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Florent Ibenge : « C’est bien Madagascar le favori, non ? »

La République démocratique du Congo s’est qualifiée de justesse pour les huitièmes de finale, en faisant partie des meilleurs troisièmes. Avant d’affronter Madagascar, Florent Ibenge, entre un petit dej’ tardif et une réunion, s’est posé dans la piaule de son hôtel pour expliquer pourquoi cette CAN a mis un peu de temps à démarrer pour son équipe.

Dites, entre nous, c’est bien la RD Congo le favori de ce match face à Madagascar...
Sur le papier, peut-être. Sur l’expérience des grandes compétitions, c’est oui. Mais sur ce que les deux équipes montrent depuis le début de cette CAN, ce serait plutôt Madagascar, non ? Cette équipe pratique un très bon football. Elle a quand même gagné deux de ses trois matchs, dont un face au Nigeria (2-0), et a fait match nul contre la Guinée (2-2). On voit une équipe enthousiaste, qui prend du plaisir, et qui mérite d’être là. Mais puisque vous dites que nous sommes les favoris, on va essayer d’assumer ce statut. (Rires.)


Contrairement aux Malgaches, votre équipe a connu un premier tour compliqué, avec une entrée en matière poussive face à l’Ouganda (0-2).
Ce match face à l’Ouganda, qui est une bonne équipe, on l’a raté. Complètement. Et je vais vous expliquer pourquoi.

Allez-y...
Nous avions fait un stage à Marbella, en Espagne. C’est là-bas que nous avions fait passer aux joueurs tous les tests médicaux obligatoires avant de participer à une CAN. Mais la veille du match, nous avons dû emmener les joueurs dans un hôpital du Caire pour refaire ces tests.



Pourquoi ?
Parce que le médecin espagnol qui avait fait les examens avait oublié de les signer. Ils n’étaient donc pas valable aux yeux de la commission médicale de la CAF. Nous avons essayé de recontacter ce médecin, mais nous n’avons pas pu.
« La veille du match contre l’Ouganda, au lieu d’être en pleine préparation, nous avons passé sept ou huit heures à l’hôpital. »
Et c’est pour cela que la veille du match contre l’Ouganda, au lieu d’être en pleine préparation, nous avons passé sept ou huit heures à l’hôpital. Cela n’explique pas totalement notre très mauvaise prestation contre les Ougandais. Mais disons que ça y a contribué, car on avait fait une bonne préparation en Espagne. D’ailleurs, lors du deuxième match contre l’Égypte, on a montré un autre visage, malgré la défaite (0-2). Nous avons plutôt bien joué, nous avons eu des occasions, mais pas la réussite. Et contre le Zimbabwe (4-0), ça a tourné en notre faveur. Cette équipe, elle nous avait posé de sérieux problèmes lors des éliminatoires (1-1, 1-2). Elle aime bien jouer en contre, mais comme nous avions marqué très vite, elle a attaqué et on a su en profiter.


Depuis le second match, on sent vos cadres monter doucement, mais sûrement en régime...
Je suis très heureux de voir à quel point les joueurs les plus âgés, les plus expérimentés, sont heureux. Ils sont enthousiastes comme des juniors, contents d’être là. On a réussi à se qualifier de peu, et aujourd’hui, c’est presque une nouvelle compétition qui débute ! Quand je vois Mulumbu, que je connais depuis des années, Mbemba, Bolasie, Bakambu, Mpeko... Et Mputu, 33 ans, que j’ai depuis un peu moins longtemps en sélection... Il y a une envie d’aller loin, de faire quelque chose.



Est-il exact que vous avez reçu comme consigne de remporter la CAN ?
On m’a simplement demandé de faire une bonne CAN, d’aller le plus loin possible. Le président de la Fédération, Constant Omari, est quelqu’un de raisonnable. Il sait qu’il y a d’autres équipes très fortes, capables d’aller au bout.



Vous avez été critiqué pour certains de vos choix...
Oui, mais c’est comme ça à chaque fois qu’un sélectionneur publie une liste. Je ne pouvais retenir que vingt-trois joueurs. Alors, forcément, il y a forcément des déçus à chaque fois. Je n’ai pas retenu des joueurs qui, pourtant, sont là depuis des années : Mubele, Kebano, Kakuta... Ils n’ont pas eu de temps de jeu assez important en club lors de la saison 2018-2019, et j’ai donc été obligé de trancher. En devenant sélectionneur, dans un pays qui aime autant le foot que la RDC, il faut s’attendre à être critiqué, contesté. C’est normal. Comme je suis également le coach de l’AS Vita Club, combien de fois j’ai entendu dire que j’allais favoriser certains joueurs, etc. On m’a même proposé de mettre en place des quotas : tant de joueurs de tel club, tant d’expatriés... Mais je ne veux pas de ça. J’ai toujours axé ma réflexion en fonction des performances des joueurs. Qu’ils jouent en RDC ou à l’étranger n’a pas d’importance...



Parlez-nous justement du cas d’Imbula, qui avait obtenu ses papiers pour jouer pour les Léopards, et qui, finalement, n’a pas été retenu...
Il a obtenu ses papiers, c’est exact. Il avait même participé au début du stage en Espagne. Mais quand j’ai donné ma liste, il n’avait pas ses papiers. Et il était donc délicat d’enlever un joueur pour prendre Giannelli ! Je peux parfaitement comprendre sa déception, car il avait très envie de disputer cette CAN, mais moi, je suis obligé de faire des choix. Cela dit, après la CAN, il sera sélectionnable pour les Léopards.

Et vous ? Il n’est pas certain que vous restiez sélectionneur après la CAN, et cela n’aurait officiellement rien à voir avec la CAN...
Holà... Je n’y pense pas. Ce qui me préoccupe, c’est ce match face à Madagascar. Une fois la CAN terminée, on discutera. Avec le président de la Fédération, Constant Omari, et celui de Vita Club (le général Gabriel Amisi Tumba, N.D.L.R.). Ça fait six ans que j’entraîne Vita Club, et cinq ans la RDC. C’est rare, une telle longévité en Afrique. C’est vrai que c’est parfois très prenant. Avant la CAN, j’ai pris neuf jours de vacances, à Dubaï. Eh bien, je me suis rendu compte que c’était la première fois depuis cinq ans que je prenais neuf jours d’affilée...

Propos recueillis pas Alexis Billebault
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