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Finances du foot : jamais sans mon maire !

La crise frappe de plus en plus fort à la porte du foot français. Même les grosses écuries comme l’Olympique lyonnais doivent apprendre désormais à se serrer la ceinture. Toutefois, c’est avant tout en L2 que les cas les plus inquiétants - Auxerre et Le Mans - ont été repérés par la DNCG. Or cette fragilité économique souligne en creux leur dépendance très forte vis-à-vis de leur municipalité, et ce, malgré toutes les entraves instaurées depuis des années afin de la réduire au maximum. Quand ça va mal, c’est donc vers M. le Maire que l’on se tourne, un premier édile qui a bien du mal à dire non. Du moment que tout le monde y trouve son intérêt.

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Pour comprendre cette relation particulière, un petit détour par l’histoire s’impose. Chez nous, le professionnalisme ne débouche que très lentement sur une rupture avec le modèle associatif de départ. Des bébés de la loi de 1901 qui étaient évidemment dépendants des aides publiques. Au premier rang desquelles le secours financier municipal, puisque les villes se révèlent vite les principales actrices institutionnelles dans le développement et la démocratisation du sport. Et puis dans un pays aussi politique que la France, le club de foot devient rapidement un enjeu d’influence populaire et de notabilité locale.

« Le sport a toujours été considéré d’intérêt général, rappelle Boris Helleu, professeur assistant à l’université de Caen spécialisé dans le marketing sportif. Ce qui explique la très forte implication des pouvoirs publics, de l’État à la municipalité. Désormais les maires fantasment beaucoup sur la notoriété qu’apporte à leur ville la présence d’un club de foot présent dans l’élite, quel que soit le niveau, notamment pour justifier les investissements parfois colossaux que cela suppose en sa faveur. Il faut toutefois bien préciser que pour l’instant aucune étude sérieuse ne permet de déterminer exactement l’impact, positif ou non, sur la renommée de la ville, y compris pour des cités comme Auxerre qui aime à penser que seule l’AJA lui assure un peu de visibilité. »

Or le changement de dimension économique du foot pro ces deux dernières décennies conduit parfois à plus de retenues de la part des mairies. Surtout depuis que les finances locales ont été affaiblies par la réforme territoriale et la crise économique. Ainsi une ville riche comme Paris a choisi, notamment après l’arrivée des Qataris, de ne plus accorder de subvention au PSG en tant que tel, comme s’en explique Bertrand Delanoë dans le dernier So Foot : « Vu la surface économique actuelle du PSG, il ne serait pas raisonnable que les contribuables parisiens participent au financement du club, à quelque niveau que ce soit. Déjà, ces dernières années, avant que je ne supprime cette subvention, le soutien financier se concrétisait par des achats de places ou des interventions conjointes en faveur des jeunes. Mais je n’ai pas laissé tomber le PSG. Si nous n’aidons plus le club lui-même, nous restons partenaires, y compris financiers, de la fondation, avec tous les clubs filleuls, la formation et les opérations reliées aux valeurs qui font l’identité de Paris. » Comme on le voit, malgré tout, le lien n’est pas totalement coupé et des canaux parallèles existent pour continuer de soutenir l’activité du club.

Des aides « annexes »

Car même si, au fil du temps, le législateur (notamment à l’initiative de Charles Pasqua) n’a eu de cesse d’encadrer le soutien au sport pro, les stratégies de contournement se sont, en retour, multipliées. Lorsque la Cour des comptes s’est penchée sur le sujet dans un rapport détaillé du 10 décembre 2009, elle a pointé du doigt les nombreuses voies détournées et montages savants utilisés par les mairies afin d’éviter toute la rigueur de la loi. C’est d’ailleurs par ce biais que se fait désormais le principal soutien aux clubs de la part des municipalités. Et s’il peut sembler relativement faible, ce soutien peut jouer à la marge ou dans la survie d’un club.

« L’article R 113-1 du code du sport prévoit que le montant maximum des subventions versées par l’ensemble des collectivités territoriales et leurs groupements ne peut excéder 2,3 millions d’euros par saison sportive. Donc ça représente très peu pour les clubs de Ligue 1 qui ont un budget moyen de 50 millions environ. Ça peut être beaucoup plus important en proportion pour un club de Ligue 2 » , précise Bastien Drut, auteur de L’économie du foot pro chez La découverte. Par exemple au Mans, le club appuie son projet de relance, entre autres, sur le rachat par la ville du centre de la Pincenardière pour 2 millions d’euros. Une astuce qui fut déjà utilisée par Strasbourg, avec le succès que l’on sait.

Parmi les autres formes déguisées, il y a la variable « fiscalité locale » . Ainsi en décidant de toucher ou non, de l’amoindrir ou pas, à la taxe sur les spectacles (bien que la billetterie ne pèse que 13% des recettes d’exploitations en L1), la ville participe, certes modestement, à soutenir, voire doper son club. Bien loin de l’exemption fiscale monégasque sur laquelle la LFP tente de revenir, mais tout de même une bienveillance non négligeable sur laquelle aucun DAF de club ne crachera.

Le stade suprême


Il existe surtout et d’abord un domaine où la mairie possède pour le coup un vrai rôle, presque de partenaire, et qui par certains côtés s’apparente presque à une prise en otage : le stade ! « Les mairies font généralement tout pour sauver les clubs en difficulté, poursuit ainsi Bastien Drut, parce qu’elles ne veulent pas voir disparaître l’un de leurs principaux spectacles publics et populaires, mais aussi parce qu’elles sont impliquées financièrement. Elles sont souvent propriétaires ou copropriétaires du stade et perçoivent un loyer du club, la taxe sur les spectacles, etc. Et puis sinon, le fait d’avoir un club professionnel crée tout simplement de l’activité : stadiers, sécurité, personnes au guichet ou à la buvette, bars, etc. » De ce point de vue, le maire se battra avec la même force pour maintenir en vie son club pro qu’il s’évertuera à empêcher la fermeture d’une usine. Préserver l’emploi et conjurer la fuite des jeunes.

Dans ce cadre, l’enceinte s’affirme comme le principal outil d’aide des municipalités aux clubs, puisque traditionnellement et sauf exception, elles appartiennent aux villes, et ce, même si ces dernières peuvent en céder l’usage par bail emphytéotique ou autres arrangements complaisants. Pour autant, cette aberration n’est pas strictement tricolore. « Contrairement à une idée répandue, il n’y a pas qu’en France que l’on observe à ce point le public investir dans les équipements des clubs privés, souligne Boris Helleu. Aux États-Unis, cela peut aussi atteindre les 100 %. Seulement, chez nous, la tendance est peut-être un peu plus accentuée et généralisée. »

Conclusion : grâce aux stades, les mairies demeurent toujours, avec d’autres collectivités, les grands argentiers des clubs de foot. Il suffit de voir leur pouvoir dans leur construction ou leur rénovation (voir le cas des Arena ou bien sûr de Lille) avec tous les doutes que cela soulève au sujet des relations complexes entre les politiques et les grand groupes du BTP (ceux qui vont vraiment profiter l’Euro 2016 ). Notamment autour des très contestés partenariats public-privé. Toutefois, y compris quand le projet se prétend à 100% privé comme OL Land, la ville ou son agglo peuvent apporter, via une bretelle d’autoroute ou le lobbying amical du maire en faveur d’une déclaration d’intérêt général, une aide précieuse. Bref, le plus court chemin de la mairie au stade reste quand même la ligne budgétaire.

Par Nicolas Kssis-Martov
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