : si toute l'Europe est en plein boom démographique, l'Allemagne plus encore. Ne pas oublier que si Louis XIV ou Napoléon purent dominer l'Europe, c'est d'abord parce que la France était alors le pays le plus peuplé d'Europe. Rappelez-vous la fameuse phrase de Napoléon après Eylau : "Une nuit de Paris réparera tout ça." Au XXe siècle, c'est l'Allemagne qui prend l'avantage et est capable de tenir tête, presque seule, à la France, au Royaume-Uni et à la Russie, puis impose sa férule à l'Europe presque entière parce qu'elle s'appuie avant tout sur une forte population.


Il y a d'ailleurs un bonhomme à la crinière blonde improbable, agité et vindicatif, qui est d'origine allemande...

Tu fais bien de citer Napoléon. Les Allemands ne remercieront jamais asssz les Français pour avoir oeuvré à leur unification... C'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le pied. Dum-dum, la balle.
Ce message a été modifié.
Réponse de Fred Astaire
le 24/01/2020 à 20:08
Message posté par Polstergeist
Il y a d'ailleurs un bonhomme à la crinière blonde improbable, agité et vindicatif, qui est d'origine allemande...

Tu fais bien de citer Napoléon. Les Allemands ne remercieront jamais asssz les Français pour avoir oeuvré à leur unification... C'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le pied. Dum-dum, la balle.


Un autre président, plus glorieux celui-là, Eisenhower, n'était-il pas lui aussi d'origine allemande ?
Réponse de bobbysanno
le 25/01/2020 à 06:57
Message posté par Polstergeist
Il y a d'ailleurs un bonhomme à la crinière blonde improbable, agité et vindicatif, qui est d'origine allemande...

Tu fais bien de citer Napoléon. Les Allemands ne remercieront jamais asssz les Français pour avoir oeuvré à leur unification... C'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le pied. Dum-dum, la balle.


Ce sont d'ailleurs les deux Napoléon que les Allemands peuvent remercier.
Réponse de bobbysanno
le 25/01/2020 à 06:57
Message posté par Fred Astaire
Un autre président, plus glorieux celui-là, Eisenhower, n'était-il pas lui aussi d'origine allemande ?


Eisenhauer !
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