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FIFA et UEFA, les empires endormis du foot

Gianni Infantino et Aleksander Čeferin se représentent cette année respectivement à la tête de la FIFA et de l'UEFA. Sans aucune concurrence ni candidat en face d'eux. Évidemment, plus personne ne s'amuse depuis longtemps à parler démocratie au sein de ces grands empires, tranquillement assoupis, du football mondial. Pourtant il faudrait peut-être se réveiller pour affronter les véritables problèmes du monde contemporain.

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Quand on regarde la situation actuelle de l'UEFA et de la FIFA, une comparaison s'impose, en tout cas chez les nostalgiques des manuels d'histoire Malet et Isaac : la Russie tsariste et l'empire ottoman. Deux mastodontes pluri-séculaires, inamovibles, autocratiques, parcourus parfois par quelques spasmes politiques, mais qui semblaient des taches indélébiles sur les cartes du Vieux Continent. Qui imaginait en 1914 que leurs jours étaient comptés et que le monde avait changé au point de pouvoir se passer d'eux ? Il en va peut-être ainsi des multinationales du ballon rond, sises en Suisse, qui paraissent étrangères aux transformations de leurs époques. Les Football Leaks et autres révélations peuvent se succéder, « tout change pour que rien ne change » selon la belle formule de Don Fabrizio Salina dans Le Guépard.

On prend les mêmes et on recommence


Bien sûr, les patrons du foot s'appellent désormais Infantno et Čeferin, Blatter et Platini ayant dû céder leur piédestal. Bien malin celui qui y verrait autre chose que le remplacement d'une plaque à l'entrée d'un bureau. Et à l'instar de leurs prédécesseurs, leur réélection est (ou était dans le cas du Slovène, réélu ce jeudi) acquise d'avance. Il distribue comme le veut la coutume les prébendes et dotations ponctionnées sur leur immense fortune (5,3 milliards d'euros de revenus pour la seule FIFA), à la façon de Sa Gracieuse Majesté qui achetait la fidélité des Maharajas en pensant que cela suffirait à lui garder les Indes. Čerefin compose donc ses gammes et ses faveurs entre petits pays d'Europe de l'Est et les grandes puissances « occidentales » qui ramènent grands clubs et droits télé, en tentant de maintenir en vie le mythe de l'équité compétitive. L'étiquette de la cour a ses contraintes...


L'important reste que, derrière la grande muraille fiscale de la Confédération helvétique, les manigances de palais continuent. Des mesurettes ont été prises, censées calmer d'éventuelles grognes : le fair-play financier par-ci, la VAR par-là, ou encore une troisième Coupe d'Europe. Le commerce doit tourner et, pendant ce temps en conférence de presse, les mots dégoulinent sur la beauté du plus beau des jeux. Naturellement, il peut arriver que des conflits d’intérêts divergents crispent les caciques les uns contre les autres. On va s'opposer comme sur la Coupe du monde à 48 ou la Ligue des nations, des fâcheries de potentat. On ne prendra pas le Palais d'hiver pour autant.


Des sultans sans vision politique


Pourtant, en dehors, les nuages s'accumulent. Le football est gangrené par des maux et des périls bien plus grands que de savoir si le Barça ou le Bayern créeront une ligue fermée ou non. Quand est-ce que les big boss du foot mondial(isé) vont vraiment s'attaquer par exemple au trafic de jeunes joueurs africains ? La Coupe du monde au Qatar peut-elle vraiment être maintenue, tant pour des considérations éthiques que sportives, quand on sait ce qu'elle a coûté en vies humaines et dans quel contexte géopolitique elle va se dérouler ? Le gigantisme des compétitions, qui poussent désormais aux organisations conjointes, peut-il durablement s'épargner toute réflexion sur leur démesure, sans parler des enjeux économiques en matière de dépenses publiques ? Et que dire aussi de la situation du foot amateur, le fossé immense et grandissant entre le foot pratiqué par le peuple et celui « géré » par ses classes dirigeantes ?


Les grands chantiers pour un véritable gouvernement du foot s'avèrent immenses. Pour l'instant, les deux comparses de la FIFA et de l'UEFA agissent toujours en sultans abondant les trésors domestiques de leurs satrapes, ces présidents des fédérations nationales, complices consentants et satisfaits du système. Impossible de leur en vouloir. Comment pourraient-ils comprendre la parité homme-femme, le besoin de transparence, les aspirations démocratiques ou écologiques ?


Le sentiment d'impunité dont bénéficient les actuelles élites du football mondiales va-t-il néanmoins continuer longtemps ? Aleksander Čeferin peut par exemple rester en place jusqu'en 2031 quand, dans la plupart des pays démocratiques, le cumul des mandats dégage obligatoirement le chef de l'État au bout d'une décennie, quel que soit son bilan (à une Merkel près). Pourquoi Infantino perdrait-il son temps à être visionnaire quand il lui suffit d'être diplomate ? La FIFA discuterait son déménagement à Paris. Un retour aux sources pour la belle « ONG » . On aimerait croire que la patrie des droits de l'homme et de la « liberté-égalité-fraternité » la ramènera un peu plus près des damnés du football.



Par Nicolas Kssis-Martov
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